2098 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
282 critiques spectateurs
5
53 critiques
4
101 critiques
3
63 critiques
2
38 critiques
1
16 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
faroux
1 abonné
30 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 30 décembre 2011
Moyen moyen... Le sujet est très intéressant, mais ça traîne en longueur. Le film dure 2h04, et on les sent passer, il n'y a pas la matière pour jouer les prolongations. Encore un film qui ne réconciliera pas avec la religion (quelle qu'elle soit)...
Surpris par ce jolie film,quelques longueurs et faiblesse de scénario mais très bonne performance de l'ensemble des acteurs qui nous font oublier ces petits défaults. Avec mention spéciale à Hafzia Herzi, Mohamed Madj , Biyouna et un jeune acteur acteur que je ne connaissais pas et qui crève littéralement l'écran celui qui fait le mari de Sabrina Ouazzani.
Le sujet porte a reflexion, mais on s'emm.... franchement au milieu du film. Une fois le sujet lancé, ça s'enlise. Pas de grandes prestations d'acteurs.
Après le mauvais Concert, Mihaileanu poursuit sa descente artistique (va, vi et deviens est bien loin maintenant ! ) avec ce film dispensable, qui plus est odieux remake non signalé du très beau film allemand Absurdistan. Les acteurs sont ternes quand ils ne versent pas dans la caricature : sur ce plan, tout y passe, de la femme arabe soumise à l'imam avide de pouvoir... Le scénario est bâclé et ses enjeux manichéens peinent à convaincre, les scènes de danse brisent la dynamique du film et sont assez ridicules. Du côté de la réalisation, aucune idée de mise en scène ou de caméra, on est dans un style très documentaire (probablement voulu) qui ne ma pas beaucoup parlé. Restent le charme incontestable des deux jeunes actrices, et l'espoir que le réalisateur ne fait que traverser une mauvaise passe pour mieux reprendre les devants par la suite !
Un conte oriental mêlant joie et tristesse mais s’inspirant lourdement du printemps arabes et mettant en scène des personnages bien trop impersonnels. « C’est quoi une femme ? Qu’est ce que c’est une femme pour vous les hommes ? » Demande Leïla (jouée par Leïla Bekhti) aux hommes. Radu Mihailean centre son film sur le rôle de la femme dans les pays arabes. Pour les hommes du village, la femme doit aller chercher l’eau à la source en haut des montagnes. Cependant, un jour c’est le drame : une femme à la grossesse bien avancée fait une chute brutale en descendant des montagnes : on a gros plan sur son visage sombre sur lequel des larmes coulent comme le filet de sang le long de sa jambe. À partir de ce moment se déclenche une grève de sexe chez les femmes. Ce film raconte donc pendant 2h04 le combat chantonné par ces femmes musulmanes refusant de continuer à aller chercher l’eau pour dénoncer leur condition auprès de leurs maris. L’action se passe « quelque part entre l’Afrique du nord et le Moyen-Orient » soit partout et nulle part à la fois. Même si ce film part d’une démarche intéressante pour la cause féministe et la tolérance universelle, l’histoire reste bien trop banale et plate. Un film ordinaire qui ne cesse de confronter les vieux avec les jeunes, la tradition avec l’évolution, le machisme avec le féminisme ou les hommes avec les femmes. Des sujets que l’on retrouve partout comme les personnages. En effet, malgré la lumière ensoleillée et les couleurs chatoyantes, ce film nous offre des femmes fortes mais stéréotypées soit combattante soit amoureuse soit nymphomane. Quant aux hommes, ils sont caricaturés car ils sont présentés comme des bourreaux avides de sexe qui battent leurs femmes. De plus, on les voit passer leur journée sur la terrasse d’un bar à boire un thé tout en regardant leurs femmes se trémousser. Un film qui tourne ne rond avec des chants et des danses redondantes qui sont d’ailleurs les seules armes des femmes, et deviennent lassantes. Et comme si les répétitions ne suffisaient pas, la douleur des femmes est exagérée, tout au long du film le pathos est surabondant. Le film s’ouvre sur la difficulté des femmes à monter la montagne, des gros plans sont souvent faits sur l’épuisement et les pleurs des femmes comme le gros plan en contre plongée sur le visage de Leïla avec son souffle qui raisonne dans la salle de cinéma quand elle porte les branches de bois sur son dos ou le gros plan sur les mains abimées des femmes par le travail quand elles coupent les brindilles de bois mais aussi la déclaration de Leïla : « tu es une femmes, tu dois supporter la douleur » en parlant des menstruations féminines pour dénoncer la situation des femmes. Une exagération qui peut tourner au ridicule et qui fait perdre toute subtilité à ce film. Le spectateur est heureux lorsque Leïla s’offre enfin à son mari, dans une scène filmée avec des lumières sombres pour créer une atmosphère intime, et que la source des femmes devient l’amour et non plus ces chants incessants.
Leila Bekhti prouve enfin son véritable talent d'actrice (après deux films totalement ratés). Elle illumine l'écran à chacune de ses apparitions tout comme les autres actrices, magnifiques, sensibles et drôles. Le scénario sombre quelque fois dans le mélodrame et certains aspects de l'histoire ne sont pas assez fouillés. Mais le metteur en scène filme avec beauté les femmes, les paysages et offre de très belles séquences. La musique est rythmée et intense. Malgré quelques petits défauts scénaristiques (et deux ou trois longueurs), on sort de ce film bouleversé.
Ce film nous apprend que rien n'est obtenu sans combat, sans souffrance. L'honneur des hommes du village reste sauf. Ils continuent à fréquenter le café et n'ont rien céder à leurs épouses. Les femmes, elles, continuent à porter les seaux d'eau et à offrir leurs sources aux hommes... Quelle victoire !
Après avoir vu la bande-annonce plusieurs fois au ciné, écouté les interviews des actrices, j'étais conquise, et j'ai tout fait pour me rendre à une séance, (après avoir raté l'avant première en présence du réalisateur dans mon quartier), et j'ai même dû accepter de le voir en VF, crime dont je ne me suis tjs pas remise, mais c'est comme ça quand on habite loin des grandes villes. Et j'ai été déçue...pas au plus haut point, non, parce que je me suis régalée des paysages et que la photographie est magnifiquement réussie, mais j'ai trouvé que l'ensemble manquait de profondeur, trainait un peu en longueur, et qu'au fond on n'était jamais réellement ému par le destin des personnages. Je n'irais pas jusqu'à parler de caricature grotesque, mais il est évident que l'ensemble manque de nuance, et d'une analyse en finesse de la situation, c'est dommage.
Quel bonheur d'avoir vu ce film ! Leila Bekthi est tout simplement formidable tout comme les autres actrices ! Un film plein d'espoir sur la condition de la femme au Maghreb !
Avant d'aller voir le film j'avais entendu dire que c'était très naïf, et je le confirme : c'est très naïf. Le sujet est intéressant, mais le traiter de cette façon, non merci. Le truc c'est que c'est pas seulement naïf, c'est aussi très pénible. Car supporter pendant plus de 2h cette histoire qui n'en finit pas... J'ai lu qu'à Cannes le film était plus long de 15 mns (!), non mais pourquoi ? Le réalisateur n'arrive pas à traiter son sujet, alors pourquoi le faire se prolonger sur plus de 2h... ?
Hormis de beaux paysages ce film est grotesque dans une histoire inventé qui n'a pas lui d'être: adaptation d'un film d’Europe de l'Est que l'on a remixé à la sauce arabo-musulmane (sujet à la mode en ce moment...) Un film qui tente de parler d'un sujet important mais qui se ridiculise par son manque de crédibilité.