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Un visiteur
2,5
Publiée le 8 octobre 2011
Très bon sujet MAIS un film qui tend trop souvent à être un simple bon téléfilm, c'est dommage.... De très bons acteurs mais un manque d'actions, de moyens, un scénario manquant juste de quelques pincées de sel qui font qu'il donc manque l'étincelle pour que ça devienne un gros coup de coeur pour moi. Dommage...
Je ne m'attendais pas à grand-chose et j'ai bien aimé le sujet, les thèmes traités, comme ils le sont : la place des maghrébins dans le Paris occupé, les solidarités entre musulmans et juifs, le primat des histoires individuelles et locales, et surtout des interactions, sur les grands évènements.
Seulement l'émotion manque. Le jeu des acteurs est fait de silences et de regards - on retrouve Tahar Rahim, que j'avais beaucoup aimé dans Le prophète, avec ce qui avait fait les qualités de son jeu. Mais la caméra semble filmer les silences et les regards au-delà de les mettre en scène. C'est dommage, du coup le film est long à démarrer et on entre dedans qu'à travers l'action (une scène d'action peut-être vers le milieu du film).
L'émotion est tue, implicite, rentrée, sourde. On n'est pas dans des grands rires ou des chaudes larmes. On se ressent un peu comme le personnage joué par Tahar Rahim. Mais c'est donc plus montré que vraiment communiqué.
Très bon film, qui nous raconte un aspect méconnu de la résistance. A conseiller notamment pour ceux qui aiment la musique andalouse, dans beaucoup de scènes, on a le droit a de l'oud et de la derbouka, c'est magnifique.
Les Hommes libres (2011) nous procure une désagréable sensation, celle d’avoir eu affaire à un banal téléfilm, plombé par le manque de moyen mis en œuvre ainsi qu’à une mise en scène dès plus léthargique. C’est d’autant plus frustrant que l’intrigue de départ s’avérait très intéressante (et encore jamais exploitée au cinéma et souvent oublié des manuels scolaires) celle de faits réels ayant survenus durant la Seconde Guerre Mondiale où Si Kaddour Ben Ghabrit (le Recteur de la Grande Mosquée de Paris) délivrait des faux papiers à des juifs et des résistants. Le film nous replonge en 1942 à la rencontre d’un jeune immigré algérien vivant du marché noir, obligé d’espionner les faits et gestes de la Grande Mosquée pour le compte de la police française. Avec un casting aussi réussit (Tahar Rahim & Michael Lonsdale), on était en droit de s’attendre à un palpitant drame historique, mais il faut reconnaître que si Michael Lonsdale s’en sort relativement bien, ce ne sera pas le cas de Tahar Rahim (pourtant récompensé à deux reprises aux Césars pour son rôle principal dans Un Prophète - 2009). Ce dernier apparaissant bien trop en retenu, trop effacé par rapport aux autres personnages qui l’entourent. Au final, on en ressort sans grande conviction, avec la désagréable impression d’être passé à côté d’un sujet important et qui aurait mérité un tout autre traitement et des moyens bien plus important, tant financier que logistique (et humain).
très beau film d'une histoire réelle qui n'est pas très connu que par les historiens et comme quoi il y a 60 ans les religions pouvait s'unir ,le réalisateur c'est beaucoup documenté pour reproduire cette histoire film avoir avec de l’analyse
Un potentiel inégalement et insuffisamment exploité. Dommage. Cette partie de l'histoire mérite d'être connue, l'atmosphère est plutôt bien retranscrite, notamment par une bande sonore très juste, les acteurs jouent plutôt bien. C'est la rigueur de la réalisation qui pêche grandement, plus de moyens financiers auraient été nécessaires et auraient été justifiés... A voir, pour l'histoire.
Portés par deux excellents acteurs, qui ne sont autres que Tahar Rahim (Un Prophète) & Michael Lonsdale (Des Hommes et des Dieux), et un scénario qui se montre toutefois intéressant dans son fond, le film souffre d'un manque d'ambition sur le plan artistique qui donne un sentiment mitigé pour un film qui mériterait pourtant beaucoup mieux.
