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Un visiteur
3,5
Publiée le 1 octobre 2010
Bonjour je vous propose une super critique du film ( avec un comparatif par rapport au film original) sur un nouveau site internet, destiné au cinéma asiatique "East Asia" :
Dans ce film construit malicieusement - et tragiquement - en boucle, le début dramatique et tremblant restant longtemps à la fois impossible à intégrer au récit glacé de la partie d'échec domestique et impossible à oublier, le spectateur est confronté à une excitante aporie. Il assiste en voyeur aux jeux et aux surprises de l'amour, de la jalousie, du pouvoir, de la maternité, de la condition ancillaire. Mais il n'a jamais l'entière compréhension de personnages dont les sentiments et les actes même restent un mystère pour les autres et peut-être pour eux-mêmes. Le sujet du film semble bien être ce mystère irréductible des individus alors même qu'ils sont pris dans le jeu pourtant réglé à l'extrême des relations familiales et domestiques.
Excellent film. Une mise en scène de maître, une photo extraordinaire, un rythme fin et envoutant. D'un synopsis de base, le coréen nous sort un film magistral, qui vous prend aux tripes pas sa réalisation minutieuse. On s'y croirait, dans ce délire. Encore adoré la critique de ce nouveau blog découvert : http://projectionniste.wordpress.com/2010/09/26/the-housemaid/ , même si le gars s'enflamme trop sur l'enfant...
Les relations maître à valet ont toujours alimenté la littérature. Du théâtre au cinéma, leurs représentation peut englober tous les possibles et fournir une étude nuancée des relations humaines. Lui est homme de pouvoir. Sa femme est enceinte de jumeaux. Ils ont déjà une fille. Ils habitent une immense maison dont les jolis meubles n'atténuent ni la laideur ni l'ostentatoire "nouveau riche". Euny est embauchée par Byung-shik, la gouvernante, pour la seconder et s'occuper des futurs nouveaux nés. Le film débute par une scène hors contexte dont on ne sait rien, sorte de fait divers dont la noirceur semble un écho à la scène finale. Implacable et froid, chirurgical dans sa manière de peintre lutte des classes et guerre des sexes, puisque le sujet du film est là, The housemaid nous plonge dans un bain glacial duquel on ne sort jamais la tête. La mise en scène est nette et précise. L'interprétation est parfaite. Les scènes érotiques sont particulièrement troublantes. La violence est sourde, la brutalité enrobée de sourires. La réussite du film est incontestable, tellement incontestable qu'on peut se demander si le bel exercice n'est pas trop millimétré, trop lisse, trop professionnel. Nous laissant quelquefois de l'autre côté de la fenêtre, au propre comme au figuré, The housemaid, pêche par un trop de perfection qui en oublie parfois la complexité de l'être humain, sauf sans doute dans le troublant et riche personnage de la gouvernante âgée, rebelle dominée, qui trouve en Euny la force de dire non.
Faut vraiment permettre de mettre 0 étoile Allociné! Pathétique cette "chose". On a l'impression que la 1ère demi-heure a été tournée, plutôt bien, puis que le réalisateur a cherché des financements, les a eus, a pris l'argent, s'est enfui et a confié la fin du film à un étudiant en cinéma qui n'avait pas suivi beaucoup de cours. On était venu voir un point de vue de réalisateur sur la passion charnelle dans un contexte de soumission professionnelle et sociale – le film est vendu comme tel - et on a eu un – très – mauvais épisode des Feux de l’Amour. Les acteurs étaient pourtant prometteurs et les décors très beaux. Alors quoi ? Ben rien. Aucun trouble dans les quelques rapports montrés. Plutôt de la vulgarité crasse. S’ensuit la mise en cloque de la soumise et au revoir la passion. L’intrigue principale devient la dénonciation des pratiques de la haute bourgeoisie en Corée pour faire disparaître l’enfant. En quoi est-ce différent de ce qui se passe partout ailleurs en pareils cas ? Aucun intérêt ! La dernière scène vire au Grand-Guignol. Rien ne nous est épargné dans le ridicule. Quand on pense qu’il s’agit d’un remake, le réalisateur ne mérite pas ce titre. A bannir.
