Sur la route
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annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2012
C'est l'histoire de Sal, un écrivain un peu paumé qui se cherche des idoles, ne veut vivre que dans l'excès et la passion, et qui cherche surtout un sens à sa vie. C'est l'histoire de Dean, un mec qui se traine un besoin d'affection lié à l'absence du père, sorte de pervers narcissique ultra magnétique qui aime être aimé et y parvient extrêmement bien. C'est l'histoire de Marylou, gamine rêveuse pour qui la quête d'absolu passe par la quête de Dean, auquel elle est attachée parce qu'elle sait qu'il glisse entre ses doigts et que jamais elle ne pourra l'avoir. Et c'est accessoirement l'histoire de Carlo, jeune homosexuel fan de poésie qui, pour les mêmes raisons que Marylou, brûle d'amour et de désir pour Dean en qui il pense avoir trouvé l'être absolu, l'homme, celui avec un grand H, avec qui le sexe a un sens. Bon, c'est gentil, cette histoire de jeunes qui s'idéalisent entre eux, qui se désirent, qui se perdent, qui se retrouvent, qui cherchent un sens à leurs vies, qui sont en fait en quête de leurs origines.Mais ici, dans le film, le problème c'est que l'on sait où l'on va, et que malgré toutes les belles phrases mises en œuvre pour nous faire réfléchir, la réflexion est pré-mâchée. Tout nous est balancé, il ne nous reste plus rien à interpréter. cette Je comprends le but recherché, nous montrer une jeunesse incandescente, qui se consume, qui « brûle » comme Sal et Dean le disent eux-mêmes à plusieurs reprises. Mais cette volonté de mettre en scène la fureur de vivre, cette sorte d'admiration que Walter Salles a pour ses personnages, au lieu de les rendre fascinants, sonne faux. Il y a comme une mise en abyme de l'admiration : Les personnages s'admirent entre eux (ce qui donne d'ailleurs lieu à une réplique insupportable où un type demande à Sal où il « trouve ces gens géniaux », ajoutant que lui ne « rencontre jamais personne comme ça »), ou du moins admirent Dean, et le réalisateur lui-même admire ses personnages. On a l'impression que le film ne prend pas de recul par rapport à ce qu'il raconte, qu'il tombe lui aussi sous le charme de ces jeunes bohèmes quitte à en perdre tout esprit critique. Et on a en plus cette désagréable impression que tout est fait pour que nous aussi, nous nous laissions séduire et porter d'admiration pour ces « fous » qui se laissent porter par leur jeunesse. Cette volonté de nous étourdir de la décadence des personnages se retrouve dans la manière-même dont Salles filme : des caméras à l'épaule, des séquences où la caméra tourne avec les personnages, comme pour nous faire perdre la tête à nous aussi...
Si cet amour et cette admiration que Salles semble porter à ses personnages pourra en toucher certains -car après tout, quoi de mieux qu'un réalisateur qui aime ceux à qui il donne vie à travers sa caméra ?-, elle risque aussi d'énormément lasser, ce fût mon cas. On a rapidement l'impression de participer à une sorte de délire égocentrique et même de l'encourager, de rentrer dans le système auto-contemplatif du film.
Tout semble alors devenir prétexte à la folie, à montrer à quel point ces jeunes consument la vie par les deux bouts, à montrer qu'ils ont une soif infinie d'expérience. Que ce soit ces scènes de sexe répétitives et pas toujours réussies (elles deviennent parfois grossières car on sait où cela veut en venir) qui semblent se gargariser d'elles-mêmes, ou ces passages où les personnages semblent vouloir « faire des folies pour faire des folies » (la conduite nus, les excès de vitesse, l'insolence envers les flics). On a vraiment l'impression que tout est bon pour nous montrer combien ils savent vivre même s'ils ne savent pas où ils vont.
Mais une folie autant revendiquée perd de son pouvoir d'attraction. À force de nous rappeler, par des formules en voix-off à visée poétique, par des plans avantageux, par des ellipses, la soif de nouveauté et le désir d'absolu des personnages, le message se dénue de toute force. Comme si, à trop vouloir montrer des fous, Sur la route ne montrait que des gens qui se prennent pour des fous.
Finissons sur le jeu des acteurs, que je n'ai pas mentionné jusque là car il est tout simplement moyen. Sam Riley, qui était extrêmement prometteur dans Control, livre ici une interprétation honnête mais énervante, celle d'un personnage suiveur qui vit par procuration et se délecte de ce qu'il admire chez les autres. Kristen Stewart ne dégage pas grand chose. Si elle n'a pas sur le front l'étiquette de la nymphette de Twilight, elle ne réussit en tout cas pas à faire vivre et à donner corps à la Marylou qu'essaie de nous vendre Salles. Et Garrett Hedlund, si l'on oublie son impressionnante beauté, ne dégage pas vraiment le pouvoir d'attraction que Dean est censé incarner. Ils sonnent en fait tous comme des coquilles vides. Seule Kirsten Dunst est vraiment bonne en fille rangée qui sent qu'elle ne satisfait pas les envies de liberté d'un mari qui lui échappe. Dommage, on ne la voit que trop rarement dans le film...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 mai 2012
Cela fait presque un an que j'ai entendu parler de ce film pour la première fois. Une année durant laquelle j'ai entendu ce film assez impatiemment. Au vu des critiques dithyrambiques sur le livre, je m'attendais à un film extraordinaire. S'il n'est pas extraordinaire, il reste vraiment bon grâce aux acteurs et au propos. Le duo Sal / Dean fonctionne à merveille, notamment grâce à l'étonnante intensité de jeu de Garrett Hedlund. Sal étant plutôt un suiveur, il n'est pas surprenant de le voir suivre un type comme Dean dans ses aventures. Mais le problème de ce dernier est qu'il refuse d'assumer la moindre responsabilité, fuit les engagements et ne recherche que le plaisir et la satisfaction de ses propres besoins, quelles que soient les conséquences pour les autres. Au fur et à mesure de leurs voyages et de leur rencontres, les deux compères vont évoluer et tenter d'élever leur conscience, notamment Sal qui parviendra finalement à écrire son livre. Les seconds rôles sont très convaincants, Kristen Stewart (qui montre définitivement que tourner la page Twilight ne pourra que lui être bénéfique), Kirsten Dunst qui connait une carrière très intéressante, mais aussi Tom Sturridge, Amy Adams, Alice Braga, Elisabeth Moss et bien sur Viggo Mortensen. Tous ces personnages donnent de la substance au film et vont façonner petit à petit les deux personnages principaux. L'évolution de ces deux-là se ressent fortement lors de leur dernière scène commune, même si elle est plus ou moins perceptible selon le personnage. Sur la route est un bon film et il serait dommage de ne pas l'apprécié sous prétexte que le livre (que je lirai bientôt) est meilleur.
mr. edward
mr. edward

