Mon AlloCiné
Le Sacrifice
note moyenne
3,9
313 notes dont 52 critiques
38% (20 critiques)
15% (8 critiques)
15% (8 critiques)
10% (5 critiques)
12% (6 critiques)
10% (5 critiques)
Votre avis sur Le Sacrifice ?

52 critiques spectateurs

SmEuG

Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 247 critiques

1,5Mauvais
Publiée le 30/03/2010

Le début commençait pourtant bien... Un magnifique Travelling sur une prairie verte suivant le facteur et Alexandre en train de philosopher sur le monde, et un sentiment de se trouver face à quelque chose d'authentique. Cela continue jusqu'aux environs d'une quarantaine de minutes, quand soudain, le film s'embourbe dans un univers mal éclairé, morne, grisâtre sans la moindre originalité. Les dialogues deviennent plats, les voilà mal joués et chaque mouvement paraît calculé, comme si tout était artificiel. Au final, on retrouvera la réussite du début dans les 15 dernières minutes, sans que cela sauve le film du naufrage.

Cliff554

Suivre son activité 72 abonnés Lire ses 691 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 03/07/2013

Dernier film du cinéaste russe, "Le Sacrifice" est une sorte de long-métrage testamentaire, de la part de Tarkovski. Décédé quelques mois après la sortie de ce film, Tarkovski renoue avec les thèmes qui lui sont chers, à savoir les questions métaphysiques, spirituelles (notamment liées à la religion) sans oublier la présence d'un symbolisme marqué par les éléments tels que l'eau, l'air, la terre et le feu. Ainsi, pour ce dernier film, Tarkovski nous conte l'histoire d'un écrivain, Alexandre, et de sa famille. Le jour de l'anniversaire du patriarche, ils apprennent qu'un conflit nucléaire vient d'éclater au niveau mondial. La panique envahi la maison tandis que Alexandre sombre petit à petit dans le désespoir, à l'instar d'un Tarkovski mis à l'écart de sa famille et de sa Russie natale. Si "Le Sacrifice" reprend tous les thèmes qui ont fait le cinéma de Tarkovski de "L'Enfance d'Ivan" jusqu'à "Nostalghia", pour les sublimer de par une réalisation méticuleuse et une philosophie profonde, je dois avouer que ce dernier long-métrage du maître russe m'a quelque peu déçu. Du moins, j'ai été moins à l'écoute du discours philosophique tiré ici que par rapport à ses autres films, un peu comme je l'avais été avec "Le Miroir" qui m'avait laissé ce même sentiment. Si le film possède des qualités indéniables, comme ces vingts premières minutes formidables, dans lequel Alexandre discute avec son fils et le facteur, le reste m'a quelque peu laissé sur ma faim. "Le Sacrifice", aussi profond soit-il, ne m'a pas paru comme étant l'une des œuvres les plus abouties du cinéaste. De ce fait, peut-être n'étais-je pas suffisamment préparé à regarder ce "Sacrifice", peut-être suis-je passé complètement à côté du message, peut-être changerais-je d'avis lors d'une prochaine vision? En tout cas, "Le Sacrifice" m'a paru longuet par moment et ne m'a pas envoûté comme me l'avaient fait "Andreï Roublev", "Solaris" ou encore "Stalker", et je m'en veux presque à moi-même de n'avoir certainement pas été totalement plongé dans le film de Tarkovski. Ainsi, je reste quelque peu navré de cette première vision car, si la réalisation est parfaite, je n'ai pas été subjugué cette fois par l'intensité de l'histoire. Quoi qu'il en soit, "Le Sacrifice" reste un parfait exemple de cinéma d'auteur, profond et sensible, qu'il faut à tout prix voir pour se faire une opinion précise.

