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    A l'est d'Eden
    note moyenne
    4,1
    2058 notes dont 154 critiques
    répartition des 154 critiques par note
    55 critiques
    56 critiques
    29 critiques
    8 critiques
    3 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur A l'est d'Eden ?

    154 critiques spectateurs

    BURIDAN
    BURIDAN

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 200 critiques

    5,0
    Publiée le 13 septembre 2013
    La mèche rebelle, tête enfouie dans on ne sait quel rêve ou quelle attente un jeune homme à peine sorti de l’adolescence est assis sur le bord du trottoir dans la rue ensoleillée bruissante de mouvement… Il est dépassé par une ombre dont les talons claquent… Il tourne la tête se déplie puis la suit, les mains dans les poches… Début percutant ! La silhouette du jeune artiste, alors complètement inconnu, est étonnamment jeune, féline, rebelle... Nous sommes en 1955. Première scène du mythique « A l’Est d’Eden », première apparition de James Dean en tant qu’acteur principal, premier film en technicolor pour le grand réalisateur Elia Kazan… Kazan a choisi Dean contre Newman (également débutant) pour interpréter le fils rebelle, parce que mal-aimé, d’Adam : Cal… Mythique période où Brando côtoie Newman … Ou Newman rivalise avec Dean… Et tous sont de l’Actor Studio où l’on apprend à « vivre » un rôle plutôt que de le jouer… Méthode radicale qui révolutionne le théâtre et le cinéma! Dean en 1955 n’a fait que quelques apparitions dans des pubs, des séries télé… (Déjà !!!) et quelques seconds rôles au cinéma . Au théâtre il joue Gide et est reconnu comme un acteur de grand talent. 1955 : il tourne trois films et meurt la même année au volant de sa Porsche 550 ! Il a 24 ans ! De fait « A l’est d’Eden », immense chef d’œuvre cinématographique, est marqué au fer rouge par le sombre destin de Kazan et de Dean… Pour Kazan c’est clairement un désir de rédemption qui le pousse à réaliser ce film. Le thème supporte la réponse à ceux qui lui reprochent (avec raison) d’avoir dénoncé et compromis ses amis en 1952 dans la très glauque période du Maccarthisme… Adam, le père, s’en prend à son fils libre et rebelle par dogmatisme. Il fait souffrir Cal pour servir ce qu’il pense être le Bien. Et il cite la Bible en bon fondamentaliste qu’il est ! Incapable d’empathie vraie il est aveugle et sourd. Sa « charité » n’est que de façade… Il fait ses patenôtres mais n’aime pas ! Rien n’a changé aujourd’hui… Les intégristes dénoncent et tuent encore au nom d’un livre mal compris, d’une idéologie ou d’une religion aliénante… Ailleurs évidemment. On ne voit bien que ce qui est loin ! Mais aussi, ici dans nos provinces, dans notre rue, sur nos paliers ! Kazan semble dire dans ce film « Voila ce que je fus. Le maccarthysme était une course folle pour démasquer les traîtres à une certaine forme d’impérialisme. J’ai payé pour cela. Pardonnez-moi ! » En 1999 il reçut un Oscar d’honneur pour son œuvre. Une grande partie des acteurs présents, ce jour là, ne l’applaudirent pas… James Dean perd sa mère en juillet 1940. Il a 9 ans et cette disparition le laisse dans un profond désarroi. Adolescent puis jeune adule il est en conflit avec son père notamment en raison de ses aspirations à devenir acteur. Il fuit à New York pour entamer sa carrière. Mais pour le tournage d’ A l’est d’Eden, il doit revenir à Los Angeles où vit précisément son père. Pour son premier rôle au cinéma Dean sert un personnage qui lui ressemble étrangement : conflit avec le père par incompatibilité morale et par la volonté d’émancipation… Une opposition quasi-philosophique aussi… Pour le père les référents sont la morale et la Bible. Pour Cal c’est l’individualisme et la psychologie… Le seul point commun qui pourrait les lier mais qu’ils ne se reconnaissent pas : l’esprit d’entreprendre ! Le tournage fut difficile. On dit que James cultiva les conflits avec Richard Davalos qui joue le rôle d’Aaron le frère de Cal… Pour servir le réalisme du film ! « A l’Est d’Eden » est l’un des films les plus importants de l’histoire du cinéma… En raison des circonstances qui ont présidées à sa création… Elles viennent d’être indiquées… Mais aussi pour la qualité du scénario du montage et de la photographie. À l'Est d'Eden de Kazan correspond à la dernière partie du gros roman éponyme de John Steinbeck*… Il en tire un scénario complexe et qui nous parle toujours. Les adolescents sont vus comme des êtres humains qui souffrent, les relations familiales sont complexes et difficiles… Et la mère, personnage sombre et ambigu est foudroyante de modernité dans ses choix : voici une femme d’affaire libéré des contraintes puritaines, de l’asservissement machiste du mariage ! Formellement Kazan use de nombreux symboles, filme de grands espaces, aligne les scènes extérieures avec de nombreux figurants… Il reste de ce point de vue dans le goût du cinéma hollywoodien d’alors… C’est d’abord dans le cadrage qu’il est d’une incroyable originalité… Observez les plans "penchés" (plans débullés) générant un effet de malaise… Impressionnants ! Notez les cadrages avec profondeur de champ changeants ou encore le plan mobile accompagnant la balançoire… A la manière d’un Hichcock il use aussi de plans longs, de travelling dramatisant l’action. La gestion de la photographie et des éclairages est superbe : lumières au travers de la glace, scènes de nuit… On reprochera peut-être à Kazan sa conclusion trop moralisante, trop pleine d’espoir… Ce après nous avoir servi une si sombre vision de l’humain… « A l'est d'Eden » n’en est pas moins un chef d’œuvre que tout amateur du septième art se doit d’avoir vu… ------- (*) Grande chronique s’étendant sur plus d’un siècle et illustrant, sur fond de conflit familial, les thèmes de l’individualisme (« Deux hommes n'ont jamais rien créé. Il n'existe pas de collaboration efficace en musique, en poésie, en mathématiques, en philosophie. »), des préjugés qui faussent les relations humaines, de l’acculturation, de la réussite et la déchéance sociale…
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 31 mars 2016
    A travers cette fresque familiale, version plus moderne du mythe d'Abel et Caïn, Elia Kazan dresse le portrait d'une jeunesse incomprise, rejetée et constamment dénigrée, symbolisée par le personnage de Dean, auquel on n'a aucun mal à s'attacher et à s'identifier. Kazan fait surtout la part belle à l'acteur, qui livre une sublime composition, pleine de nuance et d'humanité. L'émotion, notamment à travers la très belle séquence finale est toujours présente, et Kazan sait toujours très bien filmer. Même si j'étais un tout petit peu hermétique au cinéma de Kazan, et que j'étais parti un peu craintif, A l'est d'Eden a su le rassurer et me prouver que l'homme peut très bien me toucher.
    Alain D.
    Alain D.