190 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2013
« Sur la route » fait parti de cette catégorie de livre culte dont en faire une adaptation cinématographique semble être un pari risqué, un pari tenté par Walter Salles. Le film est sorti le 23 mai 2012. Pour rappel, « Sur la route » est un roman quasi-autobiographique écrit par Jack Kerouac en 1957. L’histoire narre les aventures de l'auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d'un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). Il est aussi question d’Allen Ginsberg (Carlo Marx) et de William Burroughs (Old Bull Lee). « Sur la route » est l'un des romans fondateurs de ce que Kerouac nomma lui-même la « Beat Generation ». Niveau casting, c’est entre acteurs/actrices prometteurs et/ou confirmés que Walter Salles décida de s’entourer : Sam Riley, Kristen Stewart, Garrett Hedlund, Kirsten Dunst, Amy Adams, Viggo Mortensen. Alors verdict ? Et bien, j’avoue être assez dubitatif et ne sachant trop comment organiser ma critique, ayant vu le film il y a à peine 1 heure, de ce fait, ce sera une critique à chaud que je vais vous faire. Je ne vais pas passer par quatre chemins. Après un début de film prometteur, je me suis fait ch$er pendant un certain bout de temps. Les scènes s’enchainant sans que je puisse rentrer réellement dans le film. Pourtant il y a une bonne photographie, la réalisation est sobre, ne faisant pas dans le superflu, et niveau interprétation c’est parfait (j’en reparlerais plus tard). Simplement, le problème de Walter Salles est qu’il sait qu’il réalise l’adaptation d’un monument de la littérature, et donc il se sent, parfois, obligé de coller un peu trop au livre, n’arrivant pas à s’en détacher. La voix off nous empêche de vivre le film pleinement, elle illustre trop ce que l’on voit et notre déduction du pourquoi du comportement des personnages. La réalisation est trop « littéraire ». Quand celle-ci s’efface pour nous laisser vivre le destin des personnages, on est dans l’histoire. J’ai aussi dit que le début du film était prometteur, c’est vrai, même si le film met du temps à se mettre en place. En fait, à partir du moment où ils prennent la route, le film prend un autre tournant et la réalisation est moins « littéraire », malgré quelques scènes qui alourdissent l’ensemble. 2h20, je trouve cela trop long et le film aurait gagné en intensité à ne faire que 2h. Maintenant parlons de la qualité de l’interprétation des acteurs et actrices. Ils sont parfaits dans leur rôle. J’étais septique sur le choix de Garrett Hedlund, et bien p$tain. Il est énorme, un charisme impressionnant, arrivant à jouer à la perfection le rôle de Dean Moriarty, personnage lui aussi charismatique et complexe. Capable d’imposer sa présence, faisant tourner le monde autour de lui puis la seconde d’après, montrer sa fragilité et ses faiblesses. C’est un personnage qui a une attraction incroyable. En fait, je crois que je pourrais en parler des heures. En tout cas, Garrett Hedlund est un acteur à suivre de très près. Kisten Stewart, elle n’est meilleure que lorsqu’elle ne joue pas dans les b$uses « Twilight ». Je l’avais déjà vu dans « Welcome To Rileys », « Runaways », « Panic Room », « Into The Wild » et elle prouvait tout l’étendu de son talent. Capable de jouer la « femme fatale fragile » parfaitement. Sam Riley, lui aussi, est très bon, il a un regard très prenant, pouvait nous faire paraître beaucoup d’émotions. Juste un mot sur la musique, celle-ci est très bonne. Que dire de plus ? Pour résumer, un film qui m’a laissé une impression mitigée, trop inégal à mon goût, malgré une qualité d’interprétation et des scènes très touchantes.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 juillet 2012
Pas mal mais ne dépassera jamais le livre te la conception personnelle que chacun s'en fait. En fait, ceux qui n'ont pas lu le livre auront du mal à comprendre la subtilité de certaines scènes (la logorrhée spécifique de Carlo Marx par exemple, ou le versant tragique de l'histoire).
Oriwa
Oriwa

