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Hastur64
266 abonnés
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3,0
Publiée le 22 octobre 2012
Neuf ans après « Cravate Club » Frédéric Jardin revient à la réalisation avec « Nuit Blanche» thriller épileptique avec Tomer Sisley en protagoniste principal. Dans l’esprit du théâtre classique Jardin déroule l’action de « Nuit blanche » dans un lieu unique durant une seule nuit ceci lui permettant d’installer une tension qui ne retombe jamais. Il flirt sans faux semblants avec le cinéma américain grand pourvoyeur de ce cinéma ultra vitaminé. Tomer Sisley y incarne de manière convaincante un flic en infiltration qui se retrouve à devoir échanger son fils contre un sac d’héroïne, échange compliqué par une fliquette débutante et trop zélée et un flic ripoux qui cherche en même temps à le faire tomber et à mettre la main sur la drogue. Le film plutôt décapant fait même parfois usage d’un humour second degré qui permet d’alléger une ambiance noire et 100% tournée vers l’action. Il n’échappe pourtant pas à certains clichés sur les flics et les gangsters qui lassent un peu et parfois par un certain manque de réalisme qui sans nuire fait un peu sourire. En bref un film français qui ne se prend pas au sérieux et utilise tous les codes du film d’action américain et ses défauts également, mais qui dans sa tension au cordeau donne une impression de vitesse qui ne laisse pas au spectateur le temps de s’appesantir sur ces invraisemblances et autres absurdité pour s’abandonner dans la même urgence que le héros. À voir pour se distraire sans autre intention.
Bon voilà un film nerveux et plutôt efficace. Rien à redire sur la prestation de Tomer Sisley parfait dans le rôle du ripoux aux abois. Le côté huis-clos en boite de nuit est intéressant mais aurait mérité d'être mieux exploité. Pas de quoi non plus sauter au plafond. Un bon divertissement.
Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai pas réussi à me passionner pour cette histoire déjà vue cent fois ni pour ces acteurs qui incarnent des personnages stéréotypés. Ca manque de caractère.
Une bonne petite surprise que ce "Nuit blanche", croisé par hasard sur canal+. Un thriller français, nerveux et dynamique, comme nous savons en produire quelques uns de bonne facture ces temps ci. Le scénario est simple mais très bien réalisé et coordonnée. Le quasi huis-clos dans cette boîte de nuit bondée sait créer une atmosphère pesante et étouffante. L'action est vraiment au rendez-vous et est très égale tout au long du film, avec un suspens et une tension omniprésente jusuq'au derniers instants. Les acteurs sont très convaincants. Tomer Sisley et Joey Starr, mais surtout Serge Riaboukine, que j'ai trouvé énorme dans son rôle de malfrat chef de réseau. On notera bien quelques petite incohérences, mais le film n'en pâtit pas pour autant. Quelques scènes sont assez spéciale et rappelle le cinéma asiatique (la baston dans les cuisines), ce qui peut plaire ou déplaire. Il faut dire qu'il confère à ce film une touche de cinéma asiatique dans un film qui cherche à s'identifier aux thrillers américains.... Moi j'ai adhéré et je ne me suis pas ennuyé une seule minute !
Le film d'action français est à la mode et se combine souvent au polar. Depuis l'avènenement de la saga Jason Bourne, un tas de réals se sont dit que, désormais, on pouvait faire des scènes d'action super rythmées tant qu'on enchaînait 50 plans en moins d'une minute. Mais ce qui marche dans le thriller US n'est pas forcément transposable car l'autre paramètre important, c'est d'avoir un vrai réal derrière la caméra. Sans faire injure à F. Jardin, on est loin de P. Greengrass. Le principe d'unité de lieu et de temps est intéressante mais très dure à tenir sur plus d' 1h20. Si bien que, au bout de 40 minutes dans la boîte, le script tourne en rond et multiplie les invraisemblances pour durer. Dommage car les acteurs étaient plutôt très bons, l'intrigue bien fichue et la mise en scène parfois intéressante (avec les belles images de T. Stern en sus). L'action et la tension sont bien réglées, la baston dans la cuisine est hyper réaliste et dévastatrice mais c'est parfois trop cliché, mal ficelé et trop attendu, avec un final pas très réussi. A voir tout de même. D'autres critiques sur
Y a des idées, mais que la réalisation est nulle ! La lumière aussi. Film empli d'incohérences. Je mets la moyenne pour le suspense, mais ce long métrage ne restera pas dans la mémoire cinématographique.
Frédéric Jardin cinéaste jusqu’alors confidentiel livre ici un polar d’une efficacité redoutable qui se déroule dans le huis clos d’une boîte de nuit où malfrats et policiers se livrent à une course au trésor sans merci pour récupérer une mallette bourrée de cocaïne. Pour la structure globale de son film, Jardin s’inspire très clairement de « Snake Eyes » le dernier grand travail de De Palma où un attentat se déroulait dans un stade lors d’un match de boxe. Le film est bourré d’adrénaline et Tomer Sisley tel Rambo est insensible au mal, allant jusqu’à nous offrir la cautérisation à vif d’une plaie au flanc qui remplace en clin d’œil la fameuse scène où le GI se recousait le bras. Les protagonistes du film ne sont pas là pour conter fleurette et pour se faire Jardin a réuni un casting de tronches tout à fait raccord avec l’ambiance souhaitée. Joey Starr fait peur naturellement au point qu’on se demande s’il joue vraiment un rôle , à ses côtés Unel Birol le germano turque de « Head on », sosie de Jean-Louis Aubert ajoute une touche rock destroy plutôt bienvenue dans le cadre d'une boîte de nuit. Mais la palme revient incontestablement à Serge Riaboukine complètement jubilatoire en taulier dealer maniant l’humour en même temps qu’il distribue les gnons et les coups de pétoire. Du grand art dans la lignée des Paul Frankeur et André Pousse. On voit donc que si ça court et ça saute dans tous les sens on n’en oublie pas pour autant les bons mots, ce qui fait tout le sel du film . Plus surprenant est l’utilisation à contre emploi de Julien Boisselier plus habitué aux rôles de dandys mais parfaitement crédible ici en flic pourri. Une réelle réussite qui montre qu’il suffirait de peu de choses pour que le polar à la française renaisse de ses cendres.
La preuve s'il en était encore besoin qu'il ne suffit pas de faire bouger sa caméra dans tous les sens et de placer des "enculé" dans chaque phrase pour accoucher d'un polar sec et badass. Confondant nervosité avec hystérie, mise en scène tendue avec cadrages hasardeux, Frédéric Jardin nous assène une série B interminable, laide et rempli de clichés, digérant mal ses influences (la baston à la coréenne dans les cuisines, totalement hors-sujet) et réussissant l'exploi de faire mal jouer un casting pourtant constitué d'excellents comédiens. Un ratage sur toute la ligne.
"Nuit blanche" est loin d'être une réussite (même si la critique a été injustement généreuse). Un manque de crédibilité énorme se dégage de ce film, balançant ici et là des défauts à coups de pelle. Le scénario est simple, et la mise en scène n'arrivera pas à le relever, tout comme le faible jeu de Tomer Sisley (bien qu'on y soit habitué). "Nuit blanche" tire son semblant d'originalité dans son unique décor (discothèque), mais n'arrivera jamais à nous entraîner, nous laissant constamment l'impression d'assister à un travail inachevé...
Nuit blanche s'inscrit dans cette lignée de nouveaux thrillers français tels que Gardiens de l'ordre, A bout portant ou Pour elle. On a un gros casting, ici Tomer Sisley, Julien Boisselier, Joey Starr ou Serge Riaboukine. Quant à l'action, elle se déroule la nuit (d'où le titre) et uniquement dans une boîte de nuit. Ce qui peut expliquer, d'une part, qu'on tourne en rond au bout d'un moment et que d'autre part, il y ait un budget aussi réduit pour ce film par ailleurs passé complétement inaperçu. Dans cet affrontement entre flics et truands, rien de bien neuf. Des flics ripoux veulent intercepter une valise pleine de drogue destinée à un patron de boîte de nuit qui traite avec d'autres trafiquants menés par Joey Starr. A part la fliquette de base, qui est d'ailleurs affectée à une enquête aussi sérieuse alors que visiblement elle sort de l'école, ce qui ne dérange personne, tout le monde est pourri. Tout ce joli petit monde va donc s'affronter (combat entre Tomer Sisley et Julien Boisselier dans la cuisine du restaurant dantesque) jusqu'au petit matin, ce qui laisse le spectateur lessivé comme les comédiens.
Un polar rythmé mais bancal, qui tourne parfois au cirque mais nous entraine sans déplaisir jusqu'au générique de fin. A réserver tout de même aux amateurs du genre qui estiment qu'un film pas crédible peut être bon tout de même.