Le Troisième homme
Note moyenne
4,1
4481 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

134 critiques spectateurs

5
32 critiques
4
55 critiques
3
32 critiques
2
9 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
JacksVDL
JacksVDL

17 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2020
1/ Pour le portrait exceptionnel d'un ville si vivante qu'elle serait presque le personnage principal du film ;
2/ Pour la capacité du film à pointer la fragilité et la relativité de la morale humaine.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2019
Le Troisième homme semble rejouer la chasse au meurtrier de M le Maudit dans une Vienne défigurée par la Seconde Guerre mondiale, comme prolongement donc de ce que Fritz Lang prophétisait dans son film : la paranoïa collective sur fond de lente dégradation de l’édifice social. Ici c’est le personnage d’Harry Lime qui symbolise la passerelle entre une innocence passée et une culpabilité présente ; son spectre hante l’entièreté du métrage et préoccupe son meilleur ami, au doux nom d’Holly Martins. Ce dernier arrive d’Amérique en emportant, dans ses bagages, l’ingénuité d’un homme qui semble préservé des bassesses du monde ; son séjour viennois le plongera ainsi au cœur d’un scandale qui équivaut, pour lui, à la destruction de ses idéaux. Le décor glisse ainsi des immeubles imposants aux égouts de la ville, dans un mouvement de descente qui traduit non seulement la confrontation aux Enfers terrestres, mais surtout la participation d’une âme innocente au meurtre de son meilleur ami devenu entre-temps bourreau d’enfants. C’est dire que Harry s’est métamorphosé en ombre à la fois intime – elle obsède celui qui a partagé avec lui des moments de complicité – et historique, comme allégorie du mensonge à l’œuvre dans le monde occidental rongé par le capitalisme et l’obtention de profits. Cette chute libre s’accompagne néanmoins d’une mélodie jouée ad nauseam à la cithare : le thème demeure gai et sautillant, colore le métrage de tonalités instables et changeantes. Nous passons en effet du burlesque au tragique, de la romance au polar dans un entrelacs dramatique des plus virtuoses. La mise en scène regorge de plans décadrés qui inscrivent par l’image cette course à la vérité dans une ville déséquilibrée, où les morts prennent la place des vivants, et les vivants la place des morts. Dans un tel chaos, l’amitié se fragmente par découvertes successives qui entachent la candeur du protagoniste principal, de même que l’amour paraît réduit à une solitude plus profonde encore. Au-delà d’être un témoignage pertinent et intelligent des conséquences de la guerre mondiale sur le visage des capitales et des hommes qui tentent d’y reconstruire leur existence, Le Troisième homme orchestre à merveille son crescendo final qu’une photographie remarquable signée Robert Krasker vient sublimer, offrant ainsi au cinéma un joyau indémodable et au film noir une référence absolue.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2019
Le troisième homme est considéré comme culte pour beaucoup ce qui est compréhensible !
Un film d'enquête subtil mais un peu lent autour du personnage d'Harry Lime extrêmement charismatique et énigmatique incarné par Orson Welles au top.
Une histoire prenante avec des personnages principaux complexes.
L'ambiance extraordinaire particulièrement lors du plan révélant Lime juste légendaire.
Cependant, le film à vieilli, et il reste assez lent et daté mais reste novateur pour un film de 1949.
Gros classique !
Valentin B
Valentin B

