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    Bienvenue à Gattaca
    note moyenne
    4,2
    27858 notes dont 929 critiques
    50% (463 critiques)
    33% (303 critiques)
    11% (101 critiques)
    5% (42 critiques)
    2% (18 critiques)
    0% (2 critiques)
    Votre avis sur Bienvenue à Gattaca ?

    929 critiques spectateurs

    ChroniqueMécanique
    ChroniqueMécanique

    Suivre son activité 257 abonnés Lire ses 211 critiques

    5,0
    Publiée le 14 avril 2009
    Alors que la modification génétique est un sujet plus ou moins d'actualité, "Bienvenue a Gattaca" en parlait déjà, 10 ans plus tôt. Premier long métrage d'Andrew Niccol (futur réalisateur de "Lord of war" et futur scénariste du "Truman show"), ce film dégage une beauté rare. La photographie est de grande classe et donne au film un univers clair-obscur dans un monde à la fois futuriste et très rétro. La réalisation est sobre mais d'une grande habileté et les interprétations sont excellentes, Jude Law, parfait en handicapé au potentiel intellectuel et physique rare hanté par ses démons, prouve une nouvelle fois qu'il n'est pas qu'un beau gosse alimentant juste la presse à scandales, Ethan Hawke, Uma Thurman et les seconds rôles lui rendant bien la pareille. Quand au scénario, il est original et d'une grande force d'écriture. L'histoire est remarquable et passionnante du début à son terme qui clos l'histoire de façon admirable. Entre film de science-fiction, œuvre visionnaire, film sentimental et émouvant et production au suspense intense, "Bienvenue à Gattaca" joue sur plusieurs tableaux sans trop s'y égarer. Moi qui ne suis d'habitude pas un grand amateur de films futuristes, j'ai été conquis !
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

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    4,5
    Publiée le 2 décembre 2016
    Force est de constater que Andrew Niccol est un homme qui met un point d'honneur à faire usage d'originalité. Scénariste de très grand talent, il est aussi créateur d'univers atypiques. Après celui de la téléréalité grandeur nature de The Truman Show, et avant celui du marchand d'arme de Lord of war, Niccol nous a offert, avec Bienvenue à Gattaca, une nouvelle vision du futur. Peu réjouissante, il faut bien l'avouer. Dans ce monde, la perfection est un critère incontournable, provoquant une vraie césure au sein de la société: les génies et les autres. Les premiers sont pour la plupart issus de fécondations in vitro, dans laquelle la science apporte sa touche, en défiant "le hasard". C'est à dire, toutes les prédispositions aux maladies, aux traits de caractère déficients. Les heureux "élus" ont l'accès aux plus hautes sphères. Et ceux ayant eu le malheur d'appartenir à la seconde catégorie, nés par voies naturelles donc, sont condamnés à en être privés. Dans ce monde ou l'eugénisme et la discrimination sont la loi, un homme "normal" (Vincent) décide de la braver, en prenant l'identité d'un privilégié. Son rêve: aller dans l'espace. Si défier le système est déjà difficile, maintenir ce secret alors que Gattaca est cernée par les forces de l'ordre (enquêtant sur un meurtre) va s'avérer encore plus ardu. Niccol à toujours su trouver des sujets qui donnent furieusement envie par leur originalité et leur étrange connexion avec le monde actuel. La société eugéniste de Gattaca semble refléter la société moderne, qui tend vers l'uniformisation, ou plus simplement le racisme sous toutes ces formes. Un des autres points forts du film, au delà du script ou de la réalisation (classieuse, jamais tape-à-l'œil), revient à l'interprétation « uniformément » parfaite. Ethan Hawke est très bien en Vincent, jonglant entre le calme olympien des génies et la tension inhérente à son statut de criminel. Jude Law est le maillon fort du casting, dans le rôle du génie cédant son identité à Vincent. Névrosé, porté sur l'alcool et l'ironie, Law est juste génial. Uma Thurman illumine également, en génie dont les certitudes sont un peu ébranlées par ses sentiments pour Vincent. La musique de Michael Nyman (magnifique) a résonné encore longtemps dans mon esprit après la vision du film. Un des meilleurs films d'anticipation des vingt dernières années à mes yeux, ni plus ni moins.
    Edgar L.
    Edgar L.

