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nikolazh
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2,5
Publiée le 19 mai 2013
Une très belle idée que ces personnages peints qui décident de prendre leur avenir en main, relayée par de nombreuses trouvailles qui étayent cet univers et en font un projet réellement passionnant. Malheureusement la réalisation, lente au possible, gâche l'ensemble et plombe ce film d'animation qui méritait mieux.
Film d'animation particulièrement original et réussi. Il y manque par contre un petit quelque chose pour le qualifier de chef-d'oeuvre. Cela dit, je n'ai pas réussi à trouver quoi... Je le regarderez volontier une seconde fois pour essayer d'y remédier. 4.5/5 Mr_Moui
Un bon film qui se visite comme un conte de fée et laisse beaucoup de possibilités au spectateur dans ses interprétations et ressentis. A voir avec des enfants de tout âge. Une belle œuvre originale !
Tant de poésie , de couleurs , de savoir faire dans ce beau film Français d'animation qu'il en est une honte que deux salles Parisienne le diffusent : une honte .... Bravo et merci pour ce beau rêve.
L'animation française confirme d'année en année sa bonne santé. Après Michel Ocelot, Jacques Rémy Girerd, et Sylvain Chomet (entre autres), voici donc le nouveau film d'un réalisateur rare : Jean François Laguionie, 72 ans.
Nous sommes dans un tableau. Trois sortes de personnages : les Toupins (qui sont tout peints), les Pafinis (qui ne sont pas finis) et les Reufs (au stade de l'esquisse). Le début du film, qui nous présente les rapports entre ces trois castes, est passionnant. On sent que ce monde est riche en métaphores de divers types (les classes sociales, la discrimination raciale, le passage de l'enfance à l'âge adulte).
Ce qui enchante également, c'est l'incroyable talent de coloriste que révèle le film. Certains plans sont de réels enchantements.
Dans un deuxième temps, trois personnages vont chercher à s'échapper du tableau pour retrouver le peintre, et faire en sorte que chacun puisse être terminé. Si cette quête réserve quelques très beaux plans (comme la chute hors du cadre), on pourra la trouver un peu plus lassante, et moins originale que la première partie. Le rythme du film dans sa partie médiane souffre donc d'une chute de régime, qui rend plus évident l'aspect rustique de l'animation elle-même.
La fin manque un peu de sel : changer de couleur n'apporte pas que du bon et n'abolit pas les différences. Michael Jackson a essayé, sans que l'expérience soit convaincante.
Ces petites réserves ne doivent pas vous empêcher d'aller voir ce film étonnant et plastiquement très réussi, qui vaut le coup d'oeil.
D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
Le Tableau est un beau film. Assez conceptuel, puisqu'il s'agit de (re)trouver le Créateur - et, oui, le Créateur existe, mais la mise en abîme de la fin est vraiment intelligente. Le seul reproche que l'on peut faire, c'est un petit manque de punch au milieu (la séquence vénitienne est longuette). Pour les enfants à partir de huit ans (le mien, cinq ans, n'a pas trouvé ça déplaisant, mais avoue ne pas avoir compris grand'chose...).
Je l'ai bien apprécié ce film... Il m'a un peu fait penser au magicien d'OZ. Je connais un site qui permet de télécharger beaucoup de films de ce genre... Voici l'URL : http://www.megavod.fr/
Un film à la fois pour les enfants et les adultes. Une histoire remplit de référence artistique. Au début j'ai eu peur que se soit trop enfantin mais le suite est super.
Une belle histoire bien racontée, sans vulgarité, calmement, aux antipodes des productions débilo-frénétiques pour enfants hyperactifs. Le numérique au service de l'absence de numérique : le film en est truffé mais on ne le voit pas. Superbe.
Je m'étais endormi au premier visionnage. Pensant que c'était dû à la fatigue je l'ai vu une seconde fois pour me faire une vraie opinion. Au final c'est beau avec une bande sonore vraiment agréable mais qu'est ce que c'est mou. On est dans une sorte de Magicien d'Oz sous vitaminé. La faute aux scènes surtout, pas forcement intéressantes, d'une réelle mollesse et à des personnages sans saveur dont on ne s'attache guère. Du coup leur avenir ne m'intéressait que peu et les 1h15 que durent le film semblaient interminables. C'est bien dommage parce que la morale de l'histoire est plus que vrai, comme les messages dénoncant notre société. spoiler: J'ai beaucoup aimé le fait que les héros ont cherché sans relâche leurs créateurs pour au final comprendre qu'on a pas besoin d'attendre son coup de pinceau pour se peindre soi-même et devenir ce que l'on souhaite. Et donc l'analogie avec Dieu ou les autres en général et nous-même. Le fait d'accuser notre société et son système d'élites qui exploite les classes les plus populaires, quand les tout peints se mettent à exploiter les rough. L'image de la guerre qui même si on la fait aujourd'hui ne doit pas nous faire oublier qu'on est tous humains donc semblables, c'était grossièrement fait en peignant tout le monde en violet mais bon... Ou encore lorsque le peintre créateur est surpris car Lola lui apprend que certains souhaiteraient être terminés et qu'il répond qu'ils le sont déjà tous, qu'une esquisse est souvent plus beau qu'un dessin fini, que l'on doit s'accepter comme on est, qu'un jugement est au final purement subjectif. Le fond est donc là mais la forme est en partie bancale malheureusement.
