jamesluctor
39 abonnés |
Lire ses 1569 critiques
|
4 - Très bien
Une curiosité. Le giallo à l’américaine, qu’est ce que ça peut bien donner ? La réponse dans Laura Mars. Laura Mars est une frustrée. Frustrée par sa vie de couple, elle fait mourir l’homme dans sa photographie. Frustrée par ses goûts traditionnels qu’elle se refuse d’abandonner, elle habille ses mannequins avec des sous tifs érotiques dernier cri. Elle rejette toute revendication commerciale (ce qui est normal), mais elle rejette aussi le côté provoc de son œuvre. Un peu comme le métalleux bardé de cuir braillant sur scène qui va donner ses interview en robe de chambre peluche au bras. La psychologie des personnages, c’est rude parfois. Et ici, c’est très bien exposé (chapeau !). J’ai rarement vu un soin aussi propre pour les différents personnages dans un giallo. C’est un peu ce à quoi je m’attendais : tout est clair, à l’exception de l’origine du don de Laura. C’est même un peu trop clair, on grille assez vite avec une logique « filmique » l’identité du tueur. Mais certaines belles séquences, un mécanisme effrayant lors des scènes de meurtre (vous êtes aveugle est vous voyez que l’assassin avance vers vous), de bons personnages et une fin élégante (quoiqu’un peu facile et téléphonée) sont des atouts de poids dans le monde du giallo. Irvin Kirchner, récemment décédé, nous a laissé quelques pépites, ne les oublions pas.
Ajoutée le 27 mars 2011 à 21h35
Signaler un abus