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    4,5
    Publiée le 2 décembre 2014
    Voilà du cinéma intelligent, qui ne prend pas le spectateur pour plus bête que nous ne le sommes ! On est proches du chef-d’œuvre avec ce film futuriste qui n'en fait pourtant pas des tonnes. Un film qui fait réfléchir, car cette présentation d'un "Monde meilleur" de NicUne oeuvre d'anticipation qui vous marquera certainement pour longtemps. Voilà un thriller haletant que je ne peux que vous conseiller de découvrir au plus vite !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 18 décembre 2015
    Bon sang ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film de SF de ce niveau là. Bienvenue à Gattaca est un film à part dans son genre : pas d'action et des effets spéciaux qui ne sont pas forcément mis en valeur même s'ils sont excellents. Le long-métrage est parfaitement crédible car il se situe dans un futur plausible : discrimination, conception des bébés in vitro, élimination de tous les défauts humains et surtout déshumanisation totale par cette élimination de défauts. On suit dans ce monde deux hommes : l'un a été conçu naturellement et rêve d'aller dans l'espace mais ne le peut pas car il n'a pas le génome demandé, et l'autre a ce génome. Ces deux hommes vont donc échanger leur place. On a une histoire d'amour sur un fond policier, ce qui rend ce film passionnant malgré l'absence d'action. Les acteurs sont très sobres et s'approprient parfaitement leurs personnages à commencer par le trio Ethan Hawke, Uma Thurman et Jude Law. Le scénario et les personnages sont bien écrits et on sent la profondeur de l'histoire. Mise en scène superbe et BO magnifique sont bien sûr également au rendez-vous. Un bijou de SF dénonciateur et émouvant, à ne rater sous aucun prétexte.
    Roy Batty
    Roy Batty

    Suivre son activité 80 abonnés Lire ses 90 critiques

    5,0
    Publiée le 23 octobre 2014
    "Bienvenue à Gattaca" se déroule dans un futur proche où les enfants sont majoritairement conçus in vitro et modifiés génétiquement de façon à ce qu'ils aient le moins de défauts possibles. Gattaca est un centre de recherche spatial qui accueille les plus purs d'entre eux. Jerome (Jude Law) y était prédestiné, mais il a eu un accident qui l'a cloué dans un fauteuil roulant. Il va alors prêter son identité à Vincent (Ethan Hawke), un enfant conçu in utero qui est myope et cardiaque, afin qu'il puisse réaliser son rêve : partir dans l'espace... Le premier long-métrage du réalisateur / scénariste Andrew Niccol est un véritable chef-d'oeuvre. Il aborde le thème de l'eugénisme et dépeint une société parfaite en surface mais très imparfaite en profondeur, qui porte aux nues les êtres humains créés de manière artificielle et aux destins prédéterminés (les "valides", qui se comportent presque comme des machines) et qui rejette les autres (les "invalides", dont les défauts les rendent plus humains). Par l'intermédiaire des personnages de Jerome et Vincent, Niccol va montrer l'absurdité d'une telle société et que l'avenir de l'Homme ne peut être écrit à l'avance. Doté d'un scénario remarquable, cette histoire fait froid dans le dos, tant la vision du futur paraît crédible. Certaines scènes sont inoubliables, notamment la traversée de l'autoroute par Vincent alors qu'il a perdu ses lentilles de contact, le dernier affrontement à la nage entre Vincent et son frère Anton (Loren Dean) ou la fin belle à pleurer. Si "Bienvenue à Gattaca" est une incontestable réussite sur le fond, il en va de même pour la forme. La mise en scène est très soignée, la photographie somptueuse et les décors sont impressionnants. En outre, le film n'a que très peu recours aux effets spéciaux, ce qui lui permet de gagner en crédibilité et de bien vieillir. Ethan Hawke (d'un naturel confondant) et Jude Law (très touchant) y trouvent, selon moi, leur meilleur rôle. Quant à Uma Thurman, elle apporte toute sa beauté "froide". Notons également les bonnes prestations de Loren Dean, Alan Arkin, Ernest Borgnine et Xander Berkeley. Enfin, Michael Nyman a sans doute composé sa meilleure partition pour ce long-métrage. Sa musique est absolument sublime et donne une force supplémentaire aux images (en particulier à la fin). "Bienvenue à Gattaca" est sans conteste mon film préféré d'Andrew Niccol et un de mes films de science-fiction favoris.
    Alain D.
    Alain D.