76 abonnés 904 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2012
Je n'ai pas lu le roman et je n'ai donc aucune idée du niveau de l'adaptation, mais en tout cas ça ne m'a aucunement donné envie de lire telle ou telle version. J'avais une folle envie de voir le film et là, grosse déception, je me suis ennuuuyée... Je n'y ai trouvé aucun intérêt, aucune réflexion, émotion, sensation : le vide. Le sex, drugs and "jazz" 'n' roll ça va un moment, plus de 2h dans cette ambiance et uniquement celle-ci, sans qu'il ne se passe rien de bien profond, c'est trop long et inutile. La première image du film, noire et presque interminable, décrit bien ce qui nous attend en fait. Heureusement, les acteurs et les différents lieux subliment le peu qui leur est donné.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2020
A sa sortie, je découvrais "Sur la route" en espérant retrouver ce que j'avais pu trouver dans "Into the Wild" : cette claque qui m'aura fait changer ma vision du monde, m'aura ouvert les yeux sur la nature et sa beauté et aura façonné l'adolescent puis le jeune homme que je suis devenu, curieux et épris de liberté. Ce n'a pas été le cas.

J'y découvrais, au contraire, des personnages forts, complexes, et des dialogues laissant rêveur mais à l'intérieur d'un film bien trop lent.

A l'époque, je n'avais pas lu le livre de Kerouac. En 2019, j'ai enfin rattrapé ce retard et j'ai adoré ce style d'écriture qui consistait à foncer et à ne jamais s'arrêter. Pas de paragraphes, pas de retours à la ligne, pas de chapitre. Les mots défilaient à la manière d'une voiture lancée sur la route pied au plancher. J'ai donc décidé de revoir ce film. Après tout, maintenant que je connais l'oeuvre originale, le film saura peut-être plus me toucher.

Walter Salles a été très fidèle au livre. Il a retranscrit de nombreuses scènes d'une manière très convaincante. Même les scènes les plus osées. Il n'a rien censuré et c'est tout à son honneur.
On sent un amoureux du livre, qui a su également lire entre les lignes (la relation crypto-gay entre Sal Paradise et Dean Moriarty est retranscrite subtilement).

De même, le choix des acteurs est excellent. Garrett Hedlund est LE Dean Moriarty (ou Neal Cassady pour ceux qui ont lu le rouleau original, comportant les véritables noms des protagonistes). Je ne vois aucun autre acteur qui aurait pu incarner aussi bien qu'il l'a fait ce fou, qui brûle la vie par tous les bouts, quitte à blesser ceux qui l'aiment. Il a une véritable présence physique à l'écran qui bouffe tous les autres acteurs. On ne voit plus que lui alors que Sam Riley, Sal Paradise (ou Jack Kerouac) est très convaincant aussi !

