Oslo, 31 août
Note moyenne
3,9
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244 critiques spectateurs

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Trier par :
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Sebmagic
Sebmagic

202 abonnés 1 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2013
Ayant adoré ce film je ne regrette cependant pas de l'avoir raté au cinéma, un visonnage sur grand écran n'apportant certainement pas grand chose à ce film. J'aurais même tendance à dire que ce film a sûrement plus d'impact si on le voit tout seul, bien tranquille chez soi. Oslo, 31 août montre encore une fois que le cinéma scandinave a beaucoup de belles choses à nous montrer. Le film est à la fois charmant et déprimant et traite de l'addiction aux drogues de façon assez originale à travers un personnage qui semble avoir décroché mais ne ressent aucun soutien à son retour. Ses anciens amis le regardent bizarrement, sa soeur semble le rejeter, il parvient difficilement à nouer le contact avec autrui ou à faire confiance. Tout forme de bonheur semble lui échapper, ce qui rend son personnage désespéremment triste. L'intégralité du film est terriblement prenant, j'ai savouré chaque dialogue, chaque regard entre les protagonistes, les dialogues les plus réussis étant pour moi ceux entre Anders et Thomas. Le personnage principal est aussi attachant que contradictoire et ses rencontres m'a captivé, d'autant que la réalisation atteint parfois des sommets de beauté et de romantisme (lorsque Anders, un peu émêché, est traîné en soirée par une fille qui lui prend la main). Qui plus est, le pouvoir du film réside dans son ambiance très froide, blanche, très scandinave. Le même film tourné ailleurs n'aurait pas eu le même effet, le même charme, la même mélancolie, et c'est d'ailleurs surprenant. La souffrance du personnage est terrible et le dénouement impitoyable.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2013
J'ai regardé ce film sans rien savoir de l'histoire ni même le nom du réalisateur, j'avais le film à disposition et donc je l'ai mis.

On a quelques fois de bonne surprise et "Oslo 31 août" de Joachim Trier en est une.

Son film est criant de vérité, c'est un beau récit désenchanté.

Totalement envoutant, je veux dire que depuis que j'ai vu ce film il ne me quitte pas.

Il incite en quelque sorte de prendre du recul et voir les choses tel quels sont.

Et puis la mise en scène est vraiment très belle et on s'en rend compte dès les premières images tournés en super 8.

C'est plutôt sensorielle.

Des images magnifiques.

Le fait que l'histoire soit dure m'empêche de mettre la note maximum.

Les films de ce niveau sont assez rare aujourd'hui.
Mathieu H.
Mathieu H.

26 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2013
Un film formidable dans sa forme, probablement un des plus beaux visuellement qui nous ait été donnés de voir cette année. En revanche, sur le fond, le scénario souffre d'une certaine pauvreté. Tout d'abord intello dans sa première partie, presque trop philosophique pour être abordable, "Oslo, 31 août" devient beaucoup plus percutant par la suite. Par les mises en situation et par tous ces personnages que l'on voit (re)dégringoler en retenant notre souffle, le réalisateur nous montre les choses qui nous rendent nostalgique et met des images sur le regret et le pardon, mais aussi sur la rancoeur envers les autres et envers soi. Là est le point d'orgue du film, qui fait le choix de nous montrer le milieu de la drogue sans le rendre coupable et sans porter de jugement incriminent sur ceux qui en sont victimes. En suivant la descente aux Enfers puis la rédemption d'un homme, le film nous montre toutes les façons de courir à sa perte, tout en étant spectateur de l'échec des autres, qui pensaient nous surplomber.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2013
Sélectionné à Cannes et à Sundance en 2012 et nommé pour le meilleur film étranger aux Césars 2013, « Oslo, 31 août » a déjà une réputation flatteuse pour un film norvégien, cinéma assez ignoré dans nos contrées. Avec ce petit bijou de délicatesse le réalisateur Jaochim Trier exprime la difficulté pour un trentenaire ex-toxicomane de réintégrer une société qui ne l’a pas attendu et qui le considère avec méfiance. Anders sort de désintoxication sans savoir ce qu’il va maintenant faire alors qu’il est clean ; sans boulot, sans petite amie, avec une famille qui le garde à distance et des amis qui ne savent pas trop quoi lui dire, il erre dans cet Oslo de fin d’été traînant sa mélancolie et une envie de suicide qui le tenaille. Anders Danielsen Lie campe avec beaucoup de force et une grande subtilité ce garçon profondément perdu qui ne trouve aucun point d’accroche dans cette nouvelle vie de sobriété et qui en revisitant les êtres et les lieux de son passé sombre de plus en plus dans une apathie morbide. Paradoxalement le réalisateur donne un éclairage plus lumineux à cet Oslo estival, au point de me donner envie de visiter cette ville, rendant ainsi la désespérance d’Anders plus poignante encore. Un film très mélancolique qui pourtant ne sombre jamais dans le sentimentalisme ni le misérabilisme et qui mérite amplement tout comme son interprète principal qu’on s’y intéresse. À voir pour découvrir un cinéma scandinave délicat et poignant (et sonorement dépaysant si vous avez comme moi la chance de le voir en norvégien).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 janvier 2013
on est pris aux tripes, malgré nous, on est emmené loin dans cette journée , sans savoir où ça va nous mener.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 janvier 2013
Le cinéma scandinave a vraiment un charme imperceptible. Calme, lent, on dirait souvent qu'on suit le cour d'une rivière. Derrière cet aspect posé se trouve une véritable oeuvre. Réflexion, émotion, empathie et bluffant. La force tranquille.

