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tuco-ramirez
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3,5
Publiée le 10 novembre 2015
La guerre est juste terminée. Dans un Vienne divisé en zone d’occupation entre les 4 nations vainqueur de la guerre, un écrivain américain vient rejoindre un ami qui lui a promis un emploi. Il arrive pile le jour de son enterrement. Le voilà qu’il se lance dans une enquête pour comprendre les causes de sa mort. Grand Prix du Jury à Cannes en 1951 et parmi les 100 meilleurs films britanniques de l’histoire pour les britanniques eux-mêmes ; je ne peux avoir le même enthousiasme. Carol Reed réalise un film classique de très bonne facture s’appuyant sur : -Un chef opérateur de talent qui sublime le noir et blanc et apporte une touche expressionniste (ombres immenses, contrastes saturés, grand angle,…). Krasker obtint même un Oscar bien mérité. -Une mise en scène inspiré avec ses lignes obliques signifiant le malaise permanent. Ce qui fît dire que Reed était sous influence de Welles ; mais ce dernier ne passa que quelques jours sur le tournage, se faisant même doubler dans les égouts. -Un scénario hyper classique mais efficace. Dommage que le malaise apporté par les lieux supplante le malaise des personnages eux-mêmes. -Quelques scènes mythiques : la course poursuite dans les égouts, les mains de Welles dans la grille, Welles planqué dans une porte cochère de nuit démasqué par un éclairage impromptu,… -Le thème musical de cithare composé par un inconnu et présent tout au long du film. Un tube de l’époque instillant mélancolie et légèreté composé par Anton Karas -Et la présence magnétique d’Orson Welles qui fait oublier le très discret Joseph Cotten alors qu’il n’est que peu présent à l’écran. On peut malgré toutes ces qualités regretter que le suspens s’étiole au fil du film ; mais aussi que Reed regarde son intrigue et ses personnages avec trop de distance, et que certains personnages sont un peu grotesques (Popescu et Kurtz). Un bon classique de film noir avec un travail de mise en scène évident, mais pas le chef d’œuvre escompté. Une fameuse réplique du film écrite par Welles : « L'Italie des Borgia a connu trente ans de terreur, de sang, mais en sont sortis Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. La Suisse a connu la fraternité et cinq cents ans de démocratie. Et ça a donné quoi ? Le "coucou" ! »
Un très beau film dans une Vienne sublimée par un magnifique noir et blanc. L'histoire est une enquête somme toute assez banale, bien qu'intéressante, mais elle est portée par des acteurs brillants, et un Orson Welles énigmatique. Le final est superbe, et clôt en beauté le spectacle.
La mise en scène est tout simplement exceptionnel et la lumière sculpte parfaitement ces images en noir et blanc. Film culte et emblématique du film noir américain des années 40 et 50, est particulièrement réussi (spoiler: même si j'aurais préféré que la 1ère partie soit plus courte, le film devenant véritablement palpitant à l'apparition d'Orson Welles )
Ce film mythique qui dépeint la Vienne en ruine – physique et morale – de l'après-guerre est superbement porté par ses trois acteurs principaux : Joseph Cotten, Alida Valli et bien sûr Orson Welles. Carol Reed aborde ici avec force les thèmes de l'amitié, de l'amour, de la trahison et se demande jusqu'où un homme est prêt à aller pour la défense de ses valeurs. Il dépeint surtout la bassesse de l'âme humaine, comme souvent intensifiée pendant les périodes troubles de l'histoire. Formellement époustouflant, le long-métrage est truffé de mouvements de caméras superbes, de jeux de lumière extraordinaires et de plans magnifiques. Et la scène finale spoiler: de course poursuite dans les égouts labyrinthiques de la ville est absolument culte. Grand Prix du Festival de Cannes en 1949.
