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La spirale de l’endettement, l’absence de l’autre, la cruelle mécanique judiciaire, l’apprentissage de la paternité, les escroqueries immobilières, les ambitions professionnelles, Cédric Kahn s’éparpille et condense, deux termes qui prennent curieusement la même signification ici, il faudra creuser ça une prochaine fois. Lui aussi aurait dû creuser. A multiplier les pistes, il les brouille, oserais-je ajouter l’écoute. Bien-sûr, il tire quelques jolis moments de cette masse trop ambitieuse, profitant bien de l’extraordinaire prestation du trio Canet-Bekhti-Khettabi. Seulement voilà, trame classique, français jusqu’au bout de la pellicule, radin en musiques, la mise en scène polie, l’essence cérébrale. Et lent. Pas le genre à déchaîner les passions, mais bien emballé. Kahn était connu en bon artisan, il n’était pas un grand nom du cinéma français. Il risque de le rester encore quelques temps.
Ajoutée le 26 sept. 2012 à 22h45
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