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    4,5
    Publiée le 20 juillet 2015
    Aaron et son frère Caleb vivent dans une ferme à Salinas en Californie. Leur mère les a quittés après leur naissance et leur père cultive des laitues. Cal est le mauvais fils, son père favorise son frère Aaron, le meilleur fils. C'est pourtant Cal, l'espiègle et soi-disant incapable, qui retrouve sa mère tout près de chez eux, au port de Monterey. Suite à un éboulement sur la voie ferrée, le père perd sa récolte de salades. Pour l'aider, Cal spoiler: va planter des haricots dont le cours monte à l'approche de l'entrée en guerre. Malheureusement son père ne veut rien accepter de lui. La photographie est très belle : scène de la fête foraine, Cal allongé dans le champ de haricots... James Dean, très jeune (il avait 24 ans et déjà son dixième film) est sublime dans le rôle principal, un emploi sur mesure que ce personnage de Cal, le jeune révolté. Un bon scénario basé sur le célèbre romand de John Steinbeck, une histoire de famille poignante et tragique ou l'amour est le cœur du sujet. Une Palme d'or à Cannes méritée pour ce maitre de la réalisation qu'est Elia Kazan.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 20 avril 2014
    Elia Kazan adapte John Steinbeck pour "A l'Est D'Eden" et il revisite le mythe d'Abel et Caïn, mais dans le sud des États-Unis durant la première guerre mondiale. On y suit deux frères, vivant uniquement avec leur père, l'un étant plus aimé et qui à mieux réussi sa vie, pendant que l'autre est plus torturé et obsédé à l'idée d'impressionner son père et de retrouver sa mère. Le scénario est intéressant et bien écrit, la mise en scène de Kazan est bonne, il a le sens du détail et filme vraiment bien cette campagne. Il arrive aussi à ressortir la dramaturgie du livre, et les études des personnages s'avèrent intéressante et brillante. James Dean est impeccable, les seconds rôle aussi. Un très bon film, malheureusement célèbre uniquement pour la prestation de Dean alors qu'il mérite mieux que ça. C'est un grand drame familial, poignant et captivant.
    g0urAngA
    g0urAngA

