Holy Motors
Note moyenne
3,0
5468 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

607 critiques spectateurs

5
101 critiques
4
138 critiques
3
85 critiques
2
69 critiques
1
82 critiques
0
132 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 7 septembre 2014
"Holy Motors" est une oeuvre spéciale, un hommage au cinéma et au métier d'acteur. Mais le problème, c'est qu'il faut rentrer dans l'univers de Leos Carax. Pourtant l'idée de départ est intéressante, un homme se balade en limousine dans Paris et change de personnage à chaque fois qu'il sort de son véhicule. Mais les personnages ne sont pas tous approfondis, l'interprétation de Lavant laisse à désirer sur certaines séquences (d'autres sont magnifiquement bien campés). La narration est décousue et laisse une place importante à l'ennui. La mise en scène n'a jamais réussi à me captiver. Pourtant, certaines scènes m'ont captivés comme l'entracte, le père de famille et le mourant. Bref, si vous aimez les expériences cinématographiques, il y a une chance sur deux que le film vous plaise, moi, il m'a laisser sur le bord.
herve p.
herve p.

2 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2014
Holy Motors....On se dit parfois que le cinéma n'a plus rien à nous proposer, que tout à été vu, revu, fait refait. Et on tombe sur Holy Motors...
Autant le dire tout de suite, ce film est hors norme. Il n'a pas vraiment d'histoire, ou du moins, il est impossible d'en dégager une problématique claire. Et c'est, bien entendu, ce qui fait la richesse inouï de ce film. La succession des missions ne cessent de nous encombrer de questions sans réponse : spoiler: pourquoi ce tueur maquille sa victime en lui même, jusqu'à se faire tuer en retour. Qui repart vers la limousine ? Quel sens donner à la 1er confrontation père-fille. M Merde et Eva Mendes, allégorie de la beauté et de l'horreur ne faisant qu'un seul visage ?
Chaque mission amène son lot d'interprétation.
Bien sûr, L Carax est parfois très provocateur, mais moi qui avait peur d'un film uniquement basé sur ce thème, j'ai apprécié la retenue du réalisateur et les nombreuses autres palettes du propos.
Questions techniques, le film atteint des sommets. Pas une scène, pas un plan dont on ne devine la méticulosité à le filmer. Les acteurs sont remarquables, la photo magnifique. La mise en scène impeccable, ainsi que la bande son ( spoiler: ah Le revivre de G Manset en conclusion de la dernière mission....

Finalement, ce gredin de L Carax a réussi son coup : nous plonger dans un abîme de perplexité, nous faire toucher du doigt la capacité des artistes à nous éclairer, tout autant que leur impuissance ( spoiler: "la beauté du geste"
.

