Melancholia
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mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2018
Film le plus populaire de Lars Von Trier, que j'adore vraiment. Une logorrhée époustouflante sur les réactions des gens face au stress, un décor traumatisant et insupportable. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 juillet 2017
Incroyable, vraiment superbe esthétiquement parlant, comme un rêve éveillé, mais aussi de belles prestations d'acteur, en ajoutant à tous ça une histoire aussi étrange sue touchante, qui nous fait a la fois ressentir le mal-être et la folie qui se cache parfois chez quelqu'un, mais aussi la déception et la désillusion qui peuvent amener jusqu'au suicide...
Rictus1260
Rictus1260

43 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2017
Un film qui présente la fin du monde de façon spectaculaire. Le spectacle est renversant, l'histoire prends aux tripes. Le film se divise en 2 volets: le mariage de Justine, une femme profondément dépressive qui rejette ce mariage arrangé organisé dans le faste, cette famille divisée qu'elle ne supporte plus et son fiancé matérialiste qu'elle ne veut plus épouser. Cette attitude pour le moins déroutante de Justine provient d'un dégoût complet de ce qui est sa vie et de ceux qui l'entourent.
Dans le second volet du film, Justine, de plus en plus malade, est hébergée dans la maison de Claire, sa soeur, qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour la soutenir. Entre nous Charlotte Gainsbourg joue un rôle admirable dans ce film.
Mais la planète Mélancholia s'approche dangereusement de la terre et on comprend petit à petit que la collision est irrémédiable. Les dernières images sont d'une beauté à couper le souffle et curieusement, c'est Justine qui fait preuve d'une incroyable lucidité et de la plus grande maturité, pleine de dignité, dans les derniers moments. Un des rares films dramatiques qui m'ait vraiment impressionné avec une scène de l'apocalypse la plus réussie du cinéma. Mais qu'est ce que c'est désespérant. Il y aurait de quoi sombrer dans la dépression! Dieu merci nous avons la foi!
Ced T
Ced T

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2017
Revisitant entièrement une angoisse récurrente des films de science fiction, à savoir une très probable et imminente fin du monde à laquelle la plupart des scientifiques refusent pourtant de croire, Lars Von trier s'offre ici la possibilité de livrer entièrement ses névroses à travers le personnage central de Justine, interprété par Kirsten Dunst, ici d'une justesse incroyable dans son rôle de jeune mariée à la fois dépressive, désenchantée, vidée de tout désir, intimement persuadée que le monde n'en à plus que pour quelques heures à vivre. Les premières minutes hissent immédiatement ce magnifique film au niveau de chef d'œuvre grâce à une photogénie unique, un symbolisme exalté, chargé de romantisme classique qu'on ne retrouve nulle part ailleurs au cinéma, si ce n'est peut-être dans les œuvres de Tarkovski, considéré comme le plus grand réalisateur soviétique dès les années 60. Des oiseaux qui chutent inéluctablement du ciel, une robe de mariée arrachée par les innombrables racines des arbres, des pas lourds qui s'enfoncent lentement dans la terre, tout commence par l'orchestration imagée d'une fin du monde déchirante, portée par le sublime Tristan et Iseult de Wagner, qui trouve ici pleinement sa dimension à l'image. Ce début est sans doute l'un des plus beaux démarrages de film qu'il m'ait été donné à voir. S'en suit un retour à la réalité d'un mariage somptueux dans le château de Tjolöholm situé en Suède, malheureusement gâché par les querelles familiales et intestines que Justine ne parvient plus du tout à supporter, déjà emportée par cette apocalypse qui ne cesse de grandir au plus profond d'elle même. Seule sa relation à sa sœur Claire, incarnée par Charlotte Gainsbourg, restera centrale et lui permettra jusqu'à la fin du film de tenter de se faire comprendre pour partager ce qui lui reste d'amour à offrir, tandis que les rôles masculins (Kieffer Sutherland et Alexander Skargard) occupent davantage une position faussement rassurante et peu empathique, bien incapables de comprendre le véritable désarroi que traverse Justine, s'accrochant à un pragmatisme vacillant à mesure que les heures passent. Au final, une œuvre bouleversante, plongée dans les abimes d'une dépression dévorante, mais qui ne manque pas, malgré tout, et comme dans nombre des films du réalisateur (Breaking the waves, Dancer in the dark...) de nous éblouir finalement d'une lumière rare et tout simplement éblouissante.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 octobre 2016
Mise à part une distribution pas dégueu, ce film de Lars Von Trier atrocement lent, ennuyeux, soporifique et scientifiquement impossible - une planète arrive, puis repart avant de revenir, sérieusement ? -, n'est qu'une escroquerie cinématographique de plus car l'histoire - la planète Melancholia qui se dirige vers la Terre - ne débute qu'en 2ème partie. Nul.
Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 septembre 2016
Un exercice de style surfait et pompeux qui n'a rien à raconter à part un pseudo récit dramatique nihiliste empli de vacuité qui n'apporte strictement rien à son background de fin du Monde. Les thématiques brossées sont très superficielles et consensuelles au demeurant. C'est beau, bien joué, à défaut d'être passionnant.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 669 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2016
Melancholia est un des films les plus étranges qu il m ai été donné de voir. Visuellement, ç est magnifique, les images sont sublimes. Au niveau de l atmosphère, le titre porte bien son nom même si la mélancolie se confond surtout avec la dépression. La mise en scène est très pro et il y a de nombreuses bonnes idées de réalisation. Par contre, voir ce film est une véritable torture, le cinéma doit être un divertissement et non pas un supplice qui nous fait sentir mal et qui ne parvient pas au but premier de nous changer les idées. Kristen Dunst, l héroïne dépressive colle à merveille avec son rôle, mais elle joue toujours aussi mal au contraire de Charlotte Gainsbourg surprenante.
Difficile d'évaluer donc Melancholia qui est un beau film mais que je vous déconseille de regarder...
petkovic
petkovic

26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2016
Melancholia est l'association de la beauté et de l'efficacité.
Beauté de la réalisation, efficacité du récit.
Jamais un film catastrophe n'avait été abordé avec tant de finesse.
À voir absolument... avant la fin du monde.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 août 2019
Je qualifierais la première partie plutôt glauque, atmosphère pesante, règlements de comptes familiaux, une Kirsten Deust énigmatique ainsi qu'une Charlotte Gainsbourg pincée, sans oublier la mère antipathique pleine de ressentiments Charlotte Rampling pour ne nommer qu'elle....
En revanche, dans la deuxième partie, Lars Von Trier, met l'accent sur les émotions refoulées que l'on se doit d'affronter, une vulnérabilité soudaine (C Gainsbourg), un mari aimant dévoué et patient....La fin de ce monde évoquée, et s'il arrivait, que ferions-nous ? On aurait pas le choix, que d'attendre, attendre avec les gens qu'on aime, attendre la fin de notre humanité....
Ce film marque malgré tout, étant donné que je ne suis pas une adepte de films sombres et fatalistes, j'avoue avoir été surprise de découvrir ce réalisateur pour la deuxième fois (Nymphomaniac) et je ne peux m'empêcher de constater le génie de ce mec torturé...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 août 2016
C'est un film vraiment profond et important pour la vie de Lars Von Trier, parce que le réalisateur s'exprime avec l'actrice. C'est la raison pour laquelle il s'est amusé à realiser ce film avec Kirsten Dunst qui a fait un bon travail avec Janice, son personnage. La raison essentielle, Von Trier est en train de traverser un changement dans sa vie personnelle et le montrer avec la trilogie de la dépression: Antichrist, Melancholia et Nymphomaniac.

La synchronisation avec la musique est importante parce que c'est un jeu avec le spectateur et leurs sentiments. :)
Toto INF
Toto INF

42 abonnés 555 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 octobre 2016
Un film relatant la fin du monde, mais qui ne parle pas du tout de fin du monde.
