Nostalgie de la lumière
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31 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 décembre 2010
J'ai vu que le film vient de remporter le prix du meilleur documentaire de l'année aux European Academy Awards... En vérité c'est plus que mérité, ce film est magnifique, touchant... Un chef d'oeuvre
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2010
Nostalgie de la lumière (2010) est un stupéfiant documentaire sur le désert d’Atacama au Chili. Un endroit unique au monde, avec un ciel pur (et donc extrêmement visible pour les astronomes du monde entier). Le désert héberge d'innombrable télescopes, financés essentiellement par les étrangers. Si le ciel d'Atacama est très riche, ses terres le sont aussi puisque sous le régime d'Augusto Pinochet, le désert a servi de charnier à ciel ouvert (depuis plus de 30 ans, les épouses des prisonniers politique errent dans le désert inlassablement, espérant déterrer un jour ou l'autre le corps de leur mari ou de leur frère. Ce qui est très paradoxal, c'est de constater que les astronomes explorent le passé cosmique pendant que des femmes explorent le passé d'un désert meurtri et qui, de temps en temps, libère à la surface des restes extrêmement bien conservés. Un documentaire troublant et choquant mais sublimé par de superbes images cosmiques.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 décembre 2010
Le film fait une part vraiment très large à la tragédie chilienne des massacres de Pinochet, J'avais cru qu'il serait plus une réflexion poético-scientifique sur la dimension de l'espace interstellaire... Un peu déçue.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 novembre 2010
Belle idée, film intélligent, sensible autour de l'être humain !!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 novembre 2010
Comme beaucoup de Chiliens, Patricio Guzman est passionné d'astronomie. Et chacun sait que le désert d'Atacama est la région la plus propice pour observer les étoiles, grâce à la pureté de son atmosphère due à une extrême sécheresse. On y trouve les plus grands télescopes du monde et le chantier du projet international ALMA qui sera achevé en 2012. Ce point focal de la planète est une porte vers le passé, celui de la Terre, celui d'anciennes civilisations, celui d'un pays. Les astronomes scrutent le ciel pour y trouver le secret des origines dont la lumière ne leur parvient qu'aujourd'hui. Mais dans le désert, les archéologues interrogent la roche et le sable pour y déchiffrer les dessins et les momies des bergers précolombiens. Les historiens, eux, retrouvent les anciennes cités minières du 19e siècle et leurs ouvriers intacts. Car Atacama n'oublie rien. Tout ce qu'on y abandonne se dessèche sans se décomposer et défie le temps. C'est pourquoi les dernières "fouilles" sont celles des femmes aujourd'hui vieillies mais tenaces et obstinées, qui recherchent toujours les "disparus" de la dictature Pinochet. Parfois, elles ramènent au jour un charnier, des fragments de corps, des éclats d'os. Mais comme dit l'une d'elles, elles ne veulent pas un os mais les corps tout entiers, toute la vérité, toute la lumière. Ces assoiffés de connaissances, de réponses, de clarté, le cinéaste leur donne tour à tour la parole, entrelaçant leurs propos à son propre commentaire car il est l'un d'entre eux. Lui-même a connu les geôles de Pinochet puis l'exil. Lui-même cherche la lumière et, comme le désert, il n'oublie pas. Comment décrire la beauté des images qui illustrent les mots? Il y a les photos astronomiques, bien sûr, mais aussi les paysages somptueusement arides d'Atacama, la rondeur des observatoires, les rouages magnifiques des télescopes. Et puis les témoignages poignants du passé humain, les momies, les ossements, les mines transformées en prisons, les croix de bois des vieux cimetières, les photos des disparus d'hier. L'émotion jaillit à chaque plan, dans le tintement de vieilles cuillères supendues, les couleurs de billes enfantines, le tracé d'un visage sur une paroi rocheuse. Et nous ressentons aussi, pleinement, cette nostalgie au sens propre, cette souffrance du manque de "lumière", peut-être celle des étoiles dont nous gardons dans nos corps un peu de la matière.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 novembre 2010
Long. belles images du ciel sans explications, beaucoup plus tourné sur le camp de travail que sur le ciel contrairement à ce que peut laissé penser l'affiche. pas de réelles informations sur le travail des chercheurs. Un peu déçue
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2010
Il faut se laisser emporter par le rythme lent de ce film, oscillant entre la terre et l’univers, l’immensité des espaces percés par les télescopes installés sur les montagnes surplombant le désert d’Atacama. La poussière de la terre retournée par des chiliens et chiliennes en quête de fragments humains de leurs proches exécutés par la junte chilienne.