Malgré un sentiment de bonne volonté et d'envie qui règne sur le film, la mise en scène est assez simple, voire simpliste, à la limite du téléfilm, et dont souffre cruellement le récit et l’ambition humaniste qu’il s'efforce retransmettre. A travers des personnages tel que Younès, I. Ferroukhi veut montrer plusieurs facettes de différends résistants s’étant battus pour la liberté de la France.
Tahar Rahim et Michael Lonsdale signent deux prestations tout en finesse et en subtilité, qui relève inconstestablement les faiblesses du film.
Un résultat en demi-teinte laissant sur sa fin, surtout qu’artistiquement il y avait mieux à faire.
Le jeune Younès, émigré algérien, est arrêté par la police. Il fait de petits trafics. La police accepte de fermer les yeux si Younes accepte d’espionner la Mosquée de Paris et les agissements du recteur Si Kaddour Ben Ghabrit. La police soupçonne un trafic de faux papiers. Younes est maladroit et se fait repérer rapidement. Il rejoint alors les résistants et aide des familles à se cacher….
Ismael Ferroukhi porte un regard sur un fait important et parfois méconnu de la seconde guerre mondiale. Il a travaillé avec le scénariste Cédric Kahn. Ismael Ferroukhi rend un hommage à ces hommes nord africains, qui ont fait de la résistance tout en voulant l’indépendance de leur pays.L’histoire est intéressante, mais le film lui ne l’est pas ! Il manque de souffle, il est maladroit et parfois ennuyeux.
Les dialogues sont pauvres. Certaines scènes sont complètement ratées, notamment la scène de poursuite en traction…Il y a des personnages secondaires qui arrivent et repartent sans vraiment entrer dans l’histoire.
Le casting est de qualité mais hélas, il n’arrive pas à sauver le film. Tahar Rahim a l’air de s’ennuyer. Et Michael Lonsdale est bien fade. Pour le reste, les personnages ne sont pas « approfondis ».
Toutefois, ce film a le mérite de nous montrer un épisode surprenant de la Seconde Guerre mondiale et de mettre l’accent sur la solidarité entre Arabes et Juifs.
Un casting excellent avec Michael Lonsdale toujours juste et Tahar Rahim qui confirme tout le bien qu'on pensait de lui... On peut être déçu du rôle sous-exploité de Lubna Azabal, au point qu'elle est presque inutile au bon déroulement de l'histoire ; elle aurait peu être la cause d'un rebondissement dans un film qui en manque cruellement. Mais le véritable problème reste le manque évident de moyen. Pour un budget de 7,9 millions d'euros ce film n'a pas eu les moyens de ses ambitions et ça se voit (20 millions pour des films tels que "La rafle" ou "Les femmes de l'ombre")... Décors minimalistes, reconstitution du Paris de 42 râté (quelques anachronismes dans le matériel urbain), et une dernière scène de libération de Paris pitoyable tant la folie et l'incroyable frénésie de cette époque sont fades et inconsistants. Il est clair que quelques millions en plus n'auraient pas été une sinécure. On évite la bulle pour excuser le budget insuffisant et le devoir de mémoire... Mais ça reste très décevant.
Film qui malgré quelques lenteurs est particulièrement bien mis en scène. Une page d'histoire inconnue, touchante, alternant entre indécision et engagement. C'est Camus au cinéma, entre indécision et engagement.
J'ai découvert avec ce film un pan de notre histoire de France que je ne connaissais pas. Très intéressant du point de vue historique avec un accompagnement musical permettant de découvrir la musique arabe, mais j'ai eu le sentiment de rester sur ma faim et d'être frustré. Heureusement excellente prestation de Michael Lonsdale.
Aspect de l'histoire assez méconnu que l'on va découvrir à travers les yeux de Younes, jeune algérien qui se retrouve malgré lui mêlé à l'Histoire. Cette expérience va révéler sa véritable personnalité, sa nature profonde.. Tahir Rahim est d'un naturel et d'une naïveté déconcertante qui n'ont d'égal que la spiritualité que dégage Lonsdale ! Traitement sobre et classique d'un sujet qui à mon sens, aurait gagné à être plus fouillé. Le scénario laissera au final deviner la montée du PC algérien, autre pan de l'histoire qui n'est pas prêt d'être traité...