Oslo, 31 août
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Note moyenne :   3,9 pour 1 037 notes dont 165 critiques  | 
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NewBoorn

12 abonnés | Lire ses 210 critiques |

  1.5 - Mauvais

Mis à part quelques jolies scènes, c'est un film qui pâtit de son côté somnolent, avec un acteur dont on attends toujours une réaction.

malinpedro

0 abonné | Lire ses 6 critiques |

  4.5 - Excellent

poétique, paradoxalement lumlneux et pas si désespéré.


Jahro

6 abonnés | Lire ses 535 critiques |

  3 - Pas mal

Quelques jours de désintoxication pratique dans les rues d’Oslo. Anders lutte pour revivre, cherche la pente à gravir pour fuir l’impasse de la drogue. Mais le ravin est proche, et l’été se termine. En préambule différents témoignages autour de la capitale norvégienne, manière d’insister sur le décor urbain et marqué où s’ancre le récit. Les parcs où l’on flâne, les vélos que l’on monte, les nuits de défonces. Puis vient la mission, ses doutes, sa perte de confiance, de repères, la lutte contre le désir tenace de l’abandon. L’image est laide, le montage expérimente sans toujours convaincre, l’histoire manque de surprise. L’essai vaut en fait surtout pour son exotisme et sa vérité crue. Aurait-il tant plu s’il avait pris place à Paris ? Rien n’est moins sûr. A réserver aux adeptes d'Un certain regard et autres cinéphiles transfrontaliers.

Kris K.

0 abonné | Lire ses 61 critiques |

  3.5 - Bien

Joachim Trier nous livre ici une œuvre très pudique sur la solitude et ses fantômes. La caméra nous immerge vers cette pente glissante en continue et le film ne sombre jamais dans le mélodrame à l'eau de rose. Enfin l'esthétisme est plutôt réussi et les acteurs jouent plutôt bien (regarder le en VOST).Bref, à voir d'urgence, surtout si on est sensible au sujet.

alex7584

1 abonné | Lire ses 72 critiques |

  4 - Très bien

Un des plus beaux films de l'année. Beaucoup de justesse et de maîtrise. Ni optimiste... Ni pessimiste... Sincère !!

Cluny

12 abonnés | Lire ses 576 critiques |

  3.5 - Bien

Pas étonnant que ce film porte comme titre une date, le 31 août, celle de la fin de l'été. En cela, il se réfère à deux films que cite Joachim Trier dans le dossier de presse : "Cléo de 5 à 7", qu'Agnès Varda voulait tourner un 21 mars, pour "capter dans Paris le passage merveilleux de l'hiver au printemps" - et qu'elle réalisa finalement un 21 juin ; et "Le Feu follet", où Maurice Ronet inscrit la date du 23 juillet, celle de son suicide programmé, sur le miroir de sa chambre d'hôtel. La référence au film de Louis Malle est évidente, puisque présente au générique, le scénario étant "librement inspiré" du roman de Drieu La Rochelle. Trier raconte l'avoir vu à 33 ans, et avoir été sidéré tant a fait écho en lui le sentiment de solitude d'Alain Leroy. Pourtant, il semble revenir davantage au roman de 1931 qu'au film de 1962 : Anders est toxicomane et non alcoolique, et le conflit qui l'agite est intérieur, à la différence du héros de Louis Malle qui finit par se tirer une balle dans le coeur, poussé par les rencontres de ses anciens amis qui, chacun à sa façon, le renvoient à sa solitude. Certes, certain plans dans leur composition font écho à la mise en scène de Louis Malle, comme celle de la discussion avec Thomas sur le banc dans le parc, filmée comme la dernière discussion d'Alain avec Milou. Mais on trouve plus ici l'influence du film d'Agnès Varda ; même s'il n'est pas, lui, tourné en temps réel, "Oslo 31 août" semble accompagner son personnage dans tous ses mouvements, et même ses immobilités, comme cette très belle scène dans le café où Anders entend les conversations des autres consommateurs, et où la façon de filmer souligne combien il n'est déjà plus dans ce monde qui l'entoure sans le concerner. La connaissance de la fin du roman n'empêche pas l'émergence d'un certain suspense, à la recherche d'indices qui permettent de prédire la décision finale d'Anders. Les évènements de la journée, les moments d'espoir et les violents retours de boomerang jalonnent son parcours, avec toujours une liberté d'interprétation laissée au spectateur. C'est d'ailleurs ce qu'explique Joachim Trier : "Mon travail ici est d'explorer les mystères qui entourent ce geste et non de leur donner une explication. C'est ce que j'aime dans les films d'Antonioni par exemple. Il laisse le champ libre à différentes interprétations." Même si Joachim Trier ne le cite pas dans ses références, on pense aussi à cet autre film sur la dernière journée d'un suicidé : "Last Days", de Gus Van Sant : la scène du début où Anders, hagard, erre dans la forêt de conifères, ou le très lent traveling avant de la scène finale qui évoque le traveling arrière quasi imperceptible de plus de 4 minutes de la caméra qui s'éloigne de la maison de Blake alors que celui se remet à jouer. Déjà acteur de "Nouvelle Donne", Anders Danielsen Lie est de tous les plans, sauf l'étrange prologue à la Perec où défile une succession d'images d'Oslo en super 8 ponctuée de souvenirs de personnages dont on ne sait s'ils évoquent le passé d'Anders ou leur propre mémoire, et la fin où la caméra continue à errer dans la ville-personnage, sous la lumière particulière des régions septentrionales. Un peu agaçant par sa construction savante parfois trop voyante, "Oslo 31 août" réussit cependant à installer une véritable tension à la poursuite de son personnage en déséquilibre constant, et le choix de ne montrer aucun des proches d'Anders (ni ses parents,, ni sa soeur, ni son amie) s'avère très judicieux, en recentrant le récit sur la coupure progressive des derniers ponts qui relient Anders à son environnement. Remarqué dans la sélection "Un certain Regard" à Cannes, ce film sec mais néanmoins émouvant n'atteint pas la puissance de celui de Louis Malle, mais n'en demeure pas moins une vision poignante d'une ville marquée par une autre date morbide, celle du 22 juillet 2011. http://www.critiquesclunysiennes.com/

