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Foucart Théo
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4,5
Publiée le 20 novembre 2023
La mise en scene peut etre déroutante au départ mais lorsqu'on s'habitue à ce style et que l'on rentre pleinement dans le film c'est un régal. Une histoire malsaine au possible mais si prenante, on ne passe pas rapidement à autre chose après le visionnage de ce film.
Comme à son habitude Thomas Vinterberg, réalise un film singulier avec un sujet peu traité dans le 7eme art. Dans l'ensemble c'est plutôt réussi. Je regrette la qualité de l'image, on dirait que c'est tourné avec un vieux caméscope, même si c'est voulu. Vinterberg réussi toutefois à faire régner une ambiance malsaine qui s'intensifie au fur et à mesure de la soirée, du coup même le téléspectateur n'as plus goût à la fête qui était pourtant bien parti. Concernant Ulrich Thomsen, il a fait une performance intéressante tout comme les seconds rôles. Enfin le réalisateur met bien en évidence l'hypocrisie qu'il peut y avoir dans certaines familles. Bon film à voir pour la culture.
Un film qui n'a rien perdu de sa force en 25 ans ! Scénario impeccable (souvent copié et galvaudé depuis) servi par une mise en scène coup de poing parfaitement adaptée au thème : caméra sur l'épaule, pas de musique, lumière naturelle.... tout es parfait, dans la logique du "dogme" de l'époque. Une réussite.
Un film culte à ne pas rater ! Le spectateur est très vite dans le malaise, par la caméra épaule continue, le son direct et le jeu des acteurs/rices ! L'arrivée des membres de la famille est un fouillis disgracieux qui explose, ou plutôt implose au début, lors de la déclaration, et le mal-être est installé. Il y a pourtant de la finesse dans ce chaos, par la mise en scène et les non-dits. Long-métrage modèle et poussant à la discussion, il est le reflet de notre société : sans le savoir et/ou par lâcheté, certains accompagnent le mal en suicant le soi-disant fort.
Défaite de famille. Les masques tombent et les révélations choquantes bouleversent un Sur un scénario réaliste, Vinterberg libre son premier grand film (pas le dernier). Une mise en scène pas bluffante mais vraiment immersive. Un film percutant, très bien interprété notamment par un Thomas Bo Larsen impressionnant. Classique à voir !
Il ne faut rien attendre de visuellement beau d'un film du Dogme 95, "Festen" est même très moche et limite supportable au début, mais on s'y fait très vite tant on se fait happer rapidement par l'histoire. On ressent tout de suite un malaise immense, on sait que les choses vont mal tourner, et quand le point de bascule arrive j'étais très surpris, je ne m'attendais pas du tout à ce que l'histoire aille vers un tel sujet, après ce n'est que montée en tension jusqu'à un final bouleversant. Le scénario est remarquable (spoiler: j'ai quand même une interrogation sur le cuisinier, pour moi il manque quelque chose par rapport à son arc narratif ), les dialogues et les acteurs sont brillants, "Festen" mérite amplement sa réputation de grand film choc.
Premier film danois prime au festival de cannes et de surcroît de découvrir par la suite un réalisateur brillant vitenberg.pour un premier film il n est pas aller de main morte c est le moins que l on puisse dire,il aborde un sujet lourd l inceste. Christian aîné fait face à cette famille dysfonctionnelle lors d un grand repas de famille décide avec un certain courage, de denoncer son père qui l a violé lui et sa sœur jumelle suicidée depuis. Tout du long du film sera rythmé de remontrances de reglement de compte assez violent mais nécessaire. Le scénario est néanmoins brillant mais la mise en scène m a énormément déçu, caméra à l epaule assez nerveux on a presque la nausée.mais a voir tout de même pour le sujet
Ghostrunner est une très sympathique découverte même si je vais être honnête, ce n'est pas trop mon style de jeu et je ne pense pas le terminer. Mais après 3h de jeu dessus, je pense avoir un bon aperçu de ce qu'il a à offrir. Car Ghostrunner est un jeu de parcours en 1ere personne et die and retry très bien foutu. Le contrôle du personnage est super agréable et précis même si je regrette quelques imprécisions quand on court sur les murs. De nouvelles capacités nous sont offertes et densifient le gameplay au fur et à mesure, ce qui est très intelligent car le jeu est difficile à maîtriser donc mieux vaut offrir les différentes possibilités petit à petit. Ghostrunner est exigeant mais venir à bout des vagues d'ennemis est à chaque fois ultra satisfaisant. Mais alors pourquoi est-ce que j'abandonne la partie ? Pour commencer, j'ai du mal avec les die and retry, malgré la satisfaction de réussir un passage ardu, ça finit toujours par me saouler de passer plus de temps bloqué plutôt qu'à avancer dans le jeu. Et deuxièmement, je trouve quand même que Ghostrunner manque d'âme. Si le gameplay est excellent, on sent que la DA surfe uniquement sur la mode Cyberpunk mais sans être plus imaginative que ça. Les graphismes sont moyens, la soundtrack est quelconque, l'histoire est anecdotique (même si elle a au moins le mérite de ne pas ralentir le rythme du jeu). Bref, c'est loin d'être un chef d'oeuvre mais ça reste une bonne surprise et un jeu qui ravira les fans du genre je pense.
Quand un dîner de famille en grande pompe, pour les 60 ans du patriarche, dégénère un tout petit peu au moment où le fils aîné raconte ce que lui et sa sœur jumelle, suicidée récemment, ont vécu petits.
Il est extrêmement difficile de raconter l’histoire sans spoiler. Il est aussi difficile d’expliquer la puissance de la mise en scène de cette première réalisation Dogme 95, mouvement réaliste danois codifié par Thomas Vinterberg et Lars von Trier, largement inspiré de la Nouvelle Vague mais également inspirateur de bon nombre de réalisateurs actuels (citons par exemple Yórgos Lánthimos, Nicolas Winding Refn et Ruben Östlund). C’est énergique, froid, précis malgré les mouvements saccadés et nous vivons ce que vivent les convives de cette fête qui sombre. Nous sommes ainsi à la fois happés et dégoûtés par les dialogues et les situations qui, malgré la tension croissante, sont incroyablement chargées d’humour noir.
Festen, premier film du mouvement Dogme95, est un véritable choc abordant le sujet encore très rare de l'inceste.
Une réalisation perturbante durant les premières minutes puis qui devient une véritable pièce du film : Thomas Vinterberg exclu le superficiel et sert une image chaotique et à la fois fait avec génie.
Les personnages, éléments centrales de l'histoire, sont complétement poussés à leurs extrêmes : un mari violent essayant de se racheter auprès de son père, une femme divergent de toute sa famille symbolisant la femme forte, l'homme autrefois perturbateur devenu une machine à boulot et un un patriarche autoritaire et abusif sur ces enfants. Si tout cela pouvait paraître trop caricatural, un réalisme frappant nous atteint par des dialogues soignés et des choix cohérents mais tout de même très inattendue.
Les acteurs sont juste formidable ! Ulrich Tomsen (Banshee, Countepart) est comme toujours excellent accompagné par Paprika Steen et Thomas Bo Larsen également très impressionnant.
Au niveau de l'histoire, tout est parfait : le rythme est incroyablement maîtrisé et les secrets familiaux sont présentés de manière forte et toujours percutante.
Le cinéma danois a véritablement émergé avec ce film : grosse claque dramatique, sans oublier une pointe d'humour, Festen est l'un des films les plus dérangeants et touchants du cinéma. Un chef-d'œuvre : 5/5 !
Vu sur Amazon Prime, au début du film l'image est en 4/3 de qualité pas terrible(j'ignore si c'est voulu) et le cadrage est très particulier. Clairement au bout de 5 minutes de film j'ai failli l'arreter tellement tout cela donnais l'impression qu'on avait à faire à un film de piètre qualité. Mais j'avais lu quelques commentaires ici alors j'ai décidé d'aller un peu plus loin et au final c'est un super film. Cette façon déplaisante de cadrer fini par donner un côté très réaliste. Le scénario est vraiment pas mal. Je le conseille donc fortement et donnez lui un peu de temps pour montrer que c'est au final un excellent film
Quelle claque ! Mais quelle claque !!! La bourgeoisie hypocrite et bien pensante peut trembler lorsque sonne le glas du joug de la tyrannie . Dans ce magnifique film, un homme, lors du discours en l'honneur de l'anniversaire de son père dénonce les actes innommables que ce dernier lui a fait subir étant enfant . Un film qui marquera à jamais plus d'un esprit.
J'ai été dérouté par la façon de filmer : caméra à l'épaule, parfois des angles de vue improbables mais révélateurs. Et puis je m'y suis faite, car cela rend le film addictif. J'ai eu un peu plus de mal avec la psychologie de certains personnages dont les actions me sont restées énigmatiques : le cuisinier notamment. Mais les personnages principaux sont bien campés et on sent le dilemme des enfants qui veulent resté loyaux envers leur parent. Un film sur la pédophilie pas voyeur du tout et qui laisse la place à l'imagination, c'est presque ça le pire.
Film coup-de-poing sur toute sa longueur, “Festen” assume par son amateurisme et surprend de bout en bout. Doté qu’un puissant scénario et d’acteurs incroyables, il permet d’en faire un film qu’on retiendra. Bien qu'approximativement filmé, avec un montage minimaliste, son approche régale par l’authenticité des propos. Je crois que c’est un des films qui aborde le mieux le déni et l’hypocrisie du viol, de l’inceste. Les mots sont justes, les acteurs également, et on ressent de bout en bout la difficulté d’une famille de savoir qu’elle a été trompée depuis tant d'années.spoiler: Il n’y a rien à pardonner, pas de réparation possible, pas de résolution, une scission évidente qui se termine brutalement. “Festen” mériterait amplement une version plus propre au niveau des plans séquences, une meilleure lumière pour expérimenter une sincère expérience de cinéma et même en faire un vrai bijou.
Petite claque cinématographique avec cet ovni qu'est Festen. On sent dès le début que quelque chose ne tourne pas rond dans cette famille aristocrate, sans appréhender véritablement quoi. L'intrigue se tisse au fur et à mesure jusqu'à la brutale révélation du déjeuner qui lance le film. Ne m'étant pas renseigné sur le film avant de le voir, autant dire que j'en ai eu le souffle coupé comme si j'étais assis autour de la table... Et c'est ça qu'on veut ! Des acteurs très bons dans leur partition, tenant à merveille leur rôle de personnage à la dérive. Le côté voyeur, la réalisation "caméra au poing" et la photo granuleuse collent à merveille à l'ambiance chaotique du film. L'histoire nous met mal à l'aise, mais pas autant que le déni et l'indifférence dont font preuve certains à l'égard de la sordide vérité. D'ailleurs, un des rares défauts du film porte sur le soudain changement de moeurs de ces derniers, trop peu étoffé à mon goût. Mais bon, il s'agit là d'une faille récurrente dans la l'oeuvre de Vintenberg, qu'on lui pardonnera aisément compte-tenu de la qualité du film et de l'expérience proposée !