En réalité, là où le bât blesse, c'est l'étrange choix de rythme de narration et de mise en scène. Tout est très lent, très dans l'observation. C'est l'exact opposé du roman qui filait à 100 à l'heure, sans jamais prendre de pause !

On aurait été en droit d'attendre du film qu'il nous prenne par le col et nous emporte avec lui jusqu'au générique final. Au lieu de ça, on a beaucoup de scènes sans dialogues, presque inutiles, et contemplatives. Du coup, cela gâche énormément l'expérience car, dans ces moments là, le film devient vite ennuyeux.

"Sur la route" est un livre difficilement adaptable à cause de son format. Même si c'est une adaptation très fidèle, on en a une nouvelle preuve : difficile de suivre le rythme infernal du bouquin sur grand écran !
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 octobre 2012
J'attendais ce film, étant de donner que Kerouac est certainement mon écrivain préféré (enfin pour le moment, car j'en connais peu), dans tous les cas le livre m'a marqué.

Il fallait bien un bon film pour rendre hommage à l'artiste.

Pour cela, c'est Walter salles qui se colle à la réalisation (le réalisateur de Carnets de voyage).

Et qui va s'y casser les dents.

Jamais il n'arrive à retranscrire l'esprit du livre, il ne fait que reproduire certains fait.

C'est sans saveur, sans rien et ce n'est pas les acteurs qui vont arranger ça.

Garrett Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart n'apporte rien à leurs personnages, ils ne semblent pas être les bonnes personnes pour incarner des personnages à forte personnalités.

Rattage complet.

Totalement formaté.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2012
Sur la route, le rouleau original de Jack Kerouac, est de ces œuvres auxquelles on peut difficilement trouver des défauts. Cela en faisait donc un livre quasiment inadaptable et pour sûr, le long-métrage du brésilien Walter Salles en a déçu plus d’un. Et pourtant, le film promettait d’ores et déjà un casting de toute beauté. De la jolie rebelle abonnée aux magazines people, Kristen Stewart, au vétéran Viggo Mortensen, on peut dire qu’il y a du joli monde. On pourra notamment mentionner la surprenante apparition de Steve Buscemi, qu’on n’attendait pas forcément dans un rôle de ce genre (non, je ne dirai rien !). Malgré tout, on parvient à trouver une légère faille dans ce casting : Dean Moriarty (Neal Cassady, pour les puristes). Un personnage qui, sous les traits de Garrett Hedlund, décevra probablement une grande partie des lecteurs - moi y compris - par un manque de charisme certain. Sam Riley, de son côté, s’en sort très bien en Jack Kerouac. Ensuite, on pourra notamment regretter l’inévitable et regrettable fait qu’il manque beaucoup de moments forts du roman. Bien évidemment, en deux heures vingt, l’essentiel a été dit mais on reste cependant sur notre faim, en songeant à ce qui aurait pu être fait sur les quelques temps morts du film. Et pourtant, pas d’ennui au rendez-vous dans cette ambiance jazzy, qui peine malgré tout à instaurer une atmosphère 50’s qui collait si bien à l’image du livre. En effet, beaucoup de choses semblent fausses et il est fréquent que certains détails ne prennent pas. Par ailleurs, le réalisateur ne parvient presque pas à faire de Sur la route un road-movie digne de ce nom, faute de ne pas faire vibrer la route. Cependant, les quelques défauts énumérés précédemment n’occupent heureusement pas la majeure partie du film et il en aurait fallu beaucoup plus pour que cela gâche ses nombreuses qualités. On pourra tout d’abord citer une superbe bande-originale – ce qui n’a rien d’étonnant en soi – qui contribue à imposer cette image jazzy qui colle à la peau du long-métrage. Ensuite, Walter Salles a su attribuer de Sur la route un style visuel aussi sobre que maîtrisé, ce qui est en soi une réussite. Et puis n’oublions pas l’essentiel : on passe un bon moment en compagnie du protagoniste, et qu’importe que la forme finale du long-métrage soit plutôt imparfaite. En conclusion, pour que Sur la route soit apprécié à sa juste valeur – à savoir un bon divertissement –, le spectateur se doit de faire un minimum le vide sur les souvenirs qu’il garde du livre, afin de ne pas s’apercevoir de quelques défauts.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2012
Un road movie qui à du mal à transmettre la liberté, ça ne donne forcément pas un bon film. A part danser, coucher avec tout le monde et fumer le réalisateur ne nous donne pas beaucoup à voir. Les acteurs sont bons et la musique aussi, ainsi que la photo, mais vraiment rien de transcendant.. pleins de scènes qui s'accumulent sans forcément donner un sens au film. 2h20 vraiment longues..
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