Soudain l'été dernier
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84 critiques spectateurs

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weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2015
Tout commence par le parallèle entre la voracité des rapaces qui s'attaquent aux bébés tortues qui viennent de naître et les hommes qui sont "traqués et dévorés par la création". L'homme dévoré par la mère en vérité.....

Une enquête psychologique passionnante pour ce film archi-connu des cinéphiles. Le mystère est pourtant identifiable assez vite grâce à quelques indices......

Tout simplement superbe grâce au trio d'acteurs incomparable: l'ambiance, la vérité qui se rapproche, la vénalité de la tante. Excellent
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 octobre 2014
Un gifle magistrale et des compositions d'acteurs époustouflantes. A la tête de tout cet engrènement d'enquête policière mêlée d'analyse psychiatrique pointue, Un Mankiewicz au sommet de son art. Le sujet est terriblement scabreux pour l'époque du tournage mais tellement bien amené. Les dialogues sont titanesques, même en français et la qualité de diction des acteurs est impeccable, ce qui permet de suivre sans sous-titres avec un niveau d'anglais moyen. Ce film, avec son final onirique est une véritable bombe du cinéma comme sa version théâtrale fut un choc à New York. Ne pas confondre avec l'affligeant slasher : "Souviens-toi, l'été dernier."
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2016
Sur le papier on a Elizabeth Taylor, Katharine Hepburn, Montgomery Clift et Joseph Mankiewicz pour faire briller l'ensemble. On peut partir confiant sans se poser trop de questions. L'histoire est originale pour le moins et au fil du film on se rend compte que c'est même plutôt bien réalisé par moment. Pas de mauvaise surprises jusqu'ici mais ensuite où est passé le film ? Le fond, la forme, le gras voir l'intêret ? Au bout de 3/4 d'heure je me suis dit ce film me fait bien CH**ER et ça ne s'arrange pas par la suite. J'ai clairement l'impression de m'être fait voler et assurément d'avoir perdue mon temps ! 1h50 ce truc quand même ! Ne faites pas la même erreur.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2014
Soudain l'été dernier est une excellente adaptation de la pièce de Tennessee Williams. On pourrait craindre au début que le film possède un aspect de "théâtre filmé" trop important mais cela disparait assez rapidement grâce à la qualité de la mise de Mankiewicz, de l'interprétation et à la force de la pièce. En effet, Tennessee Williams arrive à nous intriguer grâce à des personnages à propos desquels notre perception évolue tout au long du film pour finir sur une dernière séquence révélatrice du caractère de chacun. Cette dernière est d'ailleurs majoritairement constituée d'un très long monologue qui possède une puissance rare pour un tel type de scène. La force de ce passage est due en partie au choix de réalisation (la surimpression) de Mankiewicz et à la qualité de jeu d'Elizabeth Taylor qui prouve, pour ceux qui en doutait, qu'en plus d'être une méga-star, elle est tout d'abord une très grande actrice. A propos de l'interprétation, il ne faudrait pas oublier de saluer celle de Katherine Hepburn qui accepte de jouer avec un maquillage ne dissimulant pas son âge. Enfin, le film arrive également à accrocher par l'audace des sujets (surtout pour l'époque) abordés petit à petit spoiler: (folie, homosexualité, inceste, exploitation de la misère, cannibalisme...)
. Soudain l'été dernier reste donc une pièce passionnante accompagnée d'un suspense extrêmement prenant.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2014
Adaptation d'une pièce Tennessee Williams "Soudain l'été dernier" nous fait suivre le docteur Cukrowicz, un jeune neurochirurgien. Une richissime veuve fera appel à lui pour qu'il lobotomise sa nièce, apparemment hanté par le fils de cette veuve, Sébastian mort dans des circonstances mystérieuses alors qu'elle était avec lui en Europe. Avant d'en venir à la lobotomie, il étudiera la nièce et de rebondissement en rebondissement souvent inattendus on assistera à une fin réussi et des révélations tout aussi inattendues. Mankiewicz aborde plusieurs thèmes difficiles et parfois censuré telle que l'homosexualité, la folie, la lobotomie, les sectes ou encore l'inceste et il le fait de manière plutôt subtile et intelligente. C'est un drame poignant et fort qu'il nous livre et même bouleversant emmené par une Elizabeth Taylor surprenante et excellente dans la folie et Hepburn et Clift, plus sobre mais tout aussi bon. La photographie est superbe, le noir et blanc aussi. Un très grand film, divertissant et intelligent.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2014
Un thriller Freudien peu efficace, et assez soporifique...
JuLieNSauReL
JuLieNSauReL