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    4,0
    Publiée le 21 avril 2015
    Jérôme, génétiquement parfait, est un employé émérite du centre de recherches spatiales. Il doit partir pour Titan sa prochaine mission spatiale. Vincent travaille également au centre de recherches ; lui aussi rêve d'aller dans l'espace mais il est né malade chronique et son espérance de vie ne dépassera pas trente ans. Il est affecté à des sous-taches et ne sera jamais pilote de mission car son CV est génétiquement voué à l'échec. spoiler: Malgré tous ces handicaps, Vincent va se battre et subir des opérations pour augmenter ses chances de réussite. Aidé par Irène, elle aussi "invalidée", il va devenir un "pirate génétique". Les deux principaux rôles du film sont parfaitement tenus par Uma Thurman dans le rôle d'Irène Cassini et Ethan Hawke dans le rôle de Vincent Freeman. Jude Law est lui aussi très brillant dans le personnage handicapé de Jérôme Eugene Morrow. La Bof de Michael Nyman est admirable avec de bonnes insertions de jazz rendant mémorable la scène ou Vincent danse avec Irène. Les effets spéciaux ne sont pas des plus spectaculaires ; hormis le bruit un peu forcé des voitures électriques, les effets résident plus dans l'intellect des personnages que dans le visuel. Le scénario est intéressant : deux doses de compétition d'éprouvettes, donnant à cette histoire un coté " "thriller eugéniste", une dose de suspense et une touche de romantisme rendent au global un résultat tout à fait réussi et un bon film de Science Fiction Réalisé par Andrew Niccol.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

    Suivre son activité 223 abonnés Lire ses 1 413 critiques

    5,0
    Publiée le 28 août 2017
    Valeur sûre du cinéma de SF, Bienvenue à Gattaca a été un coup de cœur immédiat, et je l’ai revu plusieurs fois avec toujours le même plaisir et le même enthousiasme. Porté par un scénario remarquable, ce film est anti-spectaculaire et prouve qu’on peut faire de la SF avec un petit budget, mais beaucoup d’idées. Utilisant brillamment la procréation sur mesure et la sélection génétique pour point de départ, le film brosse un tableau acide du futur, mais avec des lueurs d’espoir malgré tout, et surtout, une grande force émotionnelle. Alerte, passionnant, doté de solides dialogues, Bienvenue à Gattaca est une petite perle d’intelligence, de subtilité, d’élégance, qui ne peut que plaire à ceux qui ont eu du mal avec Independance Day à la même époque, quoique les deux genres puissent avoir leurs qualités. Le casting est remarquable. Ethan Hawke trouve un de ses meilleurs rôles, si ce n’est son meilleur, et fait face à un Jude Law tout trouvé lui aussi pour son personnage. Un duo d’acteurs excellent, complété par Uma Thurman, avant tout atout charme du film, mais qui, tout comme Jude Law, a un physique particulier qui sert toujours les intérêts d’un film de SF. Pour le reste, les amateurs de films de genre reconnaitront dans des seconds rôles des têtes connues et de valeur, avec Berkeley, Koteas, et le discret Ernest Borgnine. Formellement le film n’est pas du tout versé dans les fx et les gros effets. Utilisant à merveille une bande son aussi riche qu’élégante et d’une grande force, le film joue la carte du raffinement. Tout en nous donnant un futur froid, ne serait-ce que par l’architecture, Niccoll n’est pas tombé dans le piège de l’aseptisé, et les extérieurs aux couleurs chaudes, le travail sur les ambiances feutrées, tout cela concourt à donner à Bienvenue à Gattaca un style bien à lui, et d’une étrange séduction. Franchement, difficile de trouver quelque chose à redire sur Bienvenue à Gattaca, qui est un film brillant, intense, passionnant, et délicieux. Il devrait inciter les gens à se dépasser pour leurs rêves, et amène forcément à réfléchir sur la société. 5
    B-Lyndon
    B-Lyndon

