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Holy Motors
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Holy Motors
Date de sortie 4 juillet 2012 (1h 55min)
Avec Denis Lavant, Edith Scob, Eva Mendes plus
Genres Drame, Fantastique
Nationalités Français, Allemand
Bande-annonce Ce film en VOD
Presse 4,4 30 critiques
Spectateurs 3,02552 notes dont 563 critiques

Synopsis et détails

De l'aube à la nuit, quelques heures dans l'existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Tour à tour grand patron, meurtrier, mendiante, créature monstrueuse, père de famille... M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier - mais où sont les caméras ? Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l'immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l'action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ?
Distributeur Les Films du Losange
Récompenses 7 prix et 30 nominations
Voir les infos techniques
Année de production 2012
Date de sortie DVD 06/11/2012
Date de sortie Blu-ray 06/11/2012
Type de film Long-métrage
Secrets de tournage 10 anecdotes
Box Office France 181 680 entrées
Budget ca. 3,9 000 000 €
Langues Français
Format production -
Couleur Couleur
Format audio -
Format de projection -
N° de Visa 130255

Séances

VOD

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Holy Motors (DVD)
Date de sortie : mardi 6 novembre 2012
neuf à partir de 18.29 €
Holy Motors - Blu-Ray (Blu-ray)
Date de sortie : mardi 6 novembre 2012
neuf à partir de 19.99 €

Interviews, making-of et extraits

<strong>Kylie Minogue, Edith Scob</strong> Interview : Holy Motors 7:59
Kylie Minogue, Edith Scob Interview : Holy Motors
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6 vidéos

Acteurs et actrices

Denis Lavant
Denis Lavant
Rôle : Monsieur Oscar / Le Banquier / La Mendiante / L'Ouvrier spécialisé de la Motion Capture / M. Merde
Edith Scob
Edith Scob
Rôle : Céline
Eva Mendes
Eva Mendes
Rôle : Kay M.
Elise Lhomeau
Elise Lhomeau
Rôle : Léa / Elise
Casting complet et équipe technique

Critiques Presse

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  • Le Parisien
  • L'Ecran Fantastique
  • CinemaTeaser
  • Metro
30 articles de presse

Critiques Spectateurs

chrischambers86
Critique positive la plus utile

par chrischambers86, le 27/04/2013

5,0Chef-d'oeuvre

Artiste maudit par excellence, Leos Carax est le maître d'oeuvre d'un monumental èdifice filmique, dont "Holy Motor" est... Lire la suite

benoitG80
Critique négative la plus utile

par benoitG80, le 06/07/2012

1,0Très mauvais

"Holy Motors" de Leos Carax, semblait être un chef d'œuvre d'après l'unanimité de l'ensemble de la presse ! Cependant, même... Lire la suite

Toutes les critiques spectateurs
17% 98 critiques 22% 124 critiques 12% 70 critiques 12% 65 critiques 14% 78 critiques 23% 128 critiques
563 Critiques Spectateurs

Photos

16 Photos

Secrets de tournage

Des références prônant l'ouverture

Etonnamment, le réalisateur Leos Carax intervient en ouverture du film. Il confie avoir eu cette idée grâce à une image entêtante : une salle de cinéma, en pleine projection, et peuplée de spectateurs figés et aux yeux fermés. Il cite d'ailleurs en référence le plan final du film de King Vidor, La Foule (1928), ou la nouvelle "Don Juan" de l'écrivain et compositeur Ernst Theodor Amadeus Hoffmann.

Saints moteurs

Le titre du film et l'un de ses sujets principaux - les voitures et les moteurs - sont venus à l'esprit du réalisateur après son voyage aux Etats-Unis. Il y a croisé d'immenses limousines blanches, qu'il a ensuite étonnamment retrouvées dans son quartier parisien. Intrigué, il a vu en ces beaux objets sur roues de longs vaisseaux guidant les gens vers leurs derniers voyages.
10 Secrets de tournage

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Commentaires

  • romain m.

    Un abyssal étron que l'on tente de nous faire passer pour de l'or.
    Le film aurait pu tout aussi bien se nommer "Holy Shit".

  • matthias A.

    Excellente critique de ce chef-d'oeuvre signé Carax. Pour l'instant mon film préféré de la décennie et l'un des plus beaux films au monde.
    J'aime aussi beaucoup ton blog, particulièrement riche et passionnant à suivre.

  • C3line

    "Resté éloigné des plateaux durant treize ans, Leos Carax interroge la théâtralité des vies, le spectacle qui s'est insidieusement glissé dans les rapports humains. Qui joue ? Qui regarde ? Quand l'homme à la tâche de vin allègue Oscar Wilde (« La beauté est dans l’œil de celui qui regarde »), son exécutant veut continuer pour « la beauté du geste ». Condamné à évoluer dans un monde où l'illusion et la magie ont rendu le temps élastique, le comédien renaît à chaque nouveau rôle, prêtant un instant ses traits à un double qu'il finira par tuer. Qu'importe puisque les autres n'ont plus de nom, ne sont plus que des sites internet gravés sur des pierres tombales ? Quelle conséquence si le 7ème Art se réduit à des hominidés en CGI ? Presque évanescent, mais surtout inventif et libre, le cinéma de Carax, trop longtemps bridé, explose dans ce film nourri de références ("Les Yeux sans visage", "La Foule") et d'auto-citations narcissiques quasiment testamentaires. Faussement nostalgique, le réalisateur fait table rase de tous les longs-métrages avortés dont il a été privé, mettant en abyme
    l'inlassable addiction de l'acteur et la plus grande envie du créateur : tourner la page avant de revivre."

