2195 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
244 critiques spectateurs
5
38 critiques
4
86 critiques
3
66 critiques
2
32 critiques
1
14 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
AlexTorrance
33 abonnés
486 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 8 mars 2012
Oslo, 31 août est un film très étrange. Je m'explique. Superbe d'un point de vue plastique, très bon niveau mise en scène, le long-métrage norvégien a pourtant une saveur très atypique : on sait qu'il est loin d'être exempt de qualités mais malgré tout, Oslo ne laisse aucune séquelles post-visionnage. Aucun défaut, mais pas assez de qualités pour être parfait, c'est donc uniquement sur l'instant présent que le film fait son effet. Ca débute par une ouverture "caméra à l'épaule" très mobile qui, instantanément, nous plonge dans le quotidien d'un toxico (Anders) qui vient tout juste juste de sortir d'une cure. Lors de sa tentative de réinsertion, Anders devra faire face aux fantomes de son passé et à bien d'autres facteurs qui semblent vouloir faire barrage à ce nouveau départ. Avec l'habileté d'un Gus Van Sant, Joachim Trier s'empare de sa caméra pour dépeindre le quotidien d'une jeunesse désoeuvrée, perdue. Abordée sans tabou, la drogue est ici la source de bon nombre de scènes incroyablement puissantes (la scène finale, particulièrement) où le silence urbain parle bien plus que les dialogues, procurant une âme très poétique au long-métrage. Dans le rôle d'Anders, Anders Danielsen Lie maîtrise l'art des émotions avec maestria dans un personnage très fort psychologiquement, dont on se sent proche dès la première demie-heure avec plus ou moins un aspect pathétique, provoqué par des (...) La critique complète est disponible sur http://alex-torrance.over-blog.com/article-oslo-31-aout-critique-101177869.html !
Un film profond, un acteur très sensible et très précis dans son jeu Une belle mise en scène La construction du film est soignée dans un Oslo à plusieurs facettes
On connaissait de Louis Malle l'adaptation cinématographique du roman de Drieu La Rochelle, "Le feu follet". Belle noirceur assurée et portée du début à la fin par le remarquable Maurice Ronet. Voici à présent la version norvégienne du même roman assumée cette fois par un comédien amateur, Anders Danielen Lie, tout aussi étonnant de justesse. C'est toujours le registre noir qui domine même si la lumière d'un été scandinave donne quelque fraîcheur à l'ensemble. Même errance dans la ville (ici Oslo, présentée sans la moindre concession au pittoresque), même suite de rencontres pour un bilan dont on devine l'issue, même remise en question malgré quelques sourires d'un homme jeune qui en a séduit plus d'une. On apprécie ce regard sur une jeunesse en proie au pessimisme le plus corrosif, même si plus d'une fois on déplore cette tendance au bavardage et aux plans qui s'étirent pour parvenir tant bien que mal à la longueur désirée d'un long-métrage.
Quelques jours de désintoxication pratique dans les rues d’Oslo. Anders lutte pour revivre, cherche la pente à gravir pour fuir l’impasse de la drogue. Mais le ravin est proche, et l’été se termine. En préambule différents témoignages autour de la capitale norvégienne, manière d’insister sur le décor urbain et marqué où s’ancre le récit. Les parcs où l’on flâne, les vélos que l’on monte, les nuits de défonces. Puis vient la mission, ses doutes, sa perte de confiance, de repères, la lutte contre le désir tenace de l’abandon. L’image est laide, le montage expérimente sans toujours convaincre, l’histoire manque de surprise. L’essai vaut en fait surtout pour son exotisme et sa vérité crue. Aurait-il tant plu s’il avait pris place à Paris ? Rien n’est moins sûr. A réserver aux adeptes d'Un certain regard et autres cinéphiles transfrontaliers.