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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2015
GÉNÉRAL : spoiler: Image cristallisée de la problématique de la jeunesse de l’époque.
ASPECTS POSITIFS : spoiler: Le film décrit bien les adolescents de l’époque. En parallèle, il décrit également avec une acuité saisissante les valeurs des adultes et des parents. Déjà, les adolescents ne se retrouvent pas dans le cadre social que leur proposent et que vivent les adultes. Ces mêmes adultes n’ont pas encore fait le chemin pour comprendre pourquoi les jeunes ne souscrivent plus à leurs valeurs. Un individu, élément important du film, semble essayer de rapprocher tout le monde. Mais, ses stratégies sont encore très tintées de l’approche du monde adulte. On retrouve, à la fin du film, une allégorie qui force à nous empêcher de croire au suicide de Plato.
ASPECTS NÉGATIFS : spoiler: Les solutions apportées par le réalisateur ne sont pas très solides. On attendait d’un film d’une si grande qualité un dénouement plus constructif.
PISTES DE RÉFLEXION : spoiler: Le film à un aspect qui pourrait être intemporel quant à la recherche d’un sens à la vie de la part d’adolescents qui sont mal entourés et encadrés. Tandis qu’aujourd’hui, l’arrivée sur le marché de drogues permet une évasion qui cache davantage la réalité des problèmes. Toutefois, on constate qu’à l’époque les jeunes manifestaient ouvertement le mal de vivre. D’ailleurs, dans la scène du coup de pied dans le portrait de la grand-mère, on peut s’y retrouver. Les parents proposent des valeurs qui ne fonctionnent pas et dont les jeunes ne s’associent pas du tout. Les parents ont de la difficulté à aimer leurs enfants comme ils sont et non pas comment ils voudraient qu’ils soient. Il est curieux de constater que les trois acteurs principaux finiront par mourir dans des situations dramatiques.
Grand classique du 7 ème art "La fureur de vivre" avec à l'affiche l'un des jeunes acteurs les plus prometteurs du cinéma hollywoodien des années 50, qui a marqué toute une génération, James Dean, sex symbol, mort bien trop tôt, jouant ici un rôle qui lui colle à la peau: un jeune rebelle cherchant à vivre sa vie et à réveiller son père trop "dégonflé" chose que lui-même déteste être. Son jeu est excellent, surtout en homme ivre au début, et le film ne serait pas grand chose sans sa prestation et celles de Sal Mineo et Natalie Wood, eux aussi morts tragiquement... Un bon film.
La fureur de vivre est un excellent film sur la jeunesse avec un James Dean magistral. Le scénario est vraiment bien et la mise en scène également. Le film défile sans aucun temps mort, et certaines scènes sont vraiment mémorables. Une perle.
Cran d'arrêt dans la main droite, peigne dans la gauche, "La fureur de vivre" se penche sur la jeunesse américaine et rebelle des années 50. Une direction un peu bancale, des comportements qui frisent le ridicule, "La fureur de vivre" restera pour ma part, le film le moins abouti de la carrière de James Dean (seulement trois films), non pas par son jeu d'acteur, irréprochable, même si théâtral de temps à autre (l'époque voulait ça), mais par le long-métrage en lui-même, au scénario et à la mise en scène plus faibles qu'un "Géant" ou "A l'est d'Eden". Revoir le visage jeunot de Dennis Hopper est peut-être ce qui m'a fait le plus plaisir dans cette relecture...
Fulgurant mélange de tendresse, de poésie urbaine et de sensibilité, ce film consacra la gloire de James Dean, c'est probablement celui de ses 3 films le plus mythique pour la jeunesse américaine des années 50 dont il est devenu l'icône symbolique, car toute une génération s'est reconnue dans cet adolescent tourmenté, épris d'amour et d'amitié, incompris de ses parents, et victime de l'hostilité de camarades ivres de violence et d'un certain mal de vivre. Beaucoup plus à l'aise que dans A l'Est d'Eden où il était souvent écrasé par le poids du sujet de Steinbeck, James Dean dans ce rôle de Jim Stark, personnifie un adolescent auquel il peut s'identifier, et où Nicholas Ray exploite avec maîtrise cette difficulté de communication et les amours adolescentes. Un drame humain resté célèbre par les autres interprètes, Sal Mineo et Natalie Wood, ainsi que par des séquences mémorables comme la bagarre au couteau et la course des dégonflés au bord de la falaise.
