La rénommée de "A l'est d'Eden" provient visiblement plus de la gueule d'ange de feu James Dean que de ses réelles qualités cinématographiques. Pas que l'acteur soit mauvais (il est d'ailleurs plutôt bon) mais ce drame typiquement américain (avec le fort aspect puritain et religieux qui va avec) ennuie assez vite.
Le mythe d'Abel et Caïn réactualisé dans le sud des Etats-Unis à l'aube de la première guerre mondiale : film mythique de Kazan sombre et douloureux avec James Dean, dont c'est le premier rôle.
Ce plutôt convaincant psychodrame familial,marqua surtout le début de légende de James Dean.Etoile filante dans lequel tous les jeunes américains des années 50 se retrouvaient,Dean était excessif,incontrolable et incroyablement vivant,ce qui transparait aisément dans ce portrait d'un jeune,dont la quête insatiable d'amour d'un père qui lui préfère son frère plus malléable,frise le pathétique.Pour ma part,le jeu trop Actor's Studios de Dean m'est apparu en décalage avec le reste de la distribution.Elia Kazan est un excellent directeur d'acteurs,mais là,il n'a pas réussi à contrôler suffisamment sa star.En dehors de ça,Kazan livre une adaptation académique et émouvante d'un roman de John Steinbeck.On replonge dans l'Amérique du début de XXème siècle,où le sort des ranchers était suspendu à un fil.Les vues de la Californie aride,à peine industrialisée,valent le détour,surtout en Cinémascope.On note que les réactions des personnages sont assez changeantes d'une scène à l'autre(la faute au montage?),mais la force de l'histoire est telle qu'on reste scotché devant cette variation historique d'Abel et Caïn,les frères ennemis.
Les acteurs sont parfaits surtout James Dean remarquable, dans un de ses trois seuls grands rôles, mais qui reste inoubliable de mesure, de perfection et d’intériorité.
Il serait possible de disserter des heures sur la prestation monumentale de James Dean ! Je n'ai jamais rien vu d'aussi fort, j'avais mal avec lui et pire que sa je le comprenais ... Inégalable selon moi, la performance absolu, tout acteur devrait visionné au moins une fois East of Eden car James Dean donne une leçon incroyable et passe par tout les états et nous entraîne avec lui dans ces sentiments ! Il accapare littéralement l'écran à tel point que l'on ne voit plus que lui. Julie Harris, Raymond Massey, Richard Davalos et Jo Van Fleet ne démérite pas non plus loin de là, cette dernière notamment, elle est fascinante. Elia Kazan sublime son film par son talent et sa vision des choses, sa réalisation est grandiose et les plans sont d'une innovation incroyable pour cette époque, Bravo ! Le thème abordé le Bien / le Mal est extrêmement intéressant, cette dualité et surtout la complexité qui est démontré à travers ces personnages qu'au final rien n'ai ni tout blanc ou tout noir est magistral ...
Premier film en couleur d'Elia Kazan avec le symbole de l'actors studio, James Dean. Racontant la lutte d'un fils pour l'amour de son père, face à un frère au caractère opposé, le film revisite à sa façon le mythe de Cain et Abel. Présentant une histoire un brin convenue jusqu'au final grandiose, où James Dean laisse éclater son coté sombre et son jeu d'acteur mémorable (la scène où celui-ci donne l'argent à son père est tout bonnement géniale), le film se trouve être une merveille de mise en scène et de réalisation. En effet, la gestion de la photographie et des éclairages est incroyable : les effets de profondeur durant les scènes de nuit sont superbe. Les effets de caméra font aussi sortir ce film du lot : les plan "penchés" donne un effet de malaise impressionnant et l'on à affaire ici à l'une des prise de vue les plus originale des années 50 ! Au final, ce film reste culte pas seulement car il s'agit de l'un des 7 films de James Dean, mais aussi car celui-ci est une merveille du cinéma grâce à une réalisation hors norme.