Perro

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 133 critiques

0,5Nul
Publiée le 25/10/2010

Wow... Me suis-je déja autant ennuyer devant un film? Je ne pense pas. Tout comme je ne comprends pas comment on peut mettre 5 étoiles à une telle daube. Sans doute car c'est un Tarkovksy, considéré comme un des plus grand cinéaste du XXème siècle. Le cinéma ressemble à la peinture par moment. "T'as vu ce Miro? Il est magnifique, le trait et tout", "Pardon madame vous regardez le dessin de mon fils qui est en maternelle..." Ici, c'est pareil, comment peut-on éprouver du plaisir en regardant un film où on ne comprend rien si on ne lit pas le synopsis? Comment s'extasier devant un jeu d'acteur parfois plus qu'énervant (cf : la scène où la femme d'Alexandre pleure)? Non, vraiment il n'y a rien à sauver dans ce film. Pas même le montage (sans doute car il n'y en a pas). Ce film serait signé par un Youn ou un autre, on ne chercherait pas plus loin que le bout de son nez et on le démolirait. Mais là c'est un Tarkovsky alors il faut y voir une oeuvre profonde, prendre le temps de l'étudier, car c'est une critique sociale parafaitement juste et blabla et blabla. Laisserait-on autant de chance à un réalisateur inconnu? Non. Alors qu'en faite on ne peut pas passer à côté de ces plans où il y a des faux-jours manifestes, ou à ce début du film où il faut environ 10 minutes de film avant de voir le visage en gros plan d'un des principaux protagonistes. En résumé, c'est long, c'est chiant, ce n'est pas interressant. Le réalisateur manque le coche en faisant un film pour lui, et en n'arrivant pas à nous faire passer son message. Le sacrifice, ici, c'est d'avoir perdu 2h30 de sa vie. Médiocre.

chrischambers86

Suivre son activité 1037 abonnés Lire ses 9 999 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 31/07/2012

Contraint à l'exil en 1983, Andrei Tarkovski vècut par la suite en Italie, en France et en Suède où, se sachant proche de la mort, donna son film le plus difficile d'accès, un "Credo" d'homme torturè et espèrant: "Le sacrifice". Un film austère et pessimiste mais aussi un film pompeux et lourdement surestimè placè sous le signe du grand Ingmar Bergman et de la littèrature russe! L'argument, s'il y en a un, est celui d'un homme qui plante un arbre dans une île de la Baltique, prie Dieu, puis brûle sa maison à l'annonce d'une catastrophe! Une trame qui èvoque un monde intèrieur, qui relève à la fois de l'onirisme et de l'expèrience chamanique! Malheureusement on s'ennuie jusqu'au supplice dans une histoire qui ne nous envoûte à aucun moment! On se vient à se demander ce que vient faire Valèrie Mairesse dans cette oeuvre testamentaire de Tarkovski ? Le long plan-sèquence où la maison est en train de brûler est en revanche superbe! On est troublè, èmu, èbranlè même...mais c'est tout! Quelle tristesse ce film...

Plume231

Suivre son activité 530 abonnés Lire ses 4 606 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 04/09/2011

Désolé de me montrer un peu mitigé sur cette réflexion spirituelle qui est en quelque sorte une condamnation d'une société qui devient trop matérialiste (là il a pas tort le père Tarko !!!) d'autant plus qu'elle constitue le film-testament de son réalisateur mais les oeuvres de Tarkovski en exil me touchent beaucoup moins que les oeuvres de Tarkovski sur ses terres natales. Visuellement, il est inutile de dire, car c'est le cas de tous les films du cinéaste, que l'oeuvre est splendide bien servi par la photo de Sven Nykvist, le directeur de la photographie attitré d'Ingmar Bergman. Mais si la première heure parvient à se montrer intriguante, j'ai dû un peu batailler lors de la deuxième heure qui traîne franchement en longueur (traduction : franchement en longueur même pour un Tarkovski !!!) pour ne pas tomber dans les bras de Morphée avant de me montrer admiratif de la maîtrise parfaite de la caméra et des acteurs lors du long plan-séquence où la maison est en train de brûler. Cette avant-dernière séquence constitue sans conteste un des sommets tarkovskiens et justifie malgré tout le détour pour cette oeuvre.

stebbins

Suivre son activité 296 abonnés Lire ses 1 781 critiques

4,5Excellent
Publiée le 13/09/2007

Le film testament d'Andreï Tarkovski est un miracle. Si Solaris m'avait marqué par sa beauté plastique et si Le Miroir m'avait réellement ému, Le Sacrifice m'a bouleversé . En effet, il m'a ébranlé au sens propre du terme : pas de larmes ( encore que ! ) , simplement un changement dans ma perception du cinéma . Le Sacrifice d'un homme anticonventionnel qui a utilisé tout son talent de cinéaste au service du septième Art. Le Sacrifice d'un comédien, le fabuleux Erland Josephson, qui donna en 1985 ses lettres de noblesse à la notion de comédien. Un Sacrifice au nom du Cinéma, sublimé par la lumière crépusculaire, quasiment apocalyptique de Sven Nykvist...Résumer le film n'aurait guère d'intérêt : Tarkovski laisse libre cours à l'imagination du spectateur, lui permettant de vagabonder, de comtempler... Une merveille à la narration atypique ( bien que davantage linéaire à celles d'autres films du réalisateur russe : je pense par exemple au Miroir ). Pour finir cette critique, je dirai simplement : " Au commencement était le verbe...et à la fin demeurait Tarkovski ".