Un grand classique du cinéma qui démontre que dans les années 50, les adolescents avaient sans doute le même mal de vivre qu'à notre époque. La nouveauté à l'époque vient justement de présenter des familles tourmentées alors qu'on est dans une période où la famille est idéalisée et même encore aujourd'hui, les années 50 représentent aux USA un idéal équivalent aux années 60 en France. Il suffit de regarder ce film pour voir qu'en fait, tout n'était pas si rose dans l'Amérique traditionnaliste.
Contrairement à ce que le titre pourrait laisser supposer, "La Fureur de vivre" n'est pas l'histoire d'un jeune chien fou en rupture avec la société et avide de sensations fortes. C'est un film intelligent et solidement charpenté sur l'éducation et les rapports parents / enfants - un thème qu'on retrouvait déjà dans "A l'est d'Eden", le film qui avait révélé James Dean au grand public. A la base, un trio d'adolescents: Jim, Judy (Natalie Wood) et Platon (Sal Mineo). Chacun d'eux se trouve en position d'enfant face à ses parents, et eux trois forment eux-mêmes une sorte de famille improvisée, car Sal veut palier l'absence de ses parents en les remplaçant par ses deux amis. Plusieurs triangles oedipiens se chevauchent, au milieu desquels Jim fait tour à tour figure de fils rebelle, de jeune adulte cherchant à prouver sa virilité, d'amant romantique et de père de substitution. Position difficile, qui traduit la difficulté de la génération post-1945 (de toute génération?) de se situer par rapport à ses aînés et de se construire comme adulte! Nicholas Ray manie avec habileté cette mécanique complexe, expose clairement les enjeux mais se refuse à donner des réponses toutes faites. James Dean est moins bluffant que dans "A l'est d'Eden": son jeu sent parfois le fabriqué, et le film est trop intellectuel et classique dans sa facture pour qu'il puisse donner libre cours à son animalité. Pourtant, quel charisme! Le rôle de Judy sera le tremplin de la carrière de Natalie Wood. Elle est bien, c'est sûr... de là à lui donner un Golden Globe. "La Fureur de vivre" peut enfin apparaître comme un des tout premiers films sur la condition adolescente - une nouveauté de l'époque. Il est étonnant de voir comment tous ces jeunes de 18-20 ans font adulte si on compare à des jeunes d'aujourd'hui. Le jeunisme et l'infantilisation prolongée de la jeunesse n'en étaient encore qu'à leurs balbutiements.... Et James Dean, icône de cette jeunesse "rebelle" des années 50, paraît aujourd'hui étonnamment mûr pour son âge: quand il a tourné "La Fureur de vivre", il avait le même âge que Robert Pattinson lorsqu'il a tourné le premier "Twilight". No comment...
Ce film m’a surpris, tout d’abord le titre français me faisait penser que La fureur de vivre serait une ode à la liberté et que j’allais assisté à un Easy rider avant l’heure. Et bien non ! Tout commence comme un « teen movie » qui enchaîne tous les clichés possibles pour finalement se révéler être une véritable tragédie contemporaine. « Teen movie » car toutes les thématiques du genre y sont abordées. Je dirais même que c’est ce film culte qui en est le précurseur car il se trouve que c’est l’un des premiers qui abordent l’adolescence comme thème moteur au cinéma et qui en fait une réalité sociale. De plus l’état d’esprit rebelle est au centre de l’œuvre de Nicholas Ray où Jim, Judy et Platon sont tous les trois enfermés dans des relations conflictuelles avec leurs parents. Il ne faut pas oublier également que ce film met en lumière une jeunesse perdue d’après guerre, qui se marginalise et qui a donc une manière différente de voir les choses. Puis le film prend une tournure tragique et c’est là que le public est surprit. En effet, la fatalité est omniprésente tout le long film. Différents indices présagent une fin sombre. La violence est aussi un élément qui s’illustre à de nombreuses reprises. Elle est d’autant plus choquante que celle-ci est juvénile. Etrangement j’ai trouvé que cet aspect ne manquait pas de réalisme et nous rappelle à quel point une arme est facile d’accès aux Etats-Unis. Platon est également au centre du tragique dans cette oeuvre, il se caractérise par la folie, il se prend de passion pour Jim. Nicholas Ray parvient à contourner le code Hays encore en vigueur dans les années 50 avec plus ou moins de subtilité en traitant de l’homosexualité. Le jeune homme veut s’approprier ses deux camarades afin qu’ils jouent un rôle de parents à son égard. C’est à la fois effrayant et touchant car Platon devient figure allégorique d’une adolescence désorientée et tourmentée, cocktail explosif qui prendra toute sa saveur dans une fin bouleversante, libératrice de divers messages qui laisseront le spectateur en pleine réflexion et qui le marquera de manière indélébile. Ce qui rend également le film mythique, ce sont bien sûr ses interprètes, avec deux des icônes les plus glamour du cinéma : James Dean, qui tient ici, le rôle le plus prestigieux de sa courte et non moins mémorable carrière, il donne la réplique à Natalie Wood, qui peut se vanter des quelques chef d’œuvres qui composent sa filmographie dont La fureur de vivre. Ils sont parfaits dans leurs rôles car eux-mêmes, représentaient la jeunesse qu’ils dépeignent à l’écran.
