C'est bien d'être dans l'air du temps, de vouloir dénoncer un capitalisme où aucune notion d'humanité n'a sa place, la toute-puissance du dieu Argent, etc... Mais il faut le faire avec justesse, sans sombrer dans la caricature. Si le personnage de femme forte très bien interprété par Karin Viard n'en souffre pas trop, celui joué par Gilles Lellouche en est véritablement une ambulante. Il y a bien quelques tentatives de rendre humain cette caricature mais on a l'impression que Klapisch a peur en contrepartie de ne pas rendre assez sympathique les ouvriers et donc le fait replonger très vite dans la peau d'un businessman incapable de ressentir le moindre scrupule. Le réalisateur veut dire quelque chose mais est incapable de le dire, et d'ailleurs franchement je pense tout simplement qu'il ne sait pas ce qu'il a envie de dire. Bref un gros ratage que ne fait qu'amplifier un final complètement grotesque.
Klapisch avec toujours autant de finesse, d'intelligence. Rivette & Rohmer peuvent (presque, c'est une boutade) gentiment aller se rhabiller car ils conservent un côté hermétique à déchiffrer, et pourtant si naturel. Ici, c'est moins "naturel", mais correctement agencé. Aucun temps mort, aucune erreur. Il reste le choix et la possibilité navrante de rester difficile et de cracher dans la soupe (soit quasiment sur le cinéma Fs) mais ce sera plus une maladie chronique, un rituel irréfléchi, plutôt que la stricte vérité. J'ai lu les critiques des spectateurs, j'ai alors pris un peu peur. Mais fort heureusement derrière, j'ai découvert la perle habituelle que cachent les habituelles mauvaises langues qui ronflent sur leur canapé en lâchant un cana_pet. Bonne nouvelle : Klapisch reste Klapisch, et n'a absolument pas faibli. Ils évolue, et plutôt avec la même qualité. Il n'y a absolument rien à jeter dans ce nouvel épisode. Et je tairai la fin puisque parait-il, elle est facile à deviner. Encore faut-il se persuader que le film (exprimer dans sa généralité) n'est pas un truc qui se résume à relier le début à la fin. Qu'entre les deux, il se passe quelque chose et que c'est important puisque cela représente 90% du temps. Une paille sans doute. Difficile de comprendre que l'on dénigre l'intelligence et la finesse. On peut naturellement y être allergique bien sûr, pour bien des raisons. Il est pourtant si rare que cela fasse du mal...Dans le cas présent, je confirme que ce film fait du bien. Autant ne pas se priver. Mais il est exact que l'affiche et le titre ne sont pas éblouissants.
C'est un film sans surprise, on sait bien comment ça va se finir... d'un côté la femme de ménage courageuse et de l'autre la tête à claques égoïste, trop de longueur, trop mélo, vraiment pas terrible ...
Quelle perte de temps.Film long et ennuyeux, pourtant je suis bon public. Film sans réelle fin,qui nous laisse comme des cons. J'aime beaucoup gilles lellouche et karine viard, mais là, à croire qu'eux aussi ce sont ennuyés à tourner ce film. Décidément l'univers de klapish ne me conviendra jamais.
Le monde, selon Klapisch est divisé en deux catégories de personnes (tiens, comme chez Sergio Leone…). D’un coté, il y a le monde ouvrier, solidaire et courageux, où règnent l’amour et la fraternité dans un Dunkerque de carte postale (!)… C’est-y pas beau, ça madame ? En face, se trouve le monde de la haute finance, où règnent en maîtres l’hypocrisie et l’égoïsme dans des bureaux glacés et des appartements impersonnels. Houlà, pas bien ça…
Klapisch film la rencontre des deux extrêmes, entre France (oh, le beau symbole), l’ouvrière licenciée devenue femme de ménage au service de Steve, le trader millionnaire qui a coulé sa boîte.
Une vision du monde hypocrite, caricaturale et manichéenne, tellement grotesque qu’elle ridiculise le pseudo-message social du film.
Quant à Klapisch, sa réalisation a perdu toute la poésie et le charme qui faisait apprécier ses films : ce ne sont plus qu’effets clippesques qui donnent la migraine et musique assourdissante. Sa direction d’acteur laisse tout autant à désirer : Karin Viard (surtout) et Gilles Lellouche (un peu moins) en font des tonnes et ne parviennent jamais à sauver leur personnages du naufrage annoncé.
Un film détestable, hypocrite et faux. Un navet pathétique à fuir absolument.
