Avec Quand la Panthère rose s’emmêle, Blake Edwards pousse la logique burlesque de la série jusqu’à une forme d’absurde quasi cartoonesque, où toute vraisemblance est joyeusement sacrifiée au gag. Peter Sellers demeure un phénomène comique fascinant, capable de transformer la moindre démarche, le moindre regard ou la plus petite erreur de langage en événement humoristique. Le film enchaîne les situations délirantes avec une énergie contagieuse, flirtant parfois avec la parodie d’espionnage et la pure fantaisie surréaliste. Pourtant, cette accumulation incessante de gags et de catastrophes finit aussi par produire une certaine saturation, comme si le récit n’était plus qu’un prétexte à prolonger les exploits de Clouseau. Une comédie extrêmement généreuse en moments mémorables, portée par un acteur au sommet de son art, mais dont la surenchère permanente émousse légèrement l’efficacité de l’ensemble.
Encore une suite réussie peut-être encore meilleur que le 2ème film. La fin des années 70 aidant nous sommes face à un film à l'humour plus élaboré avec des scènes remarquables, Quasimodo, les barres parallèles, le pont-levis et surtout une belle partition musicale. Clouseau prend de l'âge mais se bonifie. Assurément le meilleur de la franchise !
Le troisième volet de la saga de La Panthère Rose réalisé par B.Edwards en 1976. Un épisode mouvementé dans lequel l'ennemi juré de l'inspecteur, alias l'ex commissaire divisionnaire Dreyfus, s'évade d'un asile psychiatrique. Ce doux dingue prend de l'envergure pour devenir un danger international terrorisant le Monde. Exceptée l'incontournable (et superflue) séquence de lutte avec Cato le valet de Clouseau (Burt Kwouk), le film reste une aventure distrayante, débordante d'action, de gags "a tiroirs", et de situations cocasses qui fera rire les moins exigeants en subtilité.
Blake Edwards pousse le curseur du burlesque encore plus loin que les précédents films de la série. Avec un départ en fanfare et une dernière partie autour et dans le château à mourir de rire, "Quand la panthère rose s'emmêle" connait malheureusement un ventre mou qui gâche un peu le plaisir. Mais c'est toujours avec le même plaisir qu'on retrouve l'impeccable Peter Sellers dans le rôle du bête, prétentieux et surtout gaffeur inspecteur Clouseau.
La première fois que je l’ai vu, j’étais trop jeune pour vraiment comprendre le film. La première partie est une extraordinaire comédie burlesque, un pur flux de plaisir qui égale les plus grandes comédies des années 1920. Blake Edwards est un grand réalisateur de comédie, avec des idées incroyables !
La deuxième partie est vraiment plus faible. Il y a encore beaucoup d’idées hilarantes, mais je ne sais pas... Peut-être qu’il y en a trop? De toute façon, il y a un manque de rythme. Et la conclusion est trop facile.
Mais en général, c’est une parodie de film d’espionnage fantastique, qui plaisante sur les Français et fait des références évidentes mais délicieuses à l’homosexualité. Peter Sellers et Herbert Lom sont incroyables. Et les génériques animés sont également excellents.
"Quand la Panthère Rose s'emmêle" est une comédie avec un côté suranné qui fait son charme. Humour bon enfant, mélange de vieux film d'action ou d'espionnage type Fantomas ou James Bond et screwball comedy, tout le monde aura de quoi se satisfaire.
Son humour absurde m'a en tout cas beaucoup plu. De nombreux gags ont réussi à me faire rire.
Le côté attachant des personnages y est sûrement pour quelque chose puisque j'ai eu de la tendresse pour certains d'entre eux. J'étais donc dans de bonnes dispositions pour être attrapé par le film et rire à ses blagues.
Mais je pense sincèrement qu'avant tout, ces gags, qu'ils soient visuels ou écrits, étaient de bonne facture.
D'ailleurs, ils s'attaquent à plusieurs pays ou cultures, ne retenant pas leurs coups mais toujours dans le respect. On est plus sur de la taquinerie qu'autre chose.
Certes, certains gags sont vraiment capilotractés. Par exemple ? L'espionne russe qui ne voit rien de ce qu'il se passe. Difficilement crédible.
Toutefois, je trouve l'ensemble inventif, sincèrement drôle et porté par un Peter Sellers raffraichissant.
Film déjanté, burlesque, so British… quand nos chers voisins se lâchent., et qui narre les (més)aventures de la catastrophe ambulante qu’est l’inspecteur Clouseau. Peter Sellers y occupe tout l’espace brillamment, mélange de James Bond, de Bruce Lee… et de Jacques Tati ! Le générique est déjà une pure merveille puis… ça part dans tous les sens en une série de gags dont beaucoup hilarants. Un véritable délire où l’on se plaît à retrouver les allusions parodiques à des films, des personnages, des styles. Un feu d’artifice qui ne s’essouffle jamais et qui consacre cet opus comme le meilleur de la série, très inégale par ailleurs. On peut y voir de la part de Blake Edwards et Peter Sellers la volonté de donner le coup de grâce à une société qui a elle aussi perdu le sens commun. Dans tous les cas, on ne s’ennuie pas dans ce festival de la farce.
Il y a toujours la panthère rose des génériques et les scènes à la Bruce Lee de Clouzot avec son valet Kato. Mais le reste est plutôt de l'humour britannique à la Mister Bean... Un seul passage vraiment drôle : l'attaque du château fort. Et une réplique culte :"La fête de la bière va devenir la fête du cercueil"!
Un épisode plus moyen, où certains éléments réchauffés ne retrouvent pas l'étincelle d'antan (les combats entre Clouseau et Kato sont loin de la qualité chorégraphique atteinte dans "A Shot in the Dark"). On sauvera cependant la scène du dentiste où le gaz hilarant réunit les deux ennemis, Clouseau et Dreyfus, dans un fou rire communicatif et celle, finale, spoiler: où l'inspecteur tente de se déshabiller pour rejoindre l'espionne russe qu'il a séduite bien malgré lui .