En conclusion le film m’a plût car après plus d’un demi-siècle il demeure originale, surprenant et touchant et sera toujours un symbole de protestation. On passe facilement d’une émotion à une autre, le film navigue entre moments légers et scènes violentes dans un scénario plein de justesse et d’intelligence. Il est vrai que le film de Nicholas Ray a quand même vieillit et qu’il présente des clichés encore inévitables à l’époque, mais ce n’est pas trop dérangeant et puis la présence de James Dean et Natalie Wood à l’écran nous le fait vite oublier. La fureur de vivre et certainement un grand moment de cinéma.
Près de 60 ans après sa sortie, La fureur de vivre reste toujours autant agréable à regarder. Nicholas Ray nous dépeint le mal être de la jeunesse des années 50. James Dean est charismatique dans sa prestation tout comme Nathalie Wood et Sal Mineo. Un film culte. A voir et à revoir.
Rebel without a cause a accédé à la postérité principalement grâce à la présence de James Dean dans le rôle principal : son jeu m'a paru parfois inégal, notamment dans un premier quart d'heure vraiment poussif, mais force est de constater qu'il ne manque pas d'exercer une forme de fascination dans son rôle de jeune adolescent torturé, où sa figure d'ange fait merveille. Face à un gang de blousons noirs, il se voit contraint de se mettre en danger et de révéler sa force, une facette de lui-même qui lui déplaît profondément. Le film prend petit à petit de l'ampleur au travers des péripéties de ces groupes d'adolescents incontrôlables, et s’avère agréable à suivre. Oeuvre culte de l'époque, elle ne m'a cependant pas paru renversante.
"La fureur de vivre" est sans aucun doute l’un des meilleurs films de Nicholas Ray. La mise en scène du cinéaste est particulièrement brillante et certaines séquences s’avèrent bien marquante spoiler: – notamment celle qui concerne l’épreuve automobile qui se terminera de manière bien tragique . Cette histoire dramatique s’avère bien palpitante à suivre dès le départ et James Dean y fait une interprétation remarquable dans le rôle de ce jeune garçon rebelle. On notera aussi la très belle performance de la jolie Natalie Wood et la présence d’une photographie de toute beauté. Un grand film qui fera de James Dean un acteur légendaire à très juste-titre.
Rebel without a cause est une vision plutôt brillante d'une adolescence au style mythique (blouson en cuir et jeans typique).
Le film est à la fois un appel au secours et une fugue, le tout, sur une journée. Bref, une tragédie de l'existence, filmée avec beaucoup de sensibilités et de talents, de même pour les comédiens.
Le temps des voyous a été bien représenté dans les années 50 au cinéma américain. Blousons noirs qui s'affrontent au couteau sur fond de musique rock, la vision classique du genre. En plaçant Dean en premier rôle, le cinéaste Ray a réussi à faire un film miroir de la situation des jeunes à l'époque. Les vandales veulent corrompre les innocents, et harcèlent les plus jeunes, qui deviendront finalement les victimes du problème de société. En plus de cela, Ray insère une tourmente psychologique dans la famille des personnages : chacun des trois persécutés, Dean, Wood et Mineo, en est conflit avec le père, l'un trop affectif, l'autre trop sévère et le dernier absent. Le père est la figure du guide dans le film, que les personnages ont choisi de quitter car le système de vie ne leur convient plus, car ils sont égarés dans le monde, surtout après le bouleversement du pays par la guerre. Le costume de Dean reflète bien une pensée de la jeunesse : habillé de blanc, de bleu et de rouge, il illustre le drapeau américain. Le thème abordé dans le film est réellement intéressant, bien que le film de Ray n'est pas son meilleur, même avec une mise en scène correcte ( plans obliqués et travail de lumière ), et un glamour agaçant.
Désormais passé au rang de grand classique, "La Fureur de Vivre" est un film puissant et perpétuellement haletant. James Dean est époustouflant. Chef d'œuvre.