    Ma critique complète du film : http://www.lesnouvelleslunes.c...

  • carol M.

    Je n'ai pas vu ce film, je n'ai pas eu envie de le voir. Par quel mystère apparaît-il dans ma "collection de films" ?

  • Mephiless s.

    Je n'ai franchement pas aimé.. La mise en scène m'a laissée totalement étranger, en plus qu'est ce que je me suis ennuyé! Je croyais avoir affaire à un chef d'oeuvre, et bien je n'ai pas aimé. Certains aiment, tant mieux, c'est vrai que le film a des qualités, notamment Denis Lavant, et des idées de mise en scène bien trouvés. Mais je reste étranger à ce film.

  • matthias A.

    "il n'y a rien à comprendre": et bien si justement, et non seulement à comprendre mais en plus à ressentir.

  • matthias A.

    Ce n'est pas parce que tu n'as pas compris le film (il est d'une richesse inouïe) que c'est de la "masturbation intellectuelle"(expression risible). "Holy Motors" est un des plus beaux films de ces dernières années.

  • matthias A.

    Mais je te rassure, il n'y a pas besoin d'être un "cinéphile bobo complètement coincé" pour aimer les grands films.

  • matthias A.

    Je n'ai pas la prétention de dire que j'ai entièrement compris le film (et de toute façon "comprendre un film" peut être parfois très subjectif), mais il me semble que Carax jette un regard précis sur sa propre filmographie et rend hommage au cinéma en général. Le film développe des réflexions sur la façon d'appréhender un film, de le regarder mais aussi sur le métier d'acteur. Qu'est-ce que c'est que d'endosser un rôle, de s'en imprégner à tel point que le spectateur ne sait plus si l'acteur joue vraiment ou si tout cela est réel, etc... Et même si on met toutes ces réflexions de côté, je pense que l'on pourrait encore aimer le film. Il y a quelque chose de sensoriel et de purement émotionnel dans "Holy Motors" et qui peut véritablement émouvoir le spectateur. J'ai par exemple trouvé le film à la fois très émouvant, drôle et ludique. Mais l'émotion ne se commande pas (soit on est touché, soit pas). Alors voilà comment j'ai ressenti ce film, qui à mon sens est un chef-d'oeuvre, en espérant que si vous le visionnez de nouveau, vous pourriez vous faire une idée plus précise de ce qu'il raconte.

  • magnon86

    J'ai regardé le début, je n'ai pas aimé. Désolé s'il faut le courage de tout regarder pour tout comprendre à la fin : je ferai partie des lâches.

  • Blaste

    Apparemment le film a suscité un mini-débat polémique sur twitter : http://www.metronews.fr/cultur... Ce qui me fait marrer dans cet article, c'est le commentaire d'un internaute : "Les gens qui aiment ce film sont comme ceux qui adorent l art moderne. Ce sont des pretentieux qui se sentent superieur aux autres."

  • OdyseeCinema

    un chef d'oeuvre du cinéma ! à voir ! > http://odysseeducinema.wordpre...

  • ;-) Lacenaire

    PUR CHEF D'OEUVRE !!!!
    Rien d'autre à dire !

  • Olivier D.

    Bonjour! J'adore le cinéma expérimental et Léos Carax, j'ai donc vite regarder ce Holy Motors mais j'ai un sentiment de frustration énorme. D.Lavan est un acteur exceptionnel en tout cas, ça c'est certain! Mais à propos du film lui-même, je n'ai pas compris le message, la démarche. Donc, pourriez-vous s'il vous plait m'aider à comprendre ce film? Ceux qui ont aimé, quel est le but de ce film? J'ai vraiment l'impression d'être passé à côté d'un truc.
    Merci à vous.

  • Olivier C.

    aberrant

  • vulture_

    Masterpiece

  • hardous

    moi je dirais moi je dirais c'est un film qui a plusieurs histoires différents sur un même personnage mais et ça reste pour moi un chef d'oeuvre malgrés qui semble un vieux film et qu'il y a des petits défaults mais son histoire reste toujours captivante à la fois amusante à la fois originale et à la fois unique en son genre c'est un petit chef d'oeuvre de l'histoire d'oscar

  • letelephage

    Merci pour l'info j'avais pas compris. Faut toujours que je finisse de le voir. Mais je trouve tout de même qu'en réalisant ce film Carax signe son propre aveu de faiblesse. Certes l'image est belle mais j'ai toujours trouvé son cinéma limité au niveau du jeu d'acteur. Si l'on compare Binoche dans les amants du pont neuf et Bleu: trois couleurs. On se rend tout de même compte que la sensibilité du personnage est beaucoup moins développée dans Carax. D'ailleurs il utilise plutôt l'artifice de la lumière ou des plans sur les corps nus pour nous faire passer de l'émotion. Je trouve que Kieslowski est beaucoup plus fin dans son cinéma quant à la direction d'acteur. De part le fait j'associe facilement Carax à Beineix. Ce n'est pas forcément négatif c'est une forme de cinéma. Ce n'est pas mon dada mais j'admets le travail artisitique cependant, il ne faut pas surévaluer la mise en scène et la direction d'acteur. Je trouve ça très moyen en ces termes. Après c'est un avis subjectif qui demanderait une étude précise du sujet. Si tu as des idées sur le sujet...