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 45 critiques

    5,0
    Publiée le 13 décembre 2011
    Un grand hall. Des jambes qui s'y pressent, sur le sol lisse, raides. Les pas résonnent, rebondissent sur le plafond de verre où l'on peut percevoir les fusées qui décollent, traçant des lignes dans le ciel azur que personne, du moins aucun de ces "Valides", ne regardent. Leur tête, jamais inclinée, reste droite. Ils se suivent, à la file, les mains dans le dos, ne regardent pas non plus par terre. Ils ne regardent rien, car même s'ils le voulaient, il ne verraient que le vide. Le vide de leur visage fermés, et n'entendraient que le son de leurs pas, leurs pieds clapant sur le sol, le sol propre, que nous les vrais humains, les "Invalides", nettoyons. Que nous nettoyons, et que nous faisons briller, comme les étoiles et les astres que seuls les Valides peuvent toucher. Sur ce sol propre, ce monde si sale, et ces tableaux de visages et de corps si beaux, si parfaits, se dessine quelque chose de tragique. Ce qui se veut rassurant se révèle inquiétant. Parce ces hommes parfaits ne sont pas parfaits : car ils n'ont pas d'imperfections. Le film vacille autour de ce paradoxe, tout en l'approuvant, et déplore une époque pleine de rires. Pleines de larme. Ce bonheur de vivre, ce bonheur des risques, le mystère de la mort et cette humanité à jamais perdue. Pas d'effets spéciaux grandiloquents, juste cette musique de regards. C'est en un sens, un film effrayant. Mais quand, à la fin, Ethan Hawke, avant de monter jusqu'aux astres, retombe en enfance, seul avec son frère emporté par les vagues, ce grand bleu assombri dans lequel Vincent et son frère se suivent, se doublent, se défient, et se sauvent, cela redonne à croire au destin, inévitable, et rend la vie à sa juste valeur : celle que l'on ne choisit pas, au même titre que la couleur de notre peau, et à celle de nos yeux, et son mystère permanent. 18/20.
    Sebmagic
    Sebmagic

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    4,0
    Publiée le 31 octobre 2011
    Pas déçu d'avoir enfin vu ce film, mené avec brio par un trio d'acteurs géniaux : Ethan Hawke, Uma Thurman et Jude Law. Leurs personnages évoluent dans un monde plus ou moins dystopique, dans lequel les humains sont, à l'instar du Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley, placés dans les castes dès la naissance en fonction de leur capacités et de leur probable évolution. Dès la naissance, les humains connaissent leur espérance de vie, leurs aptitudes, leurs futurs risques de santé. C'est dans ces conditions que nait Vincent Freeman (le nom n'est clairement pas anodin). Classé dès la naissance comme un être de basse catégorie, avec 99% de chances d'avoir des problèmes cardiaques très sérieux, il est dans l'impossibilité de réaliser son rêve absolu : voyager dans l'espace. Pourtant, il va tout faire pour aller à l'encontre des règles en empruntant l'identité d'une autre personne (Jude Law), un être quasiment parfait. En ce sens, Bienvenue à Gattaca est une pure beauté dans le message qu'il transmet : c'est-à-dire la valeur du libre-arbitre et de la volonté humaine. Le film montre que malgré les prédispositions et malgré les statistiques, rien ne peut empêcher l'être humain de réaliser ses rêves. Qui plus est, le film est dénué de tout cliché, jouant principalement sur la subtilité et l'émotion, sans jamais en faire trop. Tout l'intérêt du film provient de cette angoisse permanente de ne pas être démasqué par les autorités, ce qui constitue la trame principale du film. L'enquête policière passe même devant le côté futuriste du film, mais celui-ci n'en demeure pas moins passionnant et très clairement expliqué. L'atout principal du film est, à mon goût, son casting. Jude Law est bien sûr extraordinaire et montre qu'au-delà de sa belle gueule il a un talent fou. Ethan Hawke que je connais assez mal (mais que j'avais trouvé touchant dans Le Cercle des Poètes Disparus) se révèle ici être un acteur de qualité, dans un rôle assez tendu et pas évident. Quant à Uma Thurman, mon dieu que j'adore cette actrice. Je ne l'avais vu que dans Kill Bill et Pulp Fiction et j'ai adhéré immédiatemment, et ce Bienvenue à Gattaca me confirme que je la trouve géniale. Avec un rôle tout en douceur, mais relativement secondaire, elle est assez émouvante, et totalement crédible. L'intrigue tourne autour de ces trois personnages (principalement) et nous offre des scènes dignes de ce nom. L'ambiance du film est puissante et aidée par la BO magnifique, notamment lorsqu'il est question de la relation entre les deux frères. Le dernier "défi dans l'océan" entre les deux frangins est une pure merveille émotionnelle, grâce à la musique à tomber. Bref, ce film n'est certainement pas un énorme chef d'oeuvre de taré, car il n'en reste pas moins fade par moments, mais il est incontestablement (à mon goût) une oeuvre majeure du 7e art.
    Alexarod
    Alexarod