Le film, qui suit un dépressif et ancien drogué totalement perdu dans le monde d'aujourd'hui, pendant 24h va nous mener vers un chemin plein de désillusions. Un maux qui ronge l'Europe. La jeunesse égarée. Servit par une prestation de A.D.Lie criant de sincérité, le film m'a bouleversé dans ce requiem inéluctable. Même si le héros ne sait pas trouver sa place, les personnages secondaires sont tout autant de un espoir ou une résignation. Car, le film se pose autant de questions philosophiques et existentielles pour des gens de la classe moyenne. Des questions qui au final nous font comprendre tous les chemin du protagoniste. On le comprend à travers l'histoire des autres. Comme s'il était un fantôme venu poser les questions que ces gens avaient zappées et évitées de se poser.

Quand au film et à l'image, J.Trier nous gratifie d'une qualité et d'une beauté lunaire. Les couleurs sont un peu cachées mais toujours existantes, comme des reflets ternis d'un monde plus beau, plus colorés. Une oeuvre que n'aurait pas renié T.Malick à mon avis.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 février 2013
Oslo 31 aout est un très beau film sur la vie , ou ce qu'il en reste , d'un homme qui est passé par beaucoup de chose , la drogue , les problèmes... Plusieurs scènes sont d'une certaine puissance et filmé avec force pour un bon résultat
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 janvier 2013
il faut faire l'effort de rentrer dans ce film assez singulier. c'est vrai qu'au début on a le sentiment d'assister a des dialogues tirés de réunion de toxicos anonymes. mais l'ensemble est plutot bien fait si on dépasse le premier quart d'heure.
l’errance d;un jeune toxico dans les rues d'oslo, parfois ça frise un peu le catalogue "regardez tout ce que l'on peut faire avec une caméra".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2013
Un film mélancolique mais si réaliste qu'il nous poignarde le coeur. Une bande son donnant des frissons, des images parfaites, un sujet marquant ...en résumé... un cocktail enivrant.
Ne pouvant pas laisser indifférent... ce récit vous trottera dans la tête plusieurs jours.

Le réalisateur a choisi des plans ''pudiques", restant subtile et y mêle vérité et métaphore ce qui rend cette pellicule si différente des films traitant du même sujet.

A voir!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2013
Immense film. Touchant. Puissant.
À voir absolument.
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2012
Je savais que j’aurais du voir ce film avant, depuis le temps qu’il me tentait, et avec tout le bien que j’en avais entendu… Un film scandinave qui semble être une pépite, pourquoi ne pas se jeter dessus ?

Ce film aurait pu être anglais, car il s’agit de cinéma à la fois social et dramatique, traitant d’un sujet parfois tabou, et à la réalisation très réaliste. Mais pourtant il s’agit bien d’un film norvégien. L’ayant présenté à Cannes, Joachim Trier nous embarque avec ce film dans des réflexions sur l’existence, les relations humaines et la reconstruction d’un ex-toxico. Le film commence d’emblée assez mal et nous donne un petit un avant-goût de ce à quoi on va avoir droit. Alors même si ensuite dans les minutes qui suivent ça peut sembler s’améliorer, il ne faut pas se leurrer, ce que nous allons voir résulte bien du tragique.

C’est alors que nous suivons Anders, qui bénéficie d’une permission de sortie d’un jour de sa cure de désintoxication pour bonne conduite, afin de retrouver vieilles connaissances, famille et de passer un entretien d’embauche. Place alors à de nombreux dialogues qui ne sont pas ennuyeux – contrairement à ce que j’ai pu lire – car plutôt bien écrits et assez intéressants. Les plans sont assez classiques mais agréables dans l’ensemble, alors qu’en revanche la bande-son est divine (Daft Punk, Desire…).

Malgré sa courte durée il est vrai que le film semble un peu long, car il y a vraiment beaucoup de dialogues. Mais là où le film prend véritablement son envol, c’est dans son dernier tiers, ou Joachim Trier laisse place à différentes séquences sans paroles pour laisser le spectateur se questionner. Alors même si le dénouement semble inévitable, on tente malgré tout de rêver à un sort différent en ce qui concerne Anders.

