Une réussite ! Exercice de style abouti par une sincérité touchante, ce film force l'empathie par sa grâce, ses maladresses, sa justesse morale sans excès moralisateur ... Les femmes y sont belles, fortes et faibles, humaines ... Les hommes tout autant, à leur façon ! A voir ...
Après le cochon de Gaza, voici un autre film qui passe à côté de son sujet en or en étalant un vulgaire humour de cour d'école, des clichés en veux-tu en voila et un scénario inexistant ! Pourtant ce n'était pas si difficile de traiter le sujet : un village où coexistent une communauté chrétienne et une autre musulmane, les fâcheries, les malentendus et les moyens de continuer à vivre ensemble. Où est la catastrophe ? Les personnages sont peu (ou pas) présentés, les scènes sont des mini sketches par drôles et ressemblent à des blagues mal racontées, les hommes sont dépeints comme des crétins brutaux et frustrés sexuellement (pour ne pas dire pervers comme des ados boutonneux) et les femmes sont des mères directives -avec leurs maris, j'entends- conscientes d'être devenues des matrones peu attirantes mais qui dit matrone dit matriarchie ; les voila donc décider de mettre entre les mains de leurs bonobos des danseuses russes (la femme occidentale étant forcément une pute décérébrée, c'est connu) échappées là pour donner vainement du piment à ce film fade. J'ai attendu qu'il se passe quelque chose et je n'aurais pas du. Du très mauvais cinéma... et récompensé en plus ! Une honte !
J'ai été très touchée par cette histoire de femmes qui sont prêtes à tout pour retenir la violence des hommes. Comment la paix, la solidarité entre villageois, voire l'amitié, peut basculer sous la pression des conflits environnants relayés par qui ? (je vous le demande) : la sacrosainte télé ! Bref, on rit, on pleure, on s'interroge, un très bon film.
On les aime ces hymnes à la tolérance et à la fraternité, mais si en plus c'est drôle, sensible et que la bande originale est absolument exquise, on applaudit! Bravo!
Ce film résume l’inanité de la sagesse féminine face à la sempiternelle belligérance masculine. Malice contre testostérone guerrière, « Et maintenant où on va » est en fait une comédie dramatique. Cet épisode plein d’espoir mais peut-être utopique nous est raconté sur une tonalité empreinte de gaîté. Toutefois ne nous méprenons pas, c’est sans concessions que Nadine Labaki nous présente la réalité des conflits ici ou là qui s’achèvent inévitablement dans le sang. L’histoire de ce village, isolé certes, mais qui néanmoins cherche à capter les Comptes Rendus des exactions de « l’extérieur », c’est une transposition moderne de l'épopée retracée dans le tableau de J.L. David, « L’intervention des Sabines ». On regarde avec intérêt les péripéties anecdotiques de ces villageois(es). Une scène - dérisoire à première vue, celle de la maman chassant poules et poulets autour et sur le puits - dénote tout le talent de la réalisatrice qui nous livre sa fable avec son regard particulier. Tout cela mérite un cinq étoile et n’en déplaise à certains critiques professionnels la fin justifiant le titre est loin d’être absurde.
Super film qui rattrape bien le niveau du médiocre Caramel. Nadine Labaki a su retranscrire l'ambiance conflictuelle entre deux religions localisées dans un village libanais. Elle mélange humour et drame efficacement, j'ai vraiment aimé malgrès certaines scènes un peu exagérées (je suis Libanais donc je sais ce que j'avance).
Le très bon alterne avec le moins bon.... Le thème abordé est grave: L'homme est ainsi fait qu'un rien peut mettre le feu aux poudres, à un moment ou un autre... Le film est libanais et ce petit pays reflète ce qui se passe partout ailleurs... C'est une sorte de parabole, avec une entrée somptueuse, de belles femmes de tous âges, solidaires et responsables.... l'imam et le prêtre (hommes sages= 2) marchent main dans la main. Quant aux autres hommes, en plus de leur "testostérone", ! ce sont de grands benêts indécrottables...s'ils ne sont pas manipulés par les femmes..(dans tous les sens du mot) ça m'a un peu énervé.... La chaleur humaine, la générosité du discours, quelques belles images, n'autorisent pas tout.