L’amour et la mort. Mais surtout un film magnifique avec deux acteurs remarquables. Henry Hopper et Mia Wasikowska. La mise en scène de Gus Van Sant est d’une maîtrise et d’une légèreté incroyables. J’ai ri, pleuré aussi … et j’ai aimé, vraiment. http://cinealain.over-blog.com/article-restless-82563882.html
L'histoire de la petite mort. Le premier film de Van Sant sur des hétéros ! Enfin, la fille est plus qu'androgyne et ils sont toujours aussi jeunes mais bon, le maître se diversifie vers des horizons plus formatés. Pas pour plaire au grand public en tout cas, puisque ces personnages sont clairement borderline ! Et très bien fringués par ailleurs. Le sujet est mélodramatique en diable, mais vous pensez bien qu'on échappe à la mièvrerie ou la médiocrité, on n'est pas chez un Gugusse quand même. C'est beau, vraiment très beau, pas grâce à la pellicule, pourrie et légèrement floue, on se croirait dans un scopitone des sixties, mais grâce au choix des poses, des endroits et des acteurs. Pendant tout le film, je me suis demandé a qui me faisait penser le jeune dandy, et j'ai compris immédiatement en voyant le nom de famille sur l'affiche, en sortant ! Le propos est passionnant, adulte, grave et léger grâce aux efforts de ces deux jeunes gens qui veulent une belle fin. Contrairement aux critiques officielles qui réfutent un bon classement à un film mineur de la part de l'auteur, j'aurais tendance à penser qu'il s'agit d'une œuvre majeure car elle fait l'impasse sur les gimmicks habituels pour s'épurer et ne donner que le propos, qui est fort beau et accessible. Encore bravo pour cette remise en question. Il est vrai également que de recourir à des acteurs professionnels change aussi la donne pour le réalisateur de Portland.
Eblouissant, lumineux et pourtant tragique. Ils sont beaux... ces deux tourtereaux... Ils sont splendides ces deux jeunes acteurs.... Les associations d'images et d'histoires sont justes et vibrants. Un excellent Gus van sant.
Je sors à peine du cinéma. J'ai adoré ce film. Une histoire d'amour peu banale entre deux être fascinés par la mort. Lui cherche à vivre ce qu'il a manqué, elle tente de se préparer au mieux. Ces deux personnages vont se trouver, s'aimer et vivre ensemble un condensé de vie dans une période qui les rapproche de l'inévitable séparation. Ce couple improbable va alors nous offrir quelques scènes d’anthologies. En premier lieu spoiler: celle de la fausse mort d'Annabel, qui m'a semblé tellement vraie que j'ai marché à fond jusqu'à la révélation, ensuite (ou plutôt d'abord dans le déroulement du film), la "présentation" d'Annabel par Enoch à ses parents qui est elle aussi formidable . Et enfin, la dernière scène, absolument magnifique et qui démontre que certains souvenirs valent tous les discours du monde.
Ce film est un peu le cliché type du film indépendant : Deux ados bizarres tombent amoureux l'un de l'autre, jouent aux morts, s'engueulent et bien sûr la fille est malade et fan d'oiseaux dont tout le monde se fout. Mais leur idylle est vraiment spéciale voulez vous alors du coup même quand la fille meurt (c'est bon on le savait) et bien le type surmonte ça facilement et va organisr un buffet bonbons parce que c'est tellement plus cute (dixit la fille). Ha vraiment Gus Van Sant a trouvé la recette.
Ce nouveau film de Gus Van Sant n’a rien de novateur ni rien de surprenant, mais il est sincère. L’histoire était pourtant relativement banale (du déjà vu), mais le réalisateur a réussi à rendre le long-métrage attrayant et intéressant. C’est l’histoire de l’amour entre deux jeunes gens plus ou moins en marge de la société (dû à leur passé respectif). Annabel qui est atteinte d’un cancer sait qu’il lui reste peu de temps à vivre et avec Enoch, elle va vivre les moments les plus intenses de son existence durant ces derniers instants. D’une certaine façon, c’est un combat contre la mort qui s’engage. Les dialogues sont recherchés et j’ai aimé la façon dont ce termine le film. La mise en scène de Gus Van Sant reste très simple, mais il réussit à insuffler un bon rythme tout le long et il nous livre un film qui possède un certain charme. Du côté du casting, j’ai beaucoup aimé les interprétations d’Henry Hopper et Mia Wasikowska. Ils sont crédibles et même émouvants.