Cet Oslo, 31 août fait donc partis des films qui questionnent plutôt de ceux qui proposent des solutions. Il mérite vraiment d’être vu autant pour le message qu’il délivre que pour le divertissement qu’il procure. Un film solide qui fait réfléchir et émeut, sans tomber dans le too much. A voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 novembre 2012
Film complètement hypnotique, "Oslo 31 août" possède un cœur palpitant malgré la noirceur de son propos. Bouleversant.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 novembre 2012
Mis à part quelques jolies scènes, c'est un film qui pâtit de son côté somnolent, avec un acteur dont on attends toujours une réaction.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 mai 2013
Joachim Trier nous livre ici une œuvre très pudique sur la solitude et ses fantômes. La caméra nous immerge vers cette pente glissante en continue et le film ne sombre jamais dans le mélodrame à l'eau de rose. Enfin l'esthétisme est plutôt réussi et les acteurs jouent plutôt bien (regarder le en VOST).Bref, à voir d'urgence, surtout si on est sensible au sujet.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2012
Pas étonnant que ce film porte comme titre une date, le 31 août, celle de la fin de l'été. En cela, il se réfère à deux films que cite Joachim Trier dans le dossier de presse : "Cléo de 5 à 7", qu'Agnès Varda voulait tourner un 21 mars, pour "capter dans Paris le passage merveilleux de l'hiver au printemps" - et qu'elle réalisa finalement un 21 juin ; et "Le Feu follet", où Maurice Ronet inscrit la date du 23 juillet, celle de son suicide programmé, sur le miroir de sa chambre d'hôtel.
La référence au film de Louis Malle est évidente, puisque présente au générique, le scénario étant "librement inspiré" du roman de Drieu La Rochelle. Trier raconte l'avoir vu à 33 ans, et avoir été sidéré tant a fait écho en lui le sentiment de solitude d'Alain Leroy. Pourtant, il semble revenir davantage au roman de 1931 qu'au film de 1962 : Anders est toxicomane et non alcoolique, et le conflit qui l'agite est intérieur, à la différence du héros de Louis Malle qui finit par se tirer une balle dans le coeur, poussé par les rencontres de ses anciens amis qui, chacun à sa façon, le renvoient à sa solitude.
Certes, certain plans dans leur composition font écho à la mise en scène de Louis Malle, comme celle de la discussion avec Thomas sur le banc dans le parc, filmée comme la dernière discussion d'Alain avec Milou. Mais on trouve plus ici l'influence du film d'Agnès Varda ; même s'il n'est pas, lui, tourné en temps réel, "Oslo 31 août" semble accompagner son personnage dans tous ses mouvements, et même ses immobilités, comme cette très belle scène dans le café où Anders entend les conversations des autres consommateurs, et où la façon de filmer souligne combien il n'est déjà plus dans ce monde qui l'entoure sans le concerner.
La connaissance de la fin du roman n'empêche pas l'émergence d'un certain suspense, à la recherche d'indices qui permettent de prédire la décision finale d'Anders. Les évènements de la journée, les moments d'espoir et les violents retours de boomerang jalonnent son parcours, avec toujours une liberté d'interprétation laissée au spectateur. C'est d'ailleurs ce qu'explique Joachim Trier : "Mon travail ici est d'explorer les mystères qui entourent ce geste et non de leur donner une explication. C'est ce que j'aime dans les films d'Antonioni par exemple. Il laisse le champ libre à différentes interprétations."
Même si Joachim Trier ne le cite pas dans ses références, on pense aussi à cet autre film sur la dernière journée d'un suicidé : "Last Days", de Gus Van Sant : la scène du début où Anders, hagard, erre dans la forêt de conifères, ou le très lent traveling avant de la scène finale qui évoque le traveling arrière quasi imperceptible de plus de 4 minutes de la caméra qui s'éloigne de la maison de Blake alors que celui se remet à jouer.
Déjà acteur de "Nouvelle Donne", Anders Danielsen Lie est de tous les plans, sauf l'étrange prologue à la Perec où défile une succession d'images d'Oslo en super 8 ponctuée de souvenirs de personnages dont on ne sait s'ils évoquent le passé d'Anders ou leur propre mémoire, et la fin où la caméra continue à errer dans la ville-personnage, sous la lumière particulière des régions septentrionales.
Un peu agaçant par sa construction savante parfois trop voyante, "Oslo 31 août" réussit cependant à installer une véritable tension à la poursuite de son personnage en déséquilibre constant, et le choix de ne montrer aucun des proches d'Anders (ni ses parents,, ni sa soeur, ni son amie) s'avère très judicieux, en recentrant le récit sur la coupure progressive des derniers ponts qui relient Anders à son environnement. Remarqué dans la sélection "Un certain Regard" à Cannes, ce film sec mais néanmoins émouvant n'atteint pas la puissance de celui de Louis Malle, mais n'en demeure pas moins une vision poignante d'une ville marquée par une autre date morbide, celle du 22 juillet 2011.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
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