Holy Motors est un film fort, très fort, à visionner d'urgence : il a la capacité de vous questionner, et peut-être même, de vous ravir.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 septembre 2014
Je ne qualifierai pas de film cette hérésie cinématographique ! Au nom de la création, on peut décidément faire n'importe quoi : il se trouvera toujours des intellos ou réputés tels pour se prosterner devant l'esbrouffe.
Le réalisateur, Léos Carax, ne signe de tels longs métrages qu'une fois de temps en temps : heureusement pour nous et dommage pour les psychiatres qui recueillent les spectateurs ayant ingurgité de telles salades. Par chance, dans le cas d'Holy Motors, ils n'ont pas été 200 000 à avoir été contaminés en salles.
Quant à l'intrigue de ce morne récit, elle se limite à voir un déjanté se promener en limousine blanche de plusieurs mètres (c'est pratique pour stationner à Paris !) dans laquelle il se vêt d'accoutrements plus ou moins ballots ou grottesques, et une mention spéciale pour le pitre qui les endosse et auquel on fait faire n'importe quoi au nom de l'art (comme manger des fleurs, entre autres, dans un cimetière)
Rien que cette séquence en dit long sur la haute teneur de cette stupide réalisation !
Lamentable, à vomir !
willycopresto
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2014
Dur exercice que celui de construire une critique pour le film "Holy Motors" car il a déjà été compliqué de le comprendre tellement l'esprit vagabonde entre les différents personnages de M. Oscar et laissant les spéculations autour de l'histoire et du but du personnage aller bon train. Alors que finalement si j'étais resté sur la scène d'ouverture j'avais ma réponse toute trouver. Leo Carrax a eu le génie de transporter le spectateur dans son rôle de spectateur par le biais d'une scène d'ouverture symbolique. Il ne sert à rien de chercher à connaître M. Oscar, ce dernier est un acteur, interprétant divers personnages tous diamétralement opposés pour le plaisir du public. Céline, symbolise l'agent qui offre des prestations à son acteur vedette. En quelques minutes nous passons de la comédie, à l'animation, en passant par l'action, la comédie musicale, le drame... Les principaux genres sont représentés et quand on a compris cela c'est un très bel hommage que rend le réalisateur à sa profession, comme s'il lançait un dernier regard avant de la quitter. La scène d'ouverture ma totalement bluffée, je l'ai trouvé magnifique, poétique et comme je le disais hautement symbolique. J'applaudis et je suis admirative du travail fourni par Denis Lavant, qui interprète devant nos yeux onze personnages totalement différent. Ma préférence ira à M. Merde, mais parce qu'on pousse vraiment à l'extrême d'un personnage. Et ce n'est pas chose aisé pour un acteur de jouer quelques courtes minutes autant de personnages, comment s'imprégner totalement de onze rôles. Et c'est en cela, que je l'ai trouvé merveilleux. En visionnant le film, je me suis demandé dans quoi j'étais tombé, quel était le but de tout cela et je fais partie de ses personnes qui ont besoin d'une réponse à tout. Ma réponse, je ne l'ai pas eu, force d'analyse et quelques lectures j'ai pu comprendre mais nous n'aurons jamais l'histoire de ce personnage. Il suffit simplement de regarder et de s'imprégner de ce que l'on voit sans en chercher plus. Leo Carrax nous offre un film qui est un chef d’œuvre du cinéma, offrant un film qui paraît compliqué mais parce que notre esprit va chercher trop loin. Nous sommes les spectateurs et nous regardons un acteur, cela ne va pas plus loin. Un très bel hommage, une réalisation magnifique et un jeu d'acteur sublime, c'est mon coup de cœur de cette semaine que je ne peux que vous recommander fortement.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2014