  • michmonde

    J'aurais aimé avoir une culture cinématographique plus vaste pour apprécier ce film très référencé à sa juste valeur.
    Mon humble niveau ne m'a permis que d'entrevoir toute sa richesse tout en lui reconnaissant des aspects fascinants et pour cause, il me poursuit et est inscrit en moi comme un rêve surréaliste à la limite du cauchemar freudien qui ne cesse de vouloir s'élucider.
    Au delà de sa réalisation pour le moins singulière et déroutante, que lui pardonneront les avides d'expériences de ce type, et qui exige quelques recherches pour être comprise, il y a néanmoins, pour le plaisir immédiat, la super prestation multiforme de Dennis Lavant, Eva Mendes et Kylie Minogue toutes deux mises en scène de façon insoupçonnable, la (courte) présence de Michel Piccoli et quelques scènes oniriques et touchantes qui se suffisent largement à elles-mêmes.
    Bel hommage maquillé au cinéma, à l'imaginaire et au métier d'acteur...

  • OdyseeCinema

    Très certainement un des meilleurs films de 2012.
    Voir le palmarés 2012 >>

  • Cataleptique

    Excellent.

  • Pierre P.

    Dérengeant? Déroutant? Etonnant? Drôle? Dramatique? Mais dans tous les
    cas époustouflant, ou comment la comédie est-elle notre vie, ou notre
    vie une comédie?

    Et si il n'y avait rien à chercher dans ce
    film, sinon se laisser transporter par un Leos Carax qui veut nous faire
    croire à un délire bien plus profond, et si nous étions en réalité
    Monsieur Merde, Alex/Théo ou encore Monsieur Vogan... Et si c'étai nous?

    Et si les primates que nous sommes se voilaient tous la face pour
    paraître aux yeux des autres tel qu'ils ne sont pas vraiment? Et si le
    monde tel que nous le vivons n'était en fait fait que de comédie, de
    costumes, de maquillages, de rôles que nous jouons?

    En fait...

    Ce film va sans doute vous déranger, vous troubler, mais je suis sûr que vous ne resterez pas indifférent...

    A voir!

  • Stefon NY

    Le cinéma est un divertissement avant d'être un art, le nier; c'est nier l'histoire même du cinéma, on repassera donc pour la leçon.

  • orhyel O.

    Un excellent film, un hommage au jeu d'acteur (brillamment réalisé par ce cher Denis Lavant), une excellente critique à mon avis de l'industrie du cinéma (est ce pour cela qu'il a été boycotté...?), une fine perle, de la recherche et du talent !! A voir !

  • Kao-BB

    Holy Motors? Vu avec beaucoup de curiosité; et c'est un film vraiment hors du commun, un ovni quoi! Un film qui ne plaira pas à tout le monde (c'est clair), mais tellement magique cet univers si bizarre de Leos Carax! Une réalisation superbe et la prestation d'acteur excellente de Denis Lavant dans toute une palette de rôles. Non je pense pas que je suis un cinéphile bobo complètement coincé, mais franchement j'adhère! 4,5/5

  • Room237

    ???!! Vraiment n'importe quoi!!

  • Strabon

    Je confirme : ce "film" est la chose la plus immonde du septième art. Et j'ai vu des Ed Woods... qui devient Kubrick après à côté de Karax.

  • An Highschool Lover

    Clément Di Roma: Tu as beau avoir une orthographe soignée, ton commentaire est plus qu'affligeant. Vu tes propos, on voit bien que tu n'es pas au courant que le cinéma est un art avant d'être un divertissement...
    Je n'insulte pas tes goûts (j'ai des amis qui n'aiment pas ce film). C'est juste que ton message n'est pas constructif et qu'il insulte les gens qui aiment ce véritable ovni cinématographique français qu'est Holy Motors.

  • Nathalie Foretnegre

    Désolée mais je n'ai pas compris ce film ... J'ai le sentiment d'être passée à côté, de ne pas avoir su voir ce qu'il y avait à voir et à comprendre ... Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout tellement j'ai fini par m'y ennuyer !

  • googrie

    Ouahhh... Quel film, vous avez dit ovni? C'est difficile de regarder un film quand on se sent complètement perdu, que l'on attend des réponses qui ne viennent pas vraiment. J'ai eu envie de zapper plus d'une fois car je ne trouvais aucun intérêt à regarder ce film auquel je ne comprenais rien, mais j'étais tellement curieux et captiver par la performance de D.Lavant que j'ai continuer ce voyage assez troublant dans Paris et au travers de ces différents personnages... Au final on passe par de nombreuses émotions, on trouve le film tantôt lumineux, absurde, drôle, triste... ça vaut le coup. Je n'irai pas dire comme tant de personnes que c'est un chef d'oeuvre puisque les critiques sont unanimes, et comme c'est un film à part et que le grand public l'a rejeté alors les cinéphiles doivent le porter et l'aduler. Mais je n'irai pas dire non plus que c'est un navet, car il faut parfois accepté de se laisser transporter par un univers qui nous est complètement inconnu, et qui casse les codes du cinéma que l'on connait. Bref, un voyage intéressant en compagnie de quelques E.T...

