Voilà, après X années, je me lance dans mes avis ciné...
Bizarrement, ce sera avec ce film de Wim sur une chorégraphe, en gros un domaine que je ne maitrise mais absolument pas.
C'est après une longue semaine de boulot que je me suis décidé à pénétrer dans une des salles de ciné cosy de ma bonne ville de Lille pour aller voir Pina.
Et dès le début, les ambiances étaient prenantes, avec une réelle transgénérationalité (yahou néologisme!), des chorégraphies pour le moins surprenantes, et une réelle sublimation d'icelles par la réal. du père Wenders.
Alors oui, ça change des bimbos des derniers actionners bourrins, les danseurs sont pour la plupart digne de figurer dans des Sergio Leone des papas, mais ça vous touche aux deux d'en bas pour faire résonner le palpitant, et c'est suffisamment rare pour être souligner, voire surligner.
En gros une prouesse que de m'avoir tournebouler les boyaux pendant presque deux heures, sans à aucun moment me sentir supèrieur d'aller voir ce doux et dur film...
Car voyez vous, on s'en prend pleins les émotions dans Pina, et on a pas l'habitude d'être appeler de cette manière au cinéma, en tout cas pas moi, qui suis beaucoup mais alors beaucoup plus féru de cinoche que de danse contemporaine. La tristesse et le chagrin cötoient ici la naïveté et le simple, les robes les plus légères laissent deviner des corps aux âmes sombres mais appelantes.
Tout est à double sens, le rire proche des larmes, les larmes restent contenues dans leur glandes de fermentation car on ne pleure pas pour si peu, nous ne sommes pas peut être assez sensibles ou formés, ou honnêtes...
Je garde grâce à ce bon moment un élan vers la dance, et y regöuterai volontiers l'âge et les opportunités avançant.
Merci pour l'écoute, see you bye bye et restez hardcore.
TTK