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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 septembre 2010
Jusqu'où peut on aller dans le jeu de couple. A force de jouer avec le feu on se brule tôt ou tard! On ne badine pas avec l'Amour…rochdy zem et Marina Foïs dans des rôles vraiment à contre sens, elle est très très loin des "robins des bois".
Si l'on a du mal à parler du film, du genre auquel il se rapporte, c'est peut-être parce qu'il su nous éblouir par son aspect sexuel réellement vulgaire. Une poésie muette qui réveille en nous un déchaînement d'émotions contradictoires. Une sorte de catharsis poussée par la crainte que les conséquences de ces actes échangistes nous inspirent et la pitié concernant ces 4 amis/amants impuissants face à leur débordante libido qui nous retourne le coeur.Comme un mal de mer dû au continuel mouvement de va et vient. Grosse déception: le bouchon n'a pas été tiré de sa bouteille jusqu'à l'ouverture. Quitte à ce que les couples se fondent en ne formant qu'une seule entité double (les 4 ne couchent jamais ensembles), pourquoi les femmes ont essayé entre-elles alors que les hommes restent retranchés dans leur pudeur virile et machiste. Incohérence ou non-volonté de la part des acteurs! Boucher et Foïs se sont lancées pourtant!!! Bref la pression environnante à tout de même suffit à faire exploser le bouchon. Ce mutisme oppressant conduira à la séparation définitive du quator. Nous ne savons comment ils en sont arrivés là ni comment ils devront en sortir finalement. Les penchants humains déviants sont complexes et difficilement explicables. On apprécie la nuque de Marina Foïs! Le réalisateur aussi... Touchante et épatante malgré ce débit de parole qui lui colle à la peau. Roshdy Zem énerve et je ne saurais pourquoi l'expliquer. Elodie Boucher m'a agréablement étonné. Je ne percevais qu'une Teri fragile et insouciante, lancée à pleine vitesse dans cette machination perverse et presque malsaine. Nicolas Duvauchelle aurait pu tiré son épingle du jeu si le partie n'était clairement pas féminin. Donner la parole en hors champ à chacun des protagonistes est habilement ingénieux, si chacun avait son importance équitable! On est à mon goût pas assez investi dans la tête des personnages. Trop laissés de côté pour pouvoir apprécier justement ce flot brusque et déchaîné des passions.
HAPPY FEW: A CORPS PERDUS. Les amours se conjuguent au pluriel dans le film Happy Few, sorte de ballet utopique et charnel entre deux couples qui se rencontrent, tombent amoureux et choisissent de se partager simplement, librement et sans contraintes. Mais quand les sentiments s'en mêlent et s'emmêlent, les questionnements surgissent eux aussi et il devient plus difficile de jouer ce petit jeu amoureux sans règles strictes ni officielles. Quand la séparation est envisagée, se retrouver seul avec son partenaire initial s'avère plus éprouvant que prévu. Le refus d'effacer ces moments intimes et partagés ensemble se retrouve dans une petite tâche de sang sur un tapis, souvenir de leur première rencontre, ou encore dans la farine répandue sur le sol d'une maison de campagne, poussière érotique qui ne sera pas balayée. Cette parenthèse phantasmée et les nombreuses scènes d'amour (disons plutôt de sexe) qui rythment le film et les relations des personnages sont parfois dérangeantes (violentes et crues) mais souvent intéressantes car, comme le dit le titre, aimer qui l'on veut n'est pas un privilège donné à tout le monde.
les quatre acteurs principaux sont justes, marina fois et nicolas duvauchelle en tête. belles images (ahhh l'after farine au bord du lac). encore faut-il etre receptif à l'échangisme et aux couples libres et libérés. un peu pompeux. dommage.
Film à l'ambiance très étrange, sensation lourde et feutrée, beaucoup de nudité. Film qui ne restera pas dans nos mémoires. Bien filmé tout de même avec les 4 acteurs ; l'histoire n'est pas banale.
Happy Few est un film sur l'amour à quatre avec accord pour les deux couples. Un scénario osé mais qui ne marche même si les acteurs sont actifs... nous sommes dans l'imoralité et à la limite du X...
