Tyrannosaur
Note moyenne
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ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2012
je n'ai pas ressenti le film de façon totalement positive. Je reconnais l'art du récit, la tension que met Paddy Considine dans son film, grâce à ses comédiens; mais......

je me sens un peu manipulé par un cinéma d'esbrouffe.

Je ne marche plus dans la violence imbibée d'alcool, d'un vieil ado de 60 ans !!!

Trop de choses m'ont semblé excessives.

Oui on est dans le drame social où le chômage, fait des ravages et provoque une révolte...

J'ai vu des stéréotypes: l'écossais teigneux qui tout au fond, a un coeur d'or....

On comprend aussi qu'il est question de violences conjugales, actuelles..et passées; ouf ! ça devient un peu plus complexe.

On pensait que Peter Mullan avait besoin de sa belle samaritaine pour "racheter ses fautes" et finalement, c'est elle qui s'appuie sur lui, cet homme si fragile.....

Heureusement ce scénario fort et simple devient plus compliqué qu'au premier abord... réalisateur à suivre, peut mieux faire..
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2012
Ce n’est pas uniquement grâce à son charisme magnétique digne d’un Steve McQueen que Peter Mullan parvient à être absolument renversant dans ce rôle de vieil homme dangereusement impulsif en quête de repères et réussissant à se reconstruire à travers l’attention qu’il vient porter à une femme en détresse. Dans cette œuvre bouleversante, la violence intrinsèque à la nature humaine mais aussi les sentiments de manque d’affection et de besoin de soutien émotionnel sont dépeints avec une véracité si crue et mises en image avec une telle sobriété (la mise en scène, ainsi que la manière dont est filmé le contexte social difficile, sont facilement comparables à celles de Ken Loach) que le résultat est, sans mauvais jeu de mots, un véritable film coup de poing.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2012
Plus le film va, plus il revele sa finesse et sa puissance. Une superbe analyse de la violence physique, morale, psychologique, envers soi, envers les autres. 2 personnages à la fois extremement forts et en proie a une grande detresse. A voir absolument. Tres dure, tres fort et un tres bon folm.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 avril 2012
Bravo pour ce film extrêmement prenant qui ne tombe pas dans le sordide ou le misérabilisme tout en racontant une histoire sordide et si banale...
Me suis demandée à entendre mon voisin souffler, combien connaissaient la situation de prés!
Bravo, si vous aimez les drames psychologiques bien faits, magistralement joués, ne le manque pas.
youresh a.
youresh a.