16 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mai 2019
Des répliques cultes, une photographie exceptionnelle, des décors servant (terriblement) bien à la narration : The third man est incontestablement le plus grand film noir de tous les temps, grâce à une ambiance ténébreuse et un scénario intéressant. La présence tardive d’Orson Welles marque un tournant dans le film. Son apparition est magnifique. La scène finale dans les égouts est grandiose et fait preuve d’un clair-obscur impeccablement calibré. La musique, étonnante, permet de donner une perception différente du film et de l’aérer, c’est un plus.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Le Troisième Homme est un classique très intéressant.
C'est vraiment la quintessence du film noir.
Les décors viennois sont très beaux et le fait que tout le monde parle allemand nous plonge dans l'incompréhension du personnage principaux.
La mise en scène relève du chef-d’œuvre (par exemple : filmer de côté pour apporter du mystère au film). Le travail de lumière, pour ce film en noir et blanc est impressionnant spoiler: (notamment lors de la scène où Lime se révèle)
.
spoiler: La scène finale dans les égouts est captivante
. Orson Welles est excellent
En revanche, la musique de cithare, bien que légère et enjouée n'est pas vraiment en accord avec l'ambiance noire du film (c'est un choix que je ne comprends pas trop).
Mais en dehors de ça, c'est un très bon film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 avril 2018
"Le troisième homme", de Carol Reed, détenteur du Grand prix du festival de Cannes de 1949 et de l'oscar de la meilleure photographie de 1951, se révèle comme étant l'une des œuvres majeurs du cinéma de l’après-guerre.
En 1949, Vienne est partagée entre la France, la Russie, l’Angleterre et les états-Unis, à l'aube de la guerre froide. C'est dans ce contexte historique compliqué que se déroule l'intrigue du Troisième homme.
Holly Martins, un auteur policier américain à succès, se retrouve plongé dans l'affaire du meurtre de son ami, Harry Lime. Cependant, la police s’inquiète plus des activités douteuses de Mr. Lime que des circonstances étranges de sa mort.
Je donne à ce film une note de 4/5, car malgré un scénario très bien ficelé, une très bonne direction artistique et des personnages bien exploités, ce film souffre de quelques défauts mineurs par rapport à ses nombreuses qualités. Si le Troisième homme mérite amplement ses prix, son titre manque de pertinence et la fin nous laisse nous demander si le destin de Harry Lime est bien celui que l'on pense. Carol Reed a très bien utilisée le noir et blanc pour accentuer le ton quelque peu sinistre, malgré une musique unique, répétitive et hors contexte.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2020
Un film noir qui vaut surtout pour son environnement à savoir le Vienne de l'immédiate après guerre. Une enquête mené par un écrivain dans une ville dévastée ou la débrouille est devenue la seule manière de s'en sortir et ou tout le monde a changé suite aux événements. Le film est parfaitement mise en scène les jeux d'ombres sont formidables comme la photo et utilise parfaitement le décor de la ville ravagée. L'apparition d'Orson Welles est vraiment marquante et donne un nouvel élan à un film déjà passionnant. J'ai juste été dubitatif quand à la bande son qui ne colle à mon goût pas du tout au film qui s'il peut donner une touche comique au début gâche franchement le film au fur et à mesure de son avancement.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2017
Bon scénario, beau jeu, belle photographie, "Le troisième homme" est un classique du genre thriller ! Cette chasse à l'homme, au delà de ses qualités cinématographiques et de sa saisissante ambiance sombre, tient en haleine son spectateur d'un bout à l'autre.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2016
Film noir typique de l'ambiance d'après-guerre, ce Troisième Homme vaut surtout pour le jeu du chat et de la souris auquel semblent se livrer les personnages tout au long du film. Un personnage qui ne sait rien ballotté entre d'autres qui en savent plus long mais gardent le silence, le tout sur fond de Vienne coupée en quartiers comme l'était Berlin: Carol Reed trousse son affaire avec élégance, bien épaulé par les talentueux Joseph Cotten et Trevor Howard notamment, sans oublier Orson Welles et sa composition de crapule charmeuse comme on n'en fait plus. Le film tient encore bien la route aujourd'hui, même si l'on ne sera guère surpris côté scénario.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2016
Un magnifique film d'espionnage à l'ambiance typiquement anglaise, signée par un réalisateur qui s'est souvent vu dépossédé de son film à cause de la présence de O. Welles au casting (si ce dernier a bien donné quelques conseils sur quelques plans et qu'il s'est approprié les dialogues de son perso, il a ensuite reconnu que le film était avant tout à mettre au crédit de C. Reed). Il n'en reste pas moins un témoignage éclairant et stupéfiant sur cette période trouble, avec cette ville divisée en 4 parles vainqueurs, au cœur d'une intrigue touffue. J. Cotten est époustouflant et sa traque de la vérité assez bien menée mais le film souffre d'un rythme mal géré une fois la révélation au cœur du film révélée. Quelques scènes de haute volée, des éclairages magnifiques et un scénario qui s'impose comme un modèle du film noir. D'autres critiques sur
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2016
Film de 49, version restaurée superbe...le film parfait: scénario béton, acteurs parfaits, suspense prenant, décors : la Vienne de l'après-guerre en chantier, la musique bien connue...le film noir abouti...noir et blanc, même, car son usage est un élément clé. Et tant qu'on y est, on a même mis de l'humour là-dedans, tant qu'à faire. Un chef d'oeuvre évident, si ça passe dans un ciné club près de chez toi...
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2016
