Le Troisième homme
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Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2012
Une référence intemporelle du film noir,que l'on attribue généralement à Orson Welles,au lieu de Carol Reed,alors que concrètement,le premier n'apparaît que 15 minutes à l'écran.Ceci étant,son influence est très présente dans "Le Troisième Homme"(1949).Il est à l'origine de la longue poursuite finale dans les égouts,sommet d'expressionnisme dégoulinant.Il est l'auteur de la réplique délicieusement ironique sur les Borgia et les coucous suisses.On pense aussi à lui,tant les cadrages obliques se multiplient,et tant la ville de Vienne dévastée ressemble à un de ses personnages.Autres images obsédantes:son apparition dans l'enluminure d'une porte,ou ses mains sortant des égouts.Pour le reste,le film pâtit d'une intrigue extrêmement prévisible(l'enquête d'un scribouillard sur son ami supposé mort)et d'un Joseph Cotten assez effacé.Quant à la femme fatale,Alida Valli,elle n'est guère mystérieuse ou sexy.Retenons plutôt l'omniprésence de la cithare d'Anton Karas,et la galerie de personnages repoussants,qui ont toutes les raisons de cacher la vérité.Ce film aura une influence essentielle sur tous les polars noirs d'après-guerre.
sword-man
sword-man

103 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2012
Je reconnais d'énormes qualités à ce "Troisième homme" mais il est un peu étrange à mon goût. La photographie est sublime, ombres et lumières sont en contrastes, et les cadrages inclinés rajoute une touche expressionniste au visuel du film, inspiré par Fritz Lang. Si le découpage est assez réussi dans l'ensemble on ne peut pas en dire autant du montage en dent de scie. Tantôt ennuyant tantôt superbe, on en sort un goût amer. Quand à l'intrigue elle est assez prévisible même si elle est bien écrite. Cela diton reconnait la patte d'Orson Welles dans la réalisation et surtout le final dans les égoûts. Orson Welles qui est celui qui a le plus de charisme à l'écran et le meilleur dialogue du film. Et comment évoquer "Le troisième homme" sans parler de sa musique sorti tout droit d'un restaurant italien, passant en boucle pendant 1h45 et se greffant dans votre cerveau. Le genre de musique pas du tout approprié pour un film noir. Imaginez ça sur la scène de la chambre à gaz de "La liste de Schindler". Bienqu'il soit génial en terme de mise en scène "Le troisième homme" m'a semblé être étrange mais pas fascinant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 juin 2012
Les cordes vibrent sous le doigté d'Anton Karas, et sa cithare délivre un air obsédant qui nous emporte vers des horizons lointains d'antan...Ainsi commence le Troisième homme, superbe film policier qui marqua durablement le genre. Signé Carol Reed, la présence d'Orson Welles partiellement ou non à la barre de la réalisation fut longtemps un sujet polémique, mais qu'importe, concentrons nous sur le film lui même en admettant aveuglément les informations fournies par le générique. Le petite introduction qui lui succède témoigne déjà de la volonté d’exécuter un travail d'orfèvre : un narrateur nous présente succinctement, efficacement tout en étant poétique, le cadre de l'intrigue, à travers une poignée de plans dont chacun porte une valeur esthétique et riche de sens extrêmement importante. Vient ensuite les personnages d'une profondeur classique (j'entends par là qu'ils ne sont pas très originaux mais nuancés) mais habilement développée au fur et à mesure. Ce qui relève du talent c'est d'en avoir fait exister avec panache autant à la fois : Joseph Cottens en héros peu sûr de lui et prompt à se remettre en question, Trevor Howard confirmant qu'il est un acteur hors pair (voir sa prestation dans Ryan's Daughter de Lean, immense!), Alida Vali convaincante et Orson Welles qui n'apparaît que tardivement éclipse tout les autres à lui tout seul ! Conduisant une trame assez complexe mais assez maligne pour laisser le loisir au spectateur de deviner la clef avant sa révélation, l'écrivain Holly Martins commence en simple détective menant une enquête d'une manière somme toute plutôt banale mais qui fera monter durablement le suspense par la suite, et dès l'arrivée d'Harry Lime le film prends un essor considérable qui lui fait côtoyer la vraie grandeur cinématographique. Quoiqu'il en soit, on est servit tout du long par une photographie magnifique qui nous offre une Vienne d'époque mariant réalisme et artistique à la perfection, une mise en scène qui ne fait pas le moindre faux pas (chaque plan est calculé pour avoir une utilité maximale). On débouche à la fin sur des séquences où l'on retient sa respiration tellement le film nous agrippe, tel la rencontre dans la grande roue, le rendez vous au café et enfin la fameuse poursuite finale dans les égouts. Longue, haletante, jamais en perte de souffle, et se concluant par une détonation sans que l'on voie l'issue du duel (tel certains westerns), cette perle est l'une des plus grands poursuite de l'histoire du cinéma, cela ne fait aucun doute. A vivre absolument avant de mourir. Quant au plan final, il termine ce chef d’œuvre par une chute digne de ce nom. Voici le 7ème art dans toute sa splendeur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juin 2012
Un homme meurt, un ami enquête sur cette mort suspecte, un climat de suspicion dans cette Vienne d'après-guerre belle mais ravagé, des ombres inquiétantes...
Le mort cache bien des secrets dans ce film noir, un classique, beaux décors, histoire intéressante, excellents acteurs, belle musique ( la cithare d'Anton Karas ) mais totalement inadapté.
Pourtant j'ai du mal à le considérai comme un chef-oeuvre !
Une fin un peu décevante fait du troisième homme un bon film mais pas une oeuvre majeure.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2012
Je crois que ce film est considéré comme un chef-d'oeuvre et si j'ai vu un excellent film je n'irais pas jusqu'à le qualifier de merveille du 7ème Art. Un truc qui m'a un peu déçu dans Le Troisième homme c'est sans manque de suspense sinon très bonne intrigue qui maintient vraiment notre intérêt jusqu'au sublime final dans les égouts. Un casting très réussi aussi (même si Joseph Cotten semble un peu effacé par moment face à ses pairs), le contexte de Le Troisième homme est passionnant avec cette belle ville de Vienne encore dans la tourmente des malheurs de la guerre ou plutôt de l'après-guerre. Et enfin une réplique succulente du personnage de Welles qui lui va parfaitement "30 ans de Borgia ont donné Michel-Ange, Leonard de Vinci et David, 500 ans de paix en Suisse a donné l'horloge à coucou". Un dernier mot sur la très belle musique du film jouée à la cithare, belle musique mais ne convenant pas du tout au style sombre du film à moins que ce fut une touche volontairement ironique.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2022
Indéniable réussite, «Le Troisième Homme» est entièrement dominé par la présence d'Orson Welles acteur et réalisateur. S'il demeure quelque peu classique dans sa forme et sa trame narrative, la réalisation fortement teintée d'expressionnisme (cadrages obliques, ombres portées, noir et blanc sculptural,...) doit beaucoup à l'influence du génial américain. Bien entendu «Le Troisième Homme» est un long métrage de Carol Reed, mais il est de notoriété publique qu'il fut aidé par les indications de Welles, et la fin du récit illustre parfaitement ce propos : la fuite de Welles dans les égouts de Vienne est exceptionnelle de virtuosité et d'inventivité. L'intérêt du film réside aussi dans ses acteurs, dont Joseph Cotten en anti-héros désabusé et cynique et bien sûr Orson Welles, inoubliable et charismatique dès la première seconde qu'il apparaît à l'écran. Ajoutons à cela une Vienne fantasmée et en ruine, magnifiée par l'éclairage de la photographie, un contexte politique chaotique au sortir de la seconde guerre mondiale avec ces multiples zones d'occupations, le marasme économique ambiant source de trafics en tous genres, et l'on obtient un long métrage remarquable, Palme d'Or méritée. Un grand classique à voir! http://artetpoiesis.blogspot.fr/
-marc-
-marc-

20 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2013
Superbes images de Vienne entre ruines et palais, musique obsédante, personnages désabusés, ambiance inquiétante, c'est une oeuvre puissante et sombre, classique jusque dans le choix cornélien que le héros devra faire. Un grand film témoin d'une époque.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2020
Dans le Vienne de l'après-guerre remplie d'ombre et lumière, un écrivain américain fauché enquête sur le meurtre de son meilleur ami qu'il venait rejoindre.
Un classique du film noir, empreint de mystère, doté d'une mise en scène et photo sublimes (avec des plans d'anthologie dont celui de l'apparition d'Orson Welles dans le faisceau d'un lampadaire), et à la musique inoubliable de la cithare d'Anton Karas.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mars 2012
J'ai attendu longtemps mais j'ai enfin pu visionner ce 3ème homme, considéré par le british film institute comme le meilleur film britannique de tous les temps. Au final, un goût de légère déception me reste dans la bouche. En effet, un certain ennui m'a traversé tout au long du film malgré toutes les qualités indéniables de ce film. A savoir, une réalisation et une photographie sublime clairement influencée par l'expressionnisme allemand d'un Murnau ou d'un Fritz Lang, des acteurs investis et crédibles avec notamment un Orson Welles tout bonnement génial, un scénario ingénieux empreint de mystère sur fond d'après-guerre et enfin LA ritournelle mythique à la cythare d'Anton Karas. Bref, du très lourd certes mais de l'ennui aussi dû je pense à un côté fortement théatral et un rythme de montage imparfait, tantôt trop abrupt qui nuit à la compréhension, tantôt trop lancinant.
Au final, je culpabilise de donner une note équivalente à celle de films mineurs en comparaison mais ma déception est à la hauteur de l'exigence que j'avais envers ce film. L'ai-je vu trop tard? Sûrement mais j'ai préféré notamment de nombreux films de cette époque vus tardivement comme To be or not to be ou encore les oeuvres d'Hitchcock infiniment supérieures telles que L'homme qui en savait trop, La corde, L'ombre d'un doute ou 5ème colonne
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2012
Sur invitation de Harry Lime, son ancien ami d'études, Holly Martins, auteur de romans de western, arrive en Autriche, à Vienne. A peine arrivé, il a juste le temps d'assister aux obsèques de son ami, prétendument tué dans un accident de voiture. Dans cette Vienne de l'après Seconde Guerre mondiale encore en ruine et divisée en différents secteurs d'occupation alliés, Harry Lime aurait participé activement à la vente de médicaments contrefaits : la pénicilline qu'il aurait vendu sur le marché noir. Troublé, Holly Martins va mener son enquête.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2013
Palme d’or à Cannes en 1961, « Le Troisième homme » occupe une place à part dans l’histoire du cinéma mondial. Le film reconnu par le British Film Institute comme le meilleur film anglais de tous les temps n’est pas parvenu à se faire une place unanimement reconnue parmi les chefs-d’œuvre mondiaux. Il est vrai que Carol Reed, dont ce film demeurera le plus haut fait d’armes, n’a pas la maestria d’un Billy Wilder qui la même année faisait scandale à Hollywood avec le sulfureux « Sunset Boulevard » qui mettait à mal les chimères distribuées par l’usine à rêves. Que peut-on reprocher à Carol Reed qui bénéficie d’un casting de choix et d’un scénario en béton concocté par Graham Greene ? Sans doute un goût trop prononcé pour le clinquant et le tape à l’œil qui lui fait perdre souvent de vue la rigueur de l’intrigue. Fortement imprégné par l’expressionnisme allemand et Murnau, Reed multiplie à l’envi les prises de vue inclinées et les ombres portées inquiétantes courant le long des murs ruisselant de Vienne ou de ses égoûts. En multipliant les hommages à ses metteurs en scène favoris pour des clins d’œil quelques fois amusants comme celui à « M le Maudit » avec l’homme au ballon qui vient perturber la chasse à l’homme qui commence , Reed brouille un peu la cohérence de l’ensemble. Tout ceci fait que son film finit par ressembler à la Vienne de l’époque, une ville écartelée à la recherche de son âme perdue. Malgré toutes les critiques que l’on peut formuler à l’encontre du film notamment le peu de conviction mis par Reed dans l’histoire d’amour entre Joseph Cotten et Alida Valli, son film demeure envoûtant. Le trait de génie de Reed repose essentiellement sur deux noms : Anton Karas et Orson Welles. L’idée d’avoir tenu tête aux producteurs pour imposer la musique entêtante de Karas (musicien ambulant déniché par hasard dans un restaurant de Vienne) déclinée sur tous les tons pendant le film entier, montre une réelle intuition et une forte capacité à se battre pour imposer ses points de vue. Mais comme pour Brando avec Coppola dans « Apocalypse Now » la magie du film tient surtout à la présence ou plutôt la non présence d’Orson Welles . spoiler: Le troisième homme dont tout le monde parle mais que personne n’a réellement vu, c’est bien lui, Harry Lime, petit truand qui profite de cette période trouble pour prolonger un peu à sa façon le travail des nazis en sacrifiant des enfants pour étendre son trafic de pénicilline frelatée
. Comme Brando trente ans plus tard, la carrure de l’acteur est telle qu’elle lui permet de réussir le tour de force d’occuper la place centrale du film avec un rôle mineur qui n'apparait que dans son dernier tiers. Enfin, nouveau trait de génie de Reed qui place dans la bouche de Welles à sa sortie de la Grande Roue du Prater la maxime d’anthologie suivante : "L"Italie sous les Borgia a connu 30 ans de terreur, de meurtres, de carnage... Ca a donné Michel-Ange,de Vinci et la Renaissance. La Suisse a connu la fraternité, 500 ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi? Le coucou". Inutile d’aller plus loin pour décrire le cynisme d’Harry Lime. Le film se termine par une course poursuite folle dans les égouts de Vienne qui parachève de confirmer la filiation de Reed avec l’expressionnisme allemand et l’une de ses figures de proue, Fritz Lang. Si ce n’est pas du grand art ça lui ressemble quand même.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2011
Des plans d'anthologie, un Orson Welles au top et une bande originale mythique laissent admiratif. Vienne est superbement filmée et les dialogues font mouche. Les premiers rôles ne sont pas à la hauteur... dommage.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2014
Certes inégale dans la réalisation, le film tient haleine le spectateur grâce notamment à la beauté de Vienne filmée subtilement, la musique spécifique et le rôle de Orson Welles. A noter une très belle scène finale.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 août 2011
Il fallait être patient comme un moine tibétain pour supporter la fameuse Cithare Balkanique. Je dois dire que le choix de cette partition a diminué considérablement de la qualité de ce thriller!! Par moments, je me suis dit que tout cela est une parodie ou peut être une tentative de déconstruire le genre du film noir; why not ?"
Bref, que peut-on dire finalement sur ce "Third man"? Nous avons une excellente prestation de Joseph Cotten, de sublimes décors post-apocalyptiques d'une Vienne fantomatique, quelques prises de vue à couper le souffle (comme celle de la grande Roue / prise en plongée )
Le reste?? J'ai trouvé assez ennuyeux; peu de rebondissements, Théâtral et relativement bavard!! et ma foi, le tout manque de vie et de tension!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mai 2011
Le Troisième Homme a accédé au rang des chefs d'oeuvre du cinéma mondial les plus souvent cités en marquant les esprits par quelques plans -uniques-, une mélodie -unique-, une tirade -unique-, et une ambiance -unique.

Vienne n'est pas Prague, très loin de là. Jusqu'en 1950, nul n'y aurait vu une capitale prédisposée pour l'expressionnisme. Mais l'avant-guerre, la guerre et l'après-guerre ont transformé le classicisme de son faste en théâtre d'ombres, ses lendemains de valse en aubes glauques et son sous-sol en lacis d'égouts, hanté et traqué.

Une tout autre musique se fait entendre que naguère, celle d'une cithère balkanique, insistante, moqueuse et distante à la fois. La ville est quadrillée par les quatre forces d'occupation alliées, qui cohabitent plus qu'elles ne coopèrent, et n'hésitent pas à s'inviter dans les foyers, ausculter les identités, convoquer. La population vit tout cela, la fois rageuse, craintive et désappointée.

Cotten, prénommé Holly comme le début d'un chewing-gum ou d'une capitale du cinéma, n'en pas un saint mais plutôt un auteur de 'comics' dont l'inculture consterne l'auditoire venu l'entendre débattre. Lui-même n'est venu ici qu'à l'appel d'un ami d'enfance, Harry Lime, dont il découvre, en enquêtant sur sa mort suspecte, qu'il est impliqué dans un immonde abus de faiblesse, un trafic de pénicilline.

Ce Roméo qui n'a rien d'un alpha croise durant son enquête l'ex-amie de son ami, Anna, une Juliette ligotée dans la dépendance à des faux papiers, qui l'accueille avec décence mais réserve, l'accompagne mais le toise, et ne compte plus sur rien en définitive que sur elle-même. Ses réserves de flamme et de fraîcheur paraissent avoir été préemptées par Harry, à qui elle doit ses papiers et sa vie sauve, mais aussi un coeur resté un peu prisonnier.

La police pourchassait pour ses forfaits Harry, qui pour survivre a fait mourir à sa place un autre. Holly de son côté s'embourbe dans son enquête, jusqu'au point de se voir suspecté d'avoir assassiné un témoin gênant. Ce n'est qu'à se moment-là que la police assure son emprise sur Holly, et lui dévoilant le résultat des trafics de Harry.

Mais Holly n'aurait su de tout cela que des échos si Harry ne lui avait dévoilé sa présence dans le rai de lumière d'une porte cochère, et plus tard son essence, du haut de la grande roue du Prater où ensemble ils devisent de la valeur d'une vie humaine, presque à hauteur de bombardier.

Aussi Holly finit-il par se décider à trahir Harry et le livrer à la police anglo-autrichienne. Harry devient-il alors la proie de son destin ? il fuit dans les égouts de Vienne s'y voit bientôt cerné, au point d'abattre un policier, avant d'être lui-même abattu, à moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle feinte in extremis, puisque le seul témoin visible de sa fin est... son ami Holly.

Une poignée de terre plus tard, jetée une nouvelle fois sur le cercueil de son ex-protecteur, Anna conclut l'épilogue en s'éloignant seule dans l'aube blafarde, sans accorder un regard à Holly.

Le Troisième Homme appartient à cette rare catégorie de films qui montrent ce qui se cache, et cachent un peu ce qu'ils montrent, juste assez pour marquer leur époque et ce monde.
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