James Dean toute une légende, mais restons courtement sur la base du film. A l'est d'Eden c'est comme l'histoire d'Abel et Caïn, James Dean est déjà tout en puissance pour de devenir un des acteurs avec un potentiel énorme. Jeune révolté il se sent isoler de son père qui lui préfère sont autre fils, Dean emmagasine toute sa frustration mais aussi colère et il peut-être aussi touchant, touchant de vérité et d'une tendresse très enfoui. Dureté familiale mise en avant. A voir absolument.
Le film le plus émouvant de James Dean. Beaucoup de justesse chez les personnages plongés dans une histoire remarquable où deux frères s'affrontent pour l'amour de leur père sur fond de bien et de mal, où finalement le personnage féminin vient éclairer chacun. Un grand film.
James Dean, ou l'un des acteurs les plus brillants de l'histoire du 7ème Art. Il est remarquable de révolte, de sensubilité et d'extraversion. Ce film est un bijou esthétique, plein de poésie mais également franchement triste et qui fera réfléchir plus d'une famille sur les rapports entre frères , la façon dont se répartit l'amour des parents, voire l'amour tout court. Ici, James Dean incarne un frère jaloux de son aîné car celui -ci est plus aimé par son père parce que conforme à ses attentes et à celles de la société.Anticonformliste, rageur, le petit frère cherche sa place dans une famille moraliste et une société qui ne l'est pas moins. Lui est "mauvais" ,"vicieux",quand l'autre passe pour un "garçon bien", alors qu'en réalité,le petit frère est infiniment supèrieur en charisme, en finesse, en sensibilité, en séduction et en beauté quand son aîné n'est qu'un clone plat du père . Mais Cal (James Dean) finira par détruire son frèr et son père, par vengeance ou tout simplement pour montrer ce qu'engendre le manque d'amour et de reconnaissance: la cruauté. Film superbe, leçon de vie ( et de jeu pour les futurs acteurs).Peut être le meilleur film du James Dean...un Grand.
Excellent film de la pArt d'Elia Kazan, l'histoire est extremement touchante et l'interprétation de James Dean et de Julie Harris ( qui jouera plus tard dans le chef d'oeuvre de robert Wise, La Maison du diable ) est magistrale. Le film possède de plus une magnifique photographie de la part de Ted Mc Cord et une musique très émouvante de Leonard Rosenman. Voila un film que je conseil vraiment à tous, vous passerez un moment très agréable à le visionner.
Le premier des 3 films de James Dean avant sa mort prématurée. Un film ou l'on peut voir les grandes qualités d'acteur de ce dernier. Un charme fou, et un film dramatique qui parle des relations parents enfants. Un film intense, à voir !
que dire de ce film, de ce chef d'oeuvre bouleversant, marrant, triste, on passe part tellement d'emotion bercé par une petite musique melancolique et par le grand james dean, quel performance d'acteur, quel grace, il est tout simplement grandiose la seul chose qu'on veut, c'est que le film ne s'arrete pas, j'y vais peut etre un peut fort, je c'est pas, mais j'ai été emerveillé par cette performance et tres touché par ce film
Ce film offre à James Dean son premier grand rôle à l'écran et malgré son côté vieillissant, on le regarde avec une certaine nostalgie. Le personnage de "gamin rebelle" est toujours aussi mystique et l'acteur, toujours aussi fascinant.
Une atmosphère pesante dès les premiers plans et qui ne nous lâche pas pendant deux heures. Même les scènes de sérénité, voire de joie, sont annonciatrices de douleur : le mal qui ronge Cal (Dean) ne peut en effet être éradiqué que par la confrontation, la violence, et tout le film tend vers elle(s)… Des tempêtes sous les crânes donc, mais sans pathos, des jeux d’acteurs exceptionnels et une progression de l’intrigue tirée au cordeau. Magistral.