On suit une cérémonie de mariage qui part en cacahuètes, puis un petit morceau d'histoire de vie, puis l'apothéose finale qu'on attendait quand même depuis le début !
Catégorisé ce film dans la SF est une vaste blague. De plus, les plans de caméra, le jeu d'acteur, et les dialogues pseudo élitistes de Lars von Trier sont d'une arrogance irritable.
Bref, seul la fin m'a plu, marquant la fin de mon calvaire, et la fin des personnages.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 août 2016
Un grandiose film sur la fin du monde, qui ne traite le thème comme personne d'autre. Le film est divisé en deux partie.
La première, intimiste, nous livre l'histoire d'une famille en pleine crise pendant un événement sensé être le plus beau jour d'une vie: le mariage. Quoi de plus jubilation de voir cette événement partir en fumée.
La deuxième, sur l'approche de la fin du monde et les différentes réactions à celles ci.
Henri M
Henri M

60 abonnés 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2016
Tout commence par la musique : le sublime Prélude à la mort d'Iseult sur des images fascinantes, tableaux de peintres hollandais, personnages figés empêtrés dans les fils de cette vie ici-bas, visages nus saisis dans leur vérité profonde sur lesquels se détache Melancholia, inquiétante et prégnante.
Puis Justine apparaît, visage radieux du bonheur dans sa robe de mariée, blonde et lumineuse auprès de son mari, amoureux et ravi, en route vers le manoir somptueux de sa soeur.
Une vision de rêve que ne vont pas tarder à obscurcir les ombres du secret, du mal-être et des rancoeurs enfouies : père infantile, mère désespérément aigrie, soeur partagée entre l'amour et la haine, beau-frère intéressé et mercantile, patron pathétique et pitoyable.
Peu à peu tout se délite dans cet univers qui se voulait parfait, y compris et surtout Justine, de plus en plus accablée au fur et à mesure que la fête avance.
Joie, bonheur, beauté, tout n'est qu'apparence trompeuse, et Justine n'en peut plus de cette robe de mariée qui lui colle à la peau, s'absentant d'elle-même pour scruter le ciel avec angoisse, ressentant, sorcière ou déesse, le lien intime qui la relie à Melancholia.
Une tension grandissante habite la seconde partie qui revêt les traits anguleux de Claire, sa soeur, dévouée, pragmatique, qui affirme son rôle d'aînée tandis que Justine s'embourbe dans une apathie douloureuse.
Et toujours, lancinant leitmotiv de cette fin du monde tant redoutée, ce Prélude qui nous envahit, nous immerge dans la peur qui s'empare de Claire devant les signes avant-coureurs de la catastrophe imminente, alors que Justine, à l'image de Léo, l'enfant de sa soeur, nous offre un visage presque apaisé : trois êtres confrontés à une angoisse terrible, symboliquement protégés par la cabane magique de l'innocence.
