1238 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
197 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
37 critiques
3
75 critiques
2
41 critiques
1
19 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ANDRÉ T.
94 abonnés
485 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 novembre 2011
Un petit bijou ! Film pétillant d'intelligence... En opposition au titre du dernier Christophe Honoré, je me demande si "LE MAL -AIMER" n'aurait pas été plus approprié ? Mon Dieu, quelle difficulté à accorder les appels à la sensualité avec les sentiments...Rien n'est simple et les personnages ne veulent (pratiquement) jamais s'aimer...au même moment! Ce serait trop simple..... Toujours cette dualité, corps et esprit !!! ???
De l'esprit, du brillant, de la finesse, le sourire toujours au bord des lèvres, le film en est rempli. La place de la musique dans l'expression des sentiments, tout y est!
Même si je donne une mention spéciale à Frédérique Bel, époustouflante dans son rôle de "nunuche cérébrale" que François Cluzet (excellent) aimerait "étrangler" toute la distribution est excellente.
Quel moment agréable que ce marivaudage; un cousinage avec le cinéma décalé de Sophie Fillières ? (Gentille, un chat est un chat)
Quelle bonne idée que cette petit comédie sur le thème de l’art d’aimer. Ce film est un régal, le casting est parfait, les dialogues sont justes. Le tout est filmé avec beaucoup d’élégance, le tout accompagné d’extraits de musique classique particulièrement bien choisis. Le jeu à trois entre Julie Depardieu (particulièrement attachante), Judith Godrèche et Laurent Stocker est très réussit et on se demande comment cela va finir, les relations plutôt bizaroïdes du couple Cluzet / Bel (toute pleine de malice) est tout aussi réussit. Et c’est tout en finesse que la voix-off nous explique chacun des sketchs, donnant une certaine sensibilité au film. Mais il faut en effet reconnaître que l’on reste un peu sur sa faim, soit qu’il manque quelque chose pour clore chacun des tableaux, soit qu’on en voudrait un peu plus.
Pour son nouveau film, Emmanuel Mouret, fidèle à lui même, nous embarque dans des histoires de séduction, d'amour, d'infidélité et plus si affinités. Or, ici, il n'y a pas beaucoup d'affinités, car la plupart des histoires se terminent sans passer par la case sexe bien qu'il en soit énormément question. Et c'est ça qui fait le charme de "L'art d'aimer". Avec des situations piquantes, sans complexes, les personnages s'essaient à l'infidélité, en parlent sans détours, avec des dialogues fins et primesautiers, sans une once de vulgarité et beaucoup de candeur. On se croirait un peu chez Rohmer mais c'est plus vif, un peu chez Marivaux en plus moderne quand même. Il y a une brochette de comédiennes, amoureusement filmées, qui brillent de tout leur éclat à l'écran (Judith Godrèche, Frédérique Bel, Julie Depardieu). On prend un plaisir fou à suivre les méandres du coeur et du corps de ces personnages qui ne se préoccupent que de leurs amours. C'est léger, très léger et ça fait du bien. Emmanuel Mouret filme de mieux en mieux et devient le virtuose de plans d'intérieur, jouant avec art des portes, des coins et des murs, qui deviennent ici partie prenante de l'histoire. Le seul reproche que l'on puisse faire à ce film est le sentiment qu'il est composé de sketches vaguement assemblés pour arriver à une unité un peu superficielle. la suite sur : http://sansconnivence.blogspot.com/2011/11/lart-daimer-demmanuel-mouret.ht
Emmanuel Mouret qui aime à l'évidence la littérature (titre emprunté à Ovide) et la citation, convainc dans ce film lorsque ses personnages s'emparent du texte pour en livrer une savoureuse variation de l'amour, de ses troubles, ses jeux, situations coquasses et autres retournements à la manière du Rohmer des Contes des 4 saisons. Et ce n'est pas la durée des sketchs (puisque tel est le format choisi) qui semble faire la différence mais bien l'écriture (au sens littéraire et non cinématographique). Ainsi le duo Frédérique Bel (surtout) et François Cluzet est-il épatant à chaque mini-scène là ou d'autres restent à plat empêtrés dans un texte à la limite du boulevard un rien précieux. Heureusement l'histoire principale se déploie sur la longueur de ce film court et réussit même à rattraper par la manche quelques petits récits égarés. Cet art d'aimer qui peut être didactique (encore faut-il avoir de bonnes amies, de sérieuses références et pouvoir s'offrir des hôtels de luxe) se laisse regarder comme un musée de province : parfois les mains dans les poches et la goutte au nez; parfois avec l'attention vive d'une bonne surprise.
L'art et les difficultés d'aimer...: Un film sympathique, plein de clins d'oeil et aux dialogues non dénués d'intérêt... Les rôles sont bien interprétés dans l'ensemble... Le thème est traité la plupart du temps avec une certaine finesse, un peu "à la manière de Woody Alen", toutes proportions gardées... Un moment de cinéma plaisant et enrichissant...
Une déception... Si Emmanuel Mouret réalise comme à son habitude une belle description sur les méandres des sentiments on constate vite que l'écrin est un trompe l'oeil. Un bon casting également qui aurait pu se passer de la voix Off inutile et superflue de Philippe Torreton. En fait le problème ne vient pas des clichés (en serait-il autrement vu le thème abordé ?!) mais de la direction d'acteur ; en effet le jeu des acteurs est trop robotisé, pas de fluidité ni de naturel... Bref on est dans une sorte de surréalisme qui ne sied pas au film. Evidemment la fantaisie et une qualité d'écriture certaine offre de bons moments mais ça reste beaucoup trop superficiel.
L'univers d'Emmanuel Mouret avec un film très bien construit même si le début peut paraître un peu poussif. En fait c'est plutôt bien, ça permet de faire connaissance tranquillement avec les différents personnages auxquels on s'attache vite. Les différentes histoires fonctionnent bien et le dénouement est bien amené. C'est sympa de temps en temps de voir un film dans lequel le réalisateur pose sa caméra puis laisse l'action se dérouler. Je conseille bien sur !
Gentillet sans plus, certes bien filmé et tout mais bon cela ne fait pas un film avec des réflexions approfondies, ni une histoire divertissante, c'est un curieux mélange de saynètes amusantes pour certaines mais sans réelles profondeurs, à voir peut être mais sans plus pour Mouret et les autres ...
Pour avoir vu ' L'Art d'Aimer " , son principal atout c'est sa courte durée. Ce film reste insuffisant , dommage ! trop séquentiel et pas assez abouti ...
Très beau film bien écrit avec des emprunts évidents à Rohmer et Truffaut et peut être à Maupassant. Frédérique Bel est toujours aussi bien. Judith Godrèche joue parfaitement son rôle d'épouse fidèle en mal d'actions caritatives qui trouvera poutant une solution ingénieuse pour faire plaisir à son ami. En conclusion, un très joli marivaudage bien mis en musique et avec de très belles images colorées. A recommander vivement !
La bonne nouvelle de " L'Art D'Aimer ", c'est sa courte durée ! 1h25 c'est bien suffisant pour un tel résultat. Ce film choral nous propose un large choix de personnages. Nous avons François Cluzet en célibataire à la recherche de l'amour, Julie Depardieu souffrante d'une timidité maladive, Judith Godrèche cherchant à donner un sens à sa vie ou bien encore Frédérique Bel en célibataire indécise. Toutes les personnalités ( ou presque ) sont présentes, il était logiquement facile pour le spectateur de s'attacher à au moins un seul personnage. Malheureusement, ce n'est pas le cas car tout est absolument superficiel dans ce film. Cela va des péripéties en passant par le scénario pour finir jusqu'aux dialogues. Le film se divise en plusieurs vignettes dont chacune est découpée par des petits proverbes qui conduisent un à un à la vie d'un des personnages. Certaines se montrent plus intéressantes que d'autres sans être pour autant jouissives et croustillantes. En plus de son manque de rythme, le film souffre d'une bande originale jolie au départ mais diffusée à l'excès, ce qui lasse le spectateur, sans parler de cette voix-off insupportable ( qui est la voix de Philippe Torreton ) . " L'Art D'Aimer " est un film qui avait toutes les qualités à son actif, de bonnes idées mais qui n'en fait rien et se montre sans cesse maladroit au point de faire mal jouer ses comédiens. Le film n'est jamais drôle et l'écriture laisse franchement à désirer. Mauvais en tout point !
Certaines séquences sont plus réussies que d'autres. Les meilleures d'entre elles sont légères, charmantes et savoureuses. Toutes n'atteignent malheureusement pas ces sommets.
Un petit film à séquences qui nous laisse sur notre faim quand même. Des moments drôles parfois, des situations cocasses mais rien de vraiment innovant ni cet humour décalé propre à Mouret. Les acteurs font leur petite prestation mais c'est sans plus. J'ai apprécié la musique qui donne de l'épaisseur aux scènes, des morceaux de piano très bien choisis. A voir à la télé, ça peut suffire.
Un peu long à démarrer, mais ensuite, après 10 minutes, un régal. Emmanuel Mouret est le roi du marivaudage. comme toujours, il sait s'entourer d'actrices et acteurs épatants !
Variations sur l'amour, le désir, la fidélité, la vérité des sentiments. La construction est originale, avec les petites maximes qui rythment les différentes histoires. La musique est très belle, portée par les grands maîtres du classique. Les acteurs sont bons, élégants, aussi simples et légers que le film. Le scénario est bien écrit. Malgré tout, il manque à cette pure comédie française un peu de tonus, d'énergie dans la mise en scène pour la rendre vraiment cohérente. Les dialogues, bien qu'élégamment tournés, pêchent par leur excès de correction. On s'éloigne du réel, et on s'éloigne des vrais sentiments. Mention spéciale toutefois à Laurent Stocker qui dénote véritablement au niveau du jeu et parvient à faire flotter le langage soutenu comme une réplique percutante. C'est un film élégant et joyeux, mais qui manque toutefois, pour moi, d'un peu de "coffre" pour passer un palier supplémentaire dans la qualité. On en ressort un peu sur sa faim. Vite apprécié, et trop vite oublié, il laisse malgré tout un petite mélodie joyeuse au fond du coeur.