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2014
De très beaux décors, mais beaucoup trop de dialogues. Autant lire la pièce de Tennessee Williams !
Marc G
Marc G

4 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2013
Très bon film , plein de poésie, souvent sombre d'ailleurs, je n'ai pas vu beaucoup de films avec miss Taylor mais cette femme avait tout, la plantureuse beauté bien entendu , mais surtout ce talent mélodramatique, il y a Montgomery Clift en médecin qui joue en toute force tranquille et puis c'est surtout Katharine Hepburn qui me fit plus d'effet dans ce film...c'est une femme extralucide et qui pourtant refuse de voir ce qui pourrait être la vérité sur son fils, poète décédé en Europe...le personnage d'Hepburn est assez sec ou un peu glacial je ne saurais le dire...il y a une relation mère fils assez exclusive qui semble assez malsain...
Certains plan filmé par le réalisateur son superbe...et puis certaine phrases assez poetique en font un excellent film...
Toutefois ce qui empêche le film de côtoyer les sommet c'est peut-être la fin du film, et le dénouement qui est moins convaincant et n'est pas tout à fait à la hauteur du reste du film... toutefois même à la fin certains passages valent le détour...
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 avril 2013
Autant le dire tout de suite, je n'ai pas accroché. Du début à la fin, je n'avais qu'une question en tête : Quand est-ce que ça commence? C'est fou ce que c'est bavard mais au point de vue de l'histoire, on s'ennuie ferme. Alors oui Elizabeth Taylor est absolument exceptionnelle dans ce film, elle resplendit par sa beauté et sa présence, et c'est bien le seul principal point positif, pour le reste, on s'approche du néant et ce ne sont pas les quelques scènes fortes qui vont redonner du crédit à ce classique !!
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2013
Parmi les grands classiques du cinéma américain des années 50 se trouve «Soudain, l'été dernier» de Joseph L. Mankiewicz. Ce film, adapté d'une pièce de théâtre de Tenessee Williams reste une oeuvre assez exceptionnelle car elle aborde des thèmes presque impossibles pour l'époque. Maniewicz fait fort: car avec un sens affuté de la métaphore , de l'image et à l'aide de dialogues à double sens il parvient à faire poindre les « fantômes » de l'homosexualité, de la manipulation mentale, de l'inceste et du cannibalisme. L'histoire: une veuve riche engage un médecin pour que celui ci lobotomise sa nièce qui a soudainement perdu la raison. La veuve riche, c'est Katharine Hepburn dont les motivations sont très douteuses. La nièce subitement frappée par la folie c'est Elizabeth Taylor. Les deux femmes se livrent un duel sans merci. L'une ne peut se consoler du décès brutal de son fils tandis que l'autre tente par tous les moyens possibles de prouver qu'elle a toute sa tête et qu'elle est victime de la manipulation éhontée de sa tante. Au milieu de ces deux femmes, Montgommery Cliff fait office d'arbitre, mais son pragmatisme, sa sobriété et son regard perçant font vraiment froid dans le dos. La qualité première de ce film, c'est l'interprétation de ses comédiens. Katharine Hepburn est simplement magistrale. Elizabeth Taylor est effrayante car imprévisible mais tout aussi impériale. Montgommery Cliff est lui aussi très bon car ses nombreuses questions entretiennent le suspense. Le deuxième point fort de ce film réside dans le développement dans psychologie de ses personnages. Mankiewicz les pousse dans leurs derniers retranchements en les forçant à divulguer des vérités qui feraient mieux de rester enfouies à jamais. Un grand classique et un énorme plaisir de voir ces trois monstres du cinéma américain se donner la réplique.
Aurélien Vaillant
Aurélien Vaillant