(Excessivement) poignant (3.5/4). Ce film de 1954 devenu culte, notamment en raison de la révélation de James Dean, transpose à l'écran un roman de John Steinbeck lui même inspiré par le mythe biblique d'Abel et Caïn. Situé au coeur de l'Amérique à l'aube de la Première Guerre mondiale, l'oeuvre d'Elia Kazan est avant tout un drame familial poignant élaborant sur le thème de l'amour paternel et filial. Le réalisateur parvient avec talent à accrocher notre attention sur le personnage déroutant de Cal, interprété par James Dean, et nous faire partager le mal-être qui le ronge. L'intensité du scenario est appuyée par l'interprétation marquante de la star naissante et l'habilité avec laquelle sont filmées les relations entre les principaux protagonistes. La rigueur du cadrage et la fluidité de la narration contribuent à la qualité de l'ensemble. On peut cependant regretter que l'aspect mélodramatique soit à ce point prépondérant dans le film, au détriment de la description d'une époque souvent ébauchée mais trop sommairement. En outre si le détournement du mythe biblique est évident, de même que la remise en cause d'une société patriarcale et puritaine qui pêche par excès de droiture et par manque de compassion, le message véhiculé par A l'Est d'Eden est loin d'être limpide. Le relativisme moral qui ressort par défaut du film contraste avec le paroxysme des sentiments représentés. Malgré ces lacunes Elia Kazan vient tout de même à bout avec succès de la tâche périlleuse qu'est l'adaptation de l'ambitieuse fresque sociale et morale peinte par Steinbeck.
Un seul mot: Intense. Bien qu'il ne traite qu'une partie du livre de Steinbeck ce film est superbement interprété par de grands acteurs! (Julie Harris, James Dean!) Des passages tellement romantiques, d'autres touchants. James Dean est saisissant, un monstre du cinéma avec une bouille d'enfant que l'on ne se lasse pas de revoir. Un grand film à l'image de ses interprètes et de son réalisateur!
Difficile de parler d’un film d’Elia Kazan sans évoquer ses dénonciations à l’époque du maccarthysme. Trahissant plusieurs de ses camarades lors de l’anti-communisme nerveux qui s’abattu sur Hollywood à l’époque sensible de la Guerre froide au nom de l’homogénéité de la production hollywoodienne, Elia Kazan n’en demeure pas moins un grand cinéaste. «East of Eden» (USA, 1955), relativement critique sur la religiosité fondatrice des Etats-Unis, adapte l’ouvrage de Steinbeck en exaltant l’opposition systématique du Bien et du Mal tout en en mêlant les principes. Cette confrontation manichéenne (mâtinée par les bouleversements finaux) s’exprime par la photographie de Ted McCord qui utilise le CinemaScope dans toute sa dimension épique et dans le plein usage des possibilités de couleur. L’interprétation de James Dean (plus torve et frénétique que dans «Rebel without a cause») formule avec une grande justesse le déchirement interne du personnage de Cal. En opposition, son frère Adam joué par Raymond Massey présente un corps droit et une figure quasi marmoréenne, en opposition au comportement de son frère. Kazan, à l’aide de ses collaborateurs, réalise une œuvre aux accents bibliques, certes soulignés, mais à l’actualité (en 55) affirmée. La même année où Charles Laughton sort sa cosmogonie «The Night of the Hunter», Kazan semble signer l’Apocalypse des Etats-Unis dans laquelle la figure innocente du Mal prend le pas sur celle du Bien. Etrange que de voir un des traîtres à sa profession dépeindre une Amérique délétère, moribonde et gangrené par les vicissitudes. L’ouvrage de Steinbeck, publié en 52, trouve son accomplissement dans les Etats-Unis des années 50 où la jeunesse se meurt sous trop de contraintes. Le film de Ray dans lequel jouera, la même année, James Dean témoignera avec plus de frontalité la rage de cette jeunesse. Le génie en plus du film de Kazan provient de la mise en perspective de cette nouvelle jeunesse avec leur héritage culturel religieux.