Que dire de « Holy motors » ? Que penser de cet ovni qu’est « Holy Motors » ? Je l’ai découvert en pensant détester ce cinéma d’auteur prétentieux et complexe, se plaisant à paraître plus intelligent que son spectateur. Pourtant, j’ai adoré certains aspects du film de Carax. J’ai adoré ces passages oniriques qui posent question, tout en détestant leur longueur et leur complexité. Qui a dit que le cinéma se devait d’être un art simple et accessible ? Surement pas Leos Carax en tout cas ! Lui prend à contre-pied les attentes du spectateur lambda pour lui retourner l’esprit dans tous les sens. Il illustre de la meilleure façon sa fascination pour l’imposture. Déjà, si on commence « Holy motors » sans avoir lu son synopsis officiel, on est perdu. Il faut savoir avant de commencer que Mr. Oscar est une sorte d’acteur, ou pas d’ailleurs, qui va interpréter onze rôles différents durant une bonne partie de sa journée et de sa soirée. En tant que spectateur, on est le témoin incrédule de son étrange manège. Qui est cet homme qui ne se suffit pas à lui-même, et qui éprouve donc le besoin d’être multiple ? Est-il le banquier qui part travailler au début du film, l’homme qui se maquille calmement au fond de la limousine ou celui qui part rejoindre sa famille simiesque en conclusion ? Qui sont ses clients ? Pour qui joue-t-il ? Il n’y a aucune caméra, aucun commanditaire apparent pour chacune de ses performances. Joue-t-il ces différents rôles pour assouvir ses propres envies ou est-ce pour une volonté plus grande encore ? Cet énigmatique personnage joue la vie, tout en étant possédé par chacun de ses rôles. Que le mystère reste entier est une bonne chose. N’importe quelle tentative d’explication serait tombée à plat après l’enchaînement de situations rencontrées. Lorsque l’on pense avoir commencé à cerner le personnage et ses motivations, arrivent de nouveaux éléments qui sèment encore une fois le doute. Quand Mr. Oscar tue des individus ayant son propre visage, quand il survit à une blessure mortelle, qu’il raccompagne sa fille, qu’on apprend qu’il a eu un unique enfant qui est décédé, qu’on se rend compte qu’il n’est pas le seul à avoir cet étrange passe-temps... Tant d’interrogations qui demeurent sans réponses. Les différentes scènes ont toutes une ambiance unique -renforcée par la variété des compositions musicales et les variations de la photographie- en empruntant à divers genres cinématographiques. Les segments du film sont tous étonnants. Selon la sensibilité du spectateur, certains se démarquent. J’ai pour ma part apprécié le retour de Mr. Merde après son apparition dans « Tokyo ! ». Un moment drôle, dérangeant, où Denis Lavant démontre l’étendue de son talent. J’ai également apprécié le passage avec Kylie Minogue poussant la chansonnette, un moment faisant une fois de plus douter. Est-ce encore un rôle ou est-ce vraiment de leur passé que les protagonistes parlent ? De la même façon, le moment où il effectue des performances en motion capture avec sa partenaire est visuellement incroyable, mais tire trop en longueur. L’extravagance de ces scènes contraste avec la banalité de certaines autres. Une banalité qui renforce l’impression que Mr. Oscar est usé par ce métier éreintant, qu’il exerce depuis un certain temps déjà. Je pense aux scènes où il raccompagne sa prétendue fille, où il s’entretien avec Cécile et l’homme à la tâche de vin, où il livre des performances plus proches de notre quotidien en fait. « Holy motors » ne plaira pas à tout le monde, c’est sûr. Illustration de l’inaccessibilité du cinéma d’auteur contemporain, réflexion sur l’acteur, sur l’envie de l’homme de ne pas être qu’un, le film de Leos Carax n’en est pas moins fascinant dans son approche, dans le mystère sur lequel il joue. Je pensais que mettre des mots sur ce que j’avais ressenti m’aiderait à noter cette œuvre atypique. C’est le contraire. Plus que savoir si on a aimé le film, la question serait plutôt : ai-je aimé ne rien comprendre ?
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 septembre 2014
Revoilà Léo Carax de retour derrière la caméra 13 ans après son dernier film "Pola X". Présenté au festival de Cannes sans y recevoir de prix, Holy Motors" nous fait suivre un homme, monsieur Oscar, qui va endosser plusieurs costumes et vivre plusieurs vies.