Une pure splendeur à tous les niveaux de lecture. Je regrette l'absence de version 3D car le niveau du support visuel en mériterait l'existence. C'est dire...
Les amateurs de films d'animation étaient un peu en reste en cette année 2011. Pixar et Dreamworks nous ont pourtant habitués à de bons crus. Ratage général pourtant, avec des suites de Cars et de Kung-Fu Panda un peu trop destinées aux enfants. On se dirigeait donc vers une année creuse pour l'animation. C'est alors que sort "le Tableau", pur chef-d'oeuvre du genre. Les dessins sont les plus beaux qu'on ait eu l'occasion de voir depuis longtemps. L'histoire est imprégnée d'une réflexion passionnante sur l'acceptation des autres. On ne peut s'empêcher de penser à la série Toy Story, les meilleurs films sortis des studios Pixar, autres splendides films d'animation. Les plus belles scènes sont celles où le dessin et la prise de vues réelles se confondent, notamment la dernière, où le réalisateur Jean-François Laguionie fait une apparition dans le rôle du peintre. Le film propose une mise en abîme constante, qui se reflète dans la phrase essentielle que prononce Lola au début du film : '"Chacun voit le monde à sa façon" . Nous ne remercierons sans doute jamais assez Jean-François Laguionie pour cet oeuvre de maître, qui montre qui l'animation française se porte bien.
Jean-François Laguionie nous livre ici une petite merveille de l'animation, d'une rare beauté esthétique, d'une imagination dans la mise en scène sans limites et aux messages sur la tolérance entre les êtres, sur la démocratie et l'art pictural très bien dosés sans pathos ni le moindre simplisme. Le film, très (trop ?) court, commence brillamment par la vision de ces personnages "Toupins" sur la terrasse de leur château. Aucun manichéisme n'est présent dans ce film, les "Pafinis" et autres "Reufs" ne sont pas non plus sans défauts de caractère. Ils répondent à l'intolérance snob des "Toupins" par une forme d'inacceptation lorsqu'un des leurs tombe amoureux d'un membre de l’autre groupe. La scène d'amour entre les deux personnages au début du film est d'une grande beauté où les dialogues sont très écrits ; une des plus belles scènes romantiques jamais vues. Le "Reuf" lui même ne parvient pas à surpasser sa propre aigreur. Saluons aussi l'excellent doublage des personnages par des acteurs ou actrices pour une fois non connus. Laguionie donne ici sa vision idéalisée de la tolérance, du rejet de toute forme de racisme mais aussi une appréciation de la démocratie qui doit ou ne peut se faire que par le travail de tous, sans compter sur un Dieu omnipotent (porté ici par le rôle du peintre) ni sur les politiciens eux seuls (le chandelier lâché très vite par ses ouailles dont la bêtise sans mémoire les conduit à accueillir les ex "Pafinis" quand ils ont été repeints), vive l'intégration via l'assimilation. Cette scène montre d’ailleurs l’ironie politique du cinéaste (les gouvernants ont la mémoire courte). Laguionie parvient à utiliser la technique intelligemment (la 3D écrasée) pour donner ces merveilleuses images de l'atelier du peintre, une remarquable rupture narrative dans l'histoire. Le silence qui domine semble alors aussi beau artistiquement. L'immersion à Venise avec les peintres sur la place St Marc et la mort qui rôde est brillante. Lola, la jeune fille basanée est un personnage clef du film, une héroïne en crise d’adolescence qui se cherche et semble peu motivée pour sa transformation et la recherche de l’amour. Le film souffre, par moment, d'un scénario flottant au milieu de l'histoire et dans la forêt aux fleurs ; tout le monde n’est pas Myazaki. Mais, lors des dix dernières minutes, Le tableau n’est plus seulement un bon film mais un très bon film. En effet, la surprise vient de la rencontre avec le peintre, en chair et en os, joué par le metteur en scène lui-même ; une nouvelle et merveilleuse mise en abîme, les décors naturels et la petite cabane semblent nous projeter chez Van Gogh. Le peintre représenté en dessin est fabuleux et la sortie des personnages venant de Venise de son tableau : une trouvaille magnifique. Un grand film pour petits (pas trop jeunes quand même car certaines scènes sont dures – la peinturlation des amoureux en noir, le piétinement du jeune « Reuf ») et grands enfants ou adultes curieux.
Jean-François Laguionie signe ici un très joli dessin animé. Originalité de l’histoire et poésie sont au rendez-vous et sauront être appréciées autant par le jeune public que par les adultes. L’animation en elle-même est de grande qualité (fluidité des mouvements, graphisme, couleurs), le tout enrobé par une partition musicale parfaitement adaptée à l’ambiance générale du film. Belle réussite.