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2012
Il lui a dit qu'elle y connait rien a la vie, a la misere humaine, et puis elle, elle lui en mettra pleine la vue avec sa misere a elle...
Film choc, mais c'est un peu trop en concentre de violences. Et encore, heureusement tout n'est pas developpe (l'inceste...)
Tout ca existe, sur, mais dans un seul film, il est un peu presse notre talentueux Paddy, de tout vouloir montrer et denoncer dans le meme film. Je trouvais que la premiere scene ou le mari rentre et que sa femme dort (ai-je bien compris ce qu'il a fait?) etait bien assez violente, la derniere scene aussi... Apres, vouloir en rajouter a chaque fois, ca dessert le film.
Beau jeu d'acteurs en tout cas, et vrai coup de poing.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2012
Dans le sillage de Ken Loach le nouveau cinéma britannique décline avec talent et sans concession les thèmes sociaux et véristes contemporains. Tyrannosaur, en référence à Jurassic Park, nous propose une histoire d’une terrible noirceur tout en laissant s’infiltrer une lueur d’espoir au second degré. Joseph est un veuf solitaire en proie à mille tourments intérieurs, entretenus par la désespérance que lui offre une société urbaine misérable et décadente où règnent une violence fascisante et une pauvreté sans issue. Son humanité va se révéler au contact d’une jeune femme battue, et le croisement de leurs destins va modifier profondément leur regard sur la vie. La réalisation de Paddy Considine nous dépeint les quartiers populaires de Glasgow où il ne fait pas bon vivre avec un œil aussi critique qu’acéré. Plaqués sur cette toile de fond tragiquement lugubre, ses personnages se débattent avec une énergie pathétique. L’immense acteur qu’est Peter Mullan apporte une dimension métaphysique au rôle de Joseph qui concentre de façon elliptique toutes les souffrances et le mal être dans une société en crise. Suffocant et bouleversant, ce film est petit chef d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 avril 2012
Une claque sur la peau. Une caresse sur le coeur. Et entre les deux cela ne s'atténue pourtant pas, au contraire ça reste gravé dans l'âme. Cela soulèvera aussi certains estomacs. Incontestablement un des meilleurs films de 2012. Peter Mullan livre une performance, à son âge, que l'on a fini d'attendre en vain d'un De Niro ou d'un Depardieu. Des critiques soulignent le fait qu'il endosse à nouveau le rôle d'un prolo d'outre-manche ? Quand tel acteur de films d'actions nous ressort un nouvel opus, nul ne retrouve à y redire tant que c'est efficace. Et qu'avons-nous le plus sur terre, autour de nous? Des héros, ou des gens ordinaires? La sexualité et la dépendance affective y sont dépeint en repoussant un coin du voile du tabou, avec quasiment pas de flaques d'hémoglobine, alors qu'on croit avoir tout vu ou presque au cinoche. Considine acteur dénotait par le fait que semblait transparaître en lui une belle humanité, tel dans un autre genre un Kateb Reda français. On passe dans son cerveau, et c'est émotionnellement très dense. A chaque seconde, il y a un avant et un après, mais là cela s'additionne et la somme fait largement plus que les parties. Un petit miracle c'est un chef-d'ouvre, non? Isn't it?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 avril 2012
Tyrannosaur est un film 100% british mais pour une fois dénué de tout humour du même nom. Paddy Considine, cette fois derrière la caméra en tant que réalisateur et scénariste, a su créer une atmosphère des plus sombres et un climat totalement dépressif autour de ces deux personnages principaux, enfermé dans une détresse affective que la tristesse et la pâleur du quartier de Glasgow dans lequel ils vivent ne fait que renforcer. Comme si le soleil ne se levait jamais à la fois dans leur vie quotidienne et au fin fond de leur âme : si Hannah trouve un peu de réconfort dans sa foi et dans la religion, Joseph est d'un caractère des plus renfermé et ressemble à une bête enragée et agressive vers laquelle il ne faudrait surtout pas s'approcher. Tandis qu'Hannah parvient à conserver un peu de stabilité grâce à son travail dans un centre de l'armé du salut, Joseph passe ses journées à trainer et à se morfondre, buvant des bières au bar du coin, se renfermant sur lui même et en voulant à la terre entière...son regard noir retrouve cependant un peu de lumière et de compassion dans les yeux de son jeune petit voisin avec qui il a noué une certaine complicité.
Le destin de Joseph et d'Hannah était donc de se rencontrer, même si les premiers échanges sont difficiles , chacun trouve peu à peu en l'autre, une écoute qui pour une fois ne les juges pas.
Alors qu'on pouvait s'attendre à ce que chacun des deux finissent par en découdre à un moment ou à un autre, cette rencontre va leur apporter une lueur d'espoir dans un quotidien de plus en plus difficile à vivre.
Un film à fleur de peau, remplis de scènes chocs à la fois visuels et émotionnelles qui nous offre néanmoins une superbe séquence de bonheur vraiment touchante qui rompt quelques minutes avec toute la dureté accumulée pendant une heure.
Les performances des acteurs sont des plus réussis : si on s'incline devant les talents de Peter Mullan et Olivia Colman, on soulignera également la prestation d'Eddie Marsan (le kidnappeur de Gemma Arterton dans Alice Creed, en autre....) totalement méconnaissable et inquiétant comme jamais dans le rôle du mari d'Hannah.
On comprend mieux maintenant les éloges faites par la presse autour de film même si je l'ai trouvé un peu trop sombre et peu généreux en good vibes !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 avril 2012
This is Scotland ! After Shane Meadows, Steve McQueen, Ken Loach, Andrea Arnold, Mike Leigh, there is Paddy ! Be careful, the Trannosaur is coming, and it wil takes you tears, more, much more.
Christoblog