  • lembobineuse

    Attention, film ovni. Dans un premier temps, on est décontenancé, on comprends pas trop ce qui se passe, mais ça fonctionne merveilleusement bien. Comme Oscar, on se retrouve, bien malgré nous, embarqué dans cet étrange voyage. Leos carax nous entraine avec peut-être, l'intention de nous perdre dans un monde emplie d'émotions. Plus qu'un simple film, c'est un véritable voyage intérieur. Il faut accepter de ne pas tout comprendre, mais qu'importe, on gagne bien plus. Le réalisateur nous offre un accès direct à ses questionnements de cinéaste avec une générosité sans pudeur. Chaque scène est un véritable tableau,,et plus le film avance, plus on se sent troublé, plus on se sent proche d'Oscar, fantôme de sa propre existence. Je pense que pour apprécier ce film, il faut, comme le réalisateur, faire preuve d'une grande générosité. Et c'est beau, si beau...Chaque personnage est une émotion à l'état pure. Longtemps, je me suis demandé comment le festival de Cannes à pu passer à coté de cette merveille à l'ingéniosité percutante. Mais finalement, aujourd'hui, je comprends mieux: Cannes n'est qu'arrangements entre "potos", ou la fadeur est mise en lumière. Finalement, c'est un bien pour cet "Holy Motors", véritable oeuvre d'un homme qui aime vraiment le cinéma.

  • An Highschool Lover

    Un film indéfinissable, un film de XXII siècle...
    Le plus beau film de l'année 2012 en passant.

  • Kusto

    Alerte! Bouse intersidérale! A éviter de toute urgence...

  • Henri Mesquida

    Surprise surréaliste, il faut vivre le film sans essayer d'y imposer une recherche de sens immédiate, comme une expérience en cours de route. Un homme incarne neuf personnages dans une journée à Paris. A moins que ce soient les autres qui l'incarnent lui. La thématique tourne autour du sens que peut avoir "être acteur".Les rêves, les idées, la musique ,la folie, la mort, la tristesse, le désespoir. A ce titre le moment clé me semble être la prise capture motion tellement plus belle et vraie que son résultat en C.G.I. A partir de là comment distinguer le vrai du faux ? Comme une suite logique 30 ans après les réflexions sur ce sujet de Philip. K Dick. C'est le seul film à sketchs ou l'on se demande si le seul sketch n'est pas finalement le fil rouge ). Pour répondre aux personnes qui ne voient que non sens ou vanité au film je reprends les cahiers: c'est réalisé " avec l'angoisse profonde de l'artiste qui se demande s'il reste des spectateurs pour voir la beauté dans le monde" Je crains que la réponse soit assez négative.

  • Petit_Soleil

    Oups j'arrive pas à effacer ce comm-ci..

  • Petit_Soleil

    Suis passionnée par ce genre de film un peu "déconstruit" mais désolée j'accroche absolument pas.. Il est vide mais vide... A quoi ca sert de faire un film s'il n'y a pas de relief ? s'il ne nous apporte pas ce " petit + " que le cinéma nous offre ! Ça rentrerait plus dans la catégorie de la recherche expérimentale selon moi...

  • fleuriau

    tout à fait d'accord avec ceux qui parlent de masturbation intellectuelle , de film soporifique etc.... j'adore les genres différents au cinéma mais là ça ne mène nul part BREF ARNAQUE TOTALE !!!!!!!!!

  • Michel R.

    Comparer à Dali, d'accord. Mais peut-on pour autant parler de chef d'oeuvre ? Picasso a lui-même avoué, dans un quotidien, que plus il faisait n'importe quoi, plus ça marchait.
    Et donc , dans Holy Motors, tout est possible, tout est permis. Nos folies, nos fantasmes, etc., dans un "rêve", ce qui justifie l'absence de scénario. J'ai continué à regarder en me posant à chaque fois la question : que va-t-il nous sortir maintenant ? Extrême, absurde, mais pas marrant, prétentieux...

  • Toto662

    Un immense film, incontestablement.

  • jibwaie

    Je suis d'accord qu'aller chercher l'explication, le concept "caché" de chaque scène, c'est peut être un peu exagéré, mais dire que c'est mauvais, non quand même pas. Pour moi qui n'ai strictement rien compris ( je lisais justement les commetaires pour essayer de comprendre ce que je viens de voir, sans succès), je trouve que c'est super bien filmé et j'adore cet acteur que je connaissais pas du tout! y a un petit côté poétique (qui n'a pas toujours de sens, ok) qui me plait vraiment, et la première scène est magnifique, on aurait dit un rêve évéillé! résultat: j'ai passé un bon moment!

  • Mikael H.

    Je n'arrive pas à croire que les critiques lui ont attribué un tel mérite . c'est vraiment très mauvaiiiiiiiiiiis . "ouai mais tu peux pas comprendre ,c'est un concept, un nouveau genre" voilà ce que vous diront les gens qui l'ont qualifié de génial . Non, non,non et encore non ! J'ai limite trouvé "enter the void" moins spé .

  • Petit_Soleil

    Originalité et incompréhensibilité beaucoup trop voulu ce qui va rendre le film complètement fade.

  • heathledgerdu62

    Leos Carax nous transporte un univers à un autre à travers ce personnage énigmatique Mr. Oscar qui se transforme à la façon Tim Burton. En plus, ce film nous a fait redécouvrir Paris à travers une limousine . Un vrai chef d'oeuvre !!!

  • beerbong

    Je me suis assoupi trois fois pendant le film.. Certains pseudo intellectuels ont sûrement crié au génie à la fin du film, moi jai fermé ma gueule et je suis allé me couché.

  • pandatak

    @mesavis : 1mois plus tard quand même, mais vaut mieux une réponse tardive que ta question tombe dans l'oublie.
    "Mais pour moi ce n'est pas de l'art, ce n'est pas universel".
    C'est là que l'on ai pas d'accord pour moi l'art est le fait d'exprimer sa vison des choses et pas créer quelque chose pour tous.

