Un grand classique du cinéma policier, avec un casting balaise : Humphrey Bogart génial en détective cynique, John Huston en réalisateur, Kasper Gutman en méchant bedonnant (a servi de modèle à Lucas pour Jabba), Peter Lorre entre tout ça et Mary Astor en femme fatale et manipulatrice. L’alchimie prend bien entre tous ces personnages, entre meurtres, trahisons et duperies. Cela est du en grande partie à un jeu d’acteur convaincant, sans en faire trop, ça colle au réalisme et à l’ambiance des films noirs policiers. Le petit plus de ce long métrage en noir et blanc, hormis son ambiance incertaine, est le jeu de lumière ainsi que le twist final inattendu. Cela a contribué à l’élever au rang de culte, surtout que Huston est précurseur dans ce style de mise en scène d’une enquête. Le souci vient principalement d’une intrigue qui se complique au fur et à mesure que des personnages entrent en scène et que les complicités s’installent. On peut ajouter que le rythme et la photographie sont désuètes, ajoutant à la confusion, et que certaines scènes non réalistes exaspèrent (tu laisses un méchant que tu viens de frapper reprendre son flingue, et Sam qui sait et comprend tout plus vite que tout le monde). Ah et beaucoup de dialogues aussi, du coup on se perd vite et le suspens ne peut s’installer (rythme trop mou). Cependant, c’est compensé par une musique grandiloquente mais tellement d’époque, une histoire pas si novatrice mais qui demeure bonne, une trame inhabituelle, un peu d’humour… Non on passe un bon moment si on suit, mais il faut aimer le noir et blanc ainsi que le style caractéristique de l’époque.
"Le Faucon maltais" ne créé pas la surprise. Ce film noir à l'intrigue convenu et pas toujours crédible se repose surtout sur la qualité de la réalisation de John Huston et son casting. On suit avec intérêt cette enquête sans pour autant se prendre au jeu. C'est bien dommage... Loin du chef d'oeuvre annoncé par de nombreuses personnes, "Le Faucon maltais" reste un classique - influençant un grand nombre de cinéastes - bon à regarder pour parfaire sa culture cinématographique.
"Le faucons maltais", un incontournable. Premier film de Huston, qui révélera Humpherey Bogart, maintenant très connu. C'est aussi le film qui lança, "les films noirs". Pour la première fois, il n'y a pas de réel héros ( pour un film policier ), il n'est pas innocent dans cette histoire. Difficile à comprendre, il faut le voir plusieurs fois. GÉNIAL !!!
Que celui qui prétend avoir compris l'intrigue lève la main ! (Un scénario aussi complexe dans lequel Sam Spade a toujours une longueur d'avance dans ses réflexions par rapport au pauvre spectateur peut passer dans un roman qui nous laisse le temps de réfléchir, pas dans un film) Les personnages secondaires sont caricaturaux et Peter Lorre surjoue, quant à Mary Astor c'est carrément une erreur de casting. Beaucoup de points négatifs donc, reste que la réalisation est impeccable, que malgré le fait d'être largué on ne s'ennuie pas une seconde, (on peut d'ailleurs très bien prendre le parti de certains film d'espionnage dans lesquels les fils de l'intrigue finissent par devenir secondaires) et puis il y a Bogart qui crève l'écran. Huston fera beaucoup mieux avec Key Largo (1948) ou Quand la ville dort (1950).
Le faucon maltais est une déception. J'ai trouvé que le scénario ET la mise en scène de Huston étaient finalement pas aussi exceptionnelles que ce que j'attendais. Alors, certes, le film a contribué à lancer le genre du film noir, mais avec du recul ses défauts sont assez patents. J'ai trouvé Assurance sur la mort, de Billy Wilder, qui a également contribué à lancer le genre, beaucoup plus réussi. Là, dans Le faucon maltais, y a vraiment pas grand chose à dire, le scénario est très vide au final, y a aucune ambiguïté alors qu'il voudrait y en avoir. Après je suis dur avec le film, je l'ai pas détesté en fait, c'est pas désagréable, mais c'est quand même pas aussi bien que ce que j'espérais. Et puis après je sais pas mais j'ai toujours eu du mal avec Humphrey Bogart, pas que ça soit un mauvais acteur, mais perso j'aime pas trop.
Pour son premier long-métrage, John Huston adapte le roman de Dashiell Hammet et signe un classique du film noir, à l’intrigue en forme de jeu de dupes prenante mais un peu alambiquée, compensée par une mise en scène brillante, et un Humphrey Bogart charismatique dans un rôle de privé blasé qui forgea sa légende. 3,75
Une petite perle que ce film noir. Une ambiance lourde, une intrigue pleine de rebondissements et un héros, interprété par un superbe Humphrey Bogart, qui fera référence pour une flopée de détectives dans les décennies suivantes au cinéma. Une œuvre très fidèle au roman. Culte.