Expérience assez bizarre que ce "Holy Motors". Leo Carax a le don d'à la fois me fasciner mais en même temps de m'ennuyer. S'ouvrant sur des spectateurs amorphes dans une salle de cinéma, puis sur la vision de Leo Carax se réveillant, ce dernier nous fait suivre ensuite les aventures de Mr Oscar divisé en plusieurs rendez vous.

Ca commence pourtant très bien, c'est assez ambigu avec peu de dialogues (comme l'ensemble du film) et on prend plaisir à suivre ce personnage à travers ces divers rendez vous, allant d'un clochard repoussant "enlevant" une mannequin à un père de famille qui vient chercher sa fille à une fête. Mais dès l'entracte, je me suis senti peu à peu distant du film et de la mise en scène très intimiste de Carax qui, malgré des bonnes idées et diverses références au cinéma, a fini par m'ennuyer.

Parce que oui, des bonnes idées, le film en contient plusieurs, que ce soit l'histoire en elle-même et les rendez vous successifs de son personnage, d'ailleurs incarné à merveille par Dennis Lavant qui change de rôles comme de chemises. Et Carax a la bonne idée de tenter de revisiter tous les genres à travers les différentes vie de son personnage.

Bref, un film truffé de bonnes idées avec une composition génial de Dennis Lavant mais qui m'a peu à peu laissé distant, à mon plus grand regret.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2015
"Holy Motors", de Leos Carax, est un film à saynètes très original et poétique ! Certains "rôles" endossés par Mr. Oscar tutoient la perfection, d'autres un peu moins mais qu'importe, l'essentiel est là : on est scotchés devant tant d'audace et de créativité - même si je suis un peu moins emballé par le concept autour de la limousine. Denis Lavant, omniprésent, est comme toujours énorme spoiler: (je ne parle pas de son bonheur d'Eva Mendes, hein^^)
, et s'il est assez difficile de critiquer ce film forcément inégal, une chose est sûre : l'ensemble est d'une qualité assez exceptionnelle. En avance sur son temps.
totolino
totolino

33 abonnés 6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 septembre 2014
Désolé, mais je ne comprend pas pourquoi ce film à reçu autant de critiques positives de la presse et du public.
Je suis loin d'être hermétique au cinéma de l'ambiance et des sensations.
J'aime beaucoup les films de Lynch, mais Carax et moi, désolé mais ça ne colle pas.
Romano.Q
Romano.Q

4 abonnés 67 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2015
Je me suis dit "je tente"...mais je m'endors devant!! Quel est le but? Tenter une critique sociétale ou un documentaire ...dur à dire mais rien ne provoque l'accroche ou l'intérêt, aucun émoi car le protagoniste n'a aucune légitimité dans ses interventions vu son statut social, et le tout sans aucun talent d'acteur. Une caméra sur l'épaule par un amateur dans Paris aurait donné un bien meilleur résultat.
BURIDAN
BURIDAN

25 abonnés 201 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2014
Entre le génie et le grotesque… Entre la poésie et le symbolisme lourdingue…
Il y a de tout dans cet « Holy motors » de Carax… Comme à la Samaritaine !
Et l’on retrouve l’acteur fétiche du réalisateur, Denis Lavant, présent dès « Boys meet girl » ! Et ses compositions hallucinées (Monsieur Merde…)
Déambulation comme toujours, chez Carax, errance éclairée par les lumières blafardes de la nuit… Dans Paris, le Paris mythique de Carax , dans « Les amants du Pont Neuf »…
Voici donc un film honnête, pas roublard pour un sou. Non ! Un vrai film d’auteur… par un réalisateur que j’aime et pour lequel j’ai vraiment un a priori favorable… Un réalisateur sans le sou justement… Obligé de tourner « dans » ce numérique qu’il déteste pour rassurer ses producteurs… Les aléas de la création…
Mais là… Là, cet « Holy motor » ne m’a absolument pas « embarqué » !
Certes on peut y voir une métaphore visuelle… Le temps qui nous véhicule de personnage en personnage… Les « scénarios » qu’on est tous obligé de jouer (que le réalisateur a joué ?)…
De la chronophotographie de Marey en passant par les clins d’œil à Franju, Chaplin, Tati (pour ce dernier je ne sais si c’est volontaire…)… Et d’autres encore, il y a toutes les références qui font jouir l’intello cinéphile… "Cinéphilique" devrais-je dire (car c’est une maladie !)
Du symbole itou ! Passage obligé par les mixers communs de l’humaine condition, le Père Lachaise et la susdite Samaritaine… Qui nous trimballent entre objets déjà démodés, brisés et poussiéreux… Et la mort… La mort encore, la mort recommencée !
Il y a des plans magnifiques… Ah ! Cette scène géniale d’introduction ! Des moments vraiment percutants par leur beauté poétique… Oui !
Mais tout cela se noie dans un hermétisme, un esprit tordu qui rend le truc insupportable (ce n’est que mon avis)… Ou alors je ne possède pas toutes les clés ?! Mais bon, si aujourd’hui, pour comprendre un film on doit avoir fait HEC…
Plus profondément, je ne retrouve pas le montage génial déployé par Carax pour « Les amants du Pont Neuf »… Et puis, la BO n’a vraiment rien de transcendant (et pourtant, j’aime beaucoup Manset).
Edith Scob, superbe actrice s’il en est, réduite au rôle de conducteur/majordome, c’est triste !
J’ai lutté farouchement durant ces deux heures pour ne pas choir dans les bras de Morphée !
« Grande poésie » disent-ils…
Si vous aimez la poésie lisez plutôt Bonnefoy… Voilà un mec qui mérite le Nobel !
Gauthier M
Gauthier M