  • Romain T.

    génialissime. un chef d'oeuvre

  • superboubouge

    ma critique: http://blogaudessusducinema.ov...

  • shama shamix

    oscar dans son véhicule d'incarnation "MerKaba" honorant simplement tout ses contrat de vie sans broncher.
    ce film est vraiment grandiose.

  • Nathalie Foretnegre

    rien compris, du tout !

  • B-Lyndon

    Revu encore hier soir, toujours une merveille, ça va devenir l'un de mes films cultes. Ca transpire le cinéma de tout les côtés de l'écran, c'est magnifique.

  • valiullin

    Un superbe produit de la culture-télérama qui confond tout ce qui est bizarre avec de l'art. Un pauvre petit délire franco-français à la mords-moi-le-noeud, prétentieux et vide. Une oeuvre que les bobos de St-Germain-des-Prés et d'ailleurs qualifient de visionnaire pour faire comme si ils étaient en avance sur leur temps. Un porno pour poète au rabais qui ne trouve plus de quoi s'astiquer dans les Inrocks. Un film qu'on aime parce que la plupart des pauvres péquenauds franchouillards ne l'aiment pas et parce qu'on vaut mieux que tout le monde.

    Une purge, qu'on regardera dans 15, 20 ans, en se demandant, comme pour ses petites erreurs de jeunesse : "Putain, pourquoi j'ai défendu cette merde?"

  • David G.

    C'est en voyant HOLY MOTORS que n'importe quel fada peut se convaincre qu'il est un artiste. Il ne le sait certainement pas, mais il se goure sévèrement, car ce film est juste un étron insignifiant.

  • NaughtyPussy

    Denis Lavant est un excellent acteur, ça il y a rien à redire. J'ai essayé de comprendre ou me laisser prendre par le film. ça na pas du tout fonctionné, je me suis bcp ennuyée. ça part trop dans tous les sens. Bref pas du tout aimé. Et ras le bol de ne plus rien trouvé de bien ces temps ci dans le cinéma français qui ne donne que du gros navet bien gras ou des films pseudos qui se veut soit disant intellectuels et sont plutôt lourds d'ennui.

  • mesavis

    coucou ! salut tout le monde ! ça cause, ça cause ! ça fait plaisir. Je suis revenu voir ici un peu par hasard, j'avais oublié ce "holy motors", il ne m'a pas marqué, et là, dimanche soir, je n'ai rien de spécial à faire, alors je viens voir, un peu tard peut-être.
    Sachez chers amis que vous êtes bien plus passionnés par le sujet que moi, je ne sais pas trop quoi dire, juste je voulais me manifester un peu pour participer, et vous souhaiter bonne continuation, bonne vie, vos commentaires méritent le respect et une certaine admiration, trineor et pandatak, ainsi que tous les autres.
    Juste je vais préciser ma vision de l'art pour ceux que ça intéressent . Il me semble que l'art dans notre société est issu d'une blessure, et est devenu un exutoire. Donc si on a un peu le même "vécu" ( donc la même vision distordue du monde que l'artiste ) ,et bien on adhère forcément à son oeuvre, non ? Mais pour moi ce n'est pas de l'art, ce n'est pas universel, ni unifiant dans la transcendance que ça propose. Les vrais artistes sont rares à mon avis et sont des gens particulièrement éclairés, qui aiment profondément l'être humain et la vie. Mais c'est difficile à préciser c'est vrai. Voila, j'espère ne pas être pompeux mais clair dans ce que j'écris, qu'en penses tu pendatak ?
    Merci pour ta réponse B-Lyndon. Je suis surpris par ta vision, j'essaie de la comprendre, je n'y arrive pas je crois, ou alors je n'ai pas assez de recul sur ce film.

  • Vincent M.

    Encore une erreur du cinéma pour les bobos ... fuyez cette ânerie sans queue ni tête que seuls les sois-disant poètes ou débiles mentaux apprécieront.
    Certains appellent cela du cinéma, moi je n'ai pas encore trouvé de nom pour une pareille merde.

  • pandatak

    Tout ce termine bien et j'ai apprécié notre échange, bonne continuation au plaisir de te retrouver sur allociné.

  • trineor

    @pandatak>> Merci beaucoup, parce que la perception que tu en as eue éclaire vraiment pour moi cette première scène du film, qui est déjà l'une de celles qui m'avaient parues les plus poétiques, mais qui malgré tout me semblait trop hermétique, trop incompréhensible. Ce que tu m'en dis me donne envie de la revoir, d'un autre œil. :-)

    Pour le reste, je trouve tout à fait naturel de mettre un peu de passion et d'emportement à parler de ce qui nous est cher ; et ça me semble être un des meilleurs signes de civilisation que de donner beaucoup d'importance à quelque chose d'aussi immatériel que l'art ou l'idée qu'on s'en fait. ;-)

    Après, c'est vrai que je ne peux tomber tout à fait d'accord avec ce que tu dis. Déjà, il me paraît naturel et sain que tu n'aies pas trouvé de réponse à cette question qui te taraude ; c'est si tu en trouvais une que tu serais probablement insatisfait, parce qu'avoir trouvé une réponse empêcherait la question de continuer à travailler en toi, non ? Par ailleurs, même si je reconnais des choses qu'il m'arrive moi-même d'éprouver dans ce que tu dis sur la différence entre l'art et le divertissement, je n'arrive pas à m'en satisfaire, moi non plus. Parce qu'il y a des œuvres, même contemporaines, qui sont d'une beauté quasiment "céleste" - peu importe le sens qu'on veut bien donner à ce genre de mot - sans aucun dérangement, aucune surprise, presque aucune difficulté, comme si chaque élément arrivait lumineusement à la place qui lui était destinée. Et pourtant ça ne pourrait se satisfaire simplement d'être appelé du divertissement. Ça, par exemple - c'est d'un compositeur estonien encore en activité, qui s'appelle Arvo Pärt :

    http://www.youtube.com/watch?v...

