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Une Promesse
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Une Promesse" et de son tournage !

Adaptation

Une Promesse est l'adaptation d'une nouvelle de Stefan Zweig intitulée "Le Voyage dans le passé" et parue en 1929 : "C’est Jérôme Tonnerre, ami et co-scénariste de plusieurs de mes films, qui m’a conseillé de lire Le Voyage dans le passé, car il y voyait des choses susceptibles de m’intéresser. Quelques jours après avoir refermé le livre, j’ai réalisé que l’histoire s’était installée dans un coin de ma tête. En fait le roman véhiculait des sentiments, des émotions qui me touchaient infiniment. J’ai donc rappelé Jérôme pour lui dire que son conseil de lecture avait fait son chemin et que j’avais très envie de l’adapter avec lui pour le cinéma", explique le cinéaste.

A l'origine : tournage en allemand !

Patrice Leconte avait confié au micro d'AlloCiné en avril 2011 qu’il voulait tourner Une Promesse en Allemagne et en allemand, parce qu’il ne "souhaitait pas abîmer, pervertir le caractère fort et allemand de Stefan Zweig. Donc plutôt que de transposer ça je ne sais où… Moi je suis pour le respect des choses, donc il faut tourner en allemand avec des acteurs qui viennent de ce pays… J’ai quelques idées en tête évidemment, il y a beaucoup d’acteurs allemands qui sont assez francophiles et du coup francophones, comme Diane Kruger pour ne pas la citer, je l’adore, elle est parfaite, pourvu qu’elle soit libre…"

Première tête d’affiche

C’est la première fois que Richard Madden obtient le premier rôle d’un film. L’acteur qui s’est fait découvrir dans la série désormais culte Game of Thrones, en y interprétant Robb, l'aîné des Stark, passe désormais du petit au grand écran, à l’instar de son collègue et demi-frère dans la série, Kit Harrington alias Jon Snow que l’on a pu apercevoir dans le récent Pompéi.

Retrouvailles

Patrice Leconte retrouve son directeur de la photographie préféré : Eduardo Serra. Depuis que les deux hommes ont commencé à travailler ensemble sur le premier opus des Bronzés en 1978, ils ne se quittent plus ! Une Promesse marque leur dixième collaboration.

Le son du silence…

Bien qu’adapté de la nouvelle de Stefan Zweig, Patrice Leconte explique que le film s’attache plus aux silences qu’aux mots, aux gestes qu'aux dialogues. Le réalisateur a cherché à "être au plus près des personnages, de leurs tourments, des enjeux émotionnels très forts que Zweig décrit si bien. J’ai été heureux de tourner un film dans lequel les silences ont autant d’importance que les mots, un film peu bavard, mais où tout est dit."

Dans la langue de Shakespeare

Patrice Leconte confie avoir choisi de tourner en anglais plutôt qu’en allemand (la langue d’origine de l’histoire et de Stefan Zweig qui était autrichien) parce qu'il ne connaissait pas suffisamment cette langue. L’option fut envisagée un temps mais finalement toute l’équipe de production s’est accordée à dire que ça ne changerait rien à l’histoire. Ce n’est, en effet, pas le premier film à se dérouler en Allemagne avec des personnages qui parlent anglais.

Impasse historique

Bien que l’ensemble de l’histoire se déroule à la veille de la Première Guerre mondiale (nous sommes en 1912), l’aspect historique est fortement effacé dans le film. Patrice Leconte s’explique : "Je ne voulais pas que cette guerre qui, en 1912, grondait comme un très mauvais orage, prenne le pas sur ce qui me semblait être le plus important : les sentiments qui unissent les deux personnages. Ils évoluent dans une bulle sentimentale qui semble les anesthésier de tous les événements extérieurs. Mais je n’ai rien inventé car Zweig ne raconte pas plus la montée de la Première Guerre mondiale dans son roman que nous l’avons fait dans le film."

Fin alternative

La fin du film a été modifiée par rapport à celle du livre : "Au-delà de toutes les idées narratives qui nous sont venues, la seule adaptation singulière était la fin. Zweig étant un écrivain et un homme très pessimiste (son suicide l’a prouvé), il a conclu cette oeuvre par une fin extrêmement désenchantée", confie Patrice Leconte, expliquant aussi qu'il n'a pas voulu pour autant faire un happy
end.

Casting

Patrice Leconte se remémore la première impression qu’il a eue en rencontrant l’actrice anglaise Rebecca Hall : "La première fois que nous nous sommes rencontrés, je l’ai vue comme une "girl next door" et n’étais pas sûr qu’elle serait ma Charlotte. Mais, comme toujours, l’idée a fait son chemin. (…) Coiffée, maquillée et en costume, elle incarnait alors son personnage avec une sensibilité folle."
A noter que le papa des célèbres Bronzés s’est entouré de la directrice de casting Susie Figgis, une habituée des films de Tim Burton.

Cadreur et réalisateur

Patrice Leconte ne se contente pas de filmer, il réalise également tous les cadrages de son film. Une méthode que les acteurs semblent apprécier : "Très peu de réalisateurs cadrent eux-mêmes leurs films. Pourtant, les acteurs adorent cette sensibilité européenne, humaine."
Le metteur en scène se souvient même de la réaction d’Alan Rickman : "A la fin du tournage, il m’a serré dans ses bras en me disant que je lui avais redonné le goût du cinéma, c’était mieux que si j’avais reçu la Légion d’honneur !"
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