Soudain l'été dernier
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84 critiques spectateurs

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Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 juin 2021
Dans les années 1960 la vogue est venue pour les actrices d'âge mûr de prolonger leur carrière chancelante d'un film ou deux en apparaissant dans des films d'horreur. Il est significatif qu'au moment où la culture jeune s'emparait du média et de la société en général Hollywood ait choisi de montrer d'anciennes icônes du grand écran dans des rôles qui révélaient souvent cruellement leur âge en tant que victimes terrorisées de la violence ou en tant que pourvoyeurs de violence tout aussi terrorisants. Bette Davis, Joan Crawford, Tallulah Bankhead, Olivia de Havilland, Geraldine Page, Ruth Gordon, Shelley Winters et même Debbie Reynolds ont tenté l'expérience. On pense généralement que Katharine Hepburn toujours très classe a évité ce genre de films mais en réalité, elle a fait partie de l'avant-garde en 1959 en contribuant à Soudain l'été dernier au genre. Il ne prétend pas être autre chose qu'un film mais porte le pedigree d'un film d'art haut de gamme. Outre Hepburn la distribution comprend Elizabeth Taylor et Montgomery Clift le scénario est signé Gore Vidal d'après une pièce de Tennessee Williams et le tout est réalisé sous la direction de Joseph L. Mankiewicz. Sans talent ainsi qu'avec les dialogues monotones et prétentieux sur l'art et la folie qui créent l'illusion d'un drame sérieux mais il s'agit d'un film qui n'a pas la bonne grâce d'inclure au moins un véritable suspense...
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2021
"Suddenly, Last Summer" est l'adaptation d'une pièce de Tenesse Williams. En conséquence, soyez prévenus, le film est très statique et bavard. Il a par ailleurs pas mal vieilli sur certains aspects, la faute au code de censure Hays qui vivait ses dernières années d'application. En tête, l'homosexualité de l'un des protagonistes, jamais directement explicitée, mais plus que suggérée par les divers décors, situations, et dialogues (cela en devient presque drôle à la longue !). Pourtant, cette intrigue autour d'une riche veuve qui a perdu son fils, et qui cherche à faire pression sur un médecin pour qu'il trépane (!) sa nièce, est pour le moins intense. Le film bénéficie en tête de ses trois interprètes principaux, très forme. Montgomery Clift en neurochirurgien talentueux et compréhensif, attiré par sa patiente. Katharine Hepburn en richissime mère obsédée par perte de son fils, complètement déconnectée de la réalité, et hautaine sans être arrogante, campe une "méchante" parfaite et subtile. Elizabeth Taylor, fougueuse et charmante, incarne la jeune femme instable, dont la vérité enfouie menace la sérénité familiale. Tous seront en forme devant la caméra maîtrisée de Joseph L. Mankiewicz, qui malgré les scènes statiques, offre quelques passages marquants. Un jardin luxuriant des plus inquiétants, un passage de l'asile oppressant, sans oublier un final particulièrement angoissant et cauchemardesque. Le tout aidé par des dialogues de grande qualité.
Eric A.
Eric A.

15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juin 2020
Des bavardages interminables, une action inexistante, des gens payés à s'écouter parler, qui peut trouver génial de s'infliger une telle purge ?