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 1 084 critiques

    2,0
    Publiée le 12 août 2015
    Vivement conseillé par tous, je m’attendais à un film intello, un peu chiant mais recherché, on n’en est pas loin. Dans les mauvais points je dirais surtout qu’il y a trop de longueurs, ça rend le tout un peu mou et pas passionnant. En cause les répétitions d’analyses incessantes, certes c’est un peu le sujet du long métrage, mais en voir une dizaine ça saoule. Entre 2 échantillons on a droit à des passages lents où il ne se passe rien. Cela colle bien au rythme mais sans pour autant servir le sujet principal. Le montage est bizarre également, il sort de l’ordinaire certes mais complique la narration plus que de raison, sans apporter quoi que ce soit pour compenser, cela aurait pu aider à mieux appréhender le film, tant pis. Le résumé du film c’est quand même : dans une société qui pratique l’eugénisme un faible veut embarquer pour l’espace, c’est mince et pas trippant, du coup on a l’impression qu’il faut allonger la sauce, complexifier, pour faire bien. On peut rajouter le fait que les acteurs suivent cette tendance molle, en retrait, ce n’est pas mal joué pour autant mais ça n’accroche pas non plus. Les dialogues sont trop décalés aussi, ça ne respire pas la grande réalité, le twist est trop arrangeant ( spoiler: juste par envie de ne pas échouer le chef va en tuer un autre ? Ok pour la critique du toujours mieux chers aux américains, j’ai vu, mais là… ). De plus, il manque pas mal d’explications telles : spoiler: qu’est devenu le frère du héros entre sa noyade et son titre de policier, pourquoi flic ?, pourquoi refaire une course de natation ? L’ego ? Pourquoi il se renoie et comment le « faible » fait pour les ramener deux fois ? Pourquoi se nettoyer dans un incinérateur plutôt que dans une douche ? Personne ne va faire de prélèvements dans les égouts… , trop d’incohérences spoiler: (personne n’est choqué par la différence de visage entre Law et Hunt, le système est si « facile » à tromper, Law se donne autant de mal pour… mourir ? Si altruiste ? Cela ne ressemble pas à son personnage) . Enfin on parle de chef d’œuvre de la science fiction alors qu’il n’y a rien de SF, ça ne ressemble en rien à un Star Wars ni à Minority report ou à Total recall, on n’est pas dans la même catégorie, c’est tout au plus un polar futuriste. Rien d’insurmontable et de nanardesque certes, mais cela dérange, surtout qu’il y a avait matière à faire bien mieux donc. Une histoire d’eugénisme futuriste ça sonne bien ; avec Hawk, Law et Thurman, surtout quand ils jouent bien ça envoie du lourd ; le même réalisateur que Lord of war et Truman Show qui garde un ton sobre durant tout le long métrage ça augure encore une réussite ; une musique bien dans le ton et qui crée une ambiance géniale, des FX qui se fondent dans l’ensemble sans gêner surtout qu’ils sont peu nombreux, une belle photo (même si certaines scènes sont trop sombres), des décors bien trouvés ; un ensemble qui n’a pas trop mal vieilli ; une dénonciation fort à propos de l’eugénisme, du toujours plus, du conformisme, de la volonté de tout contrôler jusqu’à la naissance... et comme la trame n’est pas la plus classique non plus. En grande partie c’est ce qui fait le succès critique du film, mais en allant plus loin c’est trop peu pour mériter tout les honneurs qu’on lui attribue. Avec une telle réunion de talent, et un synopsis qui pourrait être une réalité future, on pouvait s’attendre à bien mieux mais c’est trop mal exploité, trop gâché pour mettre la moyenne.
    CH1218
    CH1218