Un classique du film noir américain, réalisé par John Huston, lequel s'associe au charismatique et légendaire Humphrey Bogart. Ce dernier s’avère d’ailleurs parfait dans son rôle de détective privé tourmenté. Prenante du début à la fin grâce à de nombreux rebondissements et proposant une belle part de mystère, cette réalisation est une réussite scénaristique et la mise en scène est assez efficace. Datant de 1941, "Le Faucon Maltais" a engendré un style et restera éternellement un modèle pour le genre !
L'histoire est confuse surtout si l'on a pas lu le livre. Pour autant une fois avoir suivi tous les crépages de chignon successifs dans la quête du Graal (qui se révélera décevante au final pour ceux qui le cherchaient), Le Faucon Maltais ne démérite pas son statut de film noir culte. Pourquoi ? en premier lieu pour la performance unique de Bogart en détective cynique et désabusé, ensuite la photographie expressionniste et les cadrages précis, enfin la gallerie de personnages bien que la femme fatale se révèle assez fade ce qui est le principal défaut du film. Mais Peter Lorre, Sydney Greenstreet et Elisha Cook Jr forment une sacrée brochette de personnages faiblards. Ne vous attendez pas à voir une quête d'une statue de Faucon mais plutot des rapports humains tendus qui caractérisent le film noir.
L'intrigue est rythmée très mollement,il y a aucune grande portée dramatique propre au film noir,des scènes trop bavardes plombent l'enquête qui est déjà ennuyeuse à suivre etc...Bref,regardez plutôt dans le même genre(et en mieux) "La soif du mal","Laura" ou "Assurance sur la mort".
Dès le début, l'intrigue paraît intéressante, voire prenante, avec cet homme mystérieux censé être dangereux et dénoncé par la jeune Brigid O'Shaughnessy (Mary Astor). Au fur et à mesure du déroulement, l'histoire se complique. Trop de personnages embrouillent le scénario. D'abord, Joel Cairo (Peter Lorre) dont le rôle paraît ambigu. Ensuite, le ventripotent Kasper Gutman (Sydney Greenstreet) qui semble être le commanditaire du crime, puis Wilmer Cooke, le porte-flingue de Gutman, aux allures de lopette. Si l'on ajoute la super menteuse (Mary Astor) et le détective Sam Spade (Humphrey Bogart) qui semble manger à tous les râteliers, on assiste à un imbroglio manquant de consistance. Les scènes de (petite) bagarres sont totalement irréalistes, les pistolets passant d'une main à l'autre, sans savoir qui aura finalement le dessus. Quant à l'issue finale, où se retrouvent tous les protagonistes, elle reprend le thème de la chanson "Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette", remportant ainsi la palme du ridicule. John Huston, réalisateur pourtant chevronné, aurait pu transformer ce film en chef-d'œuvre. Au lieu de cela, il nous livre une pellicule sans enthousiasme qui tient plus de la comédie cocasse que du film noir. On est loin du film de génie auquel on pouvait s'attendre, notamment avec Humphrey Bogart, qui est le seul à tirer son épingle du jeu. Légèrement décevant.
Le quatrième long-métrage de John Huston, et déjà l'un de ses films les plus brillants. Succés critique et publique, The maltese faucon est à la hauteur de sa réputation. Un film passionnant, doté d'un scénario captivant, sans bavure, aux multiples rebondissements et qui fonce à vive allure, nous laissant à peine reprendre notre souffle tellement les surprises arrive toutes les minutes. On sent une profonde maitrise, Huston, à l'image de son scénario, nous gratifie d'une mise en scène rythmé, cohérente et surtout, d'une perfection au plan près, minutieuse et plaisante. Devant la caméra, Humphrey Bogart est solide, et assure le spectacle par son charisme et sa prestance, qui font souvent mouche et qui le place au sommet de l'affiche, bien aidé par des secondes rôles tout aussi justes et imposants. Le final nous laisse bouche bée, et la bande son d'Adolph Deutsch immortalise cette dernière séquence comme un twist endind des plus mémorables, et des plus fatidiques. Le film qui lança la carrière de John Huston, et qui se place parmi l'une de ses oeuvres les plus abouties.
"le Faucon Maltais"(1941)fut pour ainsi dire le premier film noir au cinéma.Il en posait les principaux archétypes:un détective privé de seconde zone au bout du rouleau,une femme fatale qui attire et trahit,des truands à la duplicité établie,une intrigue alambiquée,et un objet très convoité à récupérer.S'inspirant du roman de Dashiel Hammett(l'inventeur du genre,avec Raymond Chandler),le film de John Huston n'est malheureusement pas aussi bon que certains voudraient nous faire croire.Il se passe quasi-intégralement dans des bureaux minuscules ou des chambres d'hôtel sordide.La femme fatale en question est guère convaincante(Mary Astor,qui n'a pas le physique de l'emploi).Les scènes d'affrontement physique sont dépassées.Et il y a trop de bavardages dispensables.Mais pour contrebalançer,on dispose d'un Humphrey Bogart impeccable en privé cynique,sombre et désabusé.Bogie agit avec beaucoup de malice et de discernement.Ses adversaires sont mémorables,entre le gros narcissique et le petit pleunichard.De plus,impossible d'oublier le fameux:"c'est de cette matière dont sont faits les rêves".