920 abonnés 1 800 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2012
J'ai rarement vu installer une atmosphère de violence sourde et de catastrophe imminente aussi efficacement que le fait Paddy Considine dans Tyrannosaur. On est littéralement happé par le personnage joué par l'excellent Peter Mullan. On le craint, on le comprend, on le réprouve et il parvient presque à nous communiquer son désir de violence.



Lorsque sa solitude triste et forte rencontre celle d'Hanna, jouée par l'admirable Olivia Coleman, on se demande bien vers où le film va bien pouvoir aller. La violence la plus immonde reignant chez la malheureuse Hannah, on craint le pire : entre celui qui ne contrôle pas ses pulsions et celle qui subit celle de son abject mari, que peut-il se passer ?



Le film réserve un chemin tortueux à cette rencontre, en servant deux acteurs magnifiques par une mise en scène toute en douceur, d'une redoutable efficacité, par une photographie hors du commun, grise et claire à la fois, et par une belle musique.



Le film réserve quelques scènes magnifiques, il est tendu comme une corde d'arc, maigre comme un clou et sec comme un coup de trique. D'autres critiques sur Christoblog : http://www.christoblog.net/
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
L’acteur principal Peter Mullan n’est autre que celui qui interpréta 15 ans plus tôt l’excellent « My name is Joe » de Ken Loach. On retrouve d’ailleurs un peu les même clichés, sauf que là c’est plus âpre, plus brute et plus violent, et pour couronner le tout ça se passe dans un Glasgow aussi noir que possible. L’histoire de deux déçus de la vie, qui vont finir par se trouver et essayer ensemble une hypothétique reconstruction. Dès le début, la bande son, magnifique, nous embarque dans les tréfonds de l’âme humaine, Peter Mullan est magique et Olivia Colman, inconnue au bataillon, est tout simplement époustouflante de vérité, certainement qu’on en reparlera. 4 étoiles.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
Tyrannosaur, premier long-métrage de Paddy Considine (version longue de son court, Dog Altogether) de Paddy Considine est une oeuvre d’une noirceur abyssale dont les affres psychologiques des personnages principaux (déjà présents dans le court-métrage) sont les vecteurs d’une résurrection possible.
Dans la pure lignée des films indépendants britanniques à consonance sociale, Paddy Considine signe une œuvre véritablement violente de propos et de faits. Mené par Peter Mullan, égal à lui-même et au sommet de son art, le film ne tranche à aucun moment sur un rythme toujours soutenu et nécessaire. Si les moments les plus éprouvants se font rares, ils sont d’une signification démesurée dans un mépris total de la personne.
Filmé dans un cadre social vidé de vie(s) et de sa lumière, cette ville presque fantomatique fait office de bulle sociale à ces deux êtres à la recherche d’un soutien, d’un regard, sans l’admettre soit par conviction religieuse (le personnage d’Hannah (Olivia Colman) ou fierté humaine mais primaire et « animale » (Joseph (Peter Mullan)).
Si les actes de barbaries, physiques et mentales, peuvent choquer, sans qu’ils soient dénués de crédibilité, c’est pour en démontrer le fonctionnement. Les personnages principaux de manière consciente ou non devront alors trouver une échappée au sens même de leur vie, la prison citadine que représente la ville étant pour eux une représentation carcérale dans laquelle leur corps sont enfermés.
À ce titre l’interprétation d’Olivia Colman, cantonnée jusqu’ici à des comédies, nous éblouie de son interprétation dramatique faisant jeu égal avec l’immense Peter Mullan, charismatique de présence, de corps et de voix.
Aucune gratuité donc dans la démonstration de Cassidine, un simple constat (peut-être poussif) de ce qu’un être peut vivre, poussé dans ces derniers retranchements, acculé à un mur, face à un vide existentiel et de sens.
Dans ces dernières minutes, là où la lumière perçait enfin à travers un ciel constamment gris, le réalisateur offre à ses personnages, cette liberté recherchée qui dans un paradoxe futile s’est inversé entre Joseph et Hannah, et entre liberté psychique et physique.
Tyrannosaur est cet ensemble même, une rencontre entre deux personnages qui ne trouveront leur salut que dans un soutien réciproque, à la croisée des chemins entre vie humaine et animale. La violence dans sa représentation spectaculaire et sa noirceur n’est présente que par la nécessité d’amorcer une détonation intérieure dans la vie des personnages. Captivant, même s’il emploie des chemins connus d’un cinéma social déjà-vu, Tyrannosaur procure un effet magnétique, autant par l’âpreté de sa réalisation (gros plans fixes) que dans l’interprétation de Mullan et Colman qui délivrent au film une vraie charge émotionnelle.
http://requiemovies.over-blog.com/
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
Un acteur qu'on reconnait dans quelques seconds rôles de films d'actions réalise son premier long métrage d'après son court... Bien que très personnel (il injecte des souvenirs persos) ce film est une fiction merveilleusement maitrisée sur les méandres de la détresse humaine, le tout emmené par un duo d'acteurs fabuleux. Une femme battue qui se réfugie dans la boisson croise la route d'un homme seul, désagréable et alcoolique...Le scénario semble classique mais prend un tournant inattendu qui scelle définitivement le couple dans un court terme. Mais le véritable bonus du film est bien ses acteurs ; outre les seconds rôles, gueules connus, joués par Eddie Marsan et Ned dennehy c'est bien Peter Mullan (toujours parfait) et surtout l'incroyable Olivia Colman (surtout connu dans le domaine de l'humour outre-manche) qui interprète cette femme aussi perdue que brisée ; sans aucun doute la meilleure performance de ces 4 derniers mois. Un drame déchirant merveilleusement interprété. Juste, peut-être, un épilogue un poil trop vite conclue. A voir et à conseiller !
islander29

