Le Faucon maltais
Note moyenne
3,9
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121 critiques spectateurs

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Enzo Gagliardi
Enzo Gagliardi

11 abonnés 60 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2018
Un film noir irresistible ! Dès le début, l'intrigue est prenante. Ensuite, de nombreux personnages, ajoutés aux mensonges et mystères nous embrouillent. Le film est par moment déconcertant car on ne s'y retrouve pas avec tous les détails et fausses histoires. Mais on prend plaisir à suivre une enquête à la fois passionnante, drôle (les retournements de situations et le personnage de Bogart est vraiment un phénomène !). Au final, ce film est rempli d'humour, de suspense et de retournements de situations. On passe un moment agréable en suivant ce détective qui ne cessera de changer de position .
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2017
Un scénario entrainant, des dialogues aiguisés, une mise en scène efficace, le tout emporté par le talent d'Humphrey Bogart (rôle le révélant au grand public), "Le faucon maltais", avec son intrigue prenante renfermant mystères et rebondissements, vient s'installer à la fois comme un modèle du genre mais aussi comme un grand classique du film noir.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2017
Ce n’est qu’à la troisième vision en 30 ans que j’ai apprécié ce film comme il le mérite. Plus jeune, son ambiance cloitrée, ses dialogues Interminables, son scénario confus, ses personnages secondaires caricaturaux, les mensonges incessants de Brigid O’Shaughnessy m’avaient fait perdre mon attention. C’est en le regardant en tant qu’œuvre cinématographique à part entière que j’ai pu en jouir pleinement. Bogart est extraordinaire en personnage double, répondant aux mensonges avec une personnalité feinte. Mary Astor est ici une partenaire idéale qui n’a rien à envier à Lauren Bacall. Les trois acolytes homosexuels sont d’un pittoresque unique. Les dialogues hyper intelligents, les flics butés comme il se doit et la mise en scène étonnante pour un premier film. Chaque personnage restant inoubliable lorsque la fascination pour ce film fonctionne.
Il y a en plus un je ne sais quoi inhabituel qui fait que l’on ne peut jamais oublier que l’on est devant un pur spectacle imaginaire totalement hors de la réalité. Il nous est en permanence demandé de garder notre humour pour savourer chaque séquence dans lesquelles se trouve Bogart, c’est à dire toutes ou presque. J’ai enfin remarqué que le plus beau personnage féminin était Effie, la secrétaire, qui forme avec Sam un couple particulier mais formidablement optimiste sur la complémentarité homme / femme. Un très grand film peu classable.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2016
Le Faucon Maltais est un film policier pas mal du tout.
Humphrey Bogart est excellent dans son rôle, il porte aisément le film, et il n'a pas à forcer pour être charismatique. Les autres acteurs (Mary Astor, Peter Lorre, Sydney Greenstreet, …) jouent correctement.
L'histoire est assez intéressante. J'ai même trouvé le scénario assez complexe à suivre. On accroche assez rapidement à l'intrigue tournant autour de cet objet mystérieux. Par contre, j'ai trouvé que la fin faisait un peu l'effet d'un pétard mouillé.
Mais, sinon, c'est un bon vieux film policier.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2016
Les intrigues alambiquées, faites exprès pour perdre le spectateur, sont un trait relativement commun aux films noirs. Mais celle du Faucon Maltais, le long-métrage qui a initié le genre, reste parfaitement compréhensible pour peu qu'on s'adapte à son rythme. En effet, les personnages s'engagent dans des conversations pêchues et se répondent du tac au tac, sans temps mort. Mieux encore, ces échanges verbaux sont parfois interrompues par des appels téléphoniques qui lancent une autre discussion en parallèle de la première. Ces dialogues qui ne semblent jamais s'arrêter sont le véritable moteur du récit. Ils permettent d'amener l'enquête dans une impasse ou au contraire de la mettre sur une nouvelle piste avec beaucoup de fluidité, renforçant l'effet de chaque ressort scénaristique. De plus, le fait que le personnage principal touche la vérité du bout des doigts tout le long du film rend le tout passionnant. Évidemment, une partie de la qualité de ces dialogues provient de la personnalité des interlocuteurs. C'est Sam Spade, l'archétype de l'enquêteur cynique, intelligent et calculateur qui monopolisera l'attention. Mais il n'empêche pas les autres de briller, en particulier les deux rôles féminins. La première, c'est la secrétaire, très secondaire dans l'histoire, qui réussit pourtant à marquer les esprit par sa perspicacité, son intuition féminine comme elle le dit elle-même. La deuxième femme, jouée par Mary Astor, est la cliente du détective, particulièrement intéressante pour son goût pour le mensonge. Ses talents d'actrice seront pourtant loin de tromper Spade, qui n'hésitera pas à le lui faire remarquer. Mais John Huston est particulièrement joueur et termine des scènes sans que l'enquêteur donne son opinion, laissant le spectateur interpréter les déclarations de la jeune femme. En plus de sa qualité formelle typique des classiques de l'époque, Le Faucon Maltais bénéficie d'une intrigue palpitante, qui trouve sa conclusion dans une scène certes un peu longue mais riche en explications, mensonges et concessions. Un excellent moment.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2016
Noir, c'est noir chantait Johnny, Le faucon était noir et le film un archétype réussi du film noir.
Les femmes sont fatales ou traitresses, sinon soumises. le destin frappe sans prévenir, policiers, détectives et truands portent tous des chapeaux et les mêmes costumes. John met en scène avec maestria, aime filmer en contre-plongée. Le scénario est dense, court et efficace. Bogart explose à l'écran pour la première fois ( ah ce petit rictus imperceptible) mais qu'il parle vite en vo pour apprécier tant son jeu qu'une intrigue complexe aux multiples rebondissements. Mary Astor tient la rampe face à lui sans baisser les yeux à chaque mensonge découvert. DVD décembre 15
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 novembre 2015
Le premier film de John Houston, le premier rôle principal d'Humphrey Bogart, un film considéré comme un archétype du film noir, sur le papier il y a de quoi s'extasier. On retrouve notre Bogart dans le rôle de Sam Spadle, un privé assez ambiguë et classe, qui va devoir résoudre un double meurtre, et va être plongé dans une étrange affaire liée au faucon maltais. D'un simple coup d'œil sur le synopsis, il est simple de remarquer que ce film a une intrigue très prenante et qui réserve bon nombre de rebondissements, sur ce point vous ne serez pas trompés. Ce film, en tout bon film noir, est peuplé d'individus louches, de personnages mémorables et de gangsters armés de pistolets. Au final je n'ai pas grand chose à en dire de ce film : c'est un long-métrage efficace, même si ce n'est pas le chef-d'œuvre auquel je m'attendais. Je le recommande donc atout bon amateur de films policiers.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 novembre 2015
On a tout dit sur le "Faucon Maltais" et ce film est aussi précis et fonctionne avec la perfection d'un pendule qui sort des ateliers de Besançon. Il a tout pour lui. La précision des faits, une interprétation en acier, une histoire détaillée dans un scénario rondement adapté et tout les détails, jusqu'au Revolver Webley Fosbery semi-automatique que manipule Humphrey Boggart dans une séquence du début, est pinaillé au petits ognons. Du grand art !!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Film réalisé par le grand John Huston avec l'un des plus grands acteurs du 7e Art: Humphrey Bogart. Histoire policière fascinante avec très peu d'humours mais cela reste probablement l'un des meilleurs films de John Huston.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2015
John Huston emprunte au film noir son cynisme et au film d'aventures son rythme trépidant pour une aventure jubilatoire de Sam Spade, entouré par une galerie de personnages retors dont la cupidité n'a d'égale que leur excentricité. Des personnages jubilatoires, un Humphrey Bogart cynique, des trahisons et rebondissements en tout genre, une mise en scène soignée... Le Faucon maltais n'est pas pour rien devenu un grand classique du cinéma.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2015
Je dois avouer que j'en attendais quand même beaucoup plus au vu des critiques et du statut que le film possède. Au final, ce "Faucon Maltais" s'avère être un film très bavard, bien interprété, avec de bonnes musiques et un rythme suffisamment bien travaillé pour garder le spectateur accroché tout le long mais pas suffisamment surprenant. Bien sûr, il y a énormément de rebondissements, mais ceux ci tournent toujours autour du même thème qui est le mensonge, du coup, au bout de la troisième pirouette scénaristique de ce genre, on a compris le manège. De plus, la surabondance de dialogues au détriment des séquences visuelles m'a plutôt mis à distance de l'intrigue au lieu de m'y faire prendre part à 100 %. La réalisation est par contre efficace, rien à dire là dessus.