16 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2013
Film inquiétant, troublant, sous des dehors (au départ) faussement classiques. Traitant avec une terrible pénétration, et une grande originalité, le thème de la vulnérabilité en prise avec le pouvoir, l’emprise, la prédation, la voracité dans les rapports humains; la volonté d’anéantir l’autre et de le « consommer, » pour asseoir sa domination et le « contrôler » de la façon la plus totale qu’il soit.

La figure de l’anthropophagie plane sur tout le film. Tout d’abord au sens figuré, illustrée par des rapports basés sur la perversion : Le pouvoir de l’homme sur l’homme dans sa forme la plus tyrannique, régressant en deçà du sens pour renouer avec une « animalité » qui ne tient compte que de ses désirs propres, en imposant sa vision du monde ou ses appétits à l’autre.

Au travers d’une pluralité de situations sur le schéma dominant / dominé, représentées à l’écran ou évoquées par les personnages, Mankiewicz esquisse l’image d’une impitoyable chaîne alimentaire humaine qui broie l’innocence, se repaît de la fragilité : L’emprise d’une mère incestueuse sur son fils, d’une riche mécène sur le médecin qui débute, d’un neurochirurgien tentant une lobotomie sur sa patiente, d’un directeur vénal sur ses aliénés, d’une sœur peu charitable sur ses ouailles diminuées, d’un homme mûr sexuellement expérimenté sur une jeune pucelle…
La famille, l’argent, la science, l’institution, la religion, le sexe, rien n’échappe à cette logique. Derrière une façade policée, le droit du plus fort règne en maître dans la société.
De plus, à l’image d’une Nature cruelle peuplée de plantes carnivores et de rapaces affamés, personne n’y est à l’abri. Car les rapports bourreau / victime sont facilement interchangeables : La redoutable Mme Venable peut tout aussi bien se faire dépouiller des souvenirs de son fils par sa sœur et son neveu, le « doux » Sebastian utiliser sa mère et sa cousine comme appât sexuel, ou les jeunes mendiants harceler le riche micheton qui avait pris l’habitude de les « consommer »…
La mère de Sebastian nous démontre en outre que, même mort, on peut encore s’approprier l’image de l’autre, violer son souvenir, en réinterprétant les faits à notre avantage.

Au fur et à mesure de l’avancée du film le leitmotiv du cannibalisme se fait moins métaphorique, plus directement pressant; Catherine semble éviter de peu d’être dépecée par une horde de déments au fond d’une « fosse », puis d’être « mangée toute crue » sur une plage par des grappes de jeunes hommes en rut…
Mais le procédé atteint son paroxysme lors de la longue remémoration finale, cauchemar hallucinant et baroque évoquant une scène d’un tableau de Bosch. Poursuivi par de véritables « sauvages, » grégaires, déchaînés et battant du tam-tam, Sebastian finira mis en pièces sur les ruines d’un temple païen.
Même l’argent, jeté par poignées, apparaît impuissant à le sauver de cette fin atroce; Seule semble compter la mise à mort une fois l’irrationnel processus lancé.
L’homme est véritablement devenu un loup pour l’homme à « la Cabeza de los lobos ». La « face de dieu », l’ultime vérité, est un festin d’oiseau de proie.