ER9395

Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 1 339 critiques

0,5Nul
Publiée le 26/01/2013

Très difficile de parler de ce film car je n'ai absolument ressenti aucune émotion devant cette " œuvre d'art "qui est pour moi d'un profond ennui .

Ti Nou

Suivre son activité 75 abonnés Lire ses 2 262 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 06/08/2012

Si la mise en scène minimaliste et extrêmement contemplative contribue à l'ambiance de fin du monde qui ponctue toute une partie du film, elle finit par nuire à la concentration et à provoquer l'ennui. Comme pour "Le miroir" ou "Nostalghia", Tarkovski laisse le propos philosophique prendre le pas sur le récit.

lorenzo fly

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 759 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 01/07/2012

Andrei Tarkovski est reconnu comme un très grand réalisateur mais je dois dire que j'ai du mal avec ces films. En ce qui concerne "Le sacrifice" je trouve d'abord que le film vieillit mal, les monologues et discussions semblent interminables et la photographie est peu attractive. Les différentes scènes semblent sur joués et le film qui se veut intellectuel est plutôt lourd. Vraiment indigeste pour ma part!!

Dorian P.

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 9 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/05/2013

Filmé dans un contexte difficile pour Andreï Tarkovski, Le Sacrifice, son œuvre testamentaire, se révèle être d'une densité incroyable par la multitude de thèmes abordés, à contrario de la façon de filmer très épurée. Ce film représente l'aboutissement de son œuvre, car il est la concrétisation de ce pourquoi il c'est dévoué tout le long de sa vie : la recherche de l'art et la place que doit garder la spiritualité et de la prière, c'est à dire au delà du matériel. Tarkovski au delà de cela, passe le flambeau à la nouvelle génération, dédiant le film à son fils et montrant un final qui nous ramène à l'essentiel : l'avenir, avec ce jeune garçon assoupi sous un arbre, mais aussi le commencement avec la fameuse citation finale que je vous laisse grand soin de découvrir. Le Sacrifice c'est cela, mais c'est aussi tellement plus : c'est la place de l'homme éclairé dans la société, c'est le devenir monotone de la vie à cause du matériel, c'est l'importance la méditation, c'est la complexité des rapports humains... C'est évidemment encore tellement plus, car la richesse de ce film est sans égale. Toutes les questions que le film nous pose sont abordées brillamment , avec une mise en scène minimaliste, mais extrêmement méticuleuse, loin de ce que Tarkovski nous à habitué à faire avec Stalker ou Solaris par exemple qui sont bien plus dense en terme de photographie. Cela participe à l'ambiance apocalyptique, qui évoque bien entendu tout comme dans Stalker, la fin d'un monde "pur", remplacé par l'arrivée d'un monde matérialiste. Qui plus est, toute l'action se déroule sur une île, contribuant à cette atmosphère de fin du monde. Au final, avec Le Sacrifice, Tarkovski m'apporte la confirmation qu'il est bien plus qu'un cinéaste, mais aussi un grand penseur, signant ici un nouveau chef d’œuvre ou la réflexion philosophique et la beauté nous font voyager dans un univers poétique mais pessimiste. 5/5

LALALALALERE

Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 164 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 16/08/2014

Tout Tarkovsky qu'il est, il filme mollement un film à la manière de Bergman avec une histoire grotesque : Spoiler: jugez vous même : un vieux qui vit avec un enfant qui vient d'avoir une opération qui l'empêche de parler, voit arriver des gens pour son anniversaire. A la radio on annonce quelque chose qu'on devine être la guerre ou la fin du monde. Tout le monde pique sa crise, le vieux se dit que si ça s'arrange il renoncera à sa famille. Bing : on lui annonce qu'il y a une vieille qui peut arranger les choses comme par magie, il faut aller dormir chez elle. Il s'y rend, elle se fout à poil et ils lévitent (eh oui !) Là dessus il se réveille, tout est arrangé, il n'y a plus de fin du monde. Comme il a fait sa vilaine promesse il met le feu à la baraque. Une ambulance (prévenue par l'opération du Saint Esprit sans doute !) vient le chercher. FinCertains crieront au génie. C'est bavard, prétentieux, imprécis, lent et peu clair et le scénario frise le ridicule. Enfin, quand même il ne faut pas prendre des vessies pour des lanternes.