La confrontation entre des images violentes de corps décomposés retournant à la poussière et les somptueuses images de galaxies et constellations à l’origine de toute la matière nous amène à réfléchir à notre condition humaine. Il y a dans ce film ce lien entre la matière de l’univers et celle de nos corps qui nous renvoie à cette phrase de la Genèse "tu es poussière et tu retourneras en poussière". Mais entre ces 2 phases, il y a toute la souffrance exprimée avec beaucoup d’émotion par les parents de victimes de la dictature chilienne et qui touche de manière très intime le spectateur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2010
Précipitez-vous pour voir et écouter ce que dit ce film.
Combien de "corps célestes" à retrouver, pour que le "lumière" soit faite...?!
Grand film, grand réalisateur, grand Pays!
PhilD
islander29

1 032 abonnés 2 669 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2010
Que ceux qui veulent voir de beaux ciel étoilés passent leur chemin....Ce film est un exercice de mémoire sur les disparus de la dictature de Pinochey...Magnifiquement traité par des parallèles entre le calcium dans l'univers et les morceaux d'os que des femmes s'escriment à retrouver dans le désert d'Atacama...Les témoignages de certaines de ces femmes sont bouleversants et révèlent une haute conscience de la mort, voire du néant...C'est presque un discours philosophique sur l'univers, sur l'insignifiance...Bref si on n'a pas trop le moral vaut mieux pas aller creuser le désert d'Atacama....Un documentaire poignant...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 novembre 2010
Un film intéressant, sorte de documentaire historico-politico-géographique sur le Chili contemporain. Le témoignage des femmes qui cherchent les ossements de leur proches dans le désert est poignant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 octobre 2011
un moment pour se poser....sur soi et l'infini.
Le rythme à la fois lent et captivant, est une réussite.
Dommage qu'il ne soit que dans 40 salles en France.
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2010
Voilà un film comme on n'en voit peu, d'une élégance rare, qui a son rythme propre, sa mécanique intime, singulière, secrète, tout à l'air très calme et simple en apparence, limpide et pure comme le ciel du Chili, dans le désert d'Atacama, inoffensif, comme cette passion nationale pour l'astronomie, tropisme atypique et exotique, les regards tournés vers les profondeurs insondables et infinies de l'univers, mais peu à peu, au gré du commentaire, dérive des souvenirs d'enfance à la révolution, puis le trou noir de la dictature, du télescopage des images, ce lieu presque stérile, sans vie, va se révéler d'une fécondité visuelle, historique, politique, poétique admirable. Billes spiralées d'enfant, enroulement de galaxies fabuleuses, sol craquelé du désert proprement martien, cratères lunaires, calcium des spectrographe des astronomes, cycle de naissance et de mort des étoiles, calcium des os des détenus dont on a fait disparaître les corps, que les Veuves recueillent minutieusement, patiemment, fragment après fragment ("Les restes des restes"). Travail de deuil colossal, désespéré, qui dérange la conscience chilienne. Ces ossements et cadavres mithridatisés se mêlent à ceux des civilisations précolombiennes, aux "esclaves" indiens des mines du XIXème siècle, aux poussières stellaires, sans se mélanger, en une rencontre improbable qui découvre et fait jaillir larmes bouleversantes, visions décalées, perspectives inattendues, humour très fin, pensée sauvage, poésie, beautés vertigineuses. A la sortie de la projection on lève les yeux, et l'on se trouve face au ciel de Paris, éteint, occulté, absolument noir, où ne clignotent par intermittence que les feux de signalisation des avions, et on se fait bousculer par les badauds qui sortent des boutiques, pressés de s'engouffrer dans le métro, pestant contre vous, d'avoir osé interrompre quelques secondes le cours néantifiant de la circulation mécanique des choses en demeurant le nez en l'air au milieu du trottoir...
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2010
Un documentaire très intéressant et fascinant. Les images sont superbes et le film même s'il est documentaire est très reposant.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2010
Magnifique et bouleversant documentaire sur le travail de la mémoire et le poids du passé par le prisme inattendu des astronomes installés dans les hauteurs du désert d'Atacama au Chili. Servi par un commentaire intelligent et visionnaire, Nostalgie de la lumière - titre en soi merveilleux - dresse des parallèles surprenants et philosophiques entre présent et histoire, éternité et éphémère, infiniment grand et infiniment petit en finissant par les fusionner dans une interrogation proprement métaphysique. C'est d'une film d'une force, d'une beauté et d'une acuité et d'une originalité inouïes dont on ressort conquis et secoués.
velocio

1 539 abonnés 3 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2010
Chili, le désert d'Atacama : le ciel le plus pur du monde. Une sécheresse absolue, absence de pollution, absence de lumière parasite, les villes les plus proches étant à des centaines de kilomètres. L'endroit rêvé pour installer des télescopes : ils y poussent comme des champignons. Ces mêmes conditions atmosphériques ont permis une conservation quasi parfaite des restes des civilisations antérieures, en particulier de corps de plusieurs centaines d'années. Et ceux, plus récents, des victimes de Pinochet et de ses sbires, un camp de concentration ayant été installé dans ce désert, dans les habitations d'une mine désaffectée. Dans ce désert magnifique, les astronomes arpentent les traces du big bang, recherchent des corps célestes et les traces d'une éventuelle vie extraterrestre, des ethnologues recherchent les corps de leurs ancêtres et reconstituent les civilisations du passé, tandis que des hommes et des femmes (surtout des femmes) recherchent leurs parents disparus. Grand réalisateur de documentaires ("le cas pinochet", "Salvador Allende"), Patricio Guzman met en parallèle toutes ces recherches avec une grande intelligence et l'œil d'un photographe de grand talent.
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