Je n'ai pas aimé ce film, rempli de clichés et très sombre. Une envie de donner des claques à Gilles Lelouche du début à la fin ! Karin Viard est très bien par contre. L'histoire était bien trouvée au départ, mais se transforme rapidement en une sorte de satyre sociale qui ne fonctionne pas. Aucune émotion, je déconseille ce film ! Marre de ces films qui se veulent intelligents et dénonceurs.
Ca délocalise sec à Dunkerque et France, mère célibataire de 3 enfants en fait les frais et se retrouve sur le carreau avec 1200 de ses collègues pendant qu’Outre Manche Stéphane (ou Steven), jeune loup de la finance, trader divorcé, sans états d’âme et pété de thunes se voit proposer une promotion par son Boss : Prendre pour quelques mois la Direction de la succursale parisienne de la boîte avant de revenir s’asseoir dans le fauteuil Londonien encore tout chaud de son ex-patron, qui sera alors tout juste parti en retraite.
Et ce qui devait arriver arriva : France descend à Paris pour trouver du boulot et bingo, Stéphane qui cherche justement une femme de ménage à plein temps, l’embauche pour briquer à fond son grand appart du matin au soir parce qu‘en plus d’être un gros mufle, il est maniaque comme pas deux… Mais ce qu’il ne sait pas le Stéph, c’est que si elle est au chomdu la France, c’est à cause de lui, puisqu’il a sciemment coulé son usine pour se faire un max de blé…
La suite c’est la confrontation de la France (tiens, coïncidence !) d’en haut avec celle d’en bas, des ficelles un peu faciles, des clichés de deux mondes qui se côtoient sans se comprendre sur fond d‘images bobos versus Beaubeauf . De bons acteurs cependant, Karin Viard en tête, mais surtout une fin…déroutante, bâclée, incompréhensible, qui gâche tout l’ensemble . Il m’avait habitué à beaucoup mieux, Cédric Klapisch lorsque ses films me donnaient la banane et pas le bourdon.
NB : Remarquez je n’étais peut-être pas « in the mood » ce soir là, puisque j’étais de mauvais poil après une journée …VDM.
Sorti en 2011 alors qu'une énorme vague de chômage s'abat sur la France, "Ma part du gâteau" aborde bien évidemment ces licenciements que l'on dit économiques mais qui sont en réalité causés par la délocalisation des entreprises. Inévitablement, aborder un tel sujet amène à coup sûr à l'évocation de la bourse, des fluctuations du marché, tout cela est un vrai casse-tête et Cédric Klapisch a vu trop gros et a fini par se casser les dents sur ce sujet. Ce film fait l'apologie du monde de la finance, dans lequel tous ces requins sont obsédés par l'appât du gain, quitte à délaisser leur vie personnelle. Il n'y a que l'argent qui compte. Et on ne manque pas de se rendre compte à quel point ces gros bonnets du monde financier méprisent les simples ouvriers qu'ils mettent sur la paille. Cédric Klapisch, qui est pourtant un cinéaste de talent, se loupe ici et passe à côté de son sujet. Confus et mal maîtrisé.
Ah traders lunatiques! fous romantiques branchés sur la matrice pécuniaire...,quel « rêve » que de les voir pâtir un retour de flamme. Karin Viard est superbe comme à son habitude et Lellouche parfait dans son rôle de sélénite. Comme toujours dans les films de Klapisch la bande son est fort soignée.
Un veritable navet bourré de clichés. C'est d'un navrant.....tout est mauvais, meme les acteurs qui sont pourtant des pointures habituellement. C'est long, lent, insipide. Bref un nanar a fuir tellement c'est affligeant...
De vrais bons acteurs, un bon scénario, une histoire qui tient en haleine et qui fait une brève esquisse sociale assez réussie. Karen Viard est géniale et le film nous offre quelques moments assez drôles. MAIS, la fin par contre, est complétement ratée... Attendez, il l'ont tirée au sort ou quoi? Aucun rapport avec le film, ni avec ce qu'on nous dévoile des personnages. Vraiment dommage, du coup, un film avec une fin nulle, est un film nul. Merci Monsieur Klapisch de nous avoir frustrés. Grrrr
Super film mais une fin tellement à la con que ça gâche tout ou presque ! Mais si on le regarde pas jusqu'au bout (y a pas vraiment besoin) on passe un très bon moment
La guerre et le capitalisme c'est mal, la paix et le social c'est bien. Avec ce film Klapisch est passé maître dans l'art d'enfoncer un maximum de portes ouvertes en un temps donné. A ce problème majeur s'ajoute le fait que les acteurs (sauf peut-être Karin Viard) sont désespérants de nullité. C'est incroyable de constater qu'on paye des gens des fortunes pour faire ce que la boulangère ferait mieux.