Polar de haute volée de Carol Reed prenant place dans la Vienne d'Après-guerre, divisée par les puissances alliées. Sans être alambiqué, le scénario est bien ficelé et contient ce qu'il faut de suspens et de rebondissements. Rien de bien novateur pour un public averti mais le résultat est excellent. La plus value vient de la mise en scène du réalisateur, entre jeux d'ombres, effets de lumières et plans de caméras audacieux. Les acteurs ne sont pas à négliger et l'on retiendra, bien evidemment, la performance d'Orson Wells. Un must.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 mai 2016
Cette année, mon duel « Evasion »/ « The equalizer » n’aura pas eu lieu. « Evasion » aura ainsi donc marqué, avec « Les ailes de l’enfer », l’action des fêtes de Pâques.
Pour continuer sur mai, le 69ème Festival de Cannes a ouvert ses portes le 11 mai avec le nouveau Woody Allen : « Cafe society ». Et juste avant, de découvrir un improbable Laurent Laffite en maître de cérémonie surbooké. En ce 13 mai 2016, mon cycle Cannes s’est ouvert hier soir par « Le troisième homme » de Carol Reed. Mon festival cannois de palmés est également composé de : « Othello », la pièce de théâtre mise en scène par Orson Welles, « Apocalypse now », dont je fournirai un commentaire plus long que ma critique, « Paris, Texas » de Wim Wenders, « Sailor et Lula » (pour me refaire une idée dix ans après un premier visionnage ; critique déjà mise en ligne), et se terminera par « Le pianiste » (critique également déjà réalisée), œuvre tout en douceur de Roman Polanski.
Mais reconcentrons nous sur « Le troisième homme ».
Synopsis : Holly, un écrivain américain en bout de course, arrive dans le Vienne de l’après-guerre pour rencontrer Harry, un ami qui a prétendument été tué écrasé par une voiture. Holly va mener son enquête.
Scénario au diapason pour Graham Greene qui adapte au cinéma son propre roman dont il écrit le script au fur et à mesure des idées de Reed et d’Orson Welles. La collaboration Greene/Reed a débuté sur « Première désillusion » et se terminera par « Notre agent à La Havane » se concrétisant en trois films sur 12 ans. Durant « Le troisième homme », l’écriture filmique est audacieuse et des idées de réalisation permettent une fluidité scénaristique et de montage sans équivoque. Idées qui seront reprises par la suite avec le génie en moins. De plus, les rumeurs ne font qu’accentuer la légende selon laquelle Orson Welles aurait réalisé le métrage. Si Maître Orson avouera plus tard ne jamais avoir touché la caméra du metteur en scène, Carol Reed s’est sans aucun doute inspiré de la patte du réalisateur de « Citizen Kane » à cause des angles inclinés à la Orson.
Toujours pour parler scénario, Carol Reed a imprégné au « Troisième homme » une épaisseur psychologique intelligente en ne montrant jamais la figure d’Harry (Welles). En cela, et en imprégnant les codes du film noir américain (suspense ou tension nerveuse à son comble, complets gris pour les personnages, magnificence du N&B en des jeux de lumière et d’ombres portées signés Robert Krasker (Visconti l’avait engagé pour « Senso »)…), le futur réalisateur de la comédie musicale « Oliver » dessine un métrage anglais calibré pour faire face au « Faucon maltais », « Grand sommeil » ou « Key Largo ». Un atout kitsch et charmeur.
Une autre raison d’inscrire « Le troisième homme » dans la lignée des plus grands films noir d’époque, c’est grâce à la musique d’Anton Karas qui, grâce à une cithare, nous joue un morceau électriquement intense, nous embaumant dans l’histoire qu’on ne perd pas d’un fil. Parfois mirobolante, parfois inquiétante et lugubre, la partition d’Anton sert admirablement une Vienne désolée et dévastée par la guerre. Aujourd’hui culte pour n’importe quel amateur de cinéma, l’unique composition d’Anton Karas pour le cinéma est ainsi rentré dans les annales. Magnifique !
Si l’on se rapproche du casting, on tutoie l’excellence.
Orson Welles, dans la peau d’Harry, porte à lui seul l’intérêt général du film. Trois scènes-clés, trois partitions mémorables ! Sa première apparition lumineuse (sous la véranda), sa discussion avec son ami Holly dans la grande roue et la course-poursuite finale dans les égouts de Vienne font de ces moments intenses nerveusement le clou du spectacle. D’autant qu’il est uniquement présent pour financer un de ses projets (« Othello ») !! Ou quand Welles nous prouve qu’on peut s’investir sans être présent longtemps sur un tournage. Coup de maître !!!
A ses côtés, son ami de toujours et efficace Joseph Cotten (« L’ombre d’un doute », « Duel au soleil ») dans le rôle d’Holly l’enquêteur, et la sensuelle Alida Valli (« Œdipe roi », « Les yeux sans visage »).
Pour conclure, « The third man » (1949) a acquis une renommée mondiale grâce à Cannes (il a remporté le Grand Prix la même année et un Oscar pour Krasker en 1951) et reste encore aujourd’hui un monument de genre. Un film noir mythique pour un classique du cinéma.
Spectateurs, citizen ! 2 étoiles sur 4.
Notes : Guy Hamilton, le futur réalisateur de « Goldfinger » et de « La bataille d’Angleterre », est assistant-réalisateur ; le poids lourd américain David O. Selznick, porteur de projet de « Gone with the wind », est associé à Alexandre Korda, producteur anglais reconnu par ses pairs (« Jeux dangereux », « Les quatre plumes blanches »).
Adrien B.
Adrien B.

23 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2016
Un bon suspense qui distrait jusqu au denouement. Cela dit celui ci manque de rebondissements.
Il semble definitif qu Orson Welles semble prendre plaisir a jouer des disparus.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2016
Je dois l'avouer, je n'ai pas du tout apprécié le film. La musique m'a beaucoup énervé, elle sonne beaucoup trop comédie alors qu'il n'en est rien. Et l'histoire, pire encore. Pas de charisme chez les personnages, pas de quoi accrocher à l'intrigue jusqu'au bout et rien d'inattendu dans le final. Ce n'est plus regardable.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse