Un postulat qui donne tout de suite envie car annonçant un thriller psychologique fort à la Patricia Highsmith, on sent que ça va être captivant du début jusqu'à la fin, qu'on ne va pas être épargné en situations tendues et en rebondissements parfois surprenants... Mais ce serait dommage de sous-estimer notre cinéma français d'aujourd'hui.... Bon déjà ça met une bonne demi-heure à démarrer, ce qui n'est jamais très bon signe mais on ne sait jamais. Ensuite... ben ensuite, on accumule les situations les plus invraisemblables au monde, le tout filmé avec un sérieux qui fait peur. Pas la peine de préciser que ces invraisemblables déteignent totalement sur le portrait psychologique du protagoniste ; en plus Romain Duris tire toujours la gueule comme c'est pas possible. Et pour bien achever le spectateur, on termine sur un final totalement WTF, mais pas du tout dans le bon sens du terme. Le titre "Le Spectateur qui aurait dû fuir cette purge" aurait été un titre plus approprié, il n'y a pas à dire...
Ca part piano piano mais tout en finesse comme dans un roman de P.Highsmith, jusqu'à un point de rupture réussi. Le point de rupture est un point de départ : pour ne pas dévoiler l'intrigue, disons qu'accidentellement un jeune père de famille brillant et intuitif, dégourdi, attachant mais plutôt nerveux (l'excellent Romain Duris qui devrait quand même soigner son phrasé) prend le statut d'usurpateur mais va de mauvais choix en mauvais choix, à partir d'une erreur fortuite qui le conduit à une première impasse. Son premier choix est un déchirement, mais le conduit à la découverte de lui-même. C'est d'ailleurs le temps d'une réflexion intéressante sur le surgissement de la créativité artistique, occasion pour le responsable de la photo de bien s'éclater dans le film, en faisant même passer de l'émotion chez le spectateur. Pourtant, à force de parer les coups de l'adversité, l'homme nouveau rate sa métamorphose. Jusqu'au final on marche plutôt de mieux en mieux dans la combine d'un scénario malin, servi par une belle brochette d'acteurs tous convaincants (Niels Arestrup et Marina Fois pour ne citer qu'eux). Mais pour moi ce final gâche tout : télescopé, bâclé, comme si le réal n'avait pas su lui non plus se tirer d'une impasse. C'est d'autant plus frustrant qu'on s'était laissé prendre au jeu ...
Captivant même si le soufflet retombe par moment, pour mieux remonter. Dommage de ne pas vraiment avoir de fin mais vraiment une histoire sympa et quelque peu original.
Adapté du roman de Douglas Kennedy, "L'homme qui voulait vivre sa vie" bénéficie d'un fond intéressant mais d'une forme trop molle. Les yeux ne sont pas loin de se refermer, ce qui est fortement dommageable pour un sujet si fort et passionnant.
L homme qui voulait vivre sa vie repose beaucoup sur la très belle prestation de Romain Duris en homme trompé qui va s exiler après avoir commis l irréparable. La partie qui englobe le meurtre de l amant et la fuite vers l étranger est vraiment la plus réussie selon moi. Et la séparation avec les enfants est vraiment déchirante. Réflexion sur les différentes orientations que peuvent prendre une vie selon tel ou tel événement, c est un film que j ai vraiment apprécié.
"Je marche seul" pourrait être la chanson emblématique du personnage de Romain Duris dans ce thriller froid et sombre : seul dans son couple, seul dans le drame qu'il provoque par accident et ses ramifications et surtout seul dans son exil. Parfois cette solitude nous pèse à nous aussi, spectateurs. La musique, les plans larges contemplatifs et surtout la paranoïa et les tourments intérieurs du personnage viennent combler ce vide, ce qui n'empêche pas certaines longueurs. Une bonne histoire qui aurait peut-être eu besoin de plus de tension, de densité ou de souffle pour nous captiver complètement.
N'ayant pas lu le livre, je n'en ferai aucune comparaison. J'ai trouvé le début intéressant avec la présentation des personnages et la découverte du mensonge de sa femme. Ensuite à partir de la fuite, je trouve que le rythme s’essouffle, mais si le début de sa nouvelle vie reste intéressante, et sa remontée de l'enfer intéressante. Cependant jusqu'à la fin, ça valait bien un petit 3,5, mais justement l'épilogue vient tout foutre en l'air. Je suis resté sur ma fin. Je ne m'attendais pas à ça, j'ai trouvé ça bâclé. Quoi qu'il arrive ce n'est pas un mauvais thriller français, c'est moyen. Et Romain Duris, est plutôt pas mal dans son rôle.
Un thriller social qui brille essentiellement par le talent de Romain Duris. L' histoire est à la fois intéressante et surprenante, mais elle manque par moments de relief et tombe légèrement dans la contemplation. Sinon cette réalisation signée Eric Lartigau mérite le détour et pas uniquement pour son casting de premier choix.
On peut facilement accepter que ce film prenne des libertés par rapport au roman mais il y a tout de même des fausses notes. ex: la fin avec l'histoire du Cargo est maladroite. De même pour la réapparition de la journaliste au moment de l'embarquement... Mais le jeu de Niels Arestrup et de Romain Duris dans la deuxième partie est excellant !
Toujours difficile d adapter un roman , quelques longueur dans la premiere partie , mais on se laisse vite prendre ,1 romain duris dans son registre et exellentissime , niels arestrup est juste genial , le tout est trés bien réalisé , a voir sans hésitation !!!!
Cette adaptation du livre de Douglas Kennedy bénéficie d'un bon casting, avec notamment un Romain Duris très convaincant. Rien à redire au niveau du scénario, passionnant et reprenant parfaitement la trame du livre. La réalisation est sobre et certains moments forts font de "L'homme qui voulait vivre sa vie" un film à voir, fort agréable à regarder.