    Mais merci en tout cas d'avoir pris le temps de me répondre aussi bien.

  • pandatak

    Alors @trineor je tiens tout d'abord à m'excuser aussi, j'ai était trop dur mais la question de l'art prend une grande importance pour moi car j'étudie l'art puisque je suis inscrit en école des beaux arts. Cette question me taraude à longueur de temps et je n'ai toujours pas trouver de réponse assez satisfaisante.
    Enfaite, j'ai était trop rapide.
    Pour moi se film est terriblement triste et c'est en sa que l'on trouve sa beauté, en plus de la photographie soigné. Je trouve que se film montre une société changeante qui laisse très peu de place à la différence car il y a une société normalisé. Par exemple la première séquence du film: une salle de spectacle avec un publique impassible, mis sur pause. Et pourtant ces personnes ont du se déplacer et en masse puisque la salle est bondé. Un jeune enfant qui déambule entre les sièges (en plan large), cette enfant qui sur le plan suivant devient un chien en alerte (en plan serré), comme si des le plus jeune âge il faut être au aboie. Juste sur cette exemple sa montre un monde dangereux très loin d'un art "léger".
    L'art pour moi doit justement être tout le contraire de léger. Il doit nous déranger nous faire naitre une réflexion et des questions sur notre vie ou celle qui nous entoure. Si l'on ressort aussi bien ou dans un état physique ou mental meilleur qu'avant une vision d'une oeuvre, le travaille d'artiste est raté. Sa devient un divertissement (je n'ai rien contre les divertissement).
    Je pourrai parler sur l'art pendant des heures, mais ces quelques lignes t'aiderons surement à comprendre ma vision de l'art.

    Edit: l'art doit-elle être analytique? peut-être.
    Edit2: Bien sur je parle à notre époque, post apocalyptique raté, donc en pleine art contemporain.

  • trineor

    @pandatak>> Pour ce qui est de la beauté et de la laideur, j'essaie de dissocier deux laideurs : la laideur embellie par un regard humain, et la laideur seulement laide. L'archétype de la laideur "belle", c'est un peu le "Elephant man" de Lynch : un film entier sur un être laid qui ne va avoir de cesse d'être embelli. Mais il y a aussi d'autres cas, très différents : je pense par exemple à cette espèce de tristesse terrible qui entoure les créatures du "Silent Hill" de Gans (et qui par contraste semble associer à leur laideur la nostalgie d'une beauté perdue - ce qui en soi est un beau sentiment), ou un peu de la même manière, la désolation du monde dans un film comme "La Route". Puis il y a des laideurs sèches, telles quelles, juste dérangeantes. La question me semblait être de savoir si ce type de laideur-là, sans beauté, pouvait être de l'art. C'est une vraie question, ouverte. Mais pour ma part je crois que ça n'en est pas.

  • trineor

    @pandatak>> Non, tu n'as pas à te taire ! Je disais très précisément que tout avis sur ce genre de sujet mérite qu'on lui accorde de l'attention. Platon ou Weil n'ont pas plus de mérite à penser que n'importe qui ; ils sont simplement assez référentiels pour qu'on ne leur reproche pas de ne pas avoir pensé. Et comme tu paraissais prendre @mesavis d'assez haut, comme si sa position était une ineptie indéfendable... Ceci étant, si je t'ai moi-même donné l'impression de te prendre haut, sache que j'en suis désolé et que ce n'était pas mon intention.

    Tu me reprocheras sans doute de chercher un peu à faire le justicier, et @mesavis est sans doute assez grand pour se défendre lui-même après tout ; mais ce doit être parce que je partage assez la vision de l'art qu'il exprime, et te voir le renvoyer dans ses poteaux de manière assez sommaire m'a, par association, fait un peu le même effet. Citer deux auteurs n'avait pour intérêt que d'apporter du crédit à une position vis-à-vis de laquelle tu as montré un peu de mépris, dire qu'elle mérite autant le respect que la tienne.

    Maintenant, c'est plus intéressant : tu as exprimé ta vision de l'art comme dissocié de la recherche de la beauté. Je crois que c'est assez essentiel pour pouvoir apprécier un film comme "Holy motors" - quoique par ailleurs tu ne sembles pas l'avoir apprécié plus que cela. Après, comme tu dis, beaucoup de choses se ressentent et ne s'expliquent pas. Mais certaines méritent quand même qu'on leur recherche quelques mots, sinon aucun de nous ne serait sur un forum de cinéma. ^^

  • pandatak

    Bravo tu à placé Platon et Weil maintenant je doit me taire car ils ont plus pensé que moi à la beauté. Et d'abord l'art ne peu pas être rattaché à la beauté... enfin, je crois que tu veux faire ton intéressant par ta culture et le fait de comprendre l'art. L'art sa se ressent et ne s'explique pas.

    Mais pour parler directement à Mesavis je te dirais que je crois que l'art n'est pas forcement quelque chose de gai mais peu être terriblement triste et pessimiste.

