Derniers Avis : The Red Riding Trilogy - 1983 - Page 2
The Red Riding Trilogy - 1983
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totoro35
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3,0
Publiée le 11 décembre 2011
Pas toujours simple à suivre, un dernier volet qui conclu cependant efficacement la trilogie, avec un univers toujours aussi noir et des comédiens toujours impeccables.
"The Red Riding Trilogie-1983" conclut la trilogie britannique des romans de David Peace,sorte de James Ellroy d'outre-manche,dont l'écriture poisseuse comporte de nombreuses similitudes avec les Millenium.Si les 3 épisodes forment un tout cohérent,mis bout à bout,ce dernier volet,lourdement explicatif,se perd dans les méandres de son propre scénario,et dans sa volonté de sceller le sort de chacun des personnages rencontrés.Il se partage entre la recherche active d'un avocat ayant grandi dans le Yorkshire,et celle d'un policier qui prend enfin conscience de la portée de ses actes passés.L'ambiance maussade est toujours au rendez-vous,le rythme toujours aussi lent et désincarné,la mise en scène toujours aussi télévisuelle.Il n'y a rien de très flamboyant et d'original là-dedans,même s'il y a bien sûr de quoi être happé par cette édifiante enquête.
Même une fois terminée de cette soi-disant trilogie, il reste impossible de comprendre à quoi voulait nous mener ses auteurs... Ces scénarios confus autour de crimes pédophiles ou de viols menés par des flics aux méthodes plus que douteuses auraient pu être réduits à un seul et même film pour nous éviter de laisser planer tant de doutes mal résolus dans ce troisième opus. La mise en scène de chacun de ces trois polars est toutefois un bon travail en matière de suspense et surtout dans la façon similaire qu'on les trois réalisateurs successifs de filmer avec beaucoup de noirceur les faubourgs du Yorkshire. Leur peu de cohésion dans l’ensemble en fait une œuvre sans réel enjeu scénaristique.
Nouvelle disparition d'une petite fille. Le superintendant Maurice Jobson relève des similitudes troublantes avec les enlèvements de 1974 qui le forcent à admettre qu'il a peut-être aidé à faire condamner la mauvaise personne. En essayant de corriger cette erreur judiciaire, l'avocat John Piggott découvre que plusieurs affaires ont été étouffées. Tourné en HD alors que les deux précédents étaient tournés sur pellicule 35 mm, Red Riding 1983 a une esthétique très différente, les scènes de nuit sont d'une rare netteté. Cet ultime volet conclut la trilogie et les précédentes histoires laissées en suspens, le tout servi par un casting royal dont un David Morrissey formidable. Le film boucle ainsi une des trilogies les plus palpitantes de ces dernières années. Du grand art !
Volet final et réussi qui clot la trilogie, cette épisode conclue avec brio le mystère ou la redemption et la culpabilité sont de mise. La noirceur et le mystere ne font que s'intensifier tandis que l'excellent Mark Addy avocat à la petite semaine enquête et qu'un flic ( David Morrissey pour une fois brillant) se retrouve consumé par ses remords quitte à affronter ses collègues. C'est donc l'heure des choix pour un univers toujours plus gangréné. Les informations en forme de passerelle sur les précédents épisodes ne font que densifier une intrigue brillante ou chaque personnages complexes et torturés apparaissent sous un autre jour. On ne soulignera jamais assez la qualité d'écriture du tout pour une fiction qu'il est impensable de voir sur TF1 à 21h.
Le dernier opus livre tous les secrets de la trilogie comme prévu, mais souvent de manière implicite sans trop appuyer dessus. Manquant tout de même d'un sacré manque de rythme, cette épisode regagne en intérêt après la première heure selon mon avis. Le tout est correctement ficeler mais malgré tout un peu flou dès que l'on décroche sur un seul point dans cet épisode ou le précédent. En toute franchise, j'imaginais quelque chose de bien meilleur après avoir vu le premier épisode, pour moi le reste est à voir, mais pas particulièrement plus.
Bien bon policier qui ne peut nier ses origines britanniques maniant plusieurs sujets, avec des scènes assez dures qui (me) font détourner les yeux, une atmosphère lourde qui demeure après visionnage. Une triologie qui ne se laisse pas facilement oublier.
Dernier volet de la trilogie "Red Riding", cet opus "1983" a beau être le moins solide des trois (il faut dire qu'il a la lourde charge d'apporter une conclusion à l'ensemble en tâchant d'éviter les frustrations), il n'en est pas moins une nouvelle réussite. La plongée dans le nord de l'Angleterre est toujours aussi glauque avec ses flics corrompus qui font ce qu'ils veulent, couvrant des affaires de meurtres et de pédophilie juste pour protéger leur petite clique. Porté par Mark Addy et David Morrissey (déjà présent dans les opus précédents, se découvrant ici des scrupules), "1983" ménage toujours son petit suspense tout en continuant de nous baigner dans une atmosphère particulièrement étouffante où l'on a du mal à trouver la moindre petite fissure pour respirer. La conclusion du tout, porté par un acte positif, n'en demeure pas moins frustrante, laissant encore quelques questions en suspens...
Apothéose finale à cette passionnante trilogie, ce troisième épisode est aussi le plus beau ... Construit autour de trois destins déchirants et sublimé par une mise en scène par moment touchée par la grace, on est tout à tour, révolté, glacé d'éffroi et absolument bouleversé devant ce jeu de massacre terriblement symptomatique de la nature humaine. A voir absolument !!!!!!!!!!!!
"The Red Riding trilogy", ce sont en fait 3 longs métrages réalisés pour Channel 4, avec pour origine l'œuvre littéraire de David Peace intitulée "The Red Riding Quartet". Comme son nom l'indique, cette dernière comprenait 4 volets, intitulés "1974", "1977", "1980" et "1983". La télévision étant réticente face à la réalisation de 4 films, on n'a droit au cinéma qu'à 3 volets, "1974", "1980" et "1983". Le scénariste Tony Grisoni a été largement mis à contribution pour que l'omission de l'épisode "1977" ne nuise pas à la compréhension de l'ensemble. Bien que chaque film ait un réalisateur différent, il est en effet évident qu'on est face à une seule et même œuvre, avec une police gangrénée par la corruption et des crimes commis par un ou plusieurs "serial killers". Dans "1974", le premier volet, le moins réussi,réalisé par Julian Jarrold, le personnage le plus important est un jeune journaliste à la fois maladroit et tenace. Dans "1980", le second, peut-être le meilleur, réalisé par James Marsh (remarqué en 2006 avec un très bon film : "The King"), c'est un inspecteur de police loyal et consciencieux qui tient le rôle principal. Quant au 3ème, réalisé par Anand Tucker, il met en vedette un avocat et un autre policier et il présente comme bonus l'explication de tout ce qu'on n'avait pas compris dans les 2 premiers. Tout du long, les ciels du Yorkshire sont presque toujours uniformément gris et l'atmosphère poisseuse. Les 5 heures de l'ensemble se laissent voir sans pour autant être totalement convaincantes.
Dommage que la mise en scène soit un peu plus neutre que lors des deux précédents opus. Toutefois, le scénario suffit pour nous captiver du début à la fin. Les dernières pièces du puzzle s'emboitent, et l'ensemble de la trilogie y gagne une indéniable cohérence... Et à nouveau il faut souligner la qualité exceptionnelle du casting.