1 032 abonnés 2 669 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2012
Enfin un peu de lyrisme dans le cinéma social anglais...Je confesse humblement et sans aucune accusation, que j'étouffais un peu dans le haut moralisme d'un Mike Leigh ou d'un ken Loach...Voilà la chose est dite...Et là, Paddy considine,(le réalisateur, Peter Mullan,(l' acteur), entre tendresse et violence nous rabiboche avec la caméra, l'amour et la fragilité des êtres...Il est question d'une femme battue, et de personnages blessés par la vie....Ils se rencontrent pour le mmeilleur et pour le pire....Le scénario réserve quelques surprises, la bande son offre deux chansons qu'il faut qualifiées d'extraordinaires, d'ailleurs si quelqu'un peut me renseigner, you are welcome...Du film social oui, mais un souci de cinéma qui positionne ce film comme un petit bijou anglais...A voir....
1ou2mo
1ou2mo

11 abonnés 476 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2012
Des paumés, des écorchés vifs. Un film magistral qui montre sans concessions l'âpreté de la vie de deux âmes perdues qui au départ n'étaient pas faites pour se rencontrer. Lui venant de la "zone", se débat en permanence avec ses propres démons. Elle, issue d'un quartier plus huppé "devrait connaître la félicité" dans le meilleur des mondes. Bien entendu, rien ne coule de source. Les scènes ne fleurent pas le bonheur et à travers celles-ci, le réalisateur nous fait prendre conscience du mal vivre d'une populace confrontée à un désoeuvrement manifeste. On ressent la désaffection d'ordre professionnel ou affectif pour chaque personnage tout au long du film et ce dans le moindre évènement qui nous est livré brut de décoffrage. Ce Joseph, cette Hannah et leur entourage valent vraiment le déplacement.
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