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L_huitre
101 abonnés
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2,5
Publiée le 18 octobre 2012
J'y suis allé car j'aime les comédies anglaises, et l'humour britannique un peu décalé. Avec cette science innée de nos voisins pour les réflexions vachardes ! Autant le dire, Tamara Drewe m'a un peu déçu. Je m'attendais au vu des bandes-annonces, à une fille semant la concupiscence, sans se soucier des tempêtes que cela soulève. Mais, le personnage n'est pas ce que l'on nous a vendu : c'est davantage une pauvre fille, mal à l'aise dans ses baskets, et qui est un peu perdue. Elle est ballottée de l'un à l'autre, victime, en plus, des mauvaises blagues de deux gamines désoeuvrées. L'ensemble est plaisant ; la campagne anglaise superbe ; les échanges parfois savoureux... Mais cela manque de fil conducteur, et le spectateur n'y trouve pas son compte de vibrations ou de plaisirs partagés. Le plus amusant reste la composition d'une gamine de 16 ans totalement délurée, fan éperdue d'un rocker qu'elle fera tout pour rencontrer. Bref, je suis resté sur ma faim... Mais, n'hésitez pas à vous faire un petit sandwich de ce film. Il se laisse grignoter sans déplaisir.
Une comédie bucolique british paresseuse. Parce qu'il s'agit de Stephen Frears on essaye de voir plus loin que ce qu'est Tamara Drewe: une comédie légère qui prête à sourire sans jamais vraiment déclencher le rire et qui épuise ses rares bonnes idées, sa BO et ses réparties en 30min. D'ailleurs c'est un peu près le temps qu'il nous faut pour deviner qui va finir avec qui et les quelques rebondissements ne suffisent pas à masquer la maigreur d'un scénario poussif. Auteur oblige, on cherche et on met en avant les atouts de Tamara Drewe, son "exploration de l'âme humaine" comme un critique Télérama se plairait à écrire, sa description des petits arrangements avec la morale que l'on s'autorise. Mais c'est oublier que la galerie de personnage est constituée de clichés indignes (le jardinier simplet et musclé, les gamines attardées, le batteur rock'n'roll, l'ingénue un peu sotte...). Le scénario et les situations le garnissant ne méritent pas non plus un oscar. A cet égard l'irruption de la mère de Jody dans sa chambre tapissée de posters demandant "Qui est Ben ?" constitue une provocation offensante à notre intelligence. Gemma Aterton reste un plaisir pour les yeux et la fin quoique attendue sur le fond est réussie dans sa forme. Une critique prolixe pour un film médiocre qui ne le mérite qu'à moitié. Une scène: "I didn't know they provided the material too"
Ce film me permet une réflexion plus global sur le cinéma et une ode au public, vous, moi, critiques amateurs dotés d'un regard inculte mais libéré. Car une fois de plus lorsqu'un "nom" du cinéma ne se foule pas trop (Burton et son Dark Shadows, Scorcese et son Hugo Cabret) les critiques presses, bien davantage que le public, restent enthousiastes. Celles-ci ont ainsi bien du mal à juger l'oeuvre pour ce qu'elle est en faisant abstraction de la réputation de son auteur. Est-ce la nostalgie des souvenirs qui influe sur leur jugement, la force de l'habitude ou la tendresse éprouvée à des cinéastes qui ont forgé leur amour du 7ème art à coup de chef d'oeuvres ? A moins que cela ne soit la pression inconsciente du public qui ne supporterait pas que l'on détruise ses idoles ? Sur ce point Allocine nous apporte un démenti formel, le public reconnait les erreurs de parcours et les sanctionne sans indulgence. On ne peut donc que remercier Allociné d'apporter une alternative (le contre pouvoir que représente nos voix) aux Inrocks, Le Parisien ou autres Mad Movies partenaires complices et complaisants trop promptes à envoyer les moutons visionner des films alimentaires d'anciennes gloires et enfonçant dans la sclérose le monde du cinéma.
Une comédie britannique (à voir en VO donc), avec ce fameux humour très pince-sans-rire. C'est un chronique sur la vie dans un coin paumé de la Grande-Bretagne durant toute une année, avec ses ados qui s'ennuient, ses écrivains improductifs qui cherchent la tranquillité, et ses vaches.
Des personnages tous aboutis et attachants, sans gentil ni méchant. Les acteurs tiennent bien leur rôle.
Certains affirment que depuis quelque temps, le cinéma de Stephen Frears ronronne, se contentant d’exercices de style dans différents genres comme le film historique (« The Queen », le film à costumes (« Cheri », « Mme Henderson présente »), le film à suspense (« Dirty Pretty things ») ou la comédie comme avec ce « Tamara Drew » dernier opus en date du réalisateur anglais. Il est vrai que les dernières livraisons de Frears n’ont pas la percussion de ses meilleurs films quand il était à son zénith dans les années 1990, toutefois une légère baisse d’inspiration ne vaut pas de jeter aux chiens cette comédie qui démontre que le savoir-faire et l’expérience acquise permettent l’accomplissement d’un travail fort honnête même s’il n’est pas toujours génial. La critique est souvent impitoyable avec un réalisateur auteur quand il se transforme en solide faiseur et préfèrera toujours accorder ses louanges à un de ses confrères qui se répéte en tentant de donner l’illusion que sa verve créatrice est toujours présente. Cette gentille comédie qui rappelle un peu « Another year » de Mike Leigh sorti la même année est une joyeuse moquerie à propos de ces écrivains à succès ayant acquis un statut qui leur permet de vivre sur leur lauriers en se comportant comme des petits maîtres avec leur entourage immédiat. C’est exactement la position de Nicholas Hardiment (Roger Allam) qui a fait de sa bourgeoise demeure campagnarde un lieu où les apprentis écrivains viennent chercher leur inspiration et peaufiner leur style auprès d’un modèle de réussite. Mais Nicholas est tiraillé par sa libido qui lui intime de tromper sa femme avec toutes les jeunes femmes qui passent à portée de son stylo plume. Ces écarts sont l’occasion de scènes de ménages épiques avec son épouse Beth (Tamsin Creig) face aux pensionnaires ravis de constater que leur maître à penser est aussi soumis aux tracas terrestres. Quand Tamara Drew jouée par la très pulpeuse Gemma Arterton débarque au pays après l’avoir désertée pendant plus de dix ans et s’être offert un nouveau visage suite à une rhinoplastie, tous les hommes du village et particulièrement Nicholas sont en émoi. A partir de cette mise en place vaudevillesque, Frears en vieux routier n’a plus qu’à dérouler tous les ressorts traditionnels de la comédie. On sourit souvent aux déboires amoureux de cette petite tribu espionnée par deux petites chipies que leur amour immodéré pour une star de rock venue se perdre dans cette campagne pour les beaux yeux de Tamara va conduire à déclencher une série de catastrophes aboutissant au drame. On retrouve ici le non conformisme de Frears qui choisit de ne pas cèder jusqu’au bout aux canons du genre pour régler au final ses comptes avec le personnage somme toute assez détestable que représente cet écrivain égocentrique et sans réelle consistance. L’acidité de la conclusion montre que le séjour de Frears aux Etats-Unis lui a transmis un puritanisme l’inclinant à ne pas laisser impunis les accommodements avec les lois de la morale chrétienne. Il faut peut-être voir là une des explications de cette perte de causticité qui peut lui être reprochée aujourd’hui
Les anglais ont vraiment le sens de la comédie. Léger, ce film nous emporte dans la vie des personnages tout en finesse et avec cet humour très spécial et particulier. Bref je le recommande vivement
Tamara Drewe est une excellente comédie réalisée avec une touche particulièrement Anglaise. Les situations auxquels les personnages sont tous liés d'une manière ou d'une autre sont toutes aussi dramatique que hilarantes et savoureuses. Tamara Drewe vient bouleverser ce petit village ennuyeux pour certains (l'excellent personnage blasée et machiavélique de Jody) et ses habitants un peu loufoques. Très bien !
Une comédie anglaise avec la sublime Gemma Arterton (prince of persia) réalise par Stephen Frears qui fait une comédie assez particulière et assez vulgaire. De bons acteurs comme Dominic Cooper et Luke Evans. Un scénario pas mal mais un film sans grand intérêt avec les beaux paysages de la campagne anglaise. À voir si vous vous ennuyer un week end. Pas un chef d'oeuvre mais regardable. Bof!
Pas détesté du tout ce Stephen Frears qui ne fait pas toujours dans la subtilité mais qui propose une croustillante étude de caractères bien cynique comme les anglais savent les faire et comme j'adore que les anglais les fassent. Les paysages de campagne anglaise, dont je me lasse jamais de contempler la beauté, ajoutent au plaisir surtout qu'une des originalités du film réside dans le soin scrupuleux apporté à l'image pour lui donner un côté "illustrations de livre" ; ce qui tombe bien puisque c'est l'adaptation d'un roman graphique. Le pivot de l'histoire ce sont Tamara Drewe et sa rhinoplastrie mais c'est surtout dans la description des autres personnages que l'oeuvre trouve son intérêt. Impossible notamment de résister à la jeune groupie un peu fêlée sur les bords qui déclenche directement ou indirectement la plupart des événements aussi absurdes que drôles du film.
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4,0
Publiée le 31 mai 2012
Chassè-croisè amoureux dans la jolie campagne anglaise et au beau milieu de tout ça la magnifique Gemma Arterton alias Tamara Drewe! C'est d'ailleurs le titre du film, une chouette comèdie dramatique mit en scène par Stephen Frears qui se sert de ce film pour s'amuser...et nous amuser surtout! Alors nous avons ici la belle Tamara qui dèbarque de Londres pour s'installer à la campagne, bouleversant le quotidien d'un village jusqu'ici paisible! On sent encore une fois que Frears avait envie d'une bouffèe d'oxygène loin de "Dangerous Liaisons" et des intrigues de Buckingham Palace, même si on retrouve dans ce mètrage des liaisons toujours aussi dangereuses et des intrigues souvent juvèniles! il y a un clash de culture dans "Tamara Drewe", entre urbain et rural, entre libèraux et conservateurs! En fait tout les oppose et c'est ce qui donne à ce film attachant une petite saveur sucrèe, servi par des comèdiens de talent, qui s'amusent tout autant! A commencer par notre ingènue prèfèrèe qui porte le nom de Gemma Arterton! Cette formidable beautè se fait presque voler la vedette par une chipie adolescente jouèe par une très prometteuse Jessica Barden...
Sortie de route pour Stephen Frears ! Quand on a son talent, on ne se laisse pas aller à signer une aussi médiocre farce sauf, peut-être, pour des motifs alimentaires...Pour ceux qui apprécient le charme de la campagne anglaise et les turpitudes qu'elle recèle parfois, mieux vaut regarder l'un des innombrables épisodes de l'inoxydable série Inspecteur Barnaby. L'intrigue se tient, il y a du rythme, la campagne est bien filmée et c'est dépourvu de longueurs : du travail de professionnel en somme, tout le contraire de ce film bâclé.L
Un film gentillet rempli de situations amusantes, de personnages haut en couleur et porté par une contexte dépaysante. Ce n'est pas passionnant, mais c'est suffisamment agréable à regarder pour que l'on s'y intéresse.