  • trineor

    @pandatak>> Et si @mesavis estime que l'art a vocation à nous alléger et à nous faire éprouver "la lumière qui se trouve en nous", tu te bases sur quel argument d'autorité pour lui dire que sa définition est à revoir entièrement ? Sa définition de l'art est - dite avec ses propres mots - exactement celle de Platon ou de Simone Weil, qui ont quand même suffisamment pensé la beauté pour qu'on ne balance pas si aisément que leur vision est "à revoir entièrement".

    Certains pensent que l'art se juge sur critère politique, d'autres sur critère moral, et d'autres encore sur aucun critère qui puisse être défini. Tu peux en penser ce que tu veux pour ta part et cela mérite le même respect ; mais plutôt que de faire comprendre aux autres que leur définition ne vaut rien, fais-nous plutôt partager la tienne, cela aura plus d'intérêt. Parce que se donner la peine de chercher à définir quelque chose d'aussi difficilement définissable que l'art, comme le fait @mesavis, c'est se donner la peine de fouiller en soi suffisamment profond pour y trouver le tout premier critère par lequel notre regard habille les choses d'assentiment, d'attraction et de beauté. Et il n'y a peut-être rien de plus intime - ni de plus respectable - que cela.

  • ;-) Lacenaire

    Pur chef d'oeuvre !!!
    C'est LE film de l'année !

  • pandatak

    Est-ce que différent c'est bien ?

    J'ai apprécié les 2h que j'ai passé à regarder ce film, mais pas sur que j'en retire quelque chose, trop obscure... Mais je conseil, super expérience.
    Les pierres tombales mon fait très rire.

    Mesavis : t'a définition de l'art et à revoir entièrement.

  • Karine Z.

    Le Chaplin des Temps modernes
    Secret de tournage sur Holy Motors
    La conception de la séquence dans laquelle Denis Lavant est recouvert de capteurs est à rapprocher des célèbres scènes de travail à la chaine des Temps modernes (1936) de Charles Chaplin. Le réalisateur maintient la comparaison en disant qu'ici, l'homme n'est plus pris au piège des rouages d'une machine, mais victime d'une toile invisible.

  • Karine Z.

    A chaud, je donne mon appréciation. Les premiers mots qui me viennent sont "étourdissement, chaos, deux douze merde!, la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde". Je pense qu'au vu des avis forts tranchants sur ce film, qui sucite un fort intêret cinématographique, car effectivement, c'est un film athypique, celles et ceux qui y trouveront de la poésie du ravissement qui y verront la beauté seront comblés et celles et ceux qui ne voient que souffrance et désespoir confusion mais qui y voient aussi une fascination plastique, esthétique, auront aussi compris quelque chose. Car en défintive, j'éprouve moi-même confusion désordre, chaos, fascination, révulsion, beauté artistique ( j'ai adoré l'Entracte"). Il est vrai que cet homme ne rit jamais, n'apporte pas vraiment de positif aux autres, il est accablé, fatigué, (malade?). Je n'ai toutefois pas compris la dernière scène avec les singes. Revêt-il aussi une enveloppe corporelle animale c'est ça? Un film en tout cas loin d'être absurde comme certains ici le prétendent. Il faut juste être très ouvert d'esprit, être capable de se dire que dans le cinéma tout est envisageable, et que l'on ne peut être compris de tous,et que chaque personne qui constitue le public d'un film a un degré d'entendement différent. Un film que j'ai vu à 20 ans par exemple et que je vais revoir aujourd'hui que j'en ai 37 va changer ma perception du dit film. Je me souviens la première fois que j'ai vu "L'armée des 12 singes". Oui ça allait sans doute trop vite pour moi, c'était trop le bordel, pourtant aujourd'hui pour moi ce film compte dans mon Top 50. Nous n'avons pas tous la même sensibilité. J'ai ri de bon coeur au moins 3 fois pour Holy Motors. J'ai tenté d'entendre, de voir, et de lire entre les lignes. Donc le film m'a intéressée. L'originalité et la poésie sont bien là, et tout leur contraire aussi. Je trouve que Eva Mendès a eu des cojones sur ce coup là. En tout cas, je n'ai jamais vu un film qui ressemble à celui-là alors ce sera un beau 4/5. Merci :-) Karine

  • trineor

    J'ai oublié dans mon précédent message un aspect du sentiment de gêne que j'ai éprouvé face à ce film : son goût effarant pour la laideur. Et même si je suis au courant qu'il existe un esthétisme du laid, la part de beauté que ce genre d'esthétisme fait résurgir dans le laid tient surtout à l'humanité du regard qui y est posé, à la tristesse ou à la douleur qui s'en dégagent. Cela est présent quelquefois dans "Holy motors", comme en deux ou trois fulgurances furtives de poésie - au tout début et à la toute fin du film, surtout. Mais quelquefois seulement. Et le reste du temps, le côté grossièrement burlesque (cet inepte, répugnant et incompréhensible personnage de M. Merde...), la froideur (les émotions sont sans cesse feintes, les personnages sont méchants entre eux sans aucune raison apparente, à l'exception de la conductrice de la limousine, peut-être), la cruauté presque inconsciente - comme puérile - de la chose (le personnage principal n'apporte jamais ni même n'essaie d'apporter quoi que ce soit de positif à ceux qu'il rencontre ; il ne fait qu'égréner la souffrance et le chaos autour de lui, comme si de rien n'était : meurtres, enlèvement, cannibalisme, humiliation...), rendent en fin de compte ce film d'une laideur simplement laide.