6 abonnés 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 août 2014
je ne sais toujours pas pourquoi j'ai regardé ce film.
Oh mon Dieu pourquoi ?????
Un film sans tête ni queue.
Put**** de mer*** !!!
je m'attendais à voir un bon film originale comme c'était dit dans toutes les critiques de presse mais je me suis retrouvé devant un film sans aucun sens, je ne pouvais pas imaginer, même dans mes délire les plus fou, qu'un film pareil pouvait exister. Au God que je me suis bien fait chi***
plus jamais ça !!!!!!
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2014
Avec "Holy Motors", Leos Carax réinvente le cinéma...ou bien le définit à sa façon. Carax met en scène un homme qui se rend à différents rendez-vous tout au long d’une journée. Des rendez-vous plus ou moins étranges, plus ou moins longs, plus ou moins passionnants et aux fonctions multiples. Ils sont d’abord un hommage à l’acteur, celui qui ne meurt jamais vraiment, capable de jouer un père de famille soucieux, de se déshumaniser avec M. Merde ou de prêter son corps à la technologie avec une incroyable séance de motion capture. Grâce à ces différents rôles, réalistes ou complètement fictionnels, à la mélancolie sans cesse désamorcée par un humour absolument jubilatoire, c’est aussi Carax qui regarde son propre cinéma, avec cette superbe scène ou Denis Lavant, autrefois sur le Pont-Neuf, le surplombe désormais, accompagné de la superbe Kylie Minogue. Un film sur l’acteur, sur le rôle au cinéma, sur le cinéma de Carax, et enfin sur le cinéma lui-même. Au-delà de la scène d’ouverture et de l’entracte, il y a ce dialogue entre Piccoli et Lavant : « La beauté, on dit qu’elle est dans l’œil, dans l’œil de celui qui regarde », quand une voix résonne solennellement : « et si personne ne regarde… ». Ces mots illustrent magistralement l’angoisse d’un cinéaste qui, malgré son inventivité et ses efforts à renouveler continuellement un univers hors du commun, se demande si le spectateur est encore capable de comprendre le pouvoir du cinéma. "Holy Motors" est une expérience unique, sublime, parfois indescriptible et qui a le courage de se montrer toujours au plus près du spectateur. Monsieur Carax, merci !!!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 août 2014
Je n'avais pas eu envie d'aller voir ce film au cinéma. Une intuition à l'époque. Et comme mon loueur de DVD n'avait plus "Le dernier samouraï" j'ai pensé à ce "Holy Motors" qui avait été encensé par le Masque.Mon intuition avait été juste. C'est le film le plus absurde que j'aie vu de ma vie (j'ai vu beaucoup de films !). Il n'y a pas de fil conducteur, ou alors un fil si ténu qu'il se casse aussitôt dans ce galimatias d'images sans connexion. M. Carax devait avoir fumé du belge en écrivant le scénario (y en avait-il un ?). Film totalement imprévisible, situations qui se contredisent, ridicule suprême de certaines (au cimetière bien sûr, gratinée celle là !; le passage chanté, l'air de rien - genre Demoiselles de Rochefort, très fort !...; la dispute avec la fille du "héros" - qui se métamorphose en guenon à la fin du film; les voitures qui se parlent en anglais...). Arrêtons là. Cela dit je ne mets pas la bulle à ce film (en est ce un ?) car c'est tellement naïf, voire niais par moments, mais de bonne foi, et complètement original, appelant à sortir des petits films convenus, ringards, qu'on ne peut pas trop lui en vouloir...
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2014
Leos Carax, cinéaste sulfureux et controversé revient en 2012 après treize ans d'absence avec "Holy Motors", film extrêmement singulier, complexe, malin et mystérieux.