Une oeuvre qui nous plonge dans les peurs irrationnelles enfouies au plus profond de nous, inégale mais intense, avec deux actrices qui m'ont progressivement fait entrer dans cet univers inquiétant, ô combien, du réalisateur danois.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 juin 2016
Ce lvt arrive a nous faire reagir même sans effets speciaux a l'américaine,j'ai trouvé charlotte gainsbourg criblant de vérité (déjà j'avais pris une claque en voyant antichrist) bravo lvt pour ce beau film
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2016
Le rejet d'une partie du public concernant Melancholia s'explique, surtout, par l'impossibilité qu'a celle-ci de dépasser le propos nihiliste et misanthrope de Lars Von Trier, qui met à nu la faiblesse et la vanité d'une humanité face à la fin du Monde, qu'il regarde comme une libération. Pourtant, il y a matière à trouver en cette fable d'un onirisme grandiose (Von Trier convoque pour le faire exploser dans son essence le romantisme allemand, et le fait que les critiques rappellent unanimement cette ascendance montre à quel point le danois a réussi à en atteindre la prégnance) une profondeur émotionnelle assez vertigineuse. Le personnage joué par Kirsten Dunst, assez détestable prolongement de la personnalité de Von Trier, se doit d'être regardé avec l'empathie dont elle ne fera jamais preuve pour pouvoir lire en elle la douleur, le vide et le néant qui la condamnent, comme son auteur, à une misanthropie et une dureté sans limites. Ainsi, faire à Von Trier le procès de son mépris de l'humanité, de son incapacité à montrer de l'amour ou une quelconque empathie, c'est un peu retomber dans le piège facile de la condamnation sans ambages, c'est un peu, justement, refuser de comprendre un homme à qui on reproche de ne pas chercher à comprendre l'autre. Von Trier et Justine sont exécrables parce qu'ils souffrent, et la seconde laisse magnifiquement à voir la profondeur que peut atteindre la mélancolie. Attisée par l'approche de Melancholia, qui menace de détruire la Terre, la mélancolie du personnage finit par trouver une aura qui le dépasse, Justine cessant de souffrir pour gagner une puissance inhumaine et sereine, se poser en déesse dont le corps parfait s'expose de façon irréelle sous le double éclairage nocturne de deux astres célestes. Elle synthétise à elle seule les proportions démesurées, à la fois originelles et célestes, d'un sentiment qui laisse à l'homme lucide et torturé l'impression de renouer avec une vérité cosmologique, avec un savoir absolu et une supra-conscience qui englobe tout de son aura. Pourtant, il n'est pas dit que Lars Von Trier se dise, par son biais, capable de la même placidité quand viendra le moment de sa mort ; ce que le danois essaie de mettre en scène, c'est avant tout la puissance du sentiment qui l'habite, son impression d'avoir en l'ayant éprouvé terminé tout cheminement intime. D'être déjà mort, en attendant de mourir vraiment. Certes, pendant ce temps, les autres personnages paraissent ridiculisés, rabaissés à la faiblesse, à l'illusoire certitude de maîtrise ou de sens. LVT ne leur accordera jamais le moindre cadeau, et la vision qu'il offre de nous tous est bel et bien celle d'un nihilisme sans place pour l'amour. D'un côté, son final trouve une supériorité incroyable par un procédé très simple. Si LVT se permet de dessiner le personnage dont il se sert pour peindre Melancholia aux couleurs noires et abyssales de son âme (Justine) comme un être capable de surmonter sa propre destruction, il faudrait, pour battre en brèche la noirceur de son film, faire preuve de la même arrogance en prétendant avec sûreté qu'un être humain ordinaire (visage que Charlotte Gainsbourg se charge d'endosser) serait capable lui-aussi de rester droit, aimant et protecteur même quand viendra la fin de toute chose. S'il nous regarde de haut, presque d'une position divine, Lars Von Trier y parvient donc en s'assurant que pour l'y rejoindre, il faudrait donc abandonner toute modestie, et présumer qu'une vision du monde positiviste possède la même assurance et la même certitude que son propre désespoir. Après tout, bien des siècles ont déjà passé sans que le nihilisme ou la foi en le sens de la vie n'aient pris le dessus d'une manière irréfutable dans les débats sur la question. Ces deux attitudes ne sont que des dispositions de l'esprit, qui se refusent à toute démonstration rationnelle. Lars Von Trier s'essaie donc ici à la seule manière d'appréhender ce combat métaphysique, cette césure dans la sémantique de la vie, cette dichotomie irréconciliable : en laissant à voir la profondeur de son sentiment, et les dimensions sans pareilles qu'il lui donne l'impression d'atteindre, la certitude de renouer avec quelque chose de primal et d'à jamais indépassable. Dur, puissant et sans complaisance, Melancholia est un film vertigineux, un astre noir dont l'empreinte peut être considérable, et l'un des plus grands films du millénaire en cours.
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