La Part des Anges
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Note moyenne :   4,1 pour 2 478 notes dont 422 critiques  | 
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soniadidierkmurgia

26 abonnés | Lire ses 1575 critiques |

  2.5 - Moyen

De manière un peu mécanique les films de Ken Loach et de son compatriote Mike Leigh sont encensés par la critique qui a toujours en mémoire les joyaux de chroniques sociales qu'étaient leurs films des années 1990 largement récompensés dans les festivals. Depuis les deux réalisateurs ont un peu diversifiés leurs parcours pour régénérer leur inspiration , la touche humoristique pour Leigh et le thriller politique pour Loach. "La part des anges" est une tentative de retour à la veine sociale qui avait fourni au réalisateur deux de ses plus beaux succès ("Raining Stones", "My name is Joe"). Mais sorti du contexte des années Tatcher qu'il avait su si bien imprimer sur l'écran, Loach semble tout simplement se répéter. Le film est bizarrement coupé en deux comme si Loach n'avait pas sur quelle direction donner à son métrage. La première partie assez sombre est sans doute la plus convaincante par le constat amer de ce que sont devenues les banlieues des grandes villes comme Manchester. Alors que le tableau noir brossé par Loach et Paul Laverty son scénariste à titrer laisse augurer de graves problèmes pour le héros, le ton change brutalement pour virer sur une intrigue un peu potache et fort peu crédible de vol d'un précieux whisky avant sa mise aux enchères. Le problème est que le portrait que Loach a dressé en préambule de ses quatre larrons rend très peu probable leur capacité soudaine à monter une arnaque aussi bien pensée. Enfin comment croire en 2012 que quatre adolescents débarquant de leur banlieue malfamée vont s'immiscer aussi facilement dans le milieu très fermé des ventes de whisky millésimé à plus d'un million de livres ? Pour faire monter la mayonnaise, Loach et Laverty auraient du nouer l'intrigue beaucoup plus tôt pour avoir le temps nous faire croire à l'évolution de leur personnage qui tient ici du miracle. Faute de n'avoir pas su choisir, leur film est bancal mettant mal à l'aise les acteurs qui ne savent pas trop sur quel registre ils doivent jouer leur partition. Mais Ken Loach étant Ken Loach, le festival de Cannes lui a quand même décerné son Grand Prix du Jury. On ne prête décidément qu'aux riches !

ChloeDavi

1 abonné | Lire ses 60 critiques |

  4 - Très bien

Habitué de Cannes et des prix, Ken Loach récidive avec un film qui soulage du traintrain social habituel avec humour, légèreté et habileté. Un beau petit film !


gvnm73

1 abonné | Lire ses 28 critiques |

  4 - Très bien

très bon film, plein d'espoir - et combien nous en avons besoin - quand on y met du cœur, la chance nous sourit, à votre santée!

Wilfred P.

0 abonné | Lire ses 14 critiques |

  4.5 - Excellent

Mon dernier coup de coeur, je l'ai vu dans mon vieux canapé avec 2 potes et mon chien, on était mort de rire et on a parlé de voyager après, histoire de prolonger le kiff, c'est ce qui fait un bon film, non?

Sionsono2

7 abonnés | Lire ses 551 critiques |

  3.5 - Bien

Un film anglais sur ce que ce pays a le meilleur à nous proposer: le whisky! Un film social dramatique et comique qui traite de l'alcool comme toile de fond (pas seulement) et de la difficulté à réussir. C'est excellent, on devient expert en distillerie après. Les personnages sont attachants et surtout touchants, on a de la peine à croire qu'ils ont été pénitencier. Et surtout la bonne ambiance qui nous fait passer ces 1h40 rapidement, est très agréable. Malheureusement, même si la caméra est plutôt dynamique, le film a tendance à retomber à certains moments, avant de reprendre de plus belle. Un film excellent pour les fins d'années et pour se vanter de sa connaissance niveau alcool.

jafago

2 abonnés | Lire ses 474 critiques |

  3.5 - Bien

Loach nous prouve une nouvelle fois qu'il est le meilleur dans la création d'un héros qui est tout sauf un héros . Les acteurs sont vraiment formidables , mais bon c'est pas non plus un grand film . Une bonne comédie sociale sans plus.

tuco-ramirez

5 abonnés | Lire ses 486 critiques |

  4 - Très bien

Robbie, un jeune père écossais bagarreur, passe devant la justice pour violences répétées. Le tribunal, une vraie cour des miracles, statue : pour Robbie, grâce à sa paternité, ce sera des travaux d’intérêts généraux. Le jeune homme n’est pas sauvé pour autant ; la famille des plaignants n’a qu’une seule envie : lui faire la peau. Son beau père veut le voir déguerpir et quitter la vie de sa fille et de son petit fils. Lors des TIG, il côtoie une équipe de bras cassés et un éducateur particulièrement investi de sa mission. Le thème du film : la rédemption. Robbie peut-il se racheter une conduite et redémarrer dans la vie ? Avec ses compères de TIG, des branquignols purs jus, il se lance dans le casse du siècle aux fins fonds de l’Ecosse profonde. Dans une distillerie, un whisky de grande envergure doit se vendre aux enchères. Leur projet est de ponctionner dans le tonneau pour le revendre et de refourguer un nectar basique à la place. Ken Loach sanctionne par là le snobisme bourgeois des experts de whisky qui se font rouler dans la farine par de jeunes banlieusards pas toujours très futés. C’est malin comme victoire de luttes des classes. Le film débute au tribunal. Ce démarrage très vif et ancré dans la réalité sociale comme tout le début du film s’inscrit parfaitement dans le cinéma engagé auprès des plus faibles de Loach. Au milieu du gué, il prend le chemin de la comédie italienne des 50’s par ce projet d’entourloupe surréaliste. 2 films en 1 et deux fois plus de plaisir pour deux fois d’ennui. Les dialogues fleuris et hauts en couleurs sont à l’image de ces Pieds Nickelés. Un grand moment de plaisir et de comédie qui personnellement m’a aussi redonné envie de m’intéresser au whisky.