    Je viens de revoir la bande-annonce. Et je suis vraiment subjugué parce que toute l'éventuelle beauté qui peut se trouver dans le film y est concentrée, et comme rehaussée. La bande-annonce, finalement, me semble contenir plus d'art que le film.

  • trineor

    Il m'aura bien fallu près d'un mois après l'avoir vu pour parvenir à savoir ce que j'ai pensé de ce film. C'est une amie qui a tenu à me le faire voir, m'affirmant que ce "Holy Motors" avait bouleversé jusqu'à sa perception du réel la première fois qu'elle l'avait vu.

    Pour ma part, je n'ai su dire juste après visionnage ce qui l'avait emporté entre ces trop rares moments où, effectivement, se dégageait une poésie saisissante, et tous les autres où la bizarrerie et l'ambiance glauque me mettaient simplement mal à l'aise. Certaines images me sont restées en tête, indéniablement. Mais l'ensemble m'a paru tellement hermétique, décousu et morbide. Que le rythme soit lent, c'est vraiment pas ce qui m'a gêné - "Tree of life" et "Take Shelter" comptent parmi les plus beaux films que j'ai vus récemment - et sa narration éclatée aurait même pu me toucher encore plus s'il s'était dégagé de l'ensemble une unité, un propos, une sensibilité ; quoi que ce soit de tangible. Là, ça m'a paru obscur, violent, froid, parfois cruel ou obscène - et le tout sans but apparent, presque seulement "pour le style" ; comme si la vie, la mort et la souffrance étaient les éléments d'un simple jeu, ce qui en soi me paraît fondamentalement mauvais, voire inqualifiable, dans son principe.

    Mais avec le recul, à vrai dire, je me rends surtout compte que ce film m'a fait une impression profondément désagréable de fausseté. Le seul propos qui tisse un fil entre les différentes scènes, d'ailleurs, semble être un propos sur l'existence comme un cinéma, comme un jeu de rôles, et donc un propos sur la fausseté de tout. À quoi bon instaurer une telle ambiance de tristesse lorsqu'une jeune femme assiste à l'agonie d'un vieillard, si c'est pour que dans la minute qui suit, le vieillard se relève et dise qu'il a un autre rôle à jouer ? La scène est laminée ; elle sonne comme une scène en toc. Quel est le propos ? S'il y en a un, il est à l'artifice et à la fausseté des sentiments et de l'existence ; et comme propos, je trouve ça bien âpre, bien creux et bien glauque.

    De très, très beaux films traitent de l'absurdité, et en traitent avec humanité. "Holy Motors" m'a paru traiter de la fausseté, de manière fausse : faussement délicate, faussement introspective... Et puis, même si l'appréciation de ce genre de film, si "hors-catégorie", appartient nécessairement à la pleine subjectivité de chacun, je voudrais quand-même en revenir à cette considération toute simple et toute commune : un film dans lequel on se sent totalement incapable de dire si, dans la seconde qui suit, un homme va réconforter la femme qui pleure face à lui, s'il va lui coller une baigne ou lui bouffer un doigt - tant les actions et les réactions sont irrationnelles - et se dire que la seule émotion qui nous est proposée, c'est de se laisser ainsi surprendre par tout et surtout n'importe quoi... eh bien ça demeure à mon sens un très mauvais signe.

    Pour le cinéma comme en musique, j'ai toujours pensé que la "surprise" était indélicate et malvenue. Que la beauté se fait sentir lorsque l'on est capable de deviner, avant même qu'elle n'advienne, la note ou l'image qui vient ; non parce qu'elles sont "prévisibles" au mauvais sens du terme, mais parce qu'elles font lumineusement sens avec ce qui précède.

  • B-Lyndon

    Tu vois, là, je respecte. Ton avis est construit, fondé : c'est le film dont tu parles, pas les spectateurs. Bien sur, je ne suis absolument pas d'accord : Holy Motors est pour moi tout le contraire d'un film qui "nous tire vers le bas". Il est exigeant et se mérite, veut nous emmener quelque part et nous demande d'accepter (et une fois que c'est fait, je t'assure que cette "lumière" apparait). J'y vois du respect envers le destinataire, tout le contraire d'un foutage de gueule narcissique. Je vois le film comme un cadeau au cinéphile comme au cinéphage, comme à l'individu pas passioné du tout. C'est de la vie dont-il parle. De ces souvenirs, ses regrets, ses instants où l'on s'efface, où l'on se met en avant. Comment ne pas être bouleversé par la scène de la Samaritaine ? Tu l'as dit : avoir une sensibilité différente. Ceci-dit, le débat n'est pas clos. On peut poursuivre cette discussion par MP, si tu veux...

  • mesavis

    OK B-Lyndon, t'es entendu, je pense que tu as raison, mais dis plutôt ce que tu as adoré dans ce film, car franchement, je le trouve plus malsain qu'autre chose. L'art (car c'est un film qui se prétend artistique, ou du moins qui veut véhiculer un message, n'est ce pas ?) ne doit pas tirer vers le bas mais "ouvrir" le spectateur, contribuer à nous faire ressentir cette "lumière" qui nous anime tous, non ? Se sentir plus léger, etc etc ... Là, pour moi, c'est carrément l'inverse. J'ai même abrégé la fin tellement son délire m’insupportait.
    le type a pris la grosse tête, un peu comme les frères Wachowski pour Matrix après un très bon premier film.
    Voilà, je développe mon premier commentaire. Évidemment, on peut aussi adorer, nous avons tous des sensibiltés différentes.

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