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    3,5
    Publiée le 21 mai 2014
    Une mise en scène classique mais efficace, le casting est quant à lui parfait, emmené par James Dean, servant de référence d''une jeunesse en manque de reconnaissance et de tendresse, une vision sur l'amour, la haine et la jalousie qui cohabitent au sein d'une famille. Ce qui marque le plus, c'est l'écriture des personnages principaux, à la fois simples, mais qui, en se dévoilant, se révèle beaucoup plus complexes qu'il n'y paraît. À l'est d'Eden propose une colère à la fois sourde et puissante d'une jeunesse à l'éducation trop rigide et en manque d'amour...
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 8 octobre 2014
    C'est en 1954 que Elia Kazan rèalise le superbe "East of Eden" dont l'interprète, James Dean, va à son tour bouleverser la jeunesse, mais sans doute d'une façon beaucoup plus profonde que ne l'avait fait Marlon Brando! Un jeune homme rèvoltè contre son père emprunte à sa mère, tenancière de bordel, une somme d'argent qui lui permet de spèculer sur la guerre en faisant pousser des haricots! spoiler: Devenu riche, il rèvèle à son frangin quelle est l'activitè rèelle de leur mère! Celui-ci bouleversè, s'engage pour aller combattre en Europe (nous sommes en 1917). Quant au père, il est frappè d'une commotion cèrèbrale et c'est son fils indigne qui s'occupera de lui! Si vous avez aimè le merveilleux livre de John Steinbeck alors vous aimerez obligatoirement le film de Kazan car tout y est admirable! Mise en scène, interprètation, sans parler du lyrisme et de l'èmotion qui traversent cette très grande oeuvre du cinèma amèricain! Pour la petite anecdote, Leonard Rosenman ètait l'ami personnel de James Dean pour qui il ècrivit la musique du film ainsi que celle du mythique "Rebel without a Cause"...
    Nick La Main Chaude !
    Nick La Main Chaude !

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    4,0
    Publiée le 29 avril 2012
    " A L'Est D'Eden ", réalisé par Elia Kazan en 1955, est l'adaptation d'un roman de John Steinbeck, publié en 1952. C'est aussi le premier film de James Dean qui incarne ici un jeune homme en souffrance et en quête d'amour et d'identité. Il n'est pas très étonnant qu' " A L'Est d'Eden " ait participé à faire de l'acteur une star et une icône pour toute une génération. Au même titre que la " Fureur de Vivre ", le film d'Elia Kazan est un classique du cinéma et un film complexe et marquant. D'ailleurs, les deux films ont plusieurs points en commun, notamment d'annoncer la colère grandissante d'une jeunesse américaine incomprise et en plein désarroi. Encore une fois, James Dean livre une grande performance dans la peau d'un fils qui se sent mal aimé par son père. De ce fait, le jeune homme cherche à gagner son amour. Ce qui lui vaut quelques tensions avec son frère, Aaron, le chouchou du paternel. On se situe ici en plein conflit familial, en sachant que le père cache un lourd secret et certains tabous qui vont finir par refaire surface. Tout commence lorsque Carl (James Dean) apprend que sa mère est encore en vie. A partir de là, la dynamique familiale sera totalement chamboulée. Le jeune homme aussi, ce dernier étant évidemment perturbé une vérité déchirante et les différentes révélations sur son enfance. Son père ne l'aime pas. Et Carl est persuadé qu'il correspond à l'image de sa mère, une femme rejetée par son père dans un lointain passé. A partir de ces différents éléments, Elia Kazan aborde des thématiques passionnantes: la famille brisée et décomposée, la jalousie, le pardon, la haine et une jeunesse désarçonnée. Reste un drame poignant, sincère, bénificiant d'une mise en scène solide, et servi par de très grands acteurs. Un superbe film !
    progiamorf
    progiamorf

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    4,5
    Publiée le 5 mars 2014
    Une formidable adaptation du dernier quart du roman éponyme de Steinbeck par Elia Kazan, esthétiquement sobre mais travaillée, émotionnellement poignante voire bouleversante, conceptuellement intéressante et intrigante. C'est le mythe biblique d'Abel et Caïn qui est réactualisé avec un acteur révélé, talentueux et présent : James Dean. Le film met ainsi en avant des problématiques actualisables, dans le Deep South d'avant la grande guerre, telles que le thème de complexes relations familiales ou des apparences et préjugés inhérents à l'individu, conséquences de visions manichéennes. Lourdement tragique, douloureux mais magnifique, c'est un film à revoir, ou à voir absolument ! "Certains hommes éprouvent de l'amitié pour tout le reste du monde et certains autres se haïssent eux-mêmes et étalent leur haine autour d'eux comme du beurre sur du pain chaud.". John Steinbeck (A l'est d'Eden, 1952).
    NeoLain
    NeoLain