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    4,0
    Publiée le 18 décembre 2014
    Bénéficiant d’un scénario d’une vraie intelligence traitant d’une société eugéniste, la première réalisation d’Andrew Nicol est d’une belle originalité, à l’esthétisme particulièrement soignée qui mélange adroitement son côté futuriste et une touche rétro des plus élégantes. Par contre, son ambiance glaçante et la relative lenteur de l’intrigue m’ont quelque peu assommé. « Bienvenue à Gattaca » n’en demeure pas moins un film d'anticipation brillant, auquel il faut associer la qualité de l’interprétation de son trio principal : Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman.
    Roger Cola
    Roger Cola

    Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 4 critiques

    4,0
    Publiée le 19 janvier 2017
    Ça fait un moment que je retourne Gattaca dans tous les sens. Pourquoi tout le monde s'accorde pour l'élever au rang de chef-d'oeuvre ? Si je n'ai toujours pas réussi à trouver une réponse, on peut en tout cas affirmer qu'il s'agit d'un très bon film d'anticipation, voire même ce qui se fait de mieux dans le genre. Déjà, l'univers sur-sécurisé et au final dictatorial est très crédible, un monde où la science est devenue politique et qui détermine la réussite ou l'échec d'un individu. La sur-sécurisation engendre finalement plus de malaise que de prospérité (les forces de l'ordre qui mettent le désordre dans l'entreprise où Moreau travaille), et tout ces éléments abordent des questions passionnantes: quand la science cesse de l'être ? Qu'est-ce qui fait la spécificité de l'être humain, son patrimoine génétique ou ses actions (le pianiste à douze doigts) ? Mais toute ces questions ne servent en réalité que de prétexte à l'histoire, ce qui limite la portée du propos. Néanmoins, le film n'en reste pas moins très bon: la réalisation très classieuse et épurée, le casting quatre étoiles (bon, ils étaient tout de même moins connus à l'époque), et le scénario assez classique mais prenant et sans temps mort. Un film culte et très bon, et d'ailleurs assez visionnaire hélas.
    Will Carlier
    Will Carlier

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    3,5
    Publiée le 16 avril 2016
    Andrew Niccol sert faire du divertissement intelligent, et il le prouve avec "Bienvenue à Gattaca". Les acteurs (Ethan Hawke, Jude Law, Uma Thurman...) sont très bons, le scénario très intelligent et prenant. Le côté rétro-futuriste m'a vraiment plus, la musique par contre bien qu'elle soit sympa, est répétitive par moment. Certains trouveront que la romance gâche un peu le film, mais "Gattaca" (titre original) reste un bon film de science-fiction qui divertit, et qui divertit même vraiment bien.
    Puce6386
    Puce6386

    Suivre son activité 414 abonnés Lire ses 908 critiques

    4,5
    Publiée le 22 août 2010
    Un film de science-fiction, ingénieux et inventif, qui nous entraine dans un univers froid et aseptisé. Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman sont très bons. Une réalisation qui ne peut laisser indifférent !
    AMANO JAKU
    AMANO JAKU

