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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Seul dans Berlin" et de son tournage !

Adaptation littéraire

Seul dans Berlin est adapté du roman éponyme de Hans Fallada, de son vrai nom Rudolf Ditzen, inspiré d'une histoire vraie et paru en 1947. Il s'agit de l'un des tout premiers livres antinazis, devenu un best-seller international. L'auteur s'est basé sur des véritables documents de la Gestapo, qui racontaient l'histoire d'Otto et Elise Hampel, devenus d’Otto et Anna Quangel pour la fiction.

Best-seller mondial

Seul dans Berlin est une oeuvre essentielle dans la littérature allemande, qui a déjà donné lieu à de nombreuses adaptations télévisées, dès 1962 en Allemagne de l'Ouest, et en 1970 en Allemagne de l'Est. Étonnamment, ce n'est qu'en 2009 que le roman est devenu un best-seller, lorsqu'il a été traduit en anglais et abrégé. Il s'est vendu à 500 000 exemplaires.

Choc personnel

Vincent Perez a découvert le roman en 2007, et cette lecture l'a durablement marqué : "J’ai eu un vrai choc en lisant le livre de Fallada, c’est comme s’il racontait l’histoire de ma famille allemande tel que je l’avais fantasmée, c’était comme si, à travers ce livre, j’entendais mes ancêtres me dire, oui c’était comme cela qu’on a vécu le nazisme"; confie-t-il. L'intrigue fait en effet écho à son histoire personnelle : son grand-père paternel a été exécuté après s’être battu aux côtés des républicains contre le régime fasciste de Franco durant la guerre d’Espagne, tandis que sa famille maternelle a fui l'Allemagne nazie. "Le fait d’avoir du sang allemand soulève de nombreuses questions auxquelles je tenais à apporter des réponses, et en ce sens ce livre m’a beaucoup aidé car il m’a obligé à me pencher sur mon histoire familiale", ajoute le réalisateur suisse.

Retour au cinéma

Seul dans Berlin est le troisième long-métrage de Vincent Perez, après Peau d'ange (2002) et Si j'étais toi (2007). Ce dernier avait décidé de mettre un terme à sa carrière de réalisateur avant de découvrir le livre de Hans Fallada : "J’étais dans une période de doute sur ma vie, sur ma carrière. Ce film m’a redonné un sens, une nécessité. Lorsque j’ai lu Seul dans Berlin, c’est devenu une obsession, il fallait que je fasse le film, je n’avais plus le choix. J’ai mis 10 ans pour y arriver", se souvient-il.

Genèse

Vincent Perez a commencé à écrire le scénario de Seul dans Berlin avec l'écrivain Jorge Semprún, mais celui-ci est décédé en 2011. Après avoir réussi à acquérir non sans mal les droits du roman, le réalisateur a cherché des financements français, sans succès : "Les Français ne voyaient pas l’intérêt de raconter une histoire allemande", déplore-t-il. Il a alors fait la connaissance de Stefan Arndt, alors qu'il venait de produire Le Ruban Blanc de Michael Haneke en 2009. Le producteur avait lu le roman dans sa jeunesse et Seul dans Berlin était l'un de ses livres préférés ; le projet a été véritablement lancé lorsque Marco Pacchioni a rejoint l'aventure.

Un parcours semé d'embûches

À sa grande surprise, Stefan Arndt, producteur de Good Bye Lenin et du Ruban Blanc, n'a pas réussi à financer Seul dans Berlin en langue allemande : "J’avais lourdement échoué, ce qui était une immense déception pour moi car j’étais persuadé que j’arriverais à le financer. Mais en dépit de mon pouvoir et de mon influence, je n’y étais pas parvenu alors que je suis plutôt compétent lorsqu’il s’agit de financer des films : c’est mon métier ! Je me souviens très bien du jour où il a fallu que j’appelle Vincent pour lui annoncer que le film ne pourrait pas être financé en allemand", regrette-t-il. C'est lorsque le livre a été traduit en anglais que tout s'est débloqué, même s'il a fallu repartir de zéro et réécrire le scénario. Auparavant sans financement, le film s’est transformé en coproduction germano-franco-anglaise.

Double inspiration

En plus d'adapter le roman de Hans Fallada, Vincent Perez s'est aussi inspiré de son journal d'incarcération, Stranger in my own country, qu'il tenait en 1944 et qui n'a à ce jour pas de traduction française.

Répétitions

Un mois avant le début du tournage, Emma Thompson et Brendan Gleeson ont passé une semaine ensemble à Berlin pour répéter. "Nous avons lu et relu le scénario et nous sommes posé toutes les questions possibles et imaginables. Les idées développées durant cette semaine les ont énormément aidés lors du tournage", se souvient Vincent Perez, qui a également donné des devoirs à ses acteurs afin qu'ils préparent au mieux leur rôle : il leur a ainsi conseillé de regarder des documentaires et de lire Histoire d’un Allemand : Souvenirs 1914-1933 de Sebastian Haffner.

Accent allemand

Emma Thompson et Brendan Gleeson ont dû adopter un accent allemand pour le film. Un travail plutôt aisé pour Brendan Gleeson, comme il l'explique : "Je dois avouer que je n’ai pas eu beaucoup de mal à adopter l’accent allemand car plus jeune, je me suis rendu à plusieurs reprises en Allemagne pour jouer dans la rue, j’y ai même travaillé dans une usine pendant trois mois. Mon oreille était donc exercée à cet accent depuis un certain nombre d’années, ce qui s’est révélé bien utile. Il a néanmoins fallu que je travaille pour ne pas avoir l’air d’un Allemand parlant un anglais saccadé. Toute la difficulté a consisté à trouver le juste milieu".

Tournage

Si quelques extérieurs ont été tournés à Berlin, la plupart ont été tournés à Görlitz, située à la frontière polonaise, où ont également été réalisés The Grand Budapest Hotel et La voleuse de livres. Au contraire de Berlin, la ville n'a pas connu de bombardements et est restée intacte depuis la guerre. Le tournage s'est étiré sur sept semaines et demi au printemps 2015.

Vrai immeuble

Le 55 rue Jablonski a été entièrement reconstitué dans un véritable immeuble de Görlitz. Initialement, la production avait prévu d’utiliser l’extérieur d’un immeuble de la ville et de construire l’intérieur en studio à Cologne. L’équipe a toutefois déniché un bâtiment abandonné qu’elle a entièrement rénové pour les besoins du film. Vincent Perez raconte : "L’immeuble était en mauvais état mais nous l’avons ramené à la vie. La consolidation des plafonds a nécessité beaucoup de travail, nous avons aussi reconstruit tous les appartements ainsi que la cage d’escalier". Pour plus d'authenticité, la production a même obtenu l’autorisation d’ôter plusieurs centaines de mètres de bitume sur la rue passant devant l’immeuble pour mettre au jour les pavés d’époque situés dessous.

Tournage éprouvant

Très impliquée dans le film, Emma Thompson était parfois éprouvée par certaines scènes. "Le premier jour, nous avons filmé la scène dans laquelle mon personnage reçoit la lettre lui apprenant le décès de son fils et croyez-moi, il faut avoir les épaules solides pour tourner une scène aussi bouleversante. Il était impossible de se détendre tant chaque scène est chargée en émotions. Anna vit un véritable traumatisme", confie l'actrice.
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