Il raconte l'histoire de Oscar (Denis Lavant) un homme exécutant des contrats en jouant différents rôles du quotidien, il enchaîne les prestations diamétralement opposées, la limousine l'emmène aux quatre coins de Paris pour une journée qui ne sera qu'une parmi tant d'autres.
Le film est construit sous la forme d'un recueil de saynètes sur le théâtre de la vie, Carax l'introduit lui même où il se réveille et ouvre son univers fantasmagorique à un public de fantômes (première provocation puisqu'il soumet l'idée que cette salle est un miroir de nous même, spectateur inerte), il va explorer au fil de son long métrage différents registres, du conte gothique au polar en passant par le drame et la comédie musicale, de l'homme acteur qui s'efforce à devoir continuer pour son art.
Il aborde une palette de personnages paradoxaux socio-culturellement (homme d'affaires, mendiante, modèle de motion capture, vagabond farfadet, père de famille, accordéoniste, meurtrier et victime ...) et les mets en scène de manière minutieuse évoquant diverses thématiques (la création, la paternité, la sexualité, le dédoublement ...), Denis Lavant est juste exceptionnel et porte tout ses rôles magistralement. Cette mise en abîmes continuelle de l'acteur-acteur de la vie nous force à éluder tout sens plus ou moins réaliste, en gros celui qui y cherchera une quelconque tangibilité sera perdu et mis gentiment sur le bas côté, puisqu'au final rien n'est réel et le film ne se veut certainement pas réaliste et cohérent, il sort tout droit de la tête d'un cinéaste fou qui veut sadiquement s'amuser de son spectateur, le forcer à cogiter, lui bottant le cul pour qu'il s'éveille enfin lui aussi.
L'homme y est dépeint comme un acteur du quotidien, qui multiplie les rendez vous sans aucuns liens concordants, il alterne les rôles sans envie, juste avec l'ambition d'avancer dans son existence médiocre "pour la beauté du geste", pour revivre à l'infini cette journée en espérant chaque soir que la prochaine trouvera son salut et qu'enfin sa vie change. Les limousines sont les connecteurs qui font tourner le monde, les derniers moteurs au service de l'humanité, des vestiaires de théâtres préparant son sujet à l'aliénation de son statut d'être désincarné et réincarné.
Carax est véritablement critique de l'être humain et de ce qu'il est devenu, "il ne veut plus regarder", "il ne veut plus d'action", donc il cherche forcément à interpeller son spectateur pour le divertir intellectuellement, il le provoque, on pourra juste d'ailleurs lui reprocher son excès de prétention volontairement excluant, mais une chose est sûre, et c'est au moins qu'il réussi indéniablement une chose, que l'on adhère ou non à son film il ne laisse certainement pas indifférent.

"Holy Motors" est à les yeux un grand film, sans doute un des meilleurs de ces dernières années, au concept très ambitieux et extraordinairement beau et poétique.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 août 2014
Un film plein d'idées et de techniques, mais je n'ai ressentit aucune émotion car pas de scénario pas de sens.. il se passe un peu n'importe quoi, le personnage principal recherche une beauté dans l'accomplissement de ses gestes et des limousines parlent entre-elles. J'ai du me forcer pour tenir jusqu'à la fin. Je préfère l'art lorsqu'il a un message à faire passer. Je lui mets quand même 2 étoiles car je pense que ce film est destiné aux personnes aimant l'abstrait, chose qui m'échappe totalement et que je ne cherche point à découvrir ;)
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse