Un polar empreint de philosophie avec un bon scénario, une photo splendide, très bien interprété. Une musique superbe de Karas. Chef d' oeuvre à voir et à revoir.
Grand film noir à l'esprit kafkaien, avec des plans à couper le souffle et des acteurs excellents (Cotten, Welles, Valli). L'ambiance où chacun se soupçonne est très bien rendu, la photographie en noir et blanc est tout simplement magnifique (les plans sur les visages, sur les rues...) et les dialogues biens écrits pour un scénario à l'intrigue construite. Tous les ingrédients d'un très bon film considéré comme le meilleur du genre.
Cité parmi les meilleurs films de l'histoire du Cinéma et classé meilleur film noir, "The Third Man" est loin de m'avoir pleinement convaincu. Tourné autour du trafic de pénycilline, médicament rare à l'époque de la seconde guerre mondiale, en plein marché noir autrichien à Vienne, le long métrage de Carole Reed reste personnellement une cruelle désillusion. Déçevant mais loin d'être désemparant car le récit est tout d'abord inovant, on quitte les sombres rues haletantes américaines pour se retrouver dans les ruelles sombres et silencieuses de Vienne , autour d'un sujet jamais vu , le trafic d'une drogue rare,donc. Ca tourne rapidement en rond, entre mensonges et manipulations de la police, on est comme le personnage principal essayant de comprendre ce qui est arrivé à un récent ami défunt , on n'y comprend plus grand chose. L'histoire manque beaucoup de rythme aussi remplacé par une musique trop envahissante qui donne un aspect de film noir à cette oeuvre, jamais vu. Je soulignerais aussi l'énorme absence de séquences inoubliables si certains parlent de chef d'oeuvre , moi je n'ai retenu aucune scènes si ce n'est la dernière , l'imparable course poursuite dans les égoûts autrichiens , ainsi que le personnage d'Orson Welles , intriguant à chaque apparition avec son franc parler que seul un réel acteur peut l'exprimer aussi proprement. Pour ce qui est du reste, on suit convenablement cette enquête personnelle sans autant y être subjugué totalement toutes les secondes. Voilà ce que j'en dirais, un bon film noir mais loin d'être un chef d'oeuvre pour ma part.
Un bon film sur le trafique de médicament : c'est à dire le marché noir. On retrouve des super acteurs de l'époque : Orson Welles et Joseph Cotten joue leur rôle à merveille. Mais je trouve que "Le troisième homme" ne mérite pas sa place sur son piedestal. Je rappelle que cette réalisation a obtenue la palme d'or a cannes de 1949, une place dans le top 100 American institute de 1998 et de 2007 et une autre place dans le british film institute. En faite ce chef d'oeuvre vaut surtout pour ses cadrages obliques pour le visage d'Orson Welles subitement éclairé dans l'embrasure d'une porte et surtout pour la scène finale de poursuite dans les égouts de Vienne. C'est un film pour les cinéphiles.
Carol Reed réalisait avec "Le troisième homme" probablement son plus grand film. Il faut dire que ce dernier est mis en scène de manière virtuose, à la frontière entre l'expressionnisme allemand et le polar noir, entre Lang et Hitchcock, pour un résultat prodigieux, et en avance sur son époque. Le scénario est également une pépite: on se perd dans d'innombrables fausses pistes, les personnages proposent tous une dualité intéressante (surtout celui d'Orson Welles, qui campe ici à la perfection un personnage assez mystérieux et terriblement troublant), tous cela dans les décors magnifiques d'une Vienne dévastée par la guerre. Mais le problème ne vient pas de là. En fait, je n'ai pas supporté la musique, pourtant très réputée, je ne l'ai pas trouvée appropriée au rythme, ni même au ton du film. Alors, l'entendre pendant une heure et demie m'a un peu gâché ce film, qui pourtant, je dois l'avouer, à défaut d'être brillant, était tout de même très bon.
Holly Martins, écrivain fauché, débarque dans la Vienne d'après-guerre à la demande de son ami Harry Lime. A peine arrivé, Holly doit assister aux funérailles de Lime, fauché par une voiture un peu plus tôt. Plutôt que de repartir, Holly s'attarde et enquête sur la mort de son ami qui devient de plus en plus louche au fur et à mesure des témoignages qu'il entend... Grand classique du film noir célèbre pour sa superbe mise en scène, sa musique à la cithare et pour la prestation irrésistible d'Orson Welles en trafiquant de pénicilline frelatée cynique, "Le Troisième Homme" est une œuvre sombre et envoûtante où chaque recoin de Vienne est plein de mystère. Jeux d'ombres, cadrages penchés, décors subtilement choisis... Carol Reed semble tout faire pour inscrire son film au panthéon des chefs-d’œuvre et il y parvient. Passionnant de bout en bout, truffé de personnages désabusés et de répliques cultes, le film vaut également pour la prestation de Joseph Cotten, livrant une composition solide dans son rôle de loser attachant.
Malgré des longueurs vers le milieu, voici un classique du film noir, dans le fond et la forme. L'aura d'Orson Welles a tellement marqué le film que l'on l'en croit souvent l'auteur. Certes, son apport n'est pas négligeable, tant au niveau du style que de la définition du personnage de Harry Lime. Mais "le troisième homme", c'est aussi le travail d'un grand romancier, Graham Green. Son univers de personnages ambivalents aux prises avec les soubresauts politiques du monde contribue largement au pessimisme cruel du film. De plus, peu de films restent aussi intimement liés avec une ville que le fut the third man avec la Vienne d'après guerre, entre champ de ruines et souvenirs d'une opulence passée. La capitale autrichienne convient à merveilles à cet hommage stylistique à l'expressionnisme germanique, tout en contrastes et en cadrages innovants (et appuyés). La musique à la cithare demeure surprenante, tant elle instaure une sorte de distance ironique avec l'intrigue. Ce choix non conventionnel n'empêche que partiellement la tension du film; à mes yeux, elle n'a que le tort d'être trop présente.
C'est un super thriller mais qui manque un peu d'intrigue, malgré cela, nous sommes face à un grand génie du cinéma j'ai nommé Orson Welles dans le rôle d'un intriguant personnage. L'histoire est assez intérressante et les rebondissements sont assez surprenants,les acteurs sont biens et les jeux de lumières aussi. C'est un grand film qui est à voir.
De très bon acteurs, un très bon scénario, excellente mise en scène, mais deux bémols (qui sont pour moi importants) : 1- Des longueurs 2- J'ai l'impression que pour un film sensé être noir, la musique n'était pas du tout appropriée. Cela me frappe d'autant plus que je suis de ceux qui croient que la musique est un des éléments clés d'un film, qui déterminent si un film va plaire ou non. Là j'ai l'impression qu'une musique à l'air exotique ne donne pas une ambiance stressante, pesante que ce film aurait pu me faire ressentir. A moins que j'aie loupé quelque chose, elle aurait plus convenu aux "Bronzés".
L'image est très soignée, la mise en scène est réussie, et ça s'arrête là pour ma part. Je lui reconnais donc les qualités formelles, mais le scénario ne m'a pas vraiment intéressé, il repose sur un climax médian qui au final ne sert pas vraiment à relancer l'action ou l'intérêt (je dirai même à faire débuter l'intérêt). Le tout est assez terne, c'est vraiment pas un de mes films noirs favoris. A noter tout de même (en plus des qualités techniques déjà citées) que l'ambiance de la vienne post-guerre est réussie. L'emploi bien trop fréquent du thème musical (qui la plupart du temps ne va absolument pas avec la situation) n'arrange pas l'affaire.
Souvent portés aux nues comme étant le meilleur film noir existant, je modérerais cette affirmation car j'en trouve pas mal d'autres avant lui. Toutefois ne ménageons pas notre enthousiasme pour cet excellent film qui mérité d'être vu sans tarder. Le Troisième Homme c'est quoi ? C'est avant tout 4 éléments : le scénario (basé sur un roman), les acteurs, le metteur en scène et le lieu. Le scénario me semble très travaillé et semble aujourd'hui banal tant je soupçonne les scénaristes qui on suivis d'y avoir puisé. Joseph Cotten et Orson Welles sont excellents et les seconds rôles très bons, notamment l'officier britannique, on regrette cependant le choix du premier rôle féminin qui est à l'origine des moins bonnes scènes du film... La mise en scène est excellente, il est connu que Carol Reed introduisit avec ce film les cadrages obliques dont il abuse d'ailleurs allégrement. Les plans magnifiques se succèdent dans des superbes contrastes noir et blanc et la poursuite finale est probablement un moment anthologique du cinéma, Reed est largement aider par la ville de Vienne d'après guerre avec ses routes pavés, ses monuments et ses décombres. Mais le troisième homme est, paraît-il, devenu célèbre grâce à sa bande originale qui est constituée presque uniquement de cithare joué par Anton Karas, un inconnu découvert par les réalisateur dans un restaurant. Il est évident que le thème principal marque et donne cette couleur particulière au film, mais on regrette aussi l'utilisation de cette même cithare dans les moments dramatiques du film où une musique plus tendue et oppressante aurait mieux servie les scènes.
Un des plus grands films noirs. Welles est effectivement génial pendant 10 minutes mais n'oublions pas J.Cotten également excellent ainsi que Alida Valli. Porté par un N/B somptueux et une atmosphère nocturne remarquable dans la Vienne d'après guerre, le film est également riche en scènes cultes (la grande roue, la scène finale dans les égouts et évidemment l'apparition de welles...). Un classique indispensable !
Un film magnifique, servit par de brillant acteurs. La scène dans la grande roue et la course poursuite dans les égouts sont tout simplement fabuleuses...