gimliamideselfes

Suivre son activité 841 abonnés Lire ses 3 608 critiques

3,5Bien
Publiée le 12/08/2014

Je crois que je ne verrai jamais un film de Tarkovski sans m'endormir devant (pas longtemps, juste 5 minutes, mais c'est 5 minutes que je ne verrai jamais).Stalker c'était peut-être le premier vrai grand film que je voyais, et ça date. Mais depuis je n'ai jamais retrouvé ce que j'avais adoré dans Stalker dans les autres films de Tarkovski. J'avais cependant beaucoup aimé Solaris également, mais les autres m'avaient profondément déçu, voir ennuyé.Et le sacrifice est un peu entre les deux. Autant des films comme le Miroir, je regarde ça, ça ne me parle à aucun moment, c'est magnifique, mais je reste totalement en dehors du truc, autant le sacrifice c'est plus compliqué.En fait je connaissais l'histoire avant de voir le film (le docu de Marker disait pas mal de choses) et j'en attendais pas mal de certaines scènes (et même du film en entier). Cependant j'ai l'impression que le film alterne les scènes qui parviennent à me toucher et puis celles où je m'en fous juste.En général je préfère les scènes en extérieur, avec cette valeur de plan, cette plongée, qu'on retrouve justement dans Stalker et le côté plan séquence dont on ne sait jamais quand il va s'arrêter.Si ça ne m'émeut pas forcément non plus, c'est assez grandiose et fascinant.Je pense que le cinéma de Tarkovski est trop sur-travaillé pour moi. J'aime lorsque c'est peut-être moins technique mais que tu sens l'âme des personnages. La technicité ne me fait pas vibrer plus que ça. Du coup en fait j'ai regardé ce film comme j'aurai regardé une peinture splendide mais qui ne me touche pas. C'est le moment où je m'intéresse à la technique (ce dont je me fous dans un film que j'adore vraiment, parce que c'est pas intéressant pour un sous de savoir comment c'est fait, ce qui compte c'est l'émotion qui en résulte).Cependant il a cette fascination, je ne me suis pas ennuyé plus que ça parce que justement j'étais comme hypnotisé par ces mouvements de caméra, cette photographie parfaite (chef op' de Bergman si je ne dis pas de conneries) et je me suis rappelé ce que disais Marker dans le docu, Tarkovski met dans ses plans ses symboles des éléments. Et dans le film du coup a beaucoup beaucoup de terre, d'eau, d'air et on attend le feu. Et là, c'est assez grandiose.En fait il se dégage quelque chose du film qui fait que ça me parle malgré tout, mais d'une façon que je ne saurai pas forcément expliquer, disons qu'on sent que c'est habité, qu'il se passe un truc. Comme il se passait un truc dans la zone de Stalker.Il y a néanmoins une scène qui m'a touché, lorsque le facteur vient lui dire d'aller voir Maria et toute la séquence qui s'en suit. Il y avait ce lien très étroit entre le surnaturel et le vrai tel qu'on peut l'expérimenter dans la vie de tous les jours. Vous savez lorsque l'on arrive pas à dormir, que l'on se fait des promesses à soi-même pour revenir sur un événement en espérant que ça va s'arranger... et puis là une solution miracle semble sortir de nulle part, mais si avec le recul elle est totalement absurde... Il y a quelque chose là.Je pense que c'est un film dont je ne vais pas garder beaucoup de souvenirs, mais dont les bribes que je vais garder vont se bonifier dans mon esprit.

scorsesejunior54

Suivre son activité 101 abonnés Lire ses 789 critiques

4,0Très bien
Publiée le 18/04/2009

Pour commencer, le titre de ce film n'est pas "Offret" mais "Le Sacrifice". Il ne risquait déjà pas d'être vu par grand-monde à la base, alors si on lui enlève en plus son identité... Dernière réalisation du grand Andreï Tarkovski, ce long-métrage fut mis en scène en Suède et non pas en Union Soviétique (manque de moyens ? J'avoue ne pas m'être renseigné sur le sujet) au cours de l'année 1986. Complexe, cette oeuvre est probablement l'une des moins facilement abordables de son auteur et nécessitera peut-être une approche préliminaire (avec une première exploration dans la filmographie d'A.T.) pour le spectateur ingénu afin d'être correctement lue et appréciée. Exit la science-fiction des plus grands succès Tarkovskiens, place au conte philosophique empreint d'une petite dose de fantastique, à l'allégorie fantasmée bâtie sur une série de détails limpides constituant une intrigue mystérieuse où le temps semble s'être arrêté et les personnages mis face à leurs vieux démons. S'il met une courte demie-heure à réellement commencer (l'introduction étant surtout prétexte à une démonstration de force technique avançant quelques admirables plans-séquences au détriment d'un fond élitiste pédant), "Le Sacrifice" se révèle ensuite être une fable admirable de laquelle il est difficile de décrocher, à condition bien sûr d'accepter un rythme ralenti à l'extrême et le côté absurde de rebondissements irrationnels. Bénéficiant d'une qualité de narration absolument admirable, il a le mérite de ne pas s'évader vers des thèmes qui ne le concerneraient pas directement mais traite justement et frontalement le calvaire existentiel de protagonistes ma foi bien arrangés. Le raffinement de la mise en scène, avec des plans réfléchis et tenus du plus pur style de son auteur (notamment ces envoûtants travellings latéraux, marque de fabrique maison) et la capacité pour le film à toujours demeurer trouble et ambigu jouent très nettement en sa faveur : un véritable enchantement. Formidable.

