"L'art d'aimer", ce sont quelques sujets sans lien entre eux présentés sous la forme de saynètes qui n'évoquent pas tant les sentiments dans le couple que la sensualité. Le désir et la fidélité sont au cœur des discussions et ce sont essentiellement les femmes, dans la velléité ou dans l'action, qui décident de ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire. Les hommes subissent ou suivent, et souvent femme varie, si on en croit Emmanuel Mouret. Parmi la poignée de personnages et couples qui se partagent la comédie de façon inégale et qu'on retrouve ou pas au long du film, l'art de désirer ou de fantasmer est une affaire féminine. La comédie est un film à sketches où l'on retrouve la fantaisie et le style de Mouret. C'est ce qui fait son unité. Pour autant, ces courts marivaudages, quoique pas déplaisants, sont assez superficiels faute de scénarios développés et de personnages étayés, durée du film oblige. A l'image du sujet le moins abouti qui réunit François Cluzet et la bien-nommée Frédérique Bel. En définitive, les héroïnes de Mouret sont toujours aussi charmantes- d'un point de vue masculin- mais qu'est-ce qu'elles sont compliquées au moment du passage à l'acte...Est-ce là tout le message du cinéaste?
Petites chroniques sur l'Amour, thème cher à Emmanuel Mouret et omniprésent dans toute sa filmographie. J'ai aimé le casting et les morceaux de musiques choisis. Film choral dispensable, composé de scènes tendres et très actuelles.
Cinq histoires sur le soit-disant "art d'aimer" en forme de vaudeville. Divertissant, assez typique d'Emmanuel Mouret dans les dialogues, un peu "tiré par les cheveux" parfois. Le duo incarné par François Cluzet et Frederique Bel est plutôt amusant...
Une bonne pléiade d'acteurs talentueux, une succession de capsules autour du désir plus que de l'amour, beaucoup de blabla... une sorte de pièce de théâtre filmé avec une narration un peu décousue. Ça se regarde; un peu long à la fin. N'apporte rien.
Ah la jolie musique d'Emmanuel Mouret... Il m'a fallu des années pour l'apprécier mais avec ce film c'est un régal. Tout à la fois drôle, tendre et triste, si bien joué. Chaque couple est attachant, avec évidemment une mention spéciale à celui de Gaspard Hulliel et la trop rare Elodie Navarre. Et l'hilarante scène entre Frédérique Bel et François Cluzet où Mouret exprime précisément avant #meetoo la définition du consentement.
Je viens de visionner cette autre comédie sentimentale d'Emmanuel Mouret. Ce n'est pas celle que je vais garder en mémoire et que je vais vite oublier. La première demi-heure est plaisante mais la suite, avec un méli-mélo de sentiments et de quiproquos, m'a fait perdre pied et la comédie devient moins captivante.
Un petit peu de Woody Allen dans ce film de vaudeville où les hommes et les femmes retiennent ou non leurs désirs sexuels. Tout ceci semble bien sage et simplement frivole ! À noter également que la fin laisse plusieurs histoires de côté qui ne semblait pourtant pas forcément conclues... Bref pas fou, Emmanuel Mouret a fait heureusement bien mieux depuis.
Déçue par ce film d'Emmanuel Mouret. Cela sonne faux, donc impossible d'y adhérer et la voix off n'y aide pas. Si le film du même réalisateur : « Chronique d'une liaison passagère » m'a plu, autant celui-ci, de onze ans plus ancien, semble maladroit et artificiel. Certains acteurs ont même du mal à entrer dans leur personnage, tant il est difficile pour eux de se situer pour trouver le ton juste.
Film léger et distrayant. Cela ressemble à un brouillon qui donnera naissance aux trois brillantes dernières copies de Mouret qui se bonifie de film en film.
Emmanuel Mouret présente une série de sketchs sur l’amour, très variables en durée. Certains sont expédiés en quelques minutes, le temps d’explorer une idée. D’autre constituent presque la moitié du film ! On retrouve les tics du réalisateur. Un verbe littéraire, théâtral pour ne pas dire par moment sur-intellectualisé. Une mise en scène conventionnelle. Des bourgeois parisiens en guise de protagonistes. Sur le papier, on coche les cases du cliché du cinéma d’auteur français… Néanmoins le réalisateur parvient à garder son ensemble simple et attachant, voire mignon. Grâce à des personnages frais et des situations cocasses. Dont ces échanges très amusants entre François Cluzet en séducteur candide, et Frédérique Bel en voisine sexy qui veut du naturel et du spontané dans ses relations, mais qui ne peut pas s’empêcher de tout intellectualiser. En résulte un film qui demeure attrayant de bout en bout.
Mise en scène et écrite par Emmanuel Mouret, " L'Art d'Aimer" est une comédie légère et musicale sur le désir, l'infidélité, nous montrant comment garder sa liberté au sein d'un couple. On peut regretter le coté artificiel de certains dialogues et la forme film "à sketches" qui multiplie les scènes sans lien cohérents, si ce n'est l'inconstance de leurs personnages. Au delà du badinage on pourra apprécier la pertinence de certaines pensées et la pléiade d'acteurs brillants de la distribution.
« Petit film » plein de finesse et d’élégance, aux dialogues ciselés, sorte de marivaudage moderne évoquant Eric Rohmer. Pas de vulgarité mais de l’humour.