Après une curieuse introduction suicidaire, une jeune femme, Euny, est engagée pour assister la vieille gouvernante d'une famille bourgeoise. La femme est enceinte de jumeaux, le mari est un homme de pouvoir qui ne se refuse rien... même pas Euny, avec qui il finit rapidement par coucher... tout pourrait continuer ainsi, sauf que cette dernière tombe enceinte et que la vieille gouvernante a tout compris. The Housemaid est un film extrêmement intéressant et esthétiquement splendide. A la manière de Chabrol, le réalisateur Im Sang-Soo se sert de son film pour dénoncer l'accroissement du fossé qui sépare les très riches des gens ordinaires. Chaque personnage est très bien écrit, il faut surtout retenir les prestations de Jeon Do-Yeon (Secret Sunshine) parfaite et de Youn Yuh-jung, la gouvernante, dont les ambivalences du personnage en font l'un des plus intéressant du film. La mise en scène est virtuose, certaines scènes sont très tendues, le scénario est limpide et passionnant. L'ensemble est froid malgré l'érotisme des scènes de sexes et la tendresse qui lie Euny à son amie-confidente. The Housemaid est donc une magnifique surprise, entre drame social et thriller tétanisant. A voir absolument.
Un joli bijou coréen, magnifiquement filmé et bien interprété. La critique sociale des nantis est assassine, et même une ou deux scènes à la limite du ridicule (avec chaque fois en vedette… un lustre !) passent bien. J’étais seul dans la salle pour voir ce beau film, j’espère que les bonnes critiques vous décideront à aller le voir !
Remake d'un vieux film coréen, The HouseMaid narre la passion adultérine d'un membre de la très grande bourgeoisie de Séoul avec une servante toute fraîche. Ce portrait au vitriol d'une bourgeoisie optant pour une stratégie visant à maintenir sa suprématie, dans l'optique décrite par ex par Pinçon/Pinçot Charlot, finit comme il a commencé par un coup d'éclat anodin. Entre temps, on sera surtout frustré de la froideur mécanique de cette machinerie et par le vide sidéral du personnage de la servante.
excellent film même si le thème est classique le maitre l'épouse la servante.j'ai eu du mal à comprendre le sucide au début quant à la fin après le sucide spectaculaire d'euny c'est un point d'orgue remarquable sur les rapports entre les riches et les autres. Jeu remarquable de la gouvernante. A voir absolument
ambiance très spéciale histoire peu originale, ceci dit assez bien mené on devine le déroulement du film, la fin laisse perplexe meme si on comprend son geste
Très beau film sud-coréen, au sens propre du terme. L'élégance est le maitre mot de ce thriller à huis clos. Pour commencer, on est plongé dans une scène de vie nocturne d'un centre ville, pour introduire Euny une jeune sud-coréenne qui va devenir employée d'une riche famille. La servante va devenir la maitresse de son patron et bouleverser la vie de cette famille lorsqu'elle tombe enceinte… (la suite sur http://www-rygo.blogspot.com/2010/09/housemaid.html)
Je ne connais pas la version originale (la servante) mais ce remake a de la gueule. Un drame sociologique (jusqu’à la dernière minute) magnifiquement bercée par des sonates de Beethoven et par La Callas chantant « La mamma morta » ( tiré de l'opéra « Andrea Chénier »de )et brillamment interprété par Jeon Do-Yeon (récompensée à Cannes pour « Secret Sunshine »), encore une fois formidable dans le rôle d’Euny, jeune servante pure et naïve. L’histoire ? une servante qui couche avec son patron. C’est l’histoire de rapports de classe, (la lutte des classes en Corée du Sud n’est pas un vain mot), une critique de la bourgeoisie, ça conte aussi la domination du mâle (absent mais pourtant omnipotent). La richesse….. Quand on est riche on peut tout acheter…chez ces gens-là, on est fortuné au-delà de l’imaginaire et peut-etre un peu trop caricatural (maison de standing, tenues élégantes, mélange de décors clinquants et raffinés de la haute bourgeoisie, marbre à en revendre, baignoires japonaise de luxe, tableaux de grand maitre, Monsieur joue du piano avant d’aller travailler le matin, déguste du très grand cru français le soir, Madame s’appelle Hera comme la déesse grecque, soigne sa grossesse comme personne, ils ont le droit de vie et de mort quand ça les arrange, imbus et conscients de leur supériorité, et cette supériorité se traduit même dans leurs positions sexuelle !!! Le réalisateur montre du doigt dans ce film les nouvelles valeurs d’une société hypocrite et délétère où l’argent-roi sclérose tous les rapports humains. Sa manière de filmer les corps est très érotique mais aussi assez poétique, la fin est très « philosophique », le contenu nous parle hélas l’émotion n’est pas tout le temps présente alors que l’ennui l’est parfois !. Dommage…