abribus_2001

0 abonné | Lire ses 2 critiques |

  2.5 - Moyen

C'est un film bien cool, on ne s'ennuie pas, les acteurs sont sympas et incompréhensibles (en bref : écossais), mais il n'y a pas grande ambition là-dedans. Vous m'excuserez l'expression mais ça ne va pas ch*er loin. donc film vu avec plaisir mais vite oublié.

Le S de Bordeaux

0 abonné | Lire ses 22 critiques |

  4 - Très bien

Encore un super film anglais! Font toujours super bien dans le social les anglais , pour faire saisir la résilience des êtres humais face à l'inflexible connerie de la société. Merci Monsieur Loach, de ce moment de grâce. Vous nous faîtes rire de l'a dureté du monde, sans vous prendre trop au sérieux, ni nous prendre trop de haut.

Terence B.

5 abonnés | Lire ses 146 critiques |

  4 - Très bien

La Grande-Bretagne, la vie, la jeunesse, ses problèmes. Tels sont les thèmes de prédilection de Ken Loach. Après avoir présenté plus d’une dizaine de films à Cannes et remporté la palme d’or en 2006 avec Le Vent se Lève, il revenait pour cette 65ème édition avec La Part des Anges. Il n’en repart pas bredouille : Nanni Moretti lui décerne le prix du jury. Il faut dire que le film a su apporter un peu de légèreté dans la compétition, et ainsi conquérir le cœur des jurés. Il est indéniable que La Part des Anges est un Loach pure souche. Et pour cause, comme dans l’ensemble de ses films, le cinéaste fait du social. Le scénariste Paul Laverty et lui-même, un peu comme cul et chemise, s’amusent avec les personnages qu’ils créent, tout en n’omettant pas d’intéresser le spectateur aux problèmes endurés par le peuple britannique et particulièrement ici, la jeunesse anglo-saxonne de la classe moyenne, délaissée, repliée sur elle-même, vivant de petits trafics en tout genre et virant progressivement dans la délinquance. La mise en scène de Loach, qui reste sobre et sans artifices, demeure pourtant touchante, nous amenant au plus près de la situation et des personnages. On les découvre, on les comprend et on s’y attache. Mais si le film tape dans le social et aborde des sujets importants, il n’empêche qu’il reste empreint de légèreté d’optimisme et de finesse. C’est ce qui fait la force du cinéma de Loach. Par sa mise en scène simple et intelligente, il nous embarque dans un voyage prenant, grâce à un savoureux mélange entre humour, tendresse et sérieux. La Part des Anges devient alors une œuvre agréable, distrayante, et pourtant instructive et intéressante. Loach a donc créé et imposé son style au travers de sa filmographie : filmer le quotidien, les gens, la vie, et raconter des histoires. Même si il peut sembler superficiel, il n’en est rien. Tout comme ses autres films, La Part des Ange gagne à être creusé et approfondi. La légèreté apportée n’est pas poussée aux dépends de la sincérité des propos tenus, et n’entache pas la face sérieuse du film. Au-delà de ses sujets de préoccupation, Loach est aussi finalement un défenseur de la culture britannique. Après avoir considéré les guerres entre les deux Irlande(s), raconté l’histoire d’un dépressif de Manchester, il part ici à l’assaut de la tradition écossaise. Et qui dit Ecosse, dit kilt et, bien entendu, whisky. Ce dernier, justement, sert de trame au film. Un groupe de jeunes, aux limites de la délinquance et condamnés à des travaux d’intérêt général, sont initiés au goût du whisky et partent à la conquête d’un précieux Malt Mill. Le scénariste, ayant avoué être pauvre en connaissances sur le sujet, a donc effectué un beau travail de recherche et part pour écrire le script, sur la route des distilleries d’Ecosse, transmettant ainsi sur le papier le charme envoûtant de la brume des landes écossaises. Mais ce n’est pas le seul hommage à la culture écossaise rendu dans le film. Outre l’apparition de monuments et de paysages verdoyants (au passage, sublimes), Loach semble faire aussi quelques petits clins d’œil, notamment dans une scène, à la cinématographie du pays, et particulièrement au Trainspotting de Danny Boyle, qui se déroulait lui aussi en Ecosse. En résumé, La Part des Anges est un film parlant de sujets graves mais toujours avec finesse, légèreté, humour, et optimisme, comme il l’avait d’ailleurs fait avec Looking for Eric quelques années plus tôt. A savourer donc sans se prendre la tête, pour se divertir, s’évader ou apprendre. Bien joué Ken ! Vous aimez le cinéma ? Retrouvez cet article ainsi que d'autres sur http://lestempscritiques.wordpress.com Vous pouvez également suivre notre page Facebook : www.facebook.com/pages/Les-Temps-Critiques/538038402888344

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