J'adore Marina aussi dés le début du film , je sens que Cordier aura du mal à réaliser une "happy end" , je reconnais que ce film peut déranger voire mettre mal à l'aise mais au final on se pose les (bonnes) questions et on remets en cause notre éducation judéo chrétienne . Bref un film qui fait du bien et se prolonge par des discussions appuyées entre amis!!! Ps je suis allé le voir juste apres 'des hommes et des dieux" et ca fait un choc!
Je suis ressortie de la salle avec un Bof Bof dans l’esprit. Et je ne sais pas d’où ça vient.
Les acteurs jouent pourtant bien. Nicolas et Elodie ont l’habitude des rôles non pudiques et controversés. Élodie avec the L word où elle est à poil la moitié du temps et Nicolas avec des films comme « Hell » ou « les corps impatients » Marina Foïs est vraiment à contre emploi de ses autres rôles, d’habitude elle joue des femmes normales sans grand charme (ou débiles comme dans Rrr ou d’autres) mais là elle joue une femme forte et belle qui sait ce qu’elle veut (et on a droit à une scène de sexe assez osé j’ai été très surprise) Roschy Zem est le seul à ne pas prendre de risque dans ce film, il est égal à lui-même comme dans tous ces films (sauf que je ne l’avais jamais vu sourire comme ça.. ça fait bizarre)
Andy cordier n’en ai pas à son premier coup d’essai puisque avec « douches froides » en 2005 il avait déjà expérimenté ce thème : les ménages à plusieurs, la jalousie, la folie, le regard des autres,… Mais ici il manque un je ne sais quoi pour nous replonger dans ce sentiment d’intrusion et de malaise (comme pour « douches froides »)
Histoire innovante ? check. Actrices sexy ? check. Acteurs sexy ? check. Scènes osées ? check. Tout y est mais la sauce ne prend pas. Ce film est trop sage pour ce qu’il présente
Film assez bizarre pour ma part où le nu a une trop grande part je trouve. Le scénario n'est pas assez exploité et on stagne sans trop savoir qui ressent quoi. Si j'avais juste un conseil: n'allez pas le voir si vous chercher une "comédie dramatique".
Ce film m' a bien déçu : Le propos est séduisant , le casting attirant ( je suis un inconditionnel de Roschdy Zem ) , la bande-annonce alléchante , et au bout du compte , un ennui mortel , avec trop de scènes de sexe pour du sexe , sans émotion , sans romantisme , sans tendresse . Il y a même un peu de sadisme dans tout cela . Le scénario n' est pas assez fouillé ( par exemple , les raisons du vol du journal intime de Rachel ne sont pas expliquées ) . L' interprétation est molle , sans enthousiasme ni folie , dans ce genre de situation . Même la scène de " partouze " dans la farine ne m' a pas séduit ! Bref , un film qu' on peut éviter , si on doit payer sa place ! J' ai mis cette notation uniquement pour la curiosité pour une telle histoire , et la présence de Roschdy Zem , le seul à vraiment sortir du lot .
Filmer le désir n'est pas une partie de plaisir. Antony Cordier s'y essaie, avec un ton décomplexé qui n'appartient qu'à lui, dans une histoire qui n'est pas qu'une partie carrée qui tourne rond, pas plus qu'un traité moderne sur les vertus roboratives de l'échangisme. Happy Few est un double mixte, que l'on trouvera plus ou moins osé, selon sa propre conception de la morale, qui convaincra ceux qui pensent que l'on peut évoquer les choses graves de façon légère, et inversement. Le film ne s'appesantit pas sur la psychologie des personnages, ceux-ci sont libres de leurs pulsions et emballements, la mise en scène de même. Mille et un détails donnent de l'intérêt à Happy Few : le regard des enfants, la sensualité de la nature ... Quant aux scènes de sexe, elles ne sont pas excessivement crues ni choquantes (beaucoup moins que chez un Joaquim Lafosse, par exemple), et celle de la farine, déjà célèbre, est particulièrement jouissive, à tous points de vue. La qualité de jeu du quatuor Foïs, Bouchez, Duvauchelle, Zem, au diapason, n'est pas pour rien dans la réussite globale de ce libertinage sans tabous. "Aimez qui vous voulez" proclame l'affiche de Happy Few. Pas mieux.