Une fois de plus, Elia Kazan offre son meilleur rôle à un acteur de légende : James Dean n'a jamais été si déchirant à l'écran. Il se livre corps et âme, exposant au grand jour sa sensibilité meurtrie dans un rôle qu'il habite littéralement. Bien plus que dans «La Fureur de Vivre», il crêve l'écran en héros marginal, incompris et plein de haine contenue qui explosera forcément de façon violente et dramatique. Sorte de Caïn et Abel des temps modernes, «A l'Est d'Eden» est la chronique tragique d'une famille monoparentale américaine avec qui l'un des fils, Cal (James Dean), se sent coupé, ayant perdu sa mère et se retrouvant avec un père qui ne l'aime pas et lui préfère son frère. Cal fera tout pour lui plaire, désirant plus que tout au monde le rendre fier de son fils. Mais il n'obtiendra que mépris et colère pour le chemin qu'il a choisi, à l'opposé des valeurs traditionnelles de son père. Dans ce long métrage les sentiments familiaux sont dépeints avec une telle sincérité, avec une telle intensité qu'on en ressort bouleversé, Elia Kazan n'a pas son pareil pour retranscrire les terribles codes de la société américaine puritaine et les funestes conséquences qui en découlent. Chef-d'oeuvre de sensibilité et d'émotion (vraie), «A l'Est d'Eden» est un film marquant, parfait point de rencontre entre un dramaturge de génie et un jeune acteur tourmenté au parcours d'étoile filante. http://artetpoiesis.blogspot.fr/
" A L'Est D'Eden ", réalisé par Elia Kazan en 1955, est l'adaptation d'un roman de John Steinbeck, publié en 1952. C'est aussi le premier film de James Dean qui incarne ici un jeune homme en souffrance et en quête d'amour et d'identité. Il n'est pas très étonnant qu' " A L'Est d'Eden " ait participé à faire de l'acteur une star et une icône pour toute une génération. Au même titre que la " Fureur de Vivre ", le film d'Elia Kazan est un classique du cinéma et un film complexe et marquant. D'ailleurs, les deux films ont plusieurs points en commun, notamment d'annoncer la colère grandissante d'une jeunesse américaine incomprise et en plein désarroi. Encore une fois, James Dean livre une grande performance dans la peau d'un fils qui se sent mal aimé par son père. De ce fait, le jeune homme cherche à gagner son amour. Ce qui lui vaut quelques tensions avec son frère, Aaron, le chouchou du paternel.
On se situe ici en plein conflit familial, en sachant que le père cache un lourd secret et certains tabous qui vont finir par refaire surface. Tout commence lorsque Carl (James Dean) apprend que sa mère est encore en vie. A partir de là, la dynamique familiale sera totalement chamboulée. Le jeune homme aussi, ce dernier étant évidemment perturbé une vérité déchirante et les différentes révélations sur son enfance. Son père ne l'aime pas. Et Carl est persuadé qu'il correspond à l'image de sa mère, une femme rejetée par son père dans un lointain passé. A partir de ces différents éléments, Elia Kazan aborde des thématiques passionnantes: la famille brisée et décomposée, la jalousie, le pardon, la haine et une jeunesse désarçonnée. Reste un drame poignant, sincère, bénificiant d'une mise en scène solide, et servi par de très grands acteurs. Un superbe film !
Une belle histoire émouvante et un grand acteur : James Dean. A voir au moins pour sa performance (un de ces trois seuls films). Son jeu d'ado rebelle qui souffre de manque d'amour est bouleversant. Voilà un acteur qui jouait avec les trippes : une sacrée performance !
Sans nul doute, le plus abouti des trois films tournés par James Dean. Elia Kazan est alors au sommet de sa carrière et reprenant le chef-d’œuvre de Steinbeck, l'écourtant et le simplifiant pour n'en laisser que l'affrontement biblique entre deux frères opposés dans l'amour qu'il porte à leur père (le mythe de Caïn et Abel), le réalisateur réussit non seulement le tour de force de rendre accessible à un large public une oeuvre majeure de la littérature américaine, mais également de la magnifier. Rarement la caméra de Kazan ne se sera déplacé avec autant de grâce, de légèreté et de force que pour "A l'est d'Eden". L'oeil de Kazan semble parfois comme aimanté à la démarche chaotique et désordonnée de son acteur fétiche. Sous sa lumière, James Dean prouve en moins de deux heures de temps l'immensité de son talent. James Dean ne joue pas, il incarne, il est celui qui cause la perte de son frère, il est le drame qui se joue sous la lumière de Kazan. A ses côté, Julie Harris prend un peu de son feu et compose l'un des plus beaux rôles d'adolescente de l'histoire du cinéma américain. Un très grand film porté par un acteur qui ne lasse pas de surprendre, d'étonner, d'inventer encore et encore. Magique.
Sublime et passionnant, le film prend aux tripes. James Dean est éblouissant, magnifique et irradie le chef d’œuvre de Kazan, qui prouve encore toute sa virtuosité et sa grande intelligence. Un chef d’œuvre mythique.
Avec La Fureur de Vivre, A l'Est d'Eden est l'un des plus grands films de James Dean, celui qui incarnait à l'époque l'idole de toute une génération et redonna une nouvelle classe aux jeunes acteurs. Cette fois-ci, c'est en interprétant un fils à la conquête de l'amour de son père qu'il sera nominé à l'Oscar du Meilleur Acteur en 1956, qu'il perdit au profit d'Ernest Borgnine. Adulé et devenu un véritable classique, A l'Est d'Eden s'inscrit parfaitement dans une dynamique des années 50, où recherche du profit et questions militaires trottaient encore dans toutes les têtes. Un beau film qui, s'il ne dépasse jamais le stade de bon, restera un divertissement d'époque plaisant.