Changement de registre pour l’habitué des films catastrophes et autres blockbusters qu’est Roland Emmerich, puisque nous sommes ici en présence d’un thriller dramatico-historique (je ne sais pas si cela se dit mais bon je l’écris quand même !!) qui possède des décors et costumes brillamment conçus, ainsi qu’une interprétation de qualité. A ce titre, je signale la performance des plus convaincantes de Vanessa Redgrave dans le rôle d’Elizabeth 1er. Par contre, cette histoire où l’on cherche à savoir la paternité des récits de William Shakespeare n’est jamais véritablement passionnante et possède une bonne dose de longueurs. Dommage, car le sujet se trouvait être bien original à la base et laissait augurer une très belle surprise.
Qui était William Shakespeare ? Avec son enfance modeste, où a t-il acquis une telle culture et d'où vient sa connaissance du catholicisme ? Ce sont les questions que Roland Emmerich (papa de Godzilla et autres catastrophes naturelles) s'est posé. La scène introductive présente un théâtre (contemporain celui-ci) où le narrateur explique aux spectateurs le mythe du plus grand dramaturge anglais. L'identification au public est facile certes, mais efficace, afin que l'on entre pleinement dans l'époque élisabéthaine. La lumière est belle, plutôt travaillée, les costumes et décors sont fidèlement représentés, et il est intéressant d'observer comment se déroulaient les pièces de théâtre à cette époque. Cependant, à force de vouloir être sur tous les fronts, Emmerich se perd dans son propre film en bâclant certaines histoires et en brassant trop de genres différents, qu'ils soient politique, historique ou littéraire. Les personnages y sont fades et sans réels reliefs, avec trois figures principales déjà vues : le génie incompris, l'admirateur sans talent, et l'idiot caricatural. Ce dernier, c'est William Shakespeare. Attention, le choc risque d'être rude. Le réalisateur le voit comme un être vicieux, vaniteux et malhonnête qui ne sait même pas écrire son prénom. Il y a en effet des hypothèses qui exposent différentes théories sur l'auteur : certains se demandent si un seul et même homme a pu écrire toutes ces pièces vu leur variété, d'autres affirment qu'il n'a jamais existé. La thèse d'Anonymous pourrait donc être plausible puisqu'il était de coutume à l'époque d'utiliser un prête-nom pour les seigneurs qui écrivaient des pièces. On se mettra finalement d'accord sur une chose : ces œuvres ont réellement existé et perdurent encore 400 ans plus tard, par leur génie et leur force de réinterprétation.
Changement de registre pour le réal allemand Roland Emmerich. Lui qui s'extase pour les catastrophes naturelles, ici, on parle de William Shakespeare. Et si le l'immense William n'était pas l'auteur des plus grandes tragédies que l'on connait tous de par le monde et qui restera éternel. En voilà un de sujet croustillant ! Emmerich prend un risque énorme mais semble serein devant la tâche de nous faire croire cela. Entre réalité et fiction y parvient-il ? Pas vraiment ! Je reste littéralement assommer plus qu'autre chose.
Malgré une bonne idée de départ, le film est brouillon et incompréhensible car il alterne scènes et personnages sans aucune cohérence. On passe d'une période de l'histoire à une autre à travers les pièces de théâtre et les personnages historiques. Du coup, malgré une connaissance de la Grande Bretagne,il est difficile de comprendre la démarche du réalisateur, s'il y en a une! D'un ennui mortel. spoiler: L'illuminé ou déjanté conte d'Oxford serait Shakespeare, voilà le film résumé en une phrase.
Une petite merveille. Que la thèse du nègre de Shakespeare soit avérée ou pas, on se régale des intrigues de cour du début du 17e siècle et du jeu d'échec qui se joue à travers l'écriture des pièces de théâtre. Les mots peuvent-ils changer le monde ? La subversion via l'art est une idée toujours séduisante. De plus, on se laisse porter par une réalisation impeccable de Roland Emmerich qui ne nous avait pas habitué à autant de finesse jusqu'ici. Quand l'art est aussi joliment racontée , pourquoi se priver ? 3,5/5
Très bon film bien qu'un peu déroutant au vu des nombreux feedback. Un bon scénario et un jeu d'acteur époustouflant voila la recette d'un film réussi !
Supposition rigolote sur l'existence de Shakespeare Beaucoup d'intrigues, parfois lassantes, trop de personnages et quelques situations inutiles, peuvent provoquer un décrochage du film voire un léger endormissement involontaire. Sinon, dans l'ensemble, le film est beau, plutôt aucun acteur ne m'a bluffée et la reine Elisabeth est mochement pas crédible ou incroyablement moche, au choix
Le film est en soi une bonne interrogation, idée et intrigue originale que chacun pourra juger. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans avec cette multitude de passage d'une époque à une autre, le tout mêlé avec peut être un peu trop de personnages qui grouillent autour des 3-4 personnages principaux. Je ne parlerais pas de la longueur du film, pourquoi faire des films de + de 2H alors qu'une 1h40 suffirait largement en enlevant diverses scènes inutiles et fastidieuses. La plupart des acteurs sont quand même très bien. Film intéressant.
Ainsi, William Shakespear serait un analphabète, un moins que rien, un maître chanteur, un usurpateur ! En tout cas, j’ai eu du mal à me plonger dans son film tant il était énergique et à la limite de la confusion ; ça grouillait de personnages et le tout mêlé sur deux époques pas si éloignées que ça, quarante ans ! Mais, je dois avouer, que si j’ai flotté durant une bonne quinzaine de minutes, j’ai pu peu à peu rétablir l’équilibre et me suis laissé porter par la thèse avec curiosité. Rhys Ifans m’a étonné dans son rôle, pas un rictus, pas une mimique dont il a l’habitude et qui caractérise l’acteur ne vient parasiter son rôle. Presque méconnaissable. Une bonne reconstitution des théâtres élizabéthains. Un bon film à voir comme curiosité. Plutôt qu’une thèse, je l’interprète comme une uchronie osée.
Il s'agit là d'un très beau film, visuellement et scénaristiquement. Malheureusement, il manque un petit quelque chose pour faire de ce beau film un bon film à mon goût. On ne se sent jamais impliqué dans cette histoire qui est pourtant très passionnante et qui soulève beaucoup de questions depuis longtemps. Le début est un peu confus, la suite est bien meilleure et les complots et discussions (pour ne pas dire accords) qui existaient à cette époque sont bien mises en valeur dans ce film dans lequel Joely Richardson est, comme à son habitude, parfaite !!
L'intrigue incroyablement tortueuse de ce "Anonymous" lui fait perdre 90% de son intérêt. Dommage, car la mise en scène (trop?) dynamitée de Roland Emmerich et son sens du rythme en font somme toute un thriller historique plutôt divertissant. Mais l'intérêt s'amenuise à mesure que le film avance, jusqu'à arriver à un final assez ridicule. Je ne parlerais pas de la thèse controversée soutenue par le réalisateur, chacun pourra en juger. A voir par curiosité, sans plus.
Beau film un peu mou et compliqué parfois mais vraiment bien joué et mis en scène. Et personnellement je ne connaissais pas cette hypothèse autour de Shakespeare : mais c'est énooooorme !