En clair, un film sympa, sans plus, je m'attendais clairement à autre chose, une oeuvre beaucoup moins théâtrale, plus prenante, néanmoins il se laisse regarder et l'intrigue est tout de même intéressante.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2014
Bogart trompe son associé avec sa femme. Le héros est un antihéros. Le faucon n’est qu’un prétexte à un discours sur la cupidité de l’homme. Sam Spade père d’une longue lignée de privés allant de Philip Marlowe à Tony Rome se trouve embarqué avec délice dans un engrenage dont il sera tour à tour le jouet et le manipulateur jonglant avec dextérité sur le fait que chacun des protagonistes le croie en possession de la fameuse statuette. La scène finale où tous les conspirateurs sont réunis dans un huis clos constitue le clou de ce film devenu culte alors qu’il n’atteint pas la vénénosité d’ Assurance sur la mort de Wilder ou le réalisme d’Asphalt Jungle du même Huston pour ne pas parler du parfum d’irréel entourant Sunset Boulevard ou Laura. C’est néanmoins le Faucon Maltais qui donnera sa réputation de réalisateur établi à John Huston. Bogart est parfait tout comme Sydney Greenstreet dans ce rôle de gros libidineux qui semble prendre un malin plaisir à cette quête sans fin qui le mène lui et ses acolytes aux confins du monde. Les bonus du DVD présentés par Angelica Huston, fille du grand réalisateur, sont très instructifs sur la place du film dans son époque et dans le genre noir.
_domimi_
_domimi_