Benjamin A

Suivre son activité 298 abonnés Lire ses 1 897 critiques

4,0Très bien
Publiée le 07/06/2015

Au crépuscule de sa vie, et de sa carrière, Andreï Tarkovski observe et surtout écoute le monde qui l'entoure, la nature et l'âme humaine. Il se retire sur une île suédoise, sur invitation d'Ingmar Bergman, pour tourner ce qui sera son testament alors qu'il décédera des suites d'un cancer du poumon peu de temps après, à l'âge de 56 ans. C'est donc ici qu'il met en scène Le Sacrifice, mettant en avant un vieux comédien face à la vie, la mort, la religion et les dilemmes en découlant. Le Sacrifice regroupe une grande partie des obsessions et thématiques de l'auteur de Solaris, on retrouve à nouveau l'humain confronté à la mort et les péripéties de la vie, mais aussi la religion, les questions spirituelles et les sentiments. Malgré un monde violent, que l'on découvre à travers un média, Tarkovski préfère rester sur l'île qui elle semble innocente et préservée de la mauvaise influence de la nature humaine. Il met son personnage principal face à un lourd dilemme où il va devoir faire preuve de convictions, d'une quête spirituelle et de réflexions. Toujours d'une grande richesse et justesse d'écriture, c'est à nouveau sublimé par la mise en scène de Tarkovski, donnant une vraie puissance émotionnelle et une atmosphère hypnotique et fascinante à son oeuvre. Il retranscrit très bien tous les thèmes qu'il aborde, notamment sur l'impression du temps qui passe, ce qu'on fait de sa vie et le regard que l'on peut avoir dessus. Toujours de manière contemplative, il sait prendre son temps pour bien mettre en avant les personnages et leurs dilemmes pour mieux en faire ressortir les interrogations et l'atmosphère. Sans peut-être atteindre la maestria de Solaris, Andreï Roublev ou Nostalghia, Le Sacrifice n'en reste pas moins un magnifique testament pour Tarkovski qui, à nouveau, dévoile tous ses talents. Techniquement parfait, tout comme ses mouvements de caméra, et toujours au service de son atmosphère et de ses thématiques, il nous plonge littéralement dans son oeuvre et dans cette petite île, usant de symbolismes et jouant aussi avec les éléments naturels. Magnifiée par une très belle photographie, les scènes marquantes ne manquent pas et Tarkovski dirige merveilleusement ses acteurs, notamment Erland Josephson. C'est donc toujours fasciné que j'en termine avec Tarkovski, fasciné par une oeuvre testamentaire puissance où il étudie la spiritualité, la vie ou encore l'âme humaine mais aussi par un auteur qui ne m'a jamais laissé indifférent et m'a totalement emporté avec des films comme Solaris et dont je redonnerais forcément une chance à Stalker et Le Miroir, ses deux œuvres qui m'ont le plus déçu.

christophe t.

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 156 critiques

0,5Nul
Publiée le 26/10/2010

« Le Sacrifice » d’Andrei Tarkovski est selon son auteur une prière. Spirituel, mystique et métaphysique, l’œuvre prétend à la méditation de son spectateur. Le message entend démontrer la déshumanisation du monde susciter par le matérialisme, la fin qui guette l’homme si il ne change pas. On l’a compris l’affaire est profondément cérébral et plutôt noble. Pour entamer la réflexion, Tarkovski tente d’amadouer par de pompeux discours philosophiques. Très vite, par sa banalité visuelle, et ses long plans-séquences l’œuvre prend la forme d’un somnifère. Le montage presque inexistant ferais presque passer Truffaut pour un Michael Bay. Les acteurs, eux verront leur jeu entacher de passages qui sonne faux. Le pire, c’est que Tarkovski n’entend pas les plaintes venir et du coup prend son temps (2h30). De fait, on comprend aisément le sens du sacrifice. Pour faire passez son message, Tarkovski n’hésite pas à sacrifier son film. Le problème c’est que dans le même temps il sacrifie également ses spectateurs.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top