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Death_Metallus
18 abonnés
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3,5
Publiée le 22 avril 2011
Macadam Cowboy est un film intéressant qui nous plonge dans le milieu de la prostitution masculine, un sujet rarement abordé, qui prend place ici dans le New York des années 60. C'est également un film sur l'amitié qui lie deux hommes incarnés par Jon Voight et Dustin Hoffman. Le premier joue particulièrement bien son rôle. La mise en scène est assez innovante, avec par moments des bribes d'images qui surviennent en rafale en guise de souvenirs ou de projections dans l'avenir et parfois simultanément, ou encore en guise d'hallucinations euphoriques ou cauchemardesques. D'une manière générale, Macadam Cowboy laisse entrevoir dans un monde sinistre et inquiétant un soupçon de loyauté et d'espoir.
Macadam Cow boy, ou la tentative d'insertion d'un cow boy texan dans la société moderne. On est forcé de constater que le sujet n'y va pas par quatre chemins et commence dès le départ à envoyer dans la mur notre héros, qui ne connaît rien au métier de gigolo et qui va peut à peut se faire manger par cette société inconnue. Très vite, il doit faire de sévères concessions, allant jusqu'à oublier ses goûts hétérosexuels. Tous ces enjeux sont plutôt bien mis en valeur, et les acteurs sont bien dirigés. Après ça, il n'y a pas grand chose à ajouter, une facture classique, un dénouement qui fuit, quelques longueurs comblées par du dialogue... Drame des années 70.
Un classique,un chef-d'oeuvre.Un film culte sur un cow-boy prostitué de John Schlesinger.Une histoire originale,forte et émouvante,une musique légendaire,une mise en scène superbe,John Voight est génial et Dustin Hoffman est parfait.
Une satire urbaine capillo-tractée mettant en scène un cul-terreux du Texas, mignon mais ô combien cupide, orgueilleux et surtout naïf. La première demi-heure est plutôt plaisante. On découvre notre petit cowboy qui, arrivant à New-York la fleur au fusil, se fait marcher sur la gueule à tous les coins de rue. Le film balance alors entre comique et pathétique. Les quelques flash-backs qui émaillent cette première partie permettent de relancer régulièrement l'intérêt du spectateur. Le côté farfelu des personnages croisant la route du héros laissent toutefois le spectateur sceptique. Dans la seconde partie du film, Dustin Hoffman occupe plus intensément le devant de la scène. Paradoxalement, "Midnight cowboy" devient dès lors soporifique. Le scénario s'enlise complètement, il ne se passe quasiment plus rien. Le final n'est pas trop mal mais ne sauve en rien l'intérêt film. Du coup, on peut légitimement se demander ce qui est le plus étonnant : que "Midnight cowboy" ait été classé dans la catégorie films pornographiques à sa sortie, ou alors qu'il ait reçu la bagatelle de trois oscars en 1970 ? Dans une Amérique puritaine, les deux sont probablement liés...
Malgré un scenario plaisant et des acteurs convaincants, le film se prend dans des écueils pourtant facilement évitables. Prenant rapidement du côté du mélo, on a du mal à s’attacher à ce duo charmant, mais trop pathétique. Et pourtant, la prostitution masculine était vraiment un thème fort à aborder avec moins de tragédie et plus de réalité, de dureté. Un revêtement global plus sombre aurait sans doute encore plus pris le spectateur aux tripes. Selon moi ce film ne va donc pas au bout de ses pensées, et est donc raté dans ce sens.
L’histoire de ces deux inadaptés, qui auraient pu passer une vie solitaire s’ils ne s’étaient pas rencontrés, est touchante et terriblement triste. Ceux qui veulent leur dose d’optimisme peuvent passer leur chemin. La fin est magnifique. Cependant, l’ennui nous guette par moments, et on se demande où veut nous emmener le réalisateur. Dustin Hoffman est impressionnant, j’ai préféré son personnage à celui de Jon Voight, qui s’en sort aussi très bien.
Un film plutôt étonnant de part son intérêt et de son message . Dans un premier compte , Macadam Cowboy s'octroie un principe simple : New York est la ville du succès, de l'argent ; seulement au cours du film , deux personnages sympathiques s'allient pour le bonheur du public , car d'un côté un personnage sûr de soi , séducteur , de l'autre un homme simple , calme , mais trop complexé . Deux personnages atypiques , joués par deux grands acteurs ; Dustin Hoffman pour un prestation 5 étoiles et Jon Voight pour une interprétation , un peu en dessous de celle de Dustin mais toujours bonne . Un film qui vaut le détour, avec une misère accrue , mais reprise d'une manière plutôt classique , et décontractée , aux regards du scénario . Des scènes époustouflantes , comme celle de la soirée , où celle des ébats de Joe . En tout cas , la fin est prévisible , mais on peut pas goûter au fait que les 2 personnages sont attachants ...
En voyant ce film, on comprend pourquoi il est devenu un classique. Il y a une histoire, tragique, drôle, terriblement humaine. Il y a aussi et surtout les deux marginaux, inadaptés socialement, qui font à la fois pitié, sourire et pleurer. Ils ont une épaisseur, une histoire, racontée en flashs pour le cowboy Jon Voight. En plus de nous emmener du Texas en Floride, en s'arrêtant longuement dans le New York de 1969, Schlesinger y ajoute des images, énormément, beaucoup de détails qui sont là si l'on veut bien les voir. C'est une vraie photographie d'une époque. Et le montage est impressionnant, les effets visuels font "old school" mais sont tellement beaux. On ajoute encore la chanson de Nilsson "Everybody's talkin' " et de l'harmonica (eh oui ! c'est un film de cowboy aussi) qui restent en tête.
Avec son visage de poupée, son allure naive, Jon Voight débarque à New-York, avec derrière lui ce passé trouble, psychédélique. Et alors là commence une précarité qui rend les images sales et difficiles, une précarité ponctuée par le soleil, celui dont les deux amis rêvent, par la richesse, celle qu’ils tentent de fréquenter, l’art, qu’ils ne comprennent pas. Macadam Cow-boy est une histoire d’amitié, on l’avait compris, mais aussi une histoire de désillusion, de beauté qui ne mène nulle part.
Un des film qui prouvent que john voight peu être un excellent acteur. Ce film est un drame qui suit le parcours de deux paumés dans la big apple et qui essayent de s'en sortir plus ou moins bien. A voir.
Je ne suis pas complètement convaincu. Macadam Cowboy a tout de même le mérite de filmer une Amérique qui n'est pas souvent montrée, où là elle n'apparait plus comme une terre promise, mais plus comme un endroit sans pitié. Cependant, même si l'histoire ne se suit pas avec désintérêt, le scénario semble vite trouver ses limites et tourner en rond. Au final, j'ai trouvé que le film possédait pas mal de qualités, mais en même temps le manque de renouvellement de l'intrigue a fini par me lasser. Le film reste tout de même, à mon sens, convenable.
Joe Buck, fier de ses principes et de ses acquis naturels, endosse une de ses chemises pimpantes et pleines de rêves. Et, comme John Wayne partait à la conquête de l'Ouest insoumis, il part à la conquête de l'Est, terre conquise et de New York, gargantuesque. Mais son costume de héros ne lui ouvrira aucune porte, et partout, ses bons sentiments se confronteront à l'égoïsme acide d'une société désabusée et individualiste. Paradoxalement, ce sont celles du milieu underground, où les valeurs humaines persistent sous de nouveaux codes, qui s'ouvriront à lui. Le froid de New York et de ses habitants contrastent avec la chaleur des espérances et des idées. "L'Emeute tempêtant vainement à ma vitre/ Ne fera pas lever mon front de pupitre;/ Car je serai plongé dans cette volupté/ D'évoquer le Printemps de ma volonté,/ De tirer un soleil de mon coeur, et de faire/ De mes penser brûlants une tiède atmosphère." Baudelaire Restent aux rêves brisés et aux malheurs, l'amertume et ,surtout, la même réalité impitoyable.
La force de cette histoire aurait pu se suffire à elle-même pour faire un bon film mais Schlesinger, Voight et Hoffman en ont décider autrement, grâce à leurs talents Macadam Cowboy est un chef d’œuvre. Film très noir, traitant de l’amitié, des dessous du rêve américain et des vices de l’argent facile. On ne peut être que subjuguer par la vie de ces deux pommés qui vivent en marge de la société, pensant pour l’un que la grande ville lui apporterait la richesse et pour l’autre que seul le vol peut lui permettre de manger. Finalement en ouvrant les yeux, le monde n’est pas tout rose. Ce chef d’œuvre dépeint les USA comme jamais, le réalisateur n’a pas eu peur de choquer et c’est tout à son honneur.
Malgré ses défauts (quelques longueurs ou effets de style datés), Macadam Cow-Boy reste un des grands films sur l'envers du rêve américain, l'un des premiers à évoquer de manière aussi frontale l'enfer de la grande ville. Si l'ensemble est sans concessions, très noir et réaliste, il comprend néanmoins quelques touches d'humour, et surtout une immense compassion pour ses deux personnages. En effet, Macadam Cow-boy est aussi une magnifique histoire d'amitié, porté par deux acteurs au sommet de leur art. Tout en flirtant avec le cinéma underground, Schlesinger réalise donc une œuvre universelle, à la conclusion bouleversante.