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    5,0
    Publiée le 8 janvier 2010
    James Dean toute une légende, mais restons courtement sur la base du film. A l'est d'Eden c'est comme l'histoire d'Abel et Caïn, James Dean est déjà tout en puissance pour de devenir un des acteurs avec un potentiel énorme. Jeune révolté il se sent isoler de son père qui lui préfère sont autre fils, Dean emmagasine toute sa frustration mais aussi colère et il peut-être aussi touchant, touchant de vérité et d'une tendresse très enfoui. Dureté familiale mise en avant. A voir absolument.
    Guillaume182
    Guillaume182

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    5,0
    Publiée le 15 décembre 2011
    Le chef-d'oeuvre de James Dean, même sans savoir que c'est un personnage légendaire, il est clair qu'il surpasse tous les autres, acteur hypnotique Dean livre ici peut être sa plus belle prestation. Cal un jeune rebelle se sent incompris de tous, il est très différent de son père pour qui il tente tout afin d'obtenir son amour, il est aussi différend de son frère. Il est aussi intéressant de voir comment quelqu'un de "mauvais" peut réussir dans les affaires et avoir de l'ambition à l'inverse les "bons" ceux qui se préoccupe des valeurs du bon sens finissent sans un sous. Durant une scène mémorable Cal va vouloir faire profiter ses bénéfices à son père mais sachant d'ou l'argent vient il refuse, dure à encaisse pour Cal qui demeure incompris tout en trouvant une oreille attentive en la personne de Abra la copine de son frère. Le film parle aussi d'intolérance, l'histoire se passe en 1917 au moment ou l'Amérique rentre en guerre contre l'Allemagne ce qui donne un bon prétexte pour mal traiter les Américains d'origine Allemande. Des scènes mémorables et cultes comme celle de l'anniversaire et la scène de fin avec un James Dean incroyable! Grand moment de cinéma et d'émotion!!!
    Eselce
    Eselce

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    3,5
    Publiée le 28 janvier 2016
    L'histoire est assez terrible. Un fils veut la reconnaissance de son père. Lorsque ce dernier perd de l'argent, le fils monte une affaire, en douce, qui lui rapporte l'argent permettant de rembourser les dettes de son père. Mais la réaction du père est inattendue. J'ai aimé l'histoire, l'interprétation brillante de James Dean et la folie des hommes.
    MadRom
    MadRom

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    3,5
    Publiée le 26 février 2014
    La mise en scène est impeccable et l’interprétation de James Dean, brillante mais le film ne capte malheureusement pas toute la complexité et la beauté du livre. D'une part, parce qu'il adapte qu'une seule partie du roman et d'autre part, parce qu'il se concentre uniquement sur le personnage de Caleb alors que le livre est une fresque historique de plusieurs personnages. C'est moins bouleversant, moins ambitieux mais c'est un bon film qui ne manque pas de talent tant devant que derrière la caméra.
    Taoufik Benataya
    Taoufik Benataya

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    5,0
    Publiée le 8 février 2008
    Meilleur film Classique pour moi, j'était surpris par le talent de JAMES DEAN (Immortel acteur), il mérite l'oscar. Ce film douloureux est adapté de l'oeuvre de John Steinbeck(connu par: Les Raisins de la colère),et réalisé par le communiste Elia Kazan (raison par laquel n'a pas remporté l'oscar). Le film fut référence à la mythe de Abel et Cain, Un jeune homme maltraité par son père, cherche la Rédémption..
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,5
    Publiée le 16 avril 2013
    Le mythe d'Abel et Caïn réactualisé dans le sud des Etats-Unis à l'aube de la première guerre mondiale : film mythique de Kazan sombre et douloureux avec James Dean, dont c'est le premier rôle.
    carbone144
    carbone144

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    2,5
    Publiée le 1 septembre 2013
    Je ne peux pas vraiment en dire du bien. Un peu long, un petit peu mou ou manque de fascination pour l'histoire où les personnages. Dans le genre de la réussite commerciale Historique, j'ai préféré Géant.
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