Le Troisième Homme est un chef d’œuvre. Ce thriller, polar, d’ailleurs considéré comme l’un des meilleurs films noirs, ce qui est tout bonnement vrai en tout cas pour moi car il est quasi parfait sur tous les points. Présenté en compétition officielle au 3ème Festival De Cannes en 1949, le film obtiendra le Grand Prix qui est égal à La Palme D’Or qui ne fut créé qu’en 1955, et c’est amplement mérité. Il obtiendra par la suite également un Oscar pour la meilleure photographie en 1951 et cela va sans dire, lorsque l’on découvre ce film que c’est évident qu’il l’est obtenu. Un film brillant sous toutes ses coutures, de l’histoire prenante et captivante qui arrive parfois à perdre le spectateur dans les méandres de celle-ci en passant par son atmosphère sombre, lugubre mais attrayante, sa mise en scène absolument parfaite pour un film de cette époque car replaçons nous dans le contexte nous sommes quelques années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ici projeté dans la ville en ruine de Vienne en Autriche. Un film bluffant de jeux d’ombres et de lumières qui rende ce film riche en tout points et donc assez visuel. La bande son est aussi un atout maître à ce métrage car ici ce sont des compositions récurrentes de notes de Cithare interprétés par Anton Karas rendant donc à l’ensemble un certain charme. Le point fort de ce film noir savoureux vaut à la réalisation parfaite de Carol Reed, qui nous offre des plans d’une richesse visuelle assez forts. Le très bon casting est porté par des acteurs d’une justesse dans leurs rôles avec : Joseph Cotten très bon, Alida Valli très bien, Trevor Howard très bon, Bernard Lee très bon, Orson Welles excellent, Paul Hörbiger très bon, Siegfried Breuer très bon, Ernst Deutch très bon. Un chef d’œuvre et un classique du film noir, qui même sans être totalement parfait, vaut le coup qu’on s’y attarde, et cette musique de ce Troisième Homme reste encore en tête, tout comme le visage de Orson Welles. Ma note : 9/10 !
Il existe dans ce film beaucoup de points que ne sont plus capables de maîtriser ou d'exploiter les réalisateurs actuels. Trop balourde, engluée dans les millions de dollars et les cargos de vedettes imposées à coups de contrats véreux, faire un film de cette classe technique, aussi prenant, empli de suspens à notre époque héroïque en matière de daube gonflée aux CGI, est devenu strictement impossible. L'impuissance cérébrale des scénaristes n'y est pas pour rien non plus dans ce désastre. Le moindre cadrage, le moindre éclairage, les rebonds dialogués, la synthèse de l'affaire policière et le cynisme des criminels sont des perles sans précédents, sauf dans des exceptions comme : "La dame de Shangaï", "Le faucon Maltais" ou "Le grand sommeil". Même le casting improbable devient magique. Il y a tout simplement que ce film est indéfinissablement agréable à voir et à revoir et que cela, rien ne peut l'expliquer, aucun spécialiste ne peut définir l'essence de cette réussite sans doute involontaire.
Une référence prémice du film noir, dont l'impact est amoindri aujourd'hui face à un aspect quelque peu désuet de l'ensemble. Le troisième homme conserve quand même de belles qualités, comme une Vienne d'époque offrant un décor unique et un scénario travaillé dont les retournements de situation demeurent efficaces (à condition de ne pas trop s'intéresser à l'histoire avant de le découvrir). Bon on nous survend un peu Orson Welles dont l'apparition à l'écran est quand même relativement restreinte. Cela dit sa (courte) présence reste un atout majeur. Les dialogues sont parfois rébarbatifs et je pense que le format du film aurait pu être revu à la baisse, car du coup, l'ensemble fait un peu long à atterrir. Auréolé d'une palme d'or en 1949, le troisième homme est le genre de film culte qui appartient d'abord et surtout à son époque et a du mal à s'inscrire dans le temps. Je pense qu'une version littéraire aurait mieux vieillit, car l'intrigue policière est plutôt intéressante de prime abord. La meilleure scène reste la poursuite finale dans les égouts de Vienne. Le film conserve une identité propre grâce à sa musique particulière. Pas un chef-d’œuvre pour moi, mais un agréable retour en arrière dans la guerre froide filmée... pendant la guerre froide.
"Le troisième homme" rediff sur Arte le 28.09.2015 Vous vous souvenez de ce tube "Porque te vas", musique du film "Cria Cuervos" ? Si la chanson a figuré en tête des hit-parades de son époque, elle n'a jamais réussi à sortir du désintérêt le piètre film qu'elle accompagnait. Il n'en est pas de même pour la musique du "troisième homme" : une ritournelle (non chantée) et interprétée avec brio à la cithare, parfois entraînante, d'autres fois lancinante. Impossible de l'oublier. On ne se souvient plus trop si c'est la musique qui a contribué à faire connaître le film ou l'inverse, mais la première était sur toutes les radios, peut-être pour faire oublier les horreurs de la guerre. Le second, peut-être pour les mêmes raisons, a fait un tabac avec près de six millions d'entrées à une époque où le cinéma n'imaginait pas encore les conséquences qu'aurait sur lui l'arrivée future de la télévision... Ce film culte doit beaucoup à Orson Welles, qui a également contribué au scénario en créant le personnage qu'il joue lui-même (on n'est jamais si bien servi...) En tout cas il ne s'explique pas : mieux vaut ne rien en savoir, s'asseoir et savourer (ou non mais c'est rare) La présence d'Orson Welles n'est due au fait qu'il "faisait des ménages", entendez par là qu'il avait du mal à boucler le budget d'un autre film qu'il comptait faire lui-même. Le suspense est excellent et on croit voir parfois une intrigue d'Hitchckock avec des personnages disséminés ça et là et destinés à vous troubler ! Je n'en dirai pas plus mais j'ai beaucoup aimé cette bande, ses rides et son noir et blanc ! willycopresto
surestimé sur le fond... probablement novateur pour son époque , mais en dessous des films à suspense de notre époque .Reste les acteurs , et l'ambiguité quasi-permanente des êtres et des situations dans une époque chaotique ; époque qui me parait ressembler à celle vers laquelle nous nous dirigeons
Un excellent film ni ennuyeux ni vieilli mais au contraire rythmé, doté d'une musique géniale et porté par des comédiens convaincants. Un vrai film noir qui porte la marque de son réalisateur et se distingue par sa sobre efficacité. Un must-see.
C'est un bon film noir avec d'excellents acteurs et un scénario plutôt bon. Le jeu sur les lumières lui aussi est travaillé. j'ai été assez étonné du montage, il était assez original dans son ensemble. Mais le film met du temps à démarrer et Le troisième homme met du temps à venir. La musique d'Anton Karas est mythique mais ne correspond pas vraiment avec le genre du film. ça reste un bon film avec une scène finale excellente
En septembre 1949, « Le Troisième homme » reçoit le grand prix au troisième Festival de Cannes (équivalent de la Palme d’Or actuelle), alors que ce dernier se tient encore qu’une année sur deux. Réussissant à se hausser à une réputation de film culte et caracolant en tête des sondages des meilleurs films britanniques, le film de Carol Reed atteint une longévité assez exceptionnelle et se retrouve aujourd’hui en version restaurée en plus d’une nouvelle sortie en salle.
Projetant instantanément dans la ville de Vienne en ruine sous quelque note de cithare, le film emmène dans une atmosphère radicale et révèle immédiatement une mise en scène d’une beauté absolue. Aussi créatif qu’il est inspiré, le réalisateur plutôt discret Carol Reed arrive rapidement à créer une forte tension et tisse un mystère habilement monté. Car finalement, si Harry Lime (incarné dans le film par Orson Welles) nous fait rarement l’honneur de sa présence, son ombre plane sur l’ensemble de l’œuvre, qui elle se fraye un chemin dans un style néo-expressionniste et imprégné de noir. La rumeur aura même courue que Orson Welles en personne aurait réalisé plusieurs segments du film, or il n’en est rien.
Et passer la mise en scène grandiose, l’étau se resserre et la tension est de plus en plus grande. Les jeux d’ombres et de lumières, le cadre penché… Tout ici révèle une classe absolue au service d’un scénario hautement intelligent et rapidement captivant, les révélations amenées avec un brio inouï et certaines séquences iconiques, comme quand la lumière révèle le visage de Orson Welles qui affiche un vague sourire, purement grandioses. La photographie est à proprement parler hallucinante et la maitrise de Reed absolument totale, atteignant en revanche des limites. Car Reed est assez distant avec l’œuvre en elle même, il ne semble pas contempler l’intrigue et les personnages dans les yeux, ce qui créé une distance avec le spectateur. On pourrait citer la scène ou le héros se fait poursuivre par un enfant qui l’accuse d’un meurtre. On pourrait y voir un retournement total sur l’intrigue, un mise à l’échec de l’adulte par l’innocence, et pourtant tout reste théorique, ce qui sur le coup est réellement dommage.
Mais au final il faut se rendre à l’évidence : « Le Troisième homme » reste un film purement incroyable, une sorte de Joconde d’une habilité totale à l’atmosphère plus qu’indescriptible. Un sourire, une ombre… Les hommes tombent, l’attente revient.
Film noir remarquable sur un écrivain fauché qui se rend à Vienne pour rejoindre un ami, et finalement apprendre le décès de ce dernier dans des circonstances bien étranges. S'entichant de la petite ami du défunt, il tente de l'aider et de démêler les fils des évènements, entre police, témoins réticents, et mafieux notoires. Si l'on passera sous silence ses découvertes, on ne peut qu'applaudir la réalisation superbe dans les rues de Vienne, les jeux d'ombre, la densité et la qualité générale du film. Certains aspects comme la poursuite dans les égouts ont vraiment vieilli, tout en conservant malgré tout un je-ne-sais-quoi de fascinant. A l'image de la dernière scène, belle et cruelle à la fois. En conclusion, The Third Man est considéré comme l'une des meilleures oeuvres de l'époque, en témoignent les prix glanés aux Oscars (meilleur réalisateur) et à Cannes (Palme d'Or), et sans surprise, il mérite certainement le coup d’œil !