Bref, c’est une œuvre touchante et poétique. J’ai beaucoup aimé.
Encore une fois Gus Van Sant signe un film fort. Le sujet complexe et déjà abordé sous de multiples facettes au cinéma prend ici place dans une troublante emphase. L ambiance mortuaire est omniprésente mais très contrastée. Gus Van Sant et son gout pour le romantisme ne nous est d ailleurs pas étranger. La musique de Danny Elfman enveloppe les images avec une sorte de légèreté comme pour nous convier a planer au dessus des personnages. Ces personnages exprimant l amour, celui qui inhibe la peur pour encore vivre ces quelques instants avec force. A ne pas manquer.
Enoch jeune garçon en mal de vivre car endeuillé par la perte de ses parents rencontre Annabelle jeune fille en phase terminale d''un cancer. Tout deux étant confronté très tôt à la mort, ils vont se créer une bulle, une bulle où seul règne leur amour à l'abri du temps qui passe. Avec ce discret Restless Gus Van Sant tranche complètement avec le très hollywoodiens mais non moins réussit Harvey Milk, en effet à part un petit passage à Cannes ce film n'a pas fait grand bruit. A tort, puisque Restless par la grâce de sa mise en scène esquive avec brio les flèches de niaiseries destinées habituellement aux films d'amour adolescents. Et c'est à ce moment là quel 'on se dit que seul Gus Van Sant est capable de filmer avec autant de poésie et de délicatesse un premier baiser. De la poésie que l'on doit aussi au jeux tout en finesse d' Henry Hooper fils de Denis et de Mia Wasikowska l'Alice de Tim Burton. De plus il y' a la fraîcheur des personnages qui malgré leurs douleurs nous emmènent plus vers la vie que vers la mort, et si mort il y' a elle est belle avec tant d'amour. Et puis à l'inverse de Last days autre "petit" film de Gus Van Sant dans Restless on ne s'ennuie pas. Enfin, nous pouvons dire que ce film nous prouve une fois de plus la polyvalence de cinéaste qu'à Gus Van Sant entre biopic, blockbuster, films conceptuels ou histoire d'amour.Mais peu importe la manière ou le sujet, Gus Van Sant allie très bien son talent et sa poésie à son œuvre.
Certes moins "conceptuel" - donc moins intéressant ? - que les autres films de Gus Van Sant (Elephant, Last Days etc .), Restless est plus timide, discret, minimaliste voire intimiste. Le spectateur est pourtant joliment séduit par la poétique de ce film léger comme une plume, la délicatesse de chaque geste et le lyrisme de chaque image, les couleurs chaudes, douces, un peu fanées. Pourtant la mise en scène est voulue si parfaite et léchée a l'extrême que le spectateur reste assez extérieur et ne fait que contempler les personnages qui sont presque sur leur propre petite planète .
Le sujet prêtait au pathos mais c’est à peine si je verse une larme – et je suis émotive. Gus Van Sant le traite avec délicatesse et tendresse.
Même si la fin n’est pas celle que l’on espère, on est content de ce qu’il s’est passé. Dire que c’est une ode à la vie et l’espoir, vu le dénouement, serait un peu mentir mais on n’en sort ni heureux… ni malheureux. C’était eux, à ce moment, à cet endroit. C’est peut-être tout simplement un hymne à l’amour qui a aidé Anabel à mourir et Enoch à vivre.
Un film d'une délicatesse exceptionnelle, dans une ambiance automnale maîtrisée des costumes à la bande-son, sans parler de la lumière et des paysages. Gus Van Sant livre ici un film étonnamment simple, marquée par une intelligence de propos qui évite niaiserie et parti pris. Et si le choix des acteurs peut destabiliser au début, ce n'est que pour prouver au fur et à mesure que leur jeu éthéré est là pour servir l'histoire.
excellent film, très émouvant, plein de poésie, magnifiquement interprété, musiques sympa ; ça c'est du cinéma, comme on aimerait en voir plus souvent ... chapeau Gus !