11 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2014
Le bon polar noir à papa.
Le privé sans peur et (pas) sans reproche, clope vissée au bec et feutre vissé sur la tête. La veuve éplorée qui crie à l'aide. L'intrigue à tiroir avec rebondissements à tous les étages.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2014
Premier film de John Huston, "The maltese falcon" est une adaptation de Dashiell Hammett, reconnu pour être le père du "roman noir".
Et en effet, le film reprend tous les codes propres à ce genre littéraire : un détective cynique et désabusé mais charmeur, une femme fatale en danger, des malfrats déterminés, et moult trahisons entre les uns et les autres... En ce sens, "The maltese falcon" est une réussite, avec une intrigue judicieusement ancrée dans l'Histoire, un récit rythmé et accrocheur, non dénué de rebondissements, et surtout un Humphrey Bogart irrésistible dans le genre de rôle qu'il a immortalisé.
Mais le film de Huston n'est pas exempt de défauts, à commencer par des scènes d'action souvent pathétiques, des incohérences flagrantes dans le comportement des protagonistes, et une certaine confusion dans le déroulement du récit.
La différence entre un classique et un chef d'œuvre.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2017
Considéré comme l'une des pierres angulaires du film noir, Le Faucon Maltais, adaptation du roman de Dashiell Hammett, est aussi le premier film de John Huston après avoir oeuvre comme scénariste dans les années 1930.

Pour une première oeuvre, le cinéaste américain, futur metteur en scène de Quand la Ville Dort, frappe assez fort et propose l'archétype du film noir qui servira de modèle pour l'un des genres majeurs d'Hollywood pour les années à venir. Se déroulant régulièrement dans de minuscules chambres d'hôtel et des bureaux, Le Faucon Maltais nous fait suivre le détective privé Sam Spade qui va se lancer aux trousses du meurtrier de son associé.

Le scénario est particulièrement bien écrit, notamment dans les personnages, dialogues et rebondissements, alors que John Huston ne fait que le sublimer pour rendre son oeuvre passionnante, ainsi que bien construite et ficelée, n'oubliant aucun détail et chacun aura son importance tout en apportant une vraie richesse au film. L'ambiance est vraiment sombre, parfois même envoûtante alors que Huston maintient un suspense total sur les enjeux et personnage et joue avec brio avec le spectateur.

Le futur metteur en scène du Trésor de la Sierra Madre dévoile déjà un véritable savoir-faire, notamment dans la façon de décrire les personnages et garder une ambiguïté et un intérêt sur chacun, mais aussi dans la façon d'inclure une véritable tension dans les moments-clés. Il raconte brillamment son histoire tout en brouillant les pistes, il étudie finement les relations entre les personnages ainsi que leur évolution respective, Huston montrant déjà tout son talent derrière la caméra sans jamais devenir lourd ou ennuyant, bien au contraire même.

Une enquête passionnante, des personnages troubles et inquiétants, des femmes fatales... Huston réussit un véritable coup de maître, n'hésitant pas à faire de ce film les prémices de son cinéma, à l'image d'un ton désespéré où l'illusion n'est guère présente. Cynique et avec des personnages parfois jubilatoires, Le Faucon Maltais bénéficie aussi d'une très classieuse et jolie photographie en noir et blanc, participant à la réussite de l'atmosphère.

L'oeuvre se montre aussi brillante par la direction d'acteurs. Jusque-là cantonné à des seconds rôles ou presque (La Grande Evasion de Walsh faisant exception) et notamment de gangsters, Humphrey Bogart voit le rôle du détective changer sa carrière et façonner ses futurs personnages. Il démontre un immense charisme, se montrant impressionnant à chaque plan et proposant déjà le portrait typique de ce genre de personnages, que ce soit dans l'inoubliable tenue ou dans les gestes. Les autres comédiens sont remarquables et lui rendent bien la réplique, à l'image de Mary Astor et Peter Lorre.

Première immense oeuvre de John Huston, ce dernier démontre déjà tout son talent et savoir-faire avec Le Faucon Maltais, proposant l'archétype du film noir ainsi qu'une ambiance sombre, ambiguë et désespérée, emmené par un immense Humphrey Bogart.
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