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    5,0
    Publiée le 28 février 2014
    L’histoire nous amène dans un futur proche où la société discrimine les personnes non plus par rapport à la couleur de leur peau ou à leurs origines sociales, mais par rapport à la qualité de leur patrimoine génétique : l'eugénisme est donc devenu banalité puisque tout le monde « choisit » son enfant en sélectionnant toutes ses caractéristiques (taille, poids, couleurs des cheveux, couleurs des yeux...) et en évitant tout problèmes futurs (maladies génétiques et mentales, comportements violents, prédisposition aux drogues...) ; bref on cherche absolument à concevoir des individus « parfaits » qui pourront exister au sein de cette société « idéale ». La notion de CV ou d’entretien n’existe plus : on se contente de vous faire un test sanguin ou un examen d’urine afin de voir si vous êtes « qualifié » pour le job. Au sein de l'institut de recherche spatiale Gattaca, Vincent Freeman a réussi à duper tout le monde car il a toujours rêvé de partir dans l'espace et compte bien y arriver coûte que coûte. Mais combien de temps va-t-il encore pouvoir caché son statut d' « impur » ?... Pour sa première réalisation (et son premier scénario !), Andrew Niccol nous propose une vision du futur qui fait peur et qui montre que l'intolérance peut malheureusement aller très loin. Cette intolérance est incarnée par cet eugénisme qui a fini par se démocratiser au point de devenir la norme sociétaire et que les caractéristiques génétiques ont désormais pris le pas sur toute forme d'émotion ou de compétence. Oui, car c'est bien cela le côté terrifiant au sens propre de "Bienvenue à Gattaca", c'est que le système a accepté cette situation : tout le monde joue le jeu, sans que cela ne leur pose de problèmes ou d'états d'âmes (regardez les parents du héros : le sang ne signifie plus rien, c'est absolument dingue !) Il faut bien admettre que tout cela est traitée d'une manière remarquable : si vous vous attardez sur l'environnement de cette société, vous verrez qu'on a l'impression d'être dans les années 70 (vêtements, coiffures, voitures, architecture des bâtiments de la ville), ce côté rétro renforce la vision de ce monde froid mais nous prouve aussi que même si la société est capable d'aller dans l'espace, si on peut travailler avec des ordinateurs puissants et si la médecine permet de faire ce que l'on veut ; l'être humain en lui-même n'a pas évolué, il fait du sur place. L'individualité est étouffée pour le bien d'une communauté totalement formatée. Au milieu de tout ça, on a le héros, Vincent, qui subi cette société depuis sa naissance et qui la refuse : il veut prouver qu'il vaut autant qu'une personne soi-disant « pure », porteur en lui d'une croyance d'une force qui va bien au delà de notre perception. Si la société pense que l'on peut enfermer, contenir et contrôler la nature, Vincent est la preuve vivante que rien n'est contrôlable, identifiable ou quantifiable : il est le grain de sable capable de bloquer l'engrenage. Si ce message type « Crois en toi et tu arriveras toujours à réaliser tes rêves ! » semble sortir d'une morale de dessin animé et pourra donc en rebuter plus d'un, il est pourtant totalement cohérent au sein d'un monde où plus personne ne pense par soi-même et suit aveuglement l'idéologie en place. Ce n'est pas pour rien que tout le film se concentre autour de la rivalité entre Vincent et son frère : ils représentent les deux faces de ce monde, le yin et le yang. Voilà, la grande force de "Bienvenue à Gattaca" c'est son scénario, alors si vous vous attendez à de l'action non-stop et des effets spéciaux à foison, vous vous êtes trompés de film ! Au niveau du casting, alors là il faut tirer notre chapeau au duo principal : Ethan Hawke et Jude Law sont tout simplement magistraux et prouvent à leurs détracteurs qu'ils sont autre chose que des belles gueules. Leur complicité est telle que l'on croit sans hésitation à cette relation ambigüe qu'entretiennent ces « faux jumeaux », à un tel point que la fin du film est une séquence chargée à 300% en émotions : poignante, terrible, mélancolique...et qui sublime le chemin qu'ils ont accompli, les sacrifices qu'ils ont enduré pour réussir leur quête interdite. Au niveau des seconds rôles, même s'ils sont assez discrets, on peut noter le jeu très sobre mais ô combien juste d’Uma Thurman en femme recherchant la perfection ainsi que la prestation subtile de Xander Berkeley, dont le personnage ne rélèvera sa véritable importance qu'au dernier acte du récit. Avec "Bienvenue à Gattaca", Andrew Niccol dresse une virulente critique de l’eugénisme en nous dépeignant un monde sans violence apparente, parfaitement propre, mais dont la véritable violence apparaît par l'intermédiaire de la discrimination génétique. Cette vision du futur très pessimiste qui nous est proposé peut tout de même nous paraître terriblement proche, au point de nous interroger sur une telle société. Le film fascine aussi bien esthétiquement qu'intellectuellement, et va assez loin dans sa réflexion sur la nature humaine et notre comportement en société de façon très intelligente. C'est ce qui fait de "Bienvenue à Gattaca" une petite perle : tout simplement l'un des meilleurs d'anticipation jamais réalisés.
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