Axel Frechet

12 abonnés | Lire ses 68 critiques |

  4 - Très bien

Plus qu’une énième tentative d’illustrer l’effondrement physique et psychologique lié au manque et à l'addiction, Oslo 31 Août est un très beau film sur la solitude. Solitude de celui dont les repères ont définitivement changé, et dont la tentative de réinsertion est condamnée par le perpétuel mouvement d’une ville qu'il ne reconnaît plus et qu'il traverse tel un fantôme... Ma critique complète sur : www.generationcinema.over-blog.fr

Fontaine Leglou

0 abonné | Lire ses 50 critiques |

  4 - Très bien

Waow !

33mystik33

2 abonnés | Lire ses 36 critiques |

  4.5 - Excellent

Très bon film. Réaliste et poignant. Violent à sa manière.

Klem_Bauer

3 abonnés | Lire ses 132 critiques |

  3.5 - Bien

Oslo 31 Aout c’est le film d’auteur Cannois antithétique de Apollonide. Dés les premiers instants, l’histoire se pose, le personnage se comprend, est appréhendé, et apprécié. Trier n’a pas besoin de beaucoup d’effet pour faire rentrer immédiatement le spectateur, et c’en est d’ailleurs parfois troublant. Dés les premières scènes, malgré une sobriété affichée (bien aidée tout de même par une mise en scène sobre mais absolument pas fade), le film captive, émeut. L’histoire est assez simple : un mec paumé sortant d’une cure de désintox, un loser de 34 ans, l’âge où tout le monde a déjà dessiné sa trajectoire future, avec enfants et carrière, revient dans sa ville natale. Le synopsis est spleenétique par excellence, et ce sujet s’impose tout le long du récit, porté par l’attachant personnage principal. Un peu comme dans Lost, celui-ci semble être une constante dans l’équation du temps, le seul être qui n’est pas en mouvement, les choses vivent autour de lui (seul dans un café, il écoute toutes les conversations et voit tout le monde bouger a l’extérieur) voire changent autour de lui (le plan où il avance entre les échafaudages, symboles d’une ville qui change). Sauf qu’il est justement sur le point de changer, puisqu’il sort de sa cure de désintox, cette journée du 31 Aout semble représenter l’espoir d’une rédemption. Les dialogues vont s’enchaîner pour lui, des dialogues au ton toujours juste et qui vont le mettre en face de sa propre situation. Le film utilise beaucoup les mots, ce qui est d'ailleurs un de ses défauts, mais cela permet au moins au film de ne jamais dévier de son sujet, et d'y rester toujours collé. On regrettera les 15 dernières minutes qui m'ont laissé un peu perplexe tant elles semblent maladroites, la rédemption impossible étant montrée de manière peu habile étant donné qu'on passe instanément d'un certain bien être lié a un nouveau départ (toutes ces scènes presque oniriques avec la jolie Johanne) à une déchéance totale (la scène finale). Du reste, Oslo 31 Aout est un film juste, émouvant, et jamais pompeux ou contemplatif. Du vrai cinéma d'auteur quoi.

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