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    L'Exercice de l'Etat
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L'Exercice de l'Etat" et de son tournage !

    Prestation très crédible d'Olivier Gourmet en politicien

    Une brillante exploration des arcanes du pouvoir et de la haute administration en France

    Un film qui parle de politique mais aussi de l'humain

    Une coproduction

    L'Exercice de l'Etat est un film d’initiative française développé et produit par Denis Freyd (Archipel 35). Après la décision de Pierre Schoeller de confier le rôle principal du film à Olivier Gourmet, et en vue de compléter le financement du film, Denis Freyd a proposé aux frères Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne (Les Films du Fleuve) d’intervenir comme coproducteurs. Le film est une coproduction 80% France – 20% Belgique.

    Présenté à Cannes

    L'Exercice de l'Etat a été présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2011.

    Trilogie

    L'Exercice de l'Etat est le second volet de la trilogie de Pierre Schoeller, sur laquelle il nous en dit un peu plus : "Versailles est un film sur les privilèges, du point de vue des exclus. À contrario, L’Exercice de l'Etat est un film sur la figure du pouvoir, et aussi sur une certaine impuissance française du politique. Voilà pour les deux premiers volets. Quant au troisième, il devrait porter sur la Révolution française, la Terreur, 1793, mais je ne peux vous en dire beaucoup plus parce qu’il n’y a encore rien d’écrit."

    Genèse

    Pierre Schoeller revient sur l'origine du projet : "La genèse du projet remonte à 8 ans, avant Versailles. D’emblée, je voulais mettre de côté la conquête du pouvoir et les questions de politique partisane, le bal des égos, les luttes intestines, les petites phrases… Pour me concentrer sur la pratique du pouvoir, l’Etat, à travers ceux qui l’incarnent et s’y vouent."

    Olivier Gourmet en ministre

    Durant l'écriture du scénario, Pierre Schoeller n'a pensé à aucun acteur. Mais lorsque le temps du casting est venu, il savait que le rôle de ministre devait être tenu par "un acteur d’exception, dans son engagement, dans sa palette émotionnelle et la simplicité humaine". De fait, Olivier Gourmet a été contacté par le producteur Denis Freyd : "J’avais vu Versailles que j’avais beaucoup aimé. J’ai rappelé Denis en lui disant que j’étais sous le charme du scénario et du personnage", raconte l'acteur belge qui n'a même pas eu à auditionner pour le rôle.

    Un ministre méconnu

    Le personnage principal du film est ministre des transports, un poste peu médiatisé du gouvernement. Le réalisateur nous explique ce choix, un peu particulier : "L’une des premières intuitions du film, c’était un homme qui dort et que l’on réveille brutalement pour lui annoncer un accident de car, des morts, des enfants… Je crois que c’est Jospin qui racontait qu’ils avaient fait évacuer 200 000 personnes pour faire déminer une bombe enfouie, et qu’il a attendu toute la nuit pour connaître le dénouement. L'Etat ne dort jamais. Par ailleurs, cela m’intéressait que le personnage du ministre ne soit pas une figure régalienne. On évite les grands questionnements de la Justice ou de l’Intérieur."

    Inconnu au ministère

    Pour interpréter Martin Kuypers, le chômeur qui devient le chauffeur du ministre, Pierre Schoeller a choisi Sylvain Deblé, un comédien non professionnel. Il souhaitait un "visage que l’on n’avait jamais vu", pour que le personnage représente le peuple et qu'il puisse "incarner les sentiments cachés, mêlés, parfois confus ou contradictoires qu’on éprouve envers notre classe politique".

    Claustrophobie

    Durant une bonne partie du film, le ministre se trouve dans une voiture, ce qui a beaucoup déplu à Olivier Gourmet : "On est confiné dans un espace restreint, le cadre est très précis et contraignant. Et, moi qui suis assez grand, je devais presque plier la tête. C’est difficile d’être naturel dans ces conditions, on n’est pas libre de ses mouvements et c’est très peu amusant", déclare l'acteur.

    Inspirations

    Sur les conseils de Pierre Schoeller, Olivier Gourmet a lu Le Coût et le goût de l’exercice du pouvoir, d'Aude Harle, sur les cabinets ministériels, et Quai d’Orsay, la bande dessinée de Christophe Blain et Abel Lanzac sur un ministre des Affaires étrangères inspiré de Dominique De Villepin. Il a aussi eu la possibilité de suivre Frédéric Mitterrand toute une journée.

    Un festival très politique

    L'Exercice de l'Etat était l'un des nombreux films traitant de la politique au Festival de Cannes en 2011. Parmi eux, on peut aussi citer La Conquête et Pater.

    Une aide précieuse

    Zabou Breitman, actrice et réalisatrice, a beaucoup épaulé Pierre Schoeller durant le tournage du film : "Il fallait vraiment une comédienne qui ait un sens aigu de la mise en scène pour se glisser dans la peau de Pauline. Zabou, avec beaucoup de finesse et d’humour, a su porter ce regard lucide, chirurgical sur le ministre. Avec Zabou, on a beaucoup travaillé en lisant le scénario. Elle a rendu vivant certains moments trop techniques", affirme le réalisateur.

    Pas de politique !

    A aucun moment du film, le bord politique du ministre n'est évoqué. Selon Olivier Gourmet, cette décision sert le film : "Qu'on soit de gauche ou de droite, l’adrénaline du pouvoir est la même, la chimie est semblable", affirme l'acteur.

    Et de 2 !

    L'Exercice de l'Etat est le second film de Pierre Schoeller après Versailles.
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