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Un visiteur
0,5
Publiée le 26 novembre 2011
Qui va, dans un train, s’asseoir à côté de la seule personne présente dans la rame ? Qui va dormir, se réveiller pour mettre une culotte et se recoucher ? Qui va méticuleusement laver 20 tables alors que des nappes étaient disposées dessus ? Il y a des films exigeants, qui méritent une certaine ouverture d'esprit, d'autres sont contemplatifs ou lents et assumés ; Sleeping Beauty est juste prétentieux et sans intérêt.
Mieux vaut être clair d’emblée, « Sleeping Beauty » est une œuvre difficile et n’est pas destinée à « Monsieur tout le monde ». Il s’agit d’un film de genre réservé aux âmes non sensibles. Et encore… Parce que bon, film de genre ou pas, trash ou pas, « Sleeping Beauty » est surtout mauvais. En gros, il met en scène une étudiante plutôt perchée et surtout fauchée qui, en échange d’un très bon salaire, accepte dans un premier temps de servir en sous vêtements au cours de soirées entre vieux pervers (qui rappellent un peu celles mises en scène dans « Eyes Wide Shut ») avant d’aller plus loin et de se laisser carrément endormir pendant quelques heures ne sachant guère ce qu’on lui fait subir pendant ce temps là. On suit donc la fille alternativement dans sa vie quotidienne et « professionnelle », prétexte à des scènes tantôt sans intérêt, tantôt glauques, voire carrément malsaines. Si au moins on avait droit à un bon scénario, des dialogues bien ficelés ou un jeu d’acteurs impressionnant…mais que nenni, il n’y a vraiment pas grand-chose à quoi se raccrocher, même si certains se montreront peut-être sensibles à l’ambiance du film ou à quelques plans-séquences bien pensés. La plupart des spectateurs en revanche, passeront surtout 1h40 à subir ennui et malaise.
Film en tous points remarquable. Photographie d'une grande beauté plastique, scénario énigmatique et non explicatif; jeu fin. Rien de graveleux, que du pertinent, aussi dérangeant soit le sujet.
De l'ecriture au cinèma julia leigh étonne, sous légide de sa mentor Jane campion, la rèalisatrice reussit un tour de force, imposer un mélange habile entre "eyes wide shut" et "virgin suicide", meme si le film ne ressemble a aucun des deux, le style glaçant est impose des les prèmieres images, , mais le rythme lent et l absence totale de musique , vous plonge dans un univers étrange et parfois déroutant, si la premiere moitié du film fontionne à merveille, la deuxieme traine un peu la patte, la réalisatrice a force de mystere, perd un peu son spectateur; mais le talent de sa jeune comédienne, garde le niveau du film. Si vous avez aimez les livres de la realisatrice (ailleurs , le chasseur), vous serait tres probablement seduit par ce film, hypnotique et abyssal.
Grande question cinématographique qu'est ce film moralisateur sur la pudeur, le sex et la conscience. C'est un film inachevé qui nous est montré. Un brouillon qui a le seul mérite de contenir de bons acteurs dans ses rangs ( Emily Browning et Peter Carroll ).
Premier long-métrage pour la romancière Julia Leigh, soutenue par celle que l’on ne présente plus (Jane Campion). Elle réalise ici un étonnant, mystérieux et repoussant drame australien, deux mois après "L'Apollonide" de Bertrand Bonello (qui traitait de la prostitution dans une maison close parisienne en 1900), Sleeping Beauty (2011) dresse le portrait d’un univers feutré et réservé à une élite de vieillards impuissants qui viennent se rincer l’œil chez une hôte de luxe qui leur réserve ce qu’ils ne trouveraient nul par ailleurs. On y fait la connaissance d’une étudiante fauchée qui accepte un boulot assez surprenant au premier abord (mais qui paie excessivement bien), celui d’une serveuse en petite tenue (auprès des fameux vieillards). Mais l’appât du gain et l’irresponsabilité de la jeune femme vont la pousser encore plus loin, emmenant alors le spectateur dans ses derniers retranchements, à la rencontre de personnages tous aussi inquiétants que vicelards (pour certains). Morbide, dérangeant, glacial mais magnifiquement retranscrit par le biais d’une mise en scène filmée avec sobriété (qui ne justifie en rien la censure française) et interprété avec beaucoup de justesse. Julia Leigh dérange pour mieux surprendre, une cinéaste (en herbe) très prometteuse !
Avant d'aller voir ce film, j'ai beaucoup hésité à cause des mauvais retours. Sans surprise, nous n'étions pas nombreux dans la salle de projection : il y avait moi, seul, et puis deux ou trois groupes d'amis, adultes et lycéens. Ces derniers commencèrent à pouffer dès les premières scènes de nudité (notamment la nudité des vieux messieurs, manifestement une chose très drôle), et s'en allèrent très vite. Quant aux autres, tous restèrent jusqu'au bout, mais certains ne cachaient pas leur ennui. Il faut donc bien comprendre que ce film déplaira au plus grand nombre. Je veux dire, à moins d'avoir un réel attrait pour le romantisme noir, le décadentisme, l'esthétique (crypto) bdsm, ou d'avoir un regard sincèrement pervers sur le monde, vous n'aimerez pas le film. Sinon, bien sûr, vous allez adorer. Ç'a été mon cas !
1) Julia Leigh, une réalisatrice Australienne dont j'ignorais la totale existence. 2) Emily Browning, que j'avais vue une unique fois dans "Sucker Punch" et que je voulais donc voir une seconde fois dans CE type de rôle. 3) Une interdiction aux moins de 16 ans...
Après-coup:
1) Julia Leigh ne sera probablement pas une des mes réalistrices fétiches. 2) Une performance plus que parfaite pour la douce Emily Browning au visage d'ange. 3) Une interdiction éventuellement un peu trop "exagérée"?
Julia Leigh propose ici un sujet phare de notre société d'aujourd'hui, la prostitution. Elle l'aborde avec des pincettes, spoiler: adoucissant l'acte sexuel en endormant la protagoniste, d'où le titre de ce film qui s'y prête parfaitement.
J'ai trouvé ce film un peu lent, parfois même ennuyant. Je retiens une chose: la présence et le jeu d'Emily Browning.
Intéressant... C'est le terme qui définirait le mieux ce film australien. Provoquant et choquant voila ce qu'il en retourne en sortant de la salle et finalement les éteincelles de la première demi heure ne reste que de vagues souvenirs... C'est bien dommage! Cependant, Emily Browning entre dans la catégorie des grandes actrices en devenir!
" A vous de juger" C'est nul et sans appel. Que la chair est triste. Aucun érotisme, aucun plaisir, aucune sensualité. Les acteurs communiquent un ennui mortel aux spectateurs mais aussi un certain dégout et sentiment de voyeurisme malsain. A éviter
A la fois très ennuyeux et prétentieux, d'une sophistication ridicule qui prêterait à rire si on arrivait encore à conserver le sens de l'humour devant une tel navet qui ne mérite pas la qualification de film. N'y allez pas. La vie est trop courte. (moi j'étais obligé...)