Le personnage de Catherine (et, dans une moindre mesure, le Dr Cukrowicz) semble néanmoins épargné par cette sinistre morale. Elle confesse ne pas connaître la haine. Ce qui en fait une victime toute désignée pour ses semblables. Comme sainte Catherine elle est sincère et amie de la vérité, comme celle-ci on va tenter de la « décapiter » pour la faire taire.
L’idée du martyr, du sacrifice, est omniprésent : Saint Sébastien, patron officieux de l’homosexualité, a fini massacré par ses propres hommes.
Mais la où Sebastian est dévoré par un système qu’il a, en dernier recours, cautionné, Catherine mérite d’être sauvée car elle a toujours su rester elle-même.
C’est par l’amour, seule pulsion acceptable, excusable (« un baiser amical» nous dit le Dr Cukrowicz), qu’elle trouvera le salut et transformera le médecin persécuteur en allié et en ami qui lui rétablira sa place dans le monde.
À l’inverse, Violette Venable, qui n’a toujours connu de l’attachement que son versant narcissique, plonge dans la folie ; Isolée en elle-même pour ne pas avoir à affronter la terrible vérité sur ses rapports avec son fils.
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2012
Un film magnifique, un trio d'acteur époustouflants (surtout Elizabeth Taylor qui est magique dans ce rôle de "folle". Le film aborde des sujets très difficile (homosexualité, cannibalisme..) avec brio.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 août 2012
Elizabeth Taylor tient ici un rôle phénoménal qu'elle interprète parfaitement. N'oublions pas non plus Katharine Hepburn qui est absolument terrifiante dans la peau de Violet. Un film passionnant qui repose tout entier sur l'interprétation de ses deux actrices principales.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2012
Ce drame psychologique est en tout point exceptionnel tant il restitue à la perfection la prose de l'immense Tennessee Williams et tant il ose aborder des sujets impossibles pour l'époque.Dans "Soudain l'été dernier"(1959),Joseph L.Wankiewicz détaille les pulsions psychanalytiques.Le tabou des thèmes évoqués est judicieusement contourne.Et c'est ainsi qu'on peut deviner derrière les dialogues à double sens les spectres de l'inceste,de l'homosexualité,de la manipulation mentale et même du cannibalisme!Une riche veuve engagé un médecin frustré pour pratiquer une lobotomie sur sa nièce atteinte de folie épisodique.Si l'homme sert surtout de catalyseur,et de figure morale(encore que...),les deux femmes se livrent une lutte acharnée.L'une par déni d'admettre la mort brutale de son fils et son amour particulier pour lui,l'autre pour prouver sa raison et la sincérité de sa démarche.Katherine Hepburn est presque effrayante,tant elle semble loin de la réalité et de la lucidité.Quel jeu saisissant!Elizabeth Taylor confirme qu'elle n'a jamais été égalée dans l'axe beauté éblouissante/intensité dramatique.Et Montgomery Clift apporte son comportement vacillant à ce personnage plus trouble qu'il n'y parait.Mankiewicz a la judicieuse idée de fragmenter les révélations et lieux pour éviter la redondance théâtrale.La scène du flash-back adjacent au visage d'Elizabeth Taylor est remarquable,comme une enquête aboutissant de façon radicale.Chef d'œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 avril 2012
Chef-d’œuvre. Pourquoi ? car tout d’abord l’histoire de ce drame est originale, tout comme les thèmes qui y sont traités (folie surtout spoiler: , mais aussi homosexualité, inceste, culte -religieux ou de la personnalité-, etc.
), et la mise en scène est excellente, cette narration en flash-back sortie de la tête d’une femme considérée comme folle associée aux liens étranges que lient les personnages, et ce nom de Sébastian, qui résonne encore dans notre tête après avoir visionné le film. Ensuite, il nous montre que Liz Taylor n’est pas considérée comme une grande actrice pour rien, et que Katharine Hepburn, bien que plus âgée qu’à l’époque de ses grands succès, reste une grande actrice elle aussi, très talentueuse dans un rôle comme celui d’une mère éplorée (et manipulatrice) qui idolâtre son fils. Quand à Montgomery Clift, il est tout simplement magnifique. Un des très nombreux chefs-d’œuvre, donc, que Mankiewics nous a livrés, à voir absolument.
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