Radu Mihaileanu possède le don très rare de véhiculer une morale ou une opinion sur un sujet sensible (en l’occurrence la place de la femme au sein du monde musulman) avec une telle légèreté que le spectateur ne peut ni s'indigner ni crier au scandale mais simplement réfléchir avec le sourire aux lèvres. Très beau film.
Jolie fable qui fait voyager, les actrices y sont magnifiques tout comme les paysages. Coup de coeur pour Biyouna dans son rôle de matriarche pleine de sagesse, qui m'avait déjà plu dans "il reste du jambon". La fin est un peu utopique.
Le propos est assurément intéressant et on se dit que l'on aimerait bien avoir plus souvent des personnages féminins aussi forts. A ce titre, Leïla Bekhti confirme une fois de plus son grand talent d'actrice, bien entourée par d'autres comédiennes tout aussi convaincantes. Je n'ai toutefois pas réussi à m'enthousiasmer totalement pour le nouveau film de Radu Mihaileanu. Ce n'est pourtant pas la mise en scène, plutôt correcte, ni un problème d'audace, le réalisateur ayant fait le choix courageux de tourner intégralement en langue arabe. Non, je crois que le problème vient des protagonistes masculins. Peut-être le comportement des hommes là-bas est vraiment comme cela, mais il m'a paru tellement hallucinant, préhistorique, indescriptible d'intolérance et de bêtise que je n'ai pu m'empêcher de trouver cela trop. Heureusement que les héroïnes sont elles plus variées dans leur comportement, plus juste, même si là encore certaines réactions peuvent parfois étonner. Je ne rechigne toutefois pas trop car malgré quelques longueurs, « La Source des femmes » a le mérite de raconter une histoire originale et d'offrir un bel éloge de la femme et du courage : c'est à mon sens suffisant pour se laisser tenter.
Si on indique au début du film le lieu (village du Maghreb ou de la péninsule arabique), on n'en indique pas le temps, qui parait assez actuel.
Un véritable ratage pour ce film totalement anachronique, sur la condition des femmes. Une aude anti-Islam qui présente des villages reculés, et des villageois à la mentalité aussi reculée.
A l'heure où les femmes maghrebines des villages ont pour seul souhait d'acheter une troisième télévision et une deuxième citerne d'eau courante, on veut nous faire croire que certains hommes acceptent que leur femme fassent des kilomètres à pied pour chercher de l'eau, au risque pour certaines de faire une fausse couche. Les villageois maghrebins sont donc sans coeur ? Cela ne leur fait rien de perdre un enfant, juste pour le maintien d'une tradition qui n'existe déjà plus dans la réalité ? Et bien sûr, la polygamie est encore très développée, on n'hésite pas à faire venir d'autres femmes quand celles qu'on a font la grève du sexe...
Ce film n'est pas sérieux. Si j'avais voulu que la femme moyenne occidentale se complaise dans sa situation professionnelle (avec des difficultés à l'embauche du fait de la maternité, des salaires moins élevés à niveau égal...), j'aurais fait exactement le même film. Le mouvement féministe ukrainien dont j'ai oublié le nom va se pendre en voyant pareille indigence.
C'est l'archétype du film bien pensant, réalisé pour les Occidentaux bien évidemment, et qui met un soufflet à l'Islam, présenté ici comme une religion de barbares.
De plus, l'intrigue du film s'étire en longueur. On s'ennuie ferme. J'ai passé un moment bien pénible, alors que la formidable campagne de promotion qui a entouré le film laissait penser à un chef d'oeuvre.
Pour ce qui est a sauvé dans ce film, la réalisation qui est vraiment bonne. Certains plans sont magnifiques et les décors vraiment beaux.
Sur un thème plus politique, ce film aborde à juste titre la question de la corruption dans les petits villages. Chose que j'ai pu voir de mes yeux, il est vrai que les conflits d'intérêt se font de plus en plus nombreux quand l'Imam a également le statut de chef du village.
Bref, un film ennuyeux qui présente une intrigue totalement dépassée et qui n'est plus du tout d'actualité.
Je mets rarement cinq étoiles dans une critique mais ce film est une perle ,pour la qualité des images,des prises de vues, la vérité et parfois l'humour dans les dialogues et les situations (la dame qui téléphone du dos de son bourricot),l'émouvante réalité d'un combat pour des femmes, qui à travers le symbole de l'eau qui jaillit librement d'une source pour donner la vie, veulent elle aussi s'y abreuver pour avoir leur part de liberté qui où que ce soit leur est ôtée et de diverses manières.Un film à faire connaître !!
Intéressant et dénonciateur de la condition des femmes au Magreb. Agréables moments de voir le chef du village incapable de lire une banderole écrite par les femmes tout comme l'imam pris à défaut concernant ses citations du Coran. Voilà une des raisons pour laquelle les femmes n'ont que rarement accès à la lecture et l'écriture afin de pouvoir les manipuler aisément. De très beaux paysages de l'Atlas marocain. Un film qui donne à réfléchir même si les interprétations manquent un peu d'intensité et de justesse.
Le printemps arabe a soufflé un vent de liberté parmi les peuples. Ce film apparaît comme totalement anachronique, en décalage total avec la réalité, pétri des clichés habituels sur le monde arabe, l'islam et les femmes.Il est inutilement long, il m'est arrivé plusieurs fois de regarder l'heure, chose rare au cinéma.
Étant marocain, je ne peux que féliciter l'ensemble des acteurs et réalisateur pour ce moment de bonheur. Un film qui retrace à merveille la réalité des mentalités campagnardes dans les sociétés arabe (à noter qu'à un aucun moment il n'est précisé dans quel pays se déroule l'histoire). L'eau est uniquement un symbole, et qui peut se généraliser dans n'importe quelle couche de la société arabe. Le film n'est pas là pour stigmatiser les hommes (et ca j'ai beaucoup apprécié), mais pour dénoncer une coutume, une mentalité ancestrale et une injuste envers les femmes (le réalisateur met aussi en exergue le côté misogyne des femmes arabes envers elles mêmes). Le film a été largement applaudi aprés la projection dans les salles marocaines (hommes comme femmes). A noter l'excellente prestation de Leila Bekhti, une future très grande actrice et Biyouna, magnifique femme au tempérament de fer et qui n'a pas froid aux yeux.
Belles images, bonnes intentions mais le film avance en symétrie avec des clichés. Soit disant inspiré d'un fait réel, le film présente un scénario analogue à un film " de l'époque soviétique" très réussi, frais et féerique dont je ne me rappelle malheureusement du nom. Mihaileanu aurait pu mieux faire, j'en suis convaincu.
Excellent. Plein d'humanité, de simplicité, avec la bonne dose d'humour pour aborder des questions de fond comme la place de la femme au Maghreb , l'Islam, la sécheresse, la modernisation des campagnes...