jean-marie r
jean-marie r

6 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2020
A la vérité, c'est l'histoire d'un riche écrivain homosexuel, voire pédophile, qui fait du tourisme sexuel, aidée de sa complice jouée par Elizabeth Taylor. Une sorte de Gabriel Matzneff. Cela dit, c'est quand même un très bon film, interprété par des acteurs plus que remarquables.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2018
L'un des films les plus puissants que j'ai vu. Dès le départ l'ambiance est prenante, les acteurs sont tous excellents dans leur registre et l'écriture est top (du Mankiewicz..!) Bref, une pépite du 7ème art à voir
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2018
Considéré à l’époque de sa sortie comme une œuvre mineure dans la carrière de Joseph Mankiewicz, Soudain l’été dernier était assurément un film en avance sur son temps et donc mésestimé et sous-évalué. Il faut dire qu’il est assez hallucinant d’imaginer de nos jours un studio hollywoodien produire un film qui évoque pêle-mêle l’homosexualité, l’inceste, la pédophilie et même le cannibalisme. Autant de thèmes qui ne sont jamais explicités, mais qui innervent l’intégralité du métrage. Basé essentiellement sur des dialogues, profus et d’une rare ambition littéraire, le film n’est pourtant jamais ennuyeux tant les dialogues écrits par Tennessee Williams (et adapté par Gore Vidal) sont passionnants. Ils sont également joués avec maestria par deux actrices formidables. Au milieu, Montgomery Clift semble quelque peu perdu, largement diminué par son accident et sa chirurgie faciale, mais cela sert plutôt bien son personnage de docteur cherchant à faire toute la lumière sur une affaire trouble. Largement marqué par l’empreinte de la psychanalyse, Soudain l’été dernier bénéficie également de superbes décors et d’une réalisation très inspirée, en faisant l’une des meilleures adaptations de Williams et l’un des meilleurs films de Mankiewicz.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 avril 2018
Soudain l’été Dernier – Joseph Mankiewicz, 1960 – 5/5

Intense. Un brillant neuro-chirurgien est appelé à la rescousse par une veuve souhaitant soigner sa nièce à tout prix. La lobotomie est toute indiquée pour ce cas de démence bien pratique. Ici, le fou n’est pas celui qu’on croit. La présentation de chaque personnage se fait en contexte. Ainsi, on découvre une Katharine Hepburn à l’allure surprenante à l’intérieur du jardin couvert de feu son fils. Un jardin luxuriant, exotique, fourni de plantes aussi étonnantes que carnivores pour certaines. Une scène lourde et copieusement dialoguée qui pose d’emblée de nombreuses questions et ouvre grand l’éventail des possibilités. Peu de champ-contrechamp et on voit surtout une Hepburn vaporeuse détailler sa relation filiale. Plus loin, dans l’asile, on découvre la nièce, troublante Liz Taylor. Cette sauvage a les yeux qui irradient. Mais au final, tout tourne autour d’un personnage qu’on ne verra jamais. Le mystère qui entoure la mort du fils nourrit tout le film. C’est une forme d’enquête que mène le médecin. C’est tantôt inquiétant, tantôt envoûtant. On se laisse prendre dans cette ambiance étrange et dans ces tirades dialoguées. Le film est littéralement porté par la performance des deux actrices principales et Taylor en tête. Son numéro final est tout bonnement somptueux, intense, saisissant. L’ambiance des 20 dernières minutes est survoltée et totalement chaos. On appréciera aussi cette histoire souterraine qui mêle au nez et à la barbe de la censure homosexualité, prostitution, cannibalisme, folie et critique de la grande bourgeoisie et de la cupidité. Un grand grand moment de cinéma. Du culte pur jus.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 avril 2018
Un film grandiose qui nous saisit dès les premières minutes et fini par nous transcender en ne reposant que sur des climats et des tensions psychologiques. Il y a en vérité très peu d'action dans ce film mais chaque scène est envoutante. Tout est fait pour, les décors très chiadés et originaux, la plume toujours aussi fluide et profonde de Mankiewicz (qui adapte ici le grand Tenessee Williams) et des jeux d'acteurs au top (les deux femmes font preuve d'une grande authenticité dans leur détresse et leurs égarements, alors que Clift joue parfaitement le psy qui sait garder la distance et la tête froide). Le film est intriguant et tient en haleine jusqu'à une résolution finale qui nous rassasie parfaitement. Un chef d'oeuvre à voir d'urgence, puis à avoir !
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 février 2018
Quel interminable film ! 30 minutes à discuter avec la riche tante pour se voir présenter le personnage des 30 prochaines minutes avec une nouvelle rencontre longue à souhait ! Et enfin, le film semble se lancer dans des scènes avec toujours beaucoup de dialogues mais enfin plus d'action et de révélation sur l'historique et les personnalités des deux femmes principales. Une bonne idée scénaristique où la la folie et les patients fous sont bien présents, masculins et féminins. Mais que de longueurs ! On comprend bien vite l'intrigue et où veulent aller les personnages. Mais cela manque de profondeur, tout réside dans la surface et quelques scènes fortes avec nos deux grandes actrices à de rares moments. Trop rare pour maintenir l'attention complète tout du long. Les 20 dernières minutes résument presque tout le film !
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2018
Un film au rythme étrange, tout en longues scènes aux énormes dialogues. Le support de Tenessee Williams est ainsi bien visible et les acteurs y ont la part belle, Katharine Hepburn notamment y est impériale.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 décembre 2017
La pièce de Tennessee Williams est comme un long traveling dévoilant sur son passage le côté barbare du comportement humain. La pratique de la lobotomie est un acte sordide en soi, elle l’est doublement lorsqu’on demande l’exécuter sur un tiers en retour d’une aide financière. L’amour incestueux que Mme Venable ressent pour son fils poète homosexuel qui finira dévoré par les sujets de sa luxure n’a rien de léger non plus. Le réalisateur a su éviter de tomber dans le piège du voyeurisme que lui tendait la portée à l’écran de la pièce. Le personnage de Sebastian qui est au cœur du propos demeure en silhouette tout au long du film. Le tragique de l’histoire passe plutôt par la situation et les propos des deux rôles féminins magnifiquement interprétés. Les dialogues sont si bien rendus que les séquences ne souffrent jamais de longueur malgré leur durée. Et pourtant si l’on se fie à la littérature entourant cette production, tout allait pour le pire sur le plateau. Katharine Hepburn vivait mal sa récente séparation avec Spencer Tracy et n’approuvait pas la direction que prenait son personnage, Élizabeth Taylor venait de perdre son mari dans un crash d’avion et Montgomery Clift, qui s’en tire pourtant fort bien, peinait à mémoriser son texte sous les effets d’alcool et de médicaments. Au point que Mankiewicz a songé à le remplacer en cours de tournage. La production s’en sort indemne grâce au brio des acteurs et à sa facture symbolique qui lui donne un style bien à elle.
Alasky

454 abonnés 4 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2017
Bon film signé Joseph L. Mankiewicz, avec à l'affiche le regretté Montgomery Clift et Elizabeth Taylor, une des plus belles brunes de l'Histoire du Cinéma, quelle actrice sensationnelle elle était ! Sa performance dans la scène de fin m'a subjuguée.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2017
Réalisateur intellectuel par excellence, Joseph Mankiewicz fut ravi qu'Elizabeth Taylor le choisisse dans la short liste présentée par le producteur Sam Spiegel à la star qui avait exigé en sus d'un énorme cachet, un droit de véto sur le nom du metteur en scène pour accepter de tourner dans "Soudain l'été dernier". Elizabeth Taylor connaissait bien l'univers de Tennessee Williams, venant juste de triompher aux côtés de Paul Newman dans "La chatte sur un toit brûlant" de Richard Brooks (1958). De son côté, Tennessee Williams dont "Un tramway nommé désir" adapté par Elia Kazan en 1951 avait fait un triomphe aux Oscars de 1952 était alors l'auteur à la mode à Hollywood malgré les thèmes complexes et sulfureux que ses pièces et ses romans abordaient. Il ne participa pas à l'écriture du scénario de "Soudain l'été dernier", ayant recommandé Gore Vidal, jeune romancier à Sam Spiegel. Mankiewicz qui entendait servir au mieux l'œuvre d'un auteur qu'il admirait, respecta en tout point le scénario de Vidal, ayant conscience que c'était essentiellement par le texte que toutes les thématiques abordées seraient délivrées. Très bavard, le film aborde en effet nombre de sujets tabous parsemant l'œuvre de Williams comme la folie, l'homosexualité, la prostitution infantile, l'inceste, les rapports de domination et même le cannibalisme. La pièce de Williams reflète une partie des drames de sa vie personnelle comme la lobotomie subie par sa sœur aînée Rose et la difficulté qui fut la sienne à vivre sans culpabilité son homosexualité. spoiler: A partir d'une cellule familiale névrotique dont il scrute l'éclatement après la mort du fils homosexuel, Mankiewicz via l'intervention d'un psychiatre joué par Montgomery Clift, relate en deux temps la difficulté des sociétés à accepter en leur sein les différences de toute nature et les extrémités auxquels ce déni peut conduire. Une mère (Katherine Hepburn) abusive en totale fusion avec son fils dont elle couvrait les relations tarifées avec de jeunes garçons préfère exiger une lobotomie pour sa nièce (Elizabeth Taylor) sous prétexte de démence précoce plutôt que d'admettre la vraie nature de celui-ci exécuté sauvagement après la vengeance collective de jeunes démunis dont il avait abusé. Richissime, elle se sert d'une possible donation à un hôpital public désargenté pour obtenir la mise au silence définitive de sa nièce qui après l'avoir supplantée auprès de son fils pour le rabattage de jeunes hommes, ne l'a pas suffisamment protégée contre ses démons pour finir par ne pas accepter de valider la version officielle édulcorée de son décès
. Le docteur Curkowicz (Montgomery Clift), pionnier dans le domaine de la lobotomie, technique très controversée pratiquée assez largement aux Etats-Unis au moment de l'action (1937) mais en réel déclin à la fin des années 1950, se voit confronté à un véritable dilemme permettant à Williams de poser sérieusement la question de la soumission des hommes de science au pouvoir de l'argent. Confrontant les points de vue de manière assez basique par le biais de l'analyse du discours des deux femmes, spoiler: il ne faut pas longtemps au psychiatre et au spectateur pour constater que c'est la déviance du rapport entre la mère et son fils qui est responsable de cette demande monstrueuse
, métaphore à peine voilée sur les efforts déployés par Hollywood pour masquer l'homosexualité de nombre des séducteurs virils qu'elle promeut auprès des masses. La structure du scénario reprise par un Siodmak ou un Preminger pouvait donner tous les ingrédients d'un film noir de haute tenue. C'est le style du film psychologique que choisira Mankiewicz afin de ne pas détourner l'attention du spectateur des réels enjeux inclus dans la pièce. La démonstration est de ce fait un peu appuyée dans certaines de ses composantes notamment le personnage de la mère aux contours trop bien dessinés, conduisant le jeu de la grande Katherine Hepburn au bord de la caricature (elle refusera de voir le film et reniera sa prestation). Mankiewicz était bien conscient de ce travers qui dira du scénario : " Il faut le jouer comme Tennessee l'a écrit: un peu plus que dans la vie, avec un œil et une oreille pour les effets, plus que pour la véracité." . Malgré cette relative faiblesse qui date un peu le film, la force du propos est toujours bien présente notamment dans la scène finale dont Mankiewicz était très fier du traitement visuel qu'il lui avait appliquée. On ne peut faire plus lucide sur son propre travail que ce grand réalisateur un peu oublié aujourd'hui. On saluera aussi la performance de Montgomery Clift, imposé par Liz Taylor qui parait autant déstabilisé par le cas qui se présente à lui que par la charge qui pèse sur ses épaules. Le film qui a été très difficile à tourner en raison des épreuves traversées par Clift (alcoolique et héroïnomane), Taylor (son mari Mike Todd est mort en 1958 dans un crash aérien) et Katherine Hepburn (elle vient de se séparer de Spencer Tracy) sera un succès malgré les craintes de Mankiewicz, sorti éprouvé du tournage en raison des contestations permanentes de Madame Hepburn. Si nombre d'adaptations cinématographiques des œuvres de Tennessee Williams et d'autres auteurs sudistes au cours des années 50 et 60 paraissent aujourd'hui terriblement emphatiques et sans prise directe avec le réel, celle de Mankiewicz reste sans aucun doute une des plus digestes
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2016
Je ne sais pas vraiment quoi dire sur ce film. Ca m'a laissé assez indifférent. Que ce soit bien réalisé okay. Bien écrit okay. En même temps vu les personnes qu'il y avait à la barre comment aurait-il pu en être autrement ? Mais bon déjà j'ai du mal avec Elizabeth Taylor, enfin ici son personnage force l'empathie. Après je suis mitigé quant à l'utilisation des autres personnages parce que Williams sait assez bien écrire des personnages insupportables. Et ici à part le doc et Taylor ils sont tous plus cons les uns que les autres, tous à interner, et justement même si je trouve que c'est marrant de voir plus fou que le personnage qui l'est prétendument bah je trouve que c'est assez facile comme ficelles. Je veux dire à aucun moment on a envie de les réhabiliter. Alors que si on prend La chatte sur un toit brûlant bah le père ça a beau est un salaud fini il y a ce moment incroyable où il se dévoile et on comprend tout le personnage. Ici ce sont juste des idiots finis. Du coup voilà j'ai senti comme une hystérie qui se dégage du film avec la musique très assourdissante, les personnages qui déballent du texte sans souffler qui se coupent la parole, qui parlent tous plus fort les uns que les autres et puis dans la révélation avec les images qui se superposent, qui se succèdent, qui assomment avec des gros-plans comme des coups de marteau sur la tronche. La mise en scène est là, pas forcément très subtile mais vraiment efficace. Et comme c'est le premier Mankiewicz que je vois je suis un peu déçu mais j'attends beaucoup de certains de ses autres grands titres.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2016
Film agréable que Soudain l’été dernier, sombre et austère, mais qui possède de vrais atouts.
Bien sûr, son casting prestigieux. Montgomery Clift est un très bon acteur, et il campe ici un médecin intègre, rassurant, et compétent, avec beaucoup de charisme et de séduction. Il est vraiment à la hauteur, entre deux grandes actrices. Katharine Hepburn d’une part, tout à fait adaptée à ce rôle virulent, un peu fou, auquel elle prête sa figure altière et son allure inquiétante. A ses côtés Elizabeth Taylor, tout à fait charmante, juste, dans un rôle complexe, et qu’elle porte fort bien. Franchement ce casting m’a beaucoup séduit, sur le papier certes, mais aussi dans les prestations des acteurs, qui donnent tout le piment à un métrage très dialogué.
Car en effet Soudain l’été dernier est un film de dialogues avant tout. Pas énormément d’action, c’est le moins qu’on puisse dire, et quelques séquences qui durent quand même trop longtemps. Qu’on fasse un film de dialogues, ok, mais il y a des plages qui manquent tout de même de relief, qui me rappellent certains atermoiements tarantinesque. Les acteurs sont donc très utiles, mais, malgré ces longueurs et le caractère trop écrit des échanges, pour autant, le résultat est très propre, avec du suspens, de la tension, et un sujet vraiment accrocheur. Ça se suit jusqu’au bout avec un plaisir tout de même bien sensible.
La réalisation est posée mais très bonne (surtout dans la dernière partie). Le film conserve un aspect théâtral (il est une adaptation), avec peu de décors, et plusieurs séquences en huis clos, mais une bonne mise en scène, une utilisation dramatique intelligente de la musique parviennent à rehausser nettement le film. Un petit peu déçu tout de même par l’ambiance, qui en dépit du travail très solide du réalisateur (dans l’asile par exemple), est relativement insensible.
En tout cas bon travail que ce film. Sujet original, réalisation maitrisé, acteurs excellents, si l’on n’est pas rebuté par l’approche assez lente du traitement, caractéristique du